Le député écologiste Denis Baupin est-il « protégé », comme l’affirmait Elen Debost, adjointe écologiste à la jeunesse à la mairie du Mans ? Ce lundi 6 mars 2017, le parquet a fait savoir que l’enquête préliminaire ouverte en mai 2016 à l’encontre de Denis Baupin pour « des chefs d’agressions sexuelles, harcèlements sexuels et appels téléphoniques malveillants, après que plusieurs femmes avaient dénoncé, dans des reportages diffusés par France Inter et Médiapart, les agissements » du député vient d’être classée sans suite « pour prescription ».

Rappelons les faits. 

Isabelle Attard, députée du Calvados qui a quitté EELV en 2013 :

 « C’était du harcèlement quasi quotidien de SMS provocateurs, salaces. Il y avait des moments où on en avait plus, c’était par salves. »

« C’était par exemple : ‘J’aime bien quand tu croises tes jambes comme ça’. C’était même crûment dans des réunions ou des déjeuners de travail le fait de me proposer d’être mon amant. Au début, c’est dit sur le ton de la rigolade. Et puis, cela devient vite très lassant, pénible… »

Elen Debost, adjointe écologiste à la jeunesse à la mairie du Mans :

 « Au total, j’ai reçu une centaine de messages. Du type : ‘Je suis dans un train et j’aimerais te sodomiser en cuissarde’. ‘J’adore les situations de domination. Tu dois être une dominatrice formidable.’ ‘J’ai envie de voir ton cul’. »

Annie Lahmer, conseillère régionale d’Ile-de-France :

« Denis est là, il ne me dit pas bonjour. Je lui dis : ‘Écoute Denis, donc à partir du moment où on veut pas coucher avec toi, tu ne dis plus bonjour.’ Il a pointé son index sur moi en disant : ‘Toi, t’auras jamais de poste au sein du parti.’ Ça s’est arrêté là. »

Sandrine Rousseau :

«Dans le couloir qui longe la salle, Denis Baupin est venu. Il m’a plaquée contre le mur en me tenant par la poitrine, et a cherché à m’embrasser. Je l’ai repoussé violemment.»

Mediapart et France Inter racontent aussi comment une salariée du groupe EELV a été victime de Denis Baupin dans un ascenseur de l’Assemblée nationale.

« Il lui a pincé les fesses. Il s’est pris une baffe ! » (Marianne 09/05/2016)

Mediapart et France Inter ont recueilli les témoignages de femmes dénonçant les comportements du député et vice-président de l’Assemblée nationale, qui a quitté EELV en avril.

«ce sont huit cas pouvant relever de harcèlement sexuel ou d’agression sexuelle que nous avons découverts» (Mediapart)

Ces femmes avaient décidé de parler en voyant notamment, le 8 mars, Denis Baupin publier un tweet contre les violences faites aux femmes…

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6 commentaires

  1. Sancenay says:

    bah, sans doute la « prescription » du médecin -anthropologue » à la sauce Cabanis, Guillotin et consorts. Faut bien soigner sa libido « quelque part » dirait le cuistre standard.

  2. Lionel TIFFANEAU says:

    Mouricou

  3. Lionel TIFFANEAU says:

    Je vais pouvoir « sauter »ma voisine de palier….sans soucis .Je ne risque rien

  4. Les agressions sexuelles ne devrait pas avoir de prescription ! (d’autres aussi comme les meurtres et certaines agressions)

  5. pauvre type à gerber

  6. Horace says:

    Toute agresseur envers les femmes ne devraient pas avoir de privilèges au tribunal. Pas de prescription. Ce porc mérite une peine de 5 ans + suppression de ses droits politiques à vie. Qu’il se fasse cantonnier dans un lointain village où il n’y a pas d’habitants.

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