Ce sont des fruits de Vatican II, du relativisme et indifférentisme doctrinal et moral qui sévit depuis 50 ans dans les rangs de l’Église d’Allemagne à la remorque des sectes protestantes.

Le diocèse de Essen a enregistré en 2016 plus de 4000 “sorties” de catholiques. Pour comprendre les raisons de cet abandon en masse le diocèse a lancé une enquête sur 3000 fidèles dont 440 ont quitté l’Église catholique.

Les motivations sont le manque de lien avec l’Église, la taxe sur les religions (Kirchensteuer), mais surtout « l’attitude de l’Église qui n’est plus en phase avec l’époque d’aujourd’hui», la position de l’Église sur les femmes, le célibat, la contraception et bien entendu l’homosexualité.

Quoi d‘étonnant dans ces résultats : les prêtres, évêques et théologiens allemands, depuis trop longtemps proches des positions protestantes, ont bien semé… Leurs fruits sont là : ils ont formé un peuple de fidèles à… Luther, le penseur du monde moderne !

« Parce qu’ils ont semé le vent, ils moissonneront la tempête. «  (Osée, 8, Bible Crampon)

Par la volonté de certains clercs progressistes haut placés, le concile Vatican II a symbolisé l’ouverture de l’Église au monde moderne et à la culture contemporaine. Cette harmonisation révolutionnaire souhaitée il y a 50 ans entre doctrine catholique et monde moderne entraîne ses adeptes sur le chemin du progressisme moral qui comme le mot l’indique est toujours en marche, signe branché de modernité et de contemporanéité. La révolution progressiste n’a pas de fin…

Cette ouverture est devenue le châtiment de l’Église conciliaire qui se meurt : sous les pavés de la modernité, le néant  !

Francesca de Villasmundo  

http://www.settimananews.it/chiesa/germania-tanti-abbandonano-la-chiesa/

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5 commentaires

  1. Blandine says:

    Il faut que les catholiques aient le courage d’œuvrer pour le retour de la Tradition !

  2. DUFIT THIERRY says:

    Une fois de plus Madame de Villasmundo va à la racine du mal avec clairvoyance : c’est bien le concile Vatican II et ses textes qui favorisent et mènent à l’hérésie qui ont provoqué cette destruction de l’Eglise sans précédent. Contrairement à ce que veulent faire croire certains il n’existe pas un « bon » concile mal interprété. Les modernistes savaient très bien ce qu’ils faisaient au concile. Comme le disait Schillebeeckx théologien au concile : « Nous nous exprimons de façon diplomatique, mais après le Concile nous tirerons du texte les conclusions qui y sont implicites. » La révolution était en germe dans les textes du concile.

  3. pamino says:

    « la taxe sur les religions (Kirchensteuer, ‹sur› n’est pas juste) » ; Francesca n’est pas encore à la racine, car 1) seules les religions catholique et protestante sont concernées et 2) ce n’est pas l’État qui impose la taxe, mais ces deux confessions qui paient l’État pour ce faire en leur nom et la leur reverser après en avoir déduit le montant agréé. La taxe d’Église est prévue par une loi du Saint Empire Romain de 1803 qui est assez importante pour rester presque inconnue jusqu’à ce jour, n’ayant pas de véritable nom mais citée sous celui de sa recommandation au parlement impérial, établi désormais en permanence à Ratisbonne (l’‹immerwährende Reichstag›) : Recès principal de le délégation extraordinaire d’Empire, ‹Hauptschluß der außerordentlichen Reichsdeputation› (en français et en allemand dans le texte, aujourd’hui dit exprès incompréhensiblement ‹Reichsdeputationshauptschluß›), c’est-à-dire la recommendation principale du comité du parlement saint romain impérial chargé d’instruire la loi. C’est cette loi, dûment votée par le parlement, signée par l’Empereur François II à Vienne et encore en vigueur, qui par exemple prévoit un salaire pour les évêques équivalent à celui des secrétaires d’État. Même les nazis n’ont pas osé touché à cette loi, et pas forcément pour la seule raison que Hitler, Himmler, Goebbels etc. étaient des catholiques.

    • pamino says:

      pardon, « n’ont pas osé toucher », faute évidement due à l’influence maléfique des nommés.

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