Site icon medias-presse.info

Dunkerque – Le RN de Sébastien Chenu ne peut sentir l’Action française

MPI vous informe gratuitement,

recevez la liste des nouveaux articles

Je veux recevoir la lettre d'information :

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Décembre 2025, magazine Elle, article sur la popularité du RN chez les électeurs homosexuels

En décembre 2025, le magazine féminin Elle publiait une enquête sur la popularité du Rassemblement National de Jordan Bardella parmi les électeurs homosexuels. Le constat n’est pas neuf. Ce phénomène s’est développé avec l’emprise de plus en plus importante d’un personnage comme Sébastien Chenu sur ce parti. Fondateur de GayLib, le lobby LGBT au sein de l’UMP, il avait été déçu que Nathalie Kosciusko-Morizet ne lui attribue pas la tête de liste de l’UMP dans le 2e arrondissement de Paris lors des élections municipales de 2014 et avait alors tenté d’être intégré aux listes d’Anne Hidalgo, là-aussi sans succès. Présenté à Marine Le Pen par Gilbert Collard en décembre 2014, il parvint à être adoubé au RN et à y gravir les échelons, en même temps qu’il y faisait entrer de plus en plus de ses proches.

Municipales à Dunkerque

Ce préambule est important pour comprendre ce qui vient de se passer avec la liste du Rassemblement National pour les élections municipales de 2026 à Dunkerque.

Au nom du Rassemblement National dont il est devenu le vice-président, Sébastien Chenu a retiré son investiture à Adrien Nave, tête de liste aux élections municipales à Dunkerque et conseiller régional RN des Hauts-de-France, notamment en raison de la présence sur sa liste du porte-parole du mouvement royaliste de l’Action française.

Les raisons du différend

Le différend repose principalement sur deux points. D’une part, Maxence Accart, très proche de Sébastien Chenu, avait disparu de la liste déposée en sous-préfecture de Dunkerque par Adrien Nave. C’est sans doute là la véritable cause majeure du coup de colère de Sébastien Chenu. D’autre part, sur la liste déposée par Adrien Nave, « Antoine La Scola, connu sur les réseaux sociaux sous le nom d’Antoine Grosjean, se revendiquant comme porte-parole de l’Action française, mouvement d’ultra-droite éloigné des valeurs portées par le Rassemblement National, figure en septième position », selon les mots de Sébastien Chenu.

Exclusion du parti

« Une telle trahison ne saurait rester sans conséquences », ajoute Sébastien Chenu qui annonce la convocation d’Adrien Nave « en commission des conflits en vue d’une exclusion » du parti. Contacté par l’AFP, Adrien Nave, qui siège au conseil régional des Hauts-de-France, n’était pas joignable dans l’immédiat.

La bataille se prolonge sur les réseaux sociaux

Depuis cette annonce, les uns et les autres commentent la décision sur les réseaux sociaux.

Maxence Accart, le protégé de Sébastien Chenu, écrit : « Aucune ambiguïté avec l’Action française qui ne partage ni notre ligne, nos projets, nos valeurs »

Le Rassemblement National condamne l’Action française

Sur X, Antoine Grosjean réplique : « Qui sont les brebis galeuses : ceux qui s’engagent pour la France ou ceux qui torpillent des patriotes au profit des macronistes ? »

Réponse d’Antoine Grosjean

Quelles valeurs ?

Il est tout de même singulier de lire Sébastien Chenu et Maxence Accart évoquer les « valeurs » du parti. Faut-il rappeler que lors d’un discours, Sébastien Chenu a « plaisanté » (sic), par un faux lapsus, sur les soirées chemsex, rendez-vous orgiaques homosexuels assortis de consommation de drogues ? Sont-ce là les nouvelles « valeurs » de ce parti ?

Pierre-Alain Depauw

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Quitter la version mobile