On se souvient de la spectaculaire réalisation du Japonais Yamanaka ; celle de la création des cellules souches pluripotentes dites iPS à partir de cellules de la peau ; ce qui rendait inutile leur prélèvement sur des embryons abandonnés par leurs parents dans le cadre de la PMA. Elles permettent de remplacer un grand nombre de tissus malades comme dans le Parkinson. Peu de temps après que ce savant ait reçu le prix Nobel en 2012, un autre Japonais du nom de Michinori Saïto déclarait avoir transformé les cellules de Yamanaka en gamètes (spermatozoïdes et ovules). Apparemment personne n’a osé s’en servir pour la reproduction humaine.

Cependant, une équipe internationale de scientifiques a pratiquement réalisé des embryons artificiels de souris ; ce qui fait franchir une étape cruciale dans la réalisation de la vie et son développement ; ceci toujours avec les cellules de Yamanaka. Les chercheurs ont suggéré qu’ils pourraient réaliser l’équivalent chez l’homme, la création d’embryons.

Une équipe britannique dirigée par Magdalena Zernicka-Goetz, professeur à l’université de Cambridge, a réalisé un embryon de souris à partir de trois types de cellules souches iPS ainsi qu’une sorte d’échafaudage en trois dimensions sur lequel elles pouvaient se développer.

Il a été publié dans le Journal de biologie cellulaire Nature Cell Biology un article repris par Science News et l’agence Reuters du 23 juillet ; il sera répercuté par de nombreuses publications elles-mêmes allant parfois très loin, affirmant que l’on créera bientôt un humain.

Pourquoi trois types de cellules souches : pour permettre la gastrulation ? De quoi s’agit-il ? Chez les mammifères les cellules embryonnaires se différencient en trois couches. L’ectoderme qui donnera les revêtements cutanés, l’endoderme permettra la formation des organes ; et le mésoderme qui représente le tissu de soutien de toute l’organisme, et de certaines parties du corps comme les muscles.

Dans cette recherche en biologie, on voit que les structures de l’embryon sont désormais en place ; mais pour l’instant les savants ne savent pas aller au-delà. Il va donc falloir comprendre comment ces trois couches superposées comme dans une petite bille, interviennent entre elles pour aller plus loin dans le développement embryonnaire. Zernicka-Goetz pense alors être très proche d’obtenir un embryon réel. Son idée est qu’une couche des cellules iPS règle les autres. Mais son but n’est pas d’obtenir une souris, ou même un humain ; mais d’essayer de comprendre pourquoi de nombreux débuts de grossesse tournent court. On est donc loin de l’emballement habituel des médias sur ce genre de questions. On ne sait pas comment fonctionne ce pseudo embryon à trois couches.

Jean-Pierre Dickès

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12 commentaires

  1. balaninu says:

    Seigneur ayez pitié de la race humaine ! ne permettez pas qu’un fou se prenne pour Vous ! Nous méritons les châtiments qui nous sont promis et que nous vivons actuellement !

  2. Même si les scientifiques ont pratiquement réussi à créer des embryons artificiels de souris, cela reste des souris.
    Pour l’être humain, il faut une âme. Or c’est Dieu qui donne l’âme à un être humain. Ils ne pourront jamais créer un être humain sans le secours de Dieu.
    Dieu voudra-t-Il donner une âme à leur « création » ?

  3. balaninu says:

    Certes, c’est EVIDEMMENT DIEU qui met l’Ame dans SA créature, mais le grappin, essaie de faire croire que cela est possible et pour tant d’êtres humains athés et apostats il n’en faut pas plus pour les conforter dans leur idéologie.

  4. Cadoudal says:

    c’est effectivement un gros problème théologique.
    st Thomas dit que les parents humains peuvent se reproduire en faisant un être semblable à eux , doté d’un corps humain, d’une âme végétale et animale.

    mais créer une âme rationnelle, capable d’intelligence, de voir Dieu éternellement , c’est l’ oeuvre exclusive et directe de Dieu.

    • « doté d’un corps humain, d’une âme végétale et animale »
      Cette erreur de St Thomas d’Aquin, n’est plus d’actualité. Il y animation dès la conception, avec une âme humaine. St Thomas s’était aligné sur Aristote pour réfuter le « traducianisme » hérésie qui attribuait aux parents l’attribution de l’âme au bébé conçu. Et d’ailleurs beaucoup de contemporains justifient l’avortement avant trois mois, stade de la pseudo « âme végétale » par cette erreur de St Thomas.
      Si on réfléchit un peu, on a la réponse à la Visitation de la Ste Vierge à sa cousine. Jésus, conçu depuis quelques jours, communique avec St Jean Baptiste conçu 6 mois auparavant.

      • Cadoudal says:

        à toto

        c’est une question difficile

        il y a un acte de création d’une âme rationnelle par Dieu à chaque gestation;

        un homme ne peut créer l’ âme immortelle de son enfant.

        quand ?

        comment ?

        mystère. .

  5. Là ce n’est plus le fruit de l’arbre de la connaissance qui a été croqué, c’est l’arbre tout entier qui a été disséqué. Le diable est heureux.
    Mais pourquoi promouvoir l’avortement et en même temps vouloir créer des hommes artificiellement ? il faut une sacrée couche de vice pour faire ça!

    • Cadoudal says:

      promouvoir l’ avortement

      fabriquer des hommes artificiellement ?

      ce sont des actes des « surhommes » modernes , de l ‘ère de la « mort de Dieu »,
      des surhommes éclairés aux « Lumières » des loges.

      des actes de la Révolution talmudique , anti chrétienne, en guerre contre le Créateur et le Rédempteur .

  6. Jean-Pierre DICKES says:

    Oui. Dans une salle d’accouchement on met un bébé au monde ; dans la sallee voisine on tue des enfants à tous les stades de la grossesse.

  7. Jean-Pierre DICKES says:

    A Toto. Oui, vous avez raison de rappeler cet épisode de l’Evangile. Il y a l’Annonciation. C’est à Nazareth. Marie décide d’aller voir sa cousine Elisabeth à la demande de l’ange. Celle-ci est enceinte à Béthanie. Il faut une quinzaine de jours pour aller à pied entre les deux villes. Quand Marie y arrive, l’Évangéliste nous dit en parlant d’Elisabeth « son enfant bougea en son sein ». C’était une sorte de salut du futur Jean-Baptise au Sauveur qui à ce moment-là n’était qu’à l’état d’embryon qui déjà bien sûr avait une âme.

  8. Idlafqih says:

    Le mot création est tres mal utilise dans cet article. Il convient plutôt d’utiliser le mot production d’embryon à partir de cellules existantes.

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