La Conférence des évêques allemands a élu son nouveau président : Mgr Heiner Wilmer, progressiste pur jus et lgbt, partisan du controversé Chemin synodal, de l’ordination des femmes. Portrait du représentant emblématique de l’église conciliaire allemande plus protestante que catholique.
La néo-protestantisation de l’église conciliaire et du monde catholique se poursuit
Le Rhin se jette dans le Tibre, le Concile inconnu fut le titre d‘un célèbre ouvrage du prêtre et journaliste allemand Ralph M. Wiltgen consacré au déroulement du concile Vatican II et montrant combien les évêques allemands et de l’Europe du Nord avaient réussi à imposer leurs réformes et innovations progressistes. Ralph Wiltgen écrit dans son livre :
« Cent ans avant la naissance du Christ, Juvénal dans une de ses satires a affirmé que le principal fleuve de Syrie – l’Oronte – s’était jeté dans le Tibre romain. Le poète voulait indiquer par-là que la culture syrienne, qu’il méprisait, était parvenue à pénétrer la culture de sa Rome bien aimée. Ce qui s’est passé d’un point de vue culturel à l’époque de Juvénal, s’est passé de nos jours d’un point de vue théologique. Mais cette fois l’influence est venue des pays baignés par le Rhin (Allemagne, France, Autriche, Suisse, Hollande) et de la voisine Belgique. Comme les cardinaux et théologiens de ces six pays sont parvenus à exercer une influence prédominante sur le Concile Vatican II, j’ai intitulé mon livre : ‘Le Rhin se jette dans le Tibre’. »
Soixante ans après, le Rhin se jette toujours dans le Tibre, et la néo-protestantisation de l’église conciliaire, « cette nouvelle église issue de Vatican II » disait Mgr Marcel Lefebvre, cette « secte qui occupe l’Église catholique » analysait Mgr Tissier de Mallerais, se poursuit, est en marche vers l’apostasie totale.
Mgr Heiner Wilmer, élu nouveau président de la Conférence des évêques allemands
Les évêques allemands ont ainsi élu, mardi dernier, leur nouveau président, le très progressiste Mgr Heiner Wilmer. Son pedigree est éloquent, au point que l’on peut se demander comment il peut encore se définir catholique mais il n’en fut pas moins consacré évêque sous le pontificat de François, ceci expliquant cela d’ailleurs.
Mgr Heiner Wilmer, qui dirige le diocèse de Hildesheim, est âgé de 64 ans. Lors du controversé Chenin synodal allemand de 2019-2023, Mgr Wilmer a voté toutes les mesures progressistes proposées : les résolutions appelant à la bénédiction des ‘unions’ homosexuelles, à l’ordination des femmes, à la fin du célibat pour les prêtres, et bien entendu à la voie synodale pour gouverner l’Église.
Dans une lettre adressée aux fidèles de son diocèse en 2023, il affirmait qu’il était devenu évident « que des changements significatifs sont nécessaires en matière de morale sexuelle au sein de l’Église catholique ». Il a également plaidé dans le passé pour le sacerdoce des femmes. Selon la station de radio allemande Domradio, l’évêque Wilmer a déclaré : « Il est urgent que les femmes accèdent à des postes de direction et de responsabilité » ainsi que « Nous ne pouvons plus simplement dire : la question de l’admission des femmes à l’ordination est réglée », il est donc nécessaire, selon lui, de « continuer à réfléchir ».
Le Rhin se jette dans le Tibre
Mgr Wilmer est aussi un adulateur de Luther, ce que l’on comprend lorsqu’on analyse son idéologie progressiste. Ainsi a-t-il affirmé que les catholiques ont « beaucoup à reconnaître » envers Martin Luther et a souligné sa contribution à la centralité des Écritures et à la conscience personnelle devant Dieu.
Concernant la célébration de la messe traditionnelle, Mgr Wilmer s’est aligné avec Traditionis Custodes qui limite l’utilisation du rite traditionnel.
Et, point supplémentaire à son CV, selon le National Catholic Register, Wilmer a également été envisagé, mais finalement non choisi, par le pape François fin 2022 pour diriger le Dicastère pour la doctrine de la foi. Mais entre le cardinal Tucho aux écrits mystico-érotiques et l’évêque arc-en-ciel, y aurait-il eu une grande différence ? Non, disons-le clairement, l’un comme l’autre entraînent les fidèles catholiques qui les suivent à la perte d la Foi et à leur perdition.
Dans ses rapports avec ses confrères, ce jeune évêque a été critiqué par des évêques allemands conservateurs. On peut les comprendre bien qu’ils aient tous la même boussole, le concile Vatican II, source des maux qui infestent l’Église allemande mais aussi l’Église catholique, soumise à cette secte conciliaire qui a pris le pouvoir à Rome.
Et malheureusement les folies allemandes sont permises par la Rome léonnine : le Rhin se jette toujours dans le Tibre.
Francesca de Villasmundo
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