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Fin du gaz russe pour l’Europe ? Poutine envisage de fermer le robinet

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Mars 2026 – Poutine envisage de fermer le robinet de gaz pour l’Europe

Alors que le conflit en Iran menace l’approvisionnement de l’Europe en gaz et en pétrole en Europe, alors que l’UE demande à l’Ukraine de rouvrir le pipeline russe, Poutine envisage de mettre un terme à l’export de son gaz vers l’Europe. Coup dur pour Ursula von der Leyen.

La vengeance est un plat qui se mange froid, Poutine la mange glacée

La vengeance est un plat qui se mange froid dit le dicton. En Russie, aux vues des températures glaciales, c’est quasiment certain. Il aura ainsi attendu le bon moment pour manger la sienne : alors que le conflit iranien menace l’approvisionnement énergétique de l’Europe et fait monter les prix, et que face à ce défi Ursula, se réveillant de son rêve énergétique vert et russophobe, voudrait bien que le précieux gaz russe arrive à nouveau en Europe, Poutine envisage de fermer le robinet…

S’adressant au journaliste du Kremlin Pavel Zarubin le 4 mars, Poutine a suggéré de suspendre les exportations de gaz avant que l’Europe ne mette en œuvre l’interdiction.

« Ils prévoient d’introduire des restrictions sur l’achat de gaz russe, y compris de gaz liquéfié, dans un mois… et d’autres restrictions, jusqu’à une interdiction totale, dans un an, en 2027 », a-t-il déclaré.

Le conflit iranien et la fermeture du détroit d’Ormuz : une occasion pour la Russie de vendre leur énergie aux nouveaux marchés

« Et maintenant, d’autres marchés s’ouvrent. Il serait peut-être plus rentable pour nous d’arrêter dès maintenant nos livraisons au marché européen, de nous tourner vers ces marchés émergents et de nous y implanter durablement. »

« Des clients sont désormais prêts à acheter le même gaz naturel à des prix plus élevés, notamment en raison des événements au Moyen-Orient, de la fermeture du détroit d’Ormuz, etc. », a-t-il déclaré avant d’ajouter :

« C’est tout à fait normal ; il n’y a rien de plus, aucun agenda politique : c’est simplement une question de commerce. Si de tels acheteurs haut de gamme apparaissent, alors je pense, j’en suis même certain, que certains fournisseurs traditionnels, comme les Américains et les entreprises américaines, quitteront bien sûr le marché européen pour des marchés plus rémunérateurs. »

L’escalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui a plongé le Moyen-Orient dans une nouvelle vague de violence et provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz dans le monde entier, ouvre des nouveaux marchés à la Russie pour l’exportation de son gaz et de son pétrole. Vladimir Poutine a d’autant moins besoin de venir en aide à une UE qui le déteste copieusement.

Vladimir Poutine a d’autant moins besoin de venir en aide à une UE qui le déteste copieusement

Les déclarations de Poutine interviennent après l’approbation, le 26 janvier, par l’Union européenne, d’une interdiction générale des importations de gaz russe. Ce plan prévoit l’élimination progressive du gaz naturel liquéfié (GNL) et du gazoduc russe, pouvant mener à un arrêt total d’ici fin 2027.

Alors que Poutine affirmait simplement « réfléchir à voix haute » et n’avoir aucun agenda politique, il a lié la future décision du Kremlin sur la question aux « politiques erronées » de l’Europe, indiquant ainsi une pression sur l’UE pour qu’elle revienne sur son interdiction.

Il a également souligné respecter, en Europe, la Hongrie et la Slovaquie, manière détournée d’obliger la Commission européenne à prendre le parti de ces deux pays face à l’Ukraine dans la guerre énergétique qui les oppose et dont MPI vous a parlé ici :

« La Russie a toujours été et demeure un fournisseur d’énergie fiable pour tous nos partenaires, y compris, soit dit en passant, les partenaires européens. Et nous continuerons à travailler de cette manière avec les partenaires qui sont eux-mêmes des partenaires fiables, par exemple ceux d’Europe de l’Est, comme la Slovaquie et la Hongrie. »

La vengeance est un plat qui se mange froid… Quant à l’Europe, gouvernée par des idiocrates sans cervelle incapable d’anticiper les problèmes dans un monde en pleine mutation, elle risque d’avoir froid le prochain hiver…

Francesca de Villasmundo

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