Rainer Wendt
Rainer Wendt, président du Syndicat de la police fédérale allemande (DPolG)

Rainer Wendt, président du Syndicat de la police fédérale allemande (DPolG), récidive. Il alerte l’opinion publique de l’immixtion grandissante des politiques dans les activités de la police. Et les policiers seraient tenus d’être « politiquement corrects ».

Ce n’est pas la première fois que le président de DPolG, Rainer Wendt, s’insurge contre les pressions exercées sur la police. Au lendemain des événements de Cologne, il avait déjà dénoncé « la rétention d’informations » à laquelle se serait livrée la police de Cologne sur ordre des politiques. « Il faut mettre tous les faits sur la table, y compris le fait que des demandeurs d’asile se trouvent parmi les agresseurs. Il faut mettre fin à ces cachotteries et au politiquement correct. »

Il vient de remettre les pieds dans le plat. « Les hommes politiques exercent une influence de plus en plus grande sur la police : les fonctionnaires sont priés de rester plus politiquement corrects », s’est plaint Rainer Wendt, lors d’une interview accordée à l’hebdomadaire conservateur Junge Freiheit[1]. Wendt a clairement averti que les politiques intensifiaient leur pression sur la police.

 « Beaucoup de mes collègues se plaignent d’être rappelés à l’ordre à tout bout de champ, d’être enjoints de rester politiquement corrects, dans l’esprit mainstream [grand public], tantôt de façon ouverte et directe, tantôt par des décisions et instructions paraissant insignifiantes », a-t-il martelé.

Plus grave encore, l’immixtion des politiques conduirait à ce que « les choses importantes ne soient plus couchées sur le papier, pour surtout ne pas faire de faux pas », selon le président du syndicat. Et l’on a vu à Cologne les dégâts que cette politique de l’information a entraînés.

20 000 policiers de plus

Sur les personnalités politiques qui, après les agressions de Cologne, ont formulé des critiques à l’encontre des forces de l’ordre et reproché l’échec de la police[2], Wendt se fit ironique : « On ne confierait pas à ceux-là mêmes qui interviennent dans le débat l’organisation d’un anniversaire d’enfants ! »

Et Rainer Wendt de s’en prendre de nouveau au gouvernement : « Où se trouvaient les renforts de la police fédérale qui étaient prévus à Cologne le soir de la Saint-Sylvestre ? Dépêchés en Bavière, pour surveiller les frontières ! » avait-il clamé quelques jours après les agressions de Cologne.

Un « État fort » pour assurer la sécurité intérieure

On a besoin d’un « État fort pour assurer une sécurité intérieure forte », a défendu Wendt. Le gouvernement devrait être en mesure d’imposer les bonnes décisions. Parmi lesquelles le recrutement d’effectifs supplémentaires et un meilleur équipement. Wendt déplore les plans de suppression d’emplois qui ont été menés dans les Länder ces dernières années. « Il faut les rétablir ! », a-t-soutenu.

En effet, qu’il s’agisse de la lutte contre la criminalité organisée et de la prévention contre les menaces de terrorisme, ou bien des poursuites des délits de cambriolage et de ceux en lien avec la « crise des réfugiés »[3], le président du Syndicat de la police fédérale déclarait cette fois au Stuttgarter Nachrichten[4] du 22 janvier 2016 : « Cela fait des mois que les contraintes auxquelles la police doit faire face ont atteint leur sommet. La fonction publique a besoin d’un recrutement substantiel. Pour ce qui est de la police, nous avons besoin au minimum de 20 000 policiers supplémentaires. Mais nous avons également besoin de 2 000 juges et avocats supplémentaires. Ainsi que de plus de travailleurs sociaux, plus d’employés dans les services administratifs et plus d’enseignants. »

Dans une Allemagne où la situation devient chaque jour plus explosive et qui, selon certains analystes, s’achemine vers la guerre civile, nombreux sont ceux qui, depuis des années, ont lancé des avertissements, sans être entendus. Après Cologne, cela ne devait plus se reproduire. Seulement, les crimes et délits continuent, dans la rue, dans les centres d’accueil de migrants, lors de manifestations, jusqu’aux hôpitaux et sorties d’écoles…

Source : https://daserwachendervalkyrjar.wordpress.com/2016/01/24/wendt-beklagt-politiker-fordern-von-polizisten-politische-korrektheit/ 24 janvier 2016
Source originelle: http://www.epochtimes.de/politik/deutschland/wendt-beklagt-politiker-fordern-von-polizisten-politische-korrektheit-a1301033.html

[1] Qui a vu ses abonnements papier augmenter de 14,2 % au cours du quatrième trimestre 2015, alors que les médias dominants enregistrent des baisses importantes.

[2] À la suite de ces critiques, Wolfgang Albers, chef de la police de Cologne, a été santionné et dut démissionner.

[3] Selon Wendt, la « crise des réfugiés » est « le défi du siècle lancé à l’Allemagne depuis la fin de la guerre ».

[4] Les Nouvelles de Stuttgart. http://www.stuttgarter-nachrichten.de/inhalt.gewerkschafts-chef-rainer-wendt-20-000-weitere-polizisten-noetig.aca3cc5f-c43b-4df6-be1e-ae964762a8c3.html

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2 commentaires

  1. michelb says:

    manque personnel? ils ont les migrants

    visiblement, c’est partout pareil dans l’europe protectrice de Mitterand

  2. @ Jeanne de Baylan

    Permettez que je relève une petite erreur,le mot « immiscion » n’existe pas dans la langue française.
    Immixtion est le terme correct.
    Merci d’avoir traduit ces articles de la presse allemande.
    De ce côté du Rhin, je soupçonne que nos forces de l’ordre se heurtent aux mêmes problèmes.

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