++ Prime 3 gravidanze da eterologa in Italia ++

L’article 5 de la directive du Parlement Européen n° 98-44, du 6 juillet 1998 stipule dans son alinéa 1 que – « Le corps humain, aux divers stades de sa constitution et de son développement, ainsi que la simple découverte d’un de ses éléments, y compris la séquence ou la séquence partielle, ne peuvent constituer des inventions brevetables ». Cela signifie que toute nouvelle découverte -notamment en matière de génétique- concernant le corps humain depuis le stade embryonnaire ne saurait être brevetée donc exploitable. La destruction d’embryon ne saurait bénéficier d’une protection juridique contre une exploitation commerciale faite par un tiers.

Cette directive rend toutes les expériences de Pechanski sur l’embryon, non commercialisables que ce soit dans le cadre de l’AFM (lutte contre la myopathie), de l’INSERM, du Téléthon, du Généthon…et de l’Europe. Autrement dit celle-ci paye pour des expériences qui ne déboucheront jamais dans le grand public… Paradoxe ! Or ceci concerne tout autant les manipulations génétiques.

Nouvelle contradiction, la Cour de Justice Européenne vient d’autoriser le brevetage d’ovules activés génétiquement pour aboutir à une parthénogénèse.

De quoi s’agit-il ? Une explication est nécessaire et mérite un effort de compréhension. Dans la nature, des espèces se reproduisent par elles-mêmes sans avoir recours à une fécondation par un mâle. C’est le cas des vers solitaires qui s’autofécondent, du varan de Komodo et surtout de certains insectes. Par une reproduction sexuée, la reine-abeille pondra des œufs qui donneront les ouvrières, et par autoreproduction elle engendrera les faux-bourdons : le mâle nait d’un ovule non fécondé. Il a donc une mère mais pas de père. La science donne le nom de « parthénotes » aux êtres vivants nés par parthénogénèse.

Dans l’espèce humaine toutes les cellules y compris celles de la reproduction appelées gamètes (ovules et spermatozoïdes) ont 46 chromosomes. 23 viennent de papa et 23 viennent de maman. Or la fécondation n’est pas possible en additionnant des gamètes de 46 chromosomes maternels et les 46 paternels. Cela donnerait 46 + 46 chromosomes soit en tout 92 ce qui est incompatible avec la vie.

Il faut donc que l’ovule et le spermatozoïde éjectent la moitié de leurs chromosomes en les réduisant de 46 à 23 pour que la fécondation soit possible. Cette opération se nomme la méiose. C’est principalement le rejet de la moitié des chromosomes de l’ovule et du spermatozoïde sous forme d’une cellule ronde appelé globule polaire qui porte cette moitié des chromosomes excédentaires.

L’idée a été de réinjecter le globule polaire venant de l’ovule dans celui-ci. Ce globule avec ses 23 chromosomes joue le rôle de spermatozoïde et vient féconder l’ovule, ce qui déclenche l’embryogénèse. La question posée à la Justice européenne était de savoir si un tel succès obtenu par la société britannique ICSO (International stem cell corporation) était brevetable. La Cour a répondu que oui ; ceci dans la mesure où il est impossible de dire si la cellule obtenue par réinjection du globule polaire est effectivement un embryon. 

Pour le savoir il faudrait l’implanter par procréation médicalement assistée chez une femme volontaire. La Justice européenne a déclaré que « le seul fait qu’un ovule humain activé par voie de parthénogenèse commence un processus de développement n’est pas suffisant pour le considérer comme un « embryon humain ». Il appartient donc à ICSO de prouver qu’effectivement la cellule créée par parthénogénèse (le terme utilisé est celui de parthénote) n’est pas un embryon ; dans ce cas ce laboratoire sera autorisé à poursuivre ses recherches. Celles-ci étant orientées à l’origine vers la création de cellules-souches totipotentes ; c’est-à-dire pouvant remplacer n’importe quel tissus de l’organisme humain.

Par la voix de l’Osservatore Romano, Rome a condamné la « marchandisation » de ce que la Justice a considéré comme un simple « produit humain » au profit de l’industrie pharmaceutique.

Dr Jean-Pierre Dickès

PS . Il est à noter que dans mon ouvrage appelé L’Homme Artificiel publié il y a sept ans aujourd’hui épuisé, j’avais déjà fait un tableau de ce qui se faisait en matière de parthénogénèse humaine. Les Américains ont des connaissances beaucoup plus avancées sur la question.

Par ailleurs notre époque qui se veut scientifique a tenté de donner une explication à la conception virginale de Jésus sans que Marie ait recours à Joseph son époux. La Vierge Marie aurait connu en fait une parthénogénèse lui permettant d’engendrer l’enfant de la crèche. N’étant pas théologien il ne m’appartient pas de dire si une telle hypothèse est recevable.

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