Après un an seulement : plus de déçus que de convaincus.
Un prêtre ami nous a transmis une analyse assez détaillée (1) sur la réalité du pontificat du Pape Léon XIV en qui d’aucuns, dont certains journalistes de MPI, avaient mis de grands espoirs lors de son élection au Souverain Pontificat le 8 mai 2025.
Après seulement un an, nombreux sont ceux qui sont bien obligés de « déchanter » tant les déceptions sont immenses.
Hormis les « ralliéristes » qui continuent de pratiquer la politique de l’autruche, les interrogations dans le monde de la Tradition sont multiples et les avis assez négatifs même si certains s’honorent à garder une objectivité de bon aloi.
(1) La Passion de l’Eglise : du pape François à Léon XIV
I – Coopération active au mondialisme écologique
* Le but du mondialisme écologique maçonnique
« Le monde est maintenant passé de l’interdépendance économique à l’interdépendance écologique, et même, au-delà de celle-ci, à l’intégration des deux » (Publié dans l’ouvrage Par delà l’interdépendance [Beyond Interdependance] publié en 1991 par la Trilatérale maçonnique [1]».
« La résolution des problèmes globaux et systémiques, commente…, servira à nous mener par-delà l’interdépendance. Ce nouveau but commun permettra d’unifier l’humanité, de définir un idéal commun et servira de principe fondateur à la nouvelle civilisation [2] » ; cette civilisation n’étant que celle de l’Antechrist.
* La politique de Léon XIV
Nous ne prétendons pas que Léon XIV travaille à l’avènement de l’Antechrist, mais influencé par les idées maçonniques qui ont pénétré dans l’Eglise par suite des infiltrations annoncées dans le complot de la Haute Vente dénoncé par Pie IX, le pape se fait la meilleure courroie de transmission du mondialisme écologique.
Le 1er octobre 2025, à l’occasion du Xe anniversaire de l’encyclique Laudato si du pape François sur l’écologie et le développement durable – thèmes étonnants pour une encyclique papale – Léon XIV a présidé à Castelgondolfo une « Conférence internationale pour la justice climatique ».
A côté du pape se trouvait Arnold Schwazenegegger, ancien gouverneur de Californie, pro LGBT et pro avortement, fondateur d’un Institut sur le climat. Il a commencé son intervention en félicitant Léon XIV pour l’installation de panneaux solaires sur les toits du Vatican : « Je suis aux côtés d’un héros », a-t-il déclaré. Et ensuite : « Il y a 1,5 milliard de catholiques. Ce pouvoir et cette force doivent être utilisés pour s’impliquer dans le mouvement climatique ».
A cet effet, le pape a invité les catholiques à une « conversion écologique radicale qui transforme nos modes de vie personnels et communautaires ».
Un « moment spirituel » symbolique a suivi lorsque plusieurs représentants du Tiers-Monde ont apporté de l’eau de leurs terres qu’ils ont versée dans un bol commun, le « bol des larmes ». Cela signifiait « le cri des peuples autotochtones, de la faune, des écosystèmes, des générations futures, des migrants, des pauvres et de la terre elle-même ». Comprenne qui pourra !!
Le sommet fut la bénédiction par le pape d’un énorme morceau de glace qui s’était détaché de la calotte glaciaire à cause du réchauffement climatique, et avait été apporté par avion à Castelgondolfo dans un container réfrigéré. Il fut dit que « notre relation globale avec la calotte glaciaire est existentielle : elle nous relie au passé, façonne notre climat actuel et selon nos soins ou notre négligence – déterminera notre avenir commun ».
L’écologie est devenue la spiritualité mondiale, au-dessus des religions, et apte à les réunir toutes dans un but commun : sauver la « Mère Terre ».
Robespierre disait déjà en 1794 : « Toutes les sectes doivent se confondre d’elles-mêmes devant la religion universelle de la nature. Le véritable prêtre de l’Etre Suprême, c’est la nature ; son temple est l’univers ».
C’est la résurgence du panthéisme païen où l’homme n’est qu’un élément du Tout. Le but est l’établissement d’une nouvelle civilisation dont la spiritualité sera l’écologie.
II – Soutien puissant au mouvement LGBT
Le lobby LGBT est très puissant dans le monde, et dans l’Eglise aussi, hélas ! La majorité des conférence épiscopales occidentales est maintenant acquise à la révolution arc-en-ciel.
C’est le résultat de la politique du pape François, et son successeur continue résolument dans le même sens.
Dans deux longs entretiens qu’il a accordés les 10 et 30 juillet 2025 au magazine américain Cruz Now, [3] Léon XIV a affirmé entre autres : « Les gens veulent que la doctrine de l’Eglise change, que les mentalités changent [à ce sujet] ; Je pense que nous devons changer les mentalités avant même de changer la doctrine. »
Entre autres scandales, le 28 août 2025, le nouveau pape recevait en audience sœur Lucie Caram, dominicaine cloîtrée, soutenant le mariage « pour tous », encourageant la contraception et l’avortement, ayant nié la virginité de Notre-Dame à la télévision espagnole en 2017.
Le 1er septembre 2025, Léon XIV a reçu en audience le jésuite pro-LGBT James Martin qui s’est dit très touché de l’entretien : « Le message que j’ai reçu est que le pape Léon XIV continuera à faire preuve de la même ouverture d’esprit que François envers les catholiques LGBT ».
Le 6 septembre 2025, il nommait la féministe Cristiana Perrella, directrice artistique du Musée d’art contemporain de Rome, présidente de l’Académie Pontificale des Beaux-Arts. Cette femme s’est distinguée par de nombreuses expositions pornographiques illustrant le thème de la libération sexuelle.
Le sommet a été le « pèlerinage » jubilaire LGBT du 6 septembre dernier, où 1400 de ces personnes ont franchi la Porte Sainte de Saint-Pierre de Rome (Porte Sainte qu’on ne peut franchir qu’en état de grâce pour obtenir la rémission des peines du purgatoire dues à nos péchés). Plusieurs de ces personnes portaient sur leur sac à dos une inscription en anglais disant qu’il faut faire sauter toutes les lois. C’est un sacrilège, et un blasphème contre la Loi de Dieu.
Néanmoins, le pape leur a délégué le vice-président de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Savino, pour leur célébrer la Messe dans une basilique romaine, Messe à laquelle plusieurs de ces personnes ont communié : « Va célébrer le jubilé organisé par la tente de Jonathan [4] et les autres organisations qui prennent soin de tes frères et sœurs », lui avait dit le pape [5].
III – La Très Sainte Vierge dépouillée de ses titres de gloire
On ne pensait pas que l’impiété post-conciliaire aurait été jusque-là. On pouvait penser qu’ils épargneraient notre Mère. Hélas, le 7 octobre 2025, le pape Léon XIV signait un document du Dicastère pour la doctrine de la Foi intitulé :
Note doctrinale sur certains titres mariaux qui se réfèrent à la coopération de Marie à l’œuvre du salut.
* Marie Co-rédemptrice
(18) « Certains Pontifes ont utilisé ce titre sans trop s’attarder à l’expliquer. […]. Le concile Vatican II a évité d’utiliser le titre de Co-rédemptrice pour des raisons dogmatiques, pastorales et œcuméniques. »
(19) « Le cardinal Ratzinger s’est exprimé publiquement en 2002 contre l’utilisation de ce titre : “La formule Co-rédemptrice est trop éloignée du langage de l’Ecriture et de la patristique et provoque ainsi des malentendus. […] Ce terme est erroné”. »
(22) « Compte tenu de la nécessité d’expliquer le rôle subordonné de Marie au Christ dans l’œuvre de la Rédemption, l’utilisation du titre de Co-rédemptrice pour définir la coopération de Marie est toujours inopportune. […] Ce titre risque d’obscurcir l’unique médiation salvifique du Christ et peut donc générer une confusion et un déséquilibre dans l’harmonie des vérités de la foi chrétienne, parce qu’“il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes par lequel nous devrions être sauvés”(Actes 4, 12) [6]. Lorsqu’une expression nécessite des explications nombreuses et constantes afin d’éviter qu’elle ne s’écarte d’un sens correct, elle ne rend pas service à la foi du Peuple de Dieu [7] et devient gênante. »
* Marie Médiatrice
(67) « Certains titres comme celui de Médiatrice de toutes les grâces, ont des limites qui ne facilitent pas une compréhension correcte de la place unique de Marie. »
(68) « Le titre susmentionné court le risque de voir la grâce divine comme si Marie devenait distributrice [8] de biens ou d’énergies spirituelles [9], détachés de notre relation personnelle à Jésus-Christ [10]. Le mot “grâces [11]” exprime toutes les aides même matérielles que le Seigneur peut nous apporter [12] en écoutant l’intercession de sa Mère. »
Ils en restent à la médiation ascendante (intercession), niant la médiation descendante (distribution des grâces méritées par son Fils pendant la Passion) ; et ils oublient que la liturgie traditionnelle comporte une Messe pour la fête de Marie Médiatrice, qui n’a jamais choqué les fidèles !
Laissons d’ailleurs parler Notre-Dame elle-même le 27 novembre 1830 à sainte Catherine Labouré, lui expliquant ce que signifient les rayons sortant de ses mains sur la Médaille Miraculeuse :
« Voilà le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me le demandent ».
La Co-rédemption et la Médiation universelle de Notre-Dame étaient sur le point d’être définies comme dogmes de foi à la veille du Concile. Ces deux privilèges de la Vierge Marie font partie de l’enseignement constant de la Tradition (papes, saints, auteurs spirituels) depuis des siècles.
On relira avec profit le Traité de la dévotion à la Vierge Marie de saint Louis-Marie Grignion-de-Montfort, ou encore l’ouvrage du père Garrigou-Lagrange O.P. La Mère du Sauveur et notre vie intérieure.
C’est toute la piété mariale qui est dévoyée par le pape Léon XIV.
IV – L’Eglise synodale et l’infaillibilité du Peuple de Dieu
Dès sa première intervention publique, au soir de son élection, à la Loge de Saint-Pierre, le pape Léon XIV a déclaré : « Nous voulons une Eglise synodale ».
Depuis Vatican II, la pyramide de la hiérarchie de l’Eglise, avec en haut le pape puis, en descendant les évêques, les prêtres et les fidèles, a été inversée. Ce sont maintenant les fidèles, le « Peuple de Dieu » qui sont en haut de la pyramide, et la hiérarchie sacrée est au service du sacerdoce des fidèles [13].
Cela devait conduire à l’Eglise synodale [14]. Et comme, pour le modernisme, la foi vient du plus profond de l’homme (immanence vitale), le magistère nouveau se met de plus en plus à l’écoute du sentiment religieux du Peuple de Dieu.
Le pape François y voyait une infaillibilité. Dans sa première encyclique Evangelii Gaudium du 24 novembre 2013, il n’hésitait pas à écrire : « Le troupeau possède un “odorat” qui aide l’Eglise à trouver de nouveaux chemins ». Puis, le 17 octobre 2015, il allait plus loin : « Le sensus fidei [15] empêche une séparation totale entre l’Eglise enseignante (Ecclesia docens) et l’Eglise apprenante [16] (Ecclesia discens), puisque le troupeau possède aussi son propre “flair” pour discerner les nouvelles routes que le Seigneur ouvre à l’Eglise ».
Léon XIV va jusqu’à dire : « L’infaillibilité du pape est l’expression et le service de l’infaillibilité du Peuple de Dieu » (Catéchèse du 27 septembre 2025).
Il est intéressant de comparer cette affirmation avec la proposition condamnée par le Décret Lamentabili de saint Pie X, du 3 juillet 1907 :
« Dans la définition des vérités, l’Eglise, enseignée et l’Eglise enseignante collaborent de telle façon qu’il ne reste à l’Eglise enseignante qu’à sanctionner les conceptions communes de l’Eglise enseignée » (Dz3406).
V – Œcuménisme
* Le 19 mai 2025 à peine dix jours après son élection, le pape adressait ces paroles aux « représentants d’autres Eglises et communautés ecclésiales :
« Dans un monde blessé par la violence et les conflits, chacune des communautés apporte sa contribution de sagesse, de compassion, d’engagement pour le bien de l’humanité et la sauvegarde de la maison commune. »
* Le 17 septembre 2025, il adressait ce message aux dirigeants des religions mondiales :
« Le croyant est appelé à exprimer cette fraternité humaine en sauvegardant la création et tout l’univers, et en soutenant chaque personne, spécialement celles qui sont dans le besoin et les plus pauvres. […] Dieu a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à coexister comme des frères entre eux pour peupler la terre [17] et y répandre les valeurs du bien, de la charité et de la paix. »
* Prière du pape Léon XIV pour le mois du Rosaire 2025
(Video intitulée : « Pour la collaboration entre les différentes traditions religieuses »)
« Prions pour que les croyants des différentes traditions religieuses travaillent ensemble afin de défendre et de promouvoir la paix, la justice, et la fraternité humaine :
“Seigneur Jésus, toi qui es un en la diversité, et qui poses un regard d’amour sur chaque personne, aides-nous à nous reconnaître comme frères et sœurs, appelés à vivre, prier, travailler, et rêver ensemble.
Nous vivons dans un monde plein de beauté, mais aussi blessé par de profondes divisions. Parfois les religions, au lieu de nous unir, deviennent une cause de confrontation.
Donne-nous ton esprit pour purifier notre cœur, afin que nous reconnaissions ce qui nous unit, et qu’à partir de là nous réapprenions à écouter et à collaborer sans détruire.
Que les exemples concrets de paix, de justice et de fraternité dans les religions nous inspirent à croire qu’il est possible de vivre et de travailler ensemble, au-delà de nos différences.
Que les religions ne soient pas utilisées comme des armes ou des murs, mais qu’elles soient vécues comme des ponts et une prophétie : rendant crédible le rêve du bien commun, accompagnant la vie, soutenant l’espérance et devenant le levain de l’unité dans un monde fragmenté. Amen !” »
Est-ce pour cela que Notre-Seigneur est mort sur la Croix ?
« Allez dans le monde entier et prêchez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira et sui sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Notre-Seigneur dans l’Evangile selon saint Marc, chapitre XVI, versets 15 et 16).
Les paroles de Léon XIV se comprennent dans le sens d’une foi moderniste qui considère la religion sur le plan naturel, comme un simple sentiment religieux.
VI – Encore plus grave : la mutilation du Credo
Dans la Lettre Apostolique In Unitate Fidei du 23 novembre 2025, écrite à l’occasion du 1700e anniversaire du concile de Nicée, le pape Léon XIV écrivait que :
(8) « L’article de foi sur le Saint-Esprit a été formulé lors du premier concile de Constantinople en 381. Ainsi le Credo, qui s’appelle depuis lors de Nicée-Constantinople [18], dit : “Nous croyons au Saint-Esprit, qui est Seigneur et qui donne la vie, et qui procède du Père. […] Depuis le concile de Chalcédoine en 451, le concile de Constantinople est reconnu comme œcuménique [19] et le Credo de Nicée-Constantinople est déclaré universellement contraignant. Il constitue donc un lien d’unité entre l’Orient et l’Occident. Au XVIe siècle, les communautés ecclésiales issues de la Réforme l’ont également conservé. »
(12) « Nous devons marcher ensemble pour parvenir à l’unité et à la réconciliation entre tous les chrétiens. Le Credo de Nicée peut être la base et le critère de référence de ce cheminement. […] Nous devons donc laisser derrière nous les controverses théologiques qui ont perdu leur raison d’être pour acquérir une pensée commune et, plus encore, une prière commune au Saint-Esprit, afin qu’il nous rassemble tous dans une seule foi et un seul amour ; »
Une simple note [10] indique que « l’affirmation “et procède du Père et du Fils, Filioque” ne se trouve pas dans le texte de Constantinople. Elle a été insérée dans le Credo latin par le pape Benoît VIII en 1014 ».
Si elle a été insérée dans le Credo, c’est justement parce qu’elle n’est pas l’objet d’une controverse théologique : elle est DE FOI.
Lisons ce qu’enseigne à ce sujet le Catéchisme du concile de Trente, dans l’explication du Credo :
« Pour expliquer les paroles “Qui procède du Père et du Fils”, il faut bien faire entendre aux fidèles que le Saint-Esprit procède de toute éternité du Père et du Fils comme d’un principe unique. Cette vérité est proposée à notre foi par les définitions mêmes de l’Eglise, dont un chrétien n’a jamais le droit de s’écarter, et elle est confirmée par l’autorité de nos saints Livres et des conciles. »
Ainsi, au concile de Florence, au XIVe siècle, qui a tenté l’union avec les Orientaux schismatiques, le concile leur a fait chanter trois fois le Filioque. Ils ont accepté sur le moment, puis sont revenus au schisme.
Léon XIV veut faire l’unité avec les orthodoxes et les protestants en revenant à une formulation du Credo antérieure à 1014.
Ainsi, le 28 novembre 2025, à Isnik (ancienne Nicée) en Turquie, le pape a célébré les 1700 ans de Nicée avec le patriarche orthodoxe Bartholomée en récitant le Credo de 325 sans le Filioque.
Il faut noter que Paul VI avait fait la même chose avec le patriarche Athénagoras.
Tout ceci étant assez déprimant, il nous a paru utile de reproduire de nouveau le songe de don Bosco, si éclairant sur la situation actuelle, et si encourageant pour nous :
* Un songe prémonitoire étonnant de saint Jean Bosco, sur la défaillance de la papauté, et sur son retour à la Tradition (24 mai 1876)
« Saint Jean Bosco vit en songe le Vatican de nuit, lumineux, phare de Vérité et de Bien, éclairant ce monde de ténèbres.
Puis il vit apparaître, en dehors de la Ville de Rome, dans le Ciel, au loin, une autre lumière. Il comprend tout de suite que cette lumière est utopique [20].
Consterné, il voit alors les portes du Vatican s’ouvrir, et une immense procession avec le pape, les évêques, les prêtres, un cortège immense de fidèles, se diriger vers cette lumière factice [21].
Et au fur et à mesure que ce cortège s’avance, et donc quitte le Vatican, le dôme de Saint-Pierre qui était si lumineux, se met à s’éteindre, perd sa lumière.
Le cortège s’avance toujours. On se met à quitter Rome. Et au fur et à mesure, saint Jean Bosco voit dans ce cortège qui suit le pape, plein de fidèles, de prêtres, tomber morts les uns après les autres.
Que fait le pape ? s’exclame le saint. Mais le pape est comme obnubilé par cette lumière, tandis que le cortège devint peau de chagrin.
Enfin, à un moment, le pape se retourne, et il voit cette route jonchée de cadavres. Il revient alors vers Rome en marchant sur les cadavres. Rome est en ruines.
Mais de ces ruines, sortent quelques prêtres, quelques évêques, quelques laïcs, [restés fidèles], qui l’aident à reconstruire Rome. »
Ce sont les évêques, prêtres et laïcs restés fidèles à la Tradition immémoriale de l’Eglise.
Courage ! Tenons bon jusqu’à ce que le pape revienne de ses égarements.
(Extrait d’une conférence de M. l’abbé Patrick de la Rocque (FSSPX), « Quel cap dans la tempête ? », donnée à Nice le 27 mai 2022. Ce songe est tiré d’une édition italienne complète des songes de saint Jean Bosco, publiée en 1947.)
[1] ‑ Cité dans l’ouvrage de Pascal Bernardin L’Empire écologique, p. 330.
[2] ‑ Pascal Bernardin, L’Empire écologiaue , ibid, p. 331.
[3] ‑ Ces entretiens ont servi pour une biographie du nouveau pape intitulée; “Léon XIV, Citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle”, publiée chez Penguin Peru.
[4] ‑ Léon XIV cautionne ici le fait que ces personnes sont persuadées que David et Jonathan avaient des relations contre-nature, ce qui leur fait appeler de ce nom l’une de leurs Associations, ce qui est horriblement blasphématoire, Notre-Seigneur s’étant appelé fils de David.
[5] ‑ On peut se reporter à l’éditorial du Sel de la terre 133 (septembre 2025), ainsi qu’à l’article “Saint Paul contre Sodome” paru dans Le Sel de la terre 52, que nous avons aussi édité en tiré-à-part (nous pouvons l’envoyer par la poste).
[6] ‑ Cette considération frise l’hypocrisie. Réalisent-ils que, depuis Vatican II , l’Eglise conciliaire fait le silence sur cette parole du premier Pape dans un esprit œcuménique ? Ils la ressortent pour dépouiller Notre-Dame d’un de ses plus beaux titres de gloire.
[7] ‑ Cette réflexion est délicieuse, car elle s’applique parfaitement au concile Vatican II !
[8] ‑ C’est justement une prérogative de Notre-Dame !
[9] ‑ Cette expression étrange montre qu’ils ont une notion très confuse de la grâce sanctifiante.
[10] ‑ Le terme de Médiatrice montre justement très clairement que la Verge Marie est notre intermédiaire entre Notre-Seigneur et les fidèles.
[11] ‑ Les guillemets sont dans le texte.
[12] ‑ Justement, la grâce, ce n’est pas cela ! Elle est, soit un secours surnaturel transitoire pour nous permettre de faire le bien (grâce actuelle), soit la grâce sanctifiante, participation à la nature divine, qui élève notre âme au-dessus de la nature humaine.
[13] ‑ On peut se reporter à l’article “Vatican II mis en lois: le nouveau Code de Droit canon de 1983”, paru dans Le Sel de la terre120.
[14] ‑ Voir les études parues à ce sujet dans “La Lettre du Tiers-Ordre” de septembre 2023 et mars 2024. Il faut savoir qu’avant d’être élu pape, Léon XIV a participé activement aux deux premiers synodes sur la synodalité.
[15] ‑ Le “sens de la foi” existe bien. Mais il est comme une apologique interne à la vertu surnaturelle de foi qui permet de discerner ce qui est conforme à l’enseignement reçu du magistère (traditionnel), ou non. Il n’est pas un “flair” ou “odorat” qui invente la religion. Saint Thomas d’Aquin expose très clairement la question dans la Somme théologique (II-II, q. 1, a. 4, ad. 3).
[16] ‑ On dit normalement : Eglise enseignée. Mais ce terme paraît trop humiliant aujourd’hui.
[17] ‑ Il ne s’agit plus de peupler le Ciel ?
[18] ‑ C’est le Credo qui est récité à la Messe.
[19] ‑ Oui, mais le mot “œcuménique” n’était pas entendu comme aujourd’hui. Il signifiait:” concile de toute l’Eglise catholique”. Tous les évêques devaient y participer.
[20] ‑ On pense à ces paroles de saint Pie X : « Le Sillon convoite le socialisme, l’œil fixé sur une chimère » ; une chimère qui va leur faire quitter la Tradition bimillénaire de l’Eglise. Toute la « Lettre sur le Sillon » est à lire et étudier. On y trouve décrite l’utopie actuelle des hommes d’Eglise. A Vatican II, de nombreux évêques français étaient imbus de ces faux principes qui ont fortement influencé le Concile.
[21] ‑ On peut mettre ici en parallèle ces paroles de Mgr Lefebvre : « Rome a perdu la foi, Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là. Il a quitté l’Eglise, ils quittent l’Eglise, c’est sûr, sûr, sûr » (Retraite sacerdotale, septembre 1987). Ceci ne veut pas dire nécessairement qu’ils n’appartiennent plus à l’Eglise, mais au moins qu’ils tournent complètement le dos à son enseignement bimillénaire pour se donner à un idéal utopique. Le reste est le secret de Dieu.
Un prêtre ami.
Nos remerciements à ce prêtre ami, bien connu dans le monde de la Tradition, qui a tenu à garder l’anonymat afin de ne pas donner l’occasion d’accentuer des divisions qui n’existent que pour nuire à notre combat : « Tout royaume divisé contre lui-même périra« (Matthieu 12, 25).
Christian Lassale
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