croc blanc

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En septembre 2014, Jean-Marie Le Pen expliquait dans le magazine Présent qu’il n’aime pas le rap. Il lui préfère largement la chanson populaire d’antan, qu’il présente comme «une défense contre les attaques barbares que sont le rap et autres manifestations délirantes». Les rappeurs, eux, ne détestent pas toujours Jean-Marie Le Pen, comme le prouve la chanson incongrue «#JMLP». Un titre qui rencontre un certain succès sur Youtube depuis quelques semaines, avec plus de 40.000 vues. [maintenant: 59 769 vues NDLR]

 Au micro, Amaleck et Mc Amor, emmenés par le plus actif des «rappeurs nationalistes» du moment, baptisé Kroc Blanc.

«Un petit couplet pour Jean-Marie, je veux plus voir de socialopes dans les mairies». En fond sonore, un «beat» de rap, agrémenté d’une touche de cornemuse qui rappelle le groupe de rap celtique Manau. Le clip montre d’abord un jeune homme entrant dans un bar bien connu des milieux nationalistes et identitaires parisiens. Au mur, on aperçoit un drapeau italien barré de l’aigle fasciste. Apparaît ensuite un homme au visage masqué d’un loup. C’est lui, Kroc Blanc, qui tient dernièrement le haut du pavé au sein de cette petite niche musicale. Un téléphone lui est tendu, une voix imitant Jean-Marie Le Pen lui adresse une requête: concocter «un vrai rap français», pour donner le change aux «snoopdogueries américanisantes» (néologisme inspiré du nom de Snoop Dogg, un célèbre rappeur américain, ndlr). Les trois rappeurs d’extrême droite s’exécutent: c’est parti pour quatre minutes d’un hommage sidérant, dont la violence des propos n’a rien à envier à celle de certains titres de gangsta rap.

«Jean-Marie Le Pen, il s’en bat l’œil si ses propos te gênent. Il avance droit avec la France pour emblème, et toi t’appelles ça d’la haine?», martèle le refrain. Pour tourner le clip de son ode à Jean-Marie Le Pen, Kroc Blanc a choisi la Trinité-sur-Mer en Bretagne, où est né le fondateur du FN. Pas de Mercedes Benz, mais une vielle Renault des années 80. Tous les codes du hip-hop sont détournés, l’image fourmille de détails pour l‘œil averti.

De ce chanteur masqué, on sait peu de choses. Au Scan, il confie avoir la trentaine, avoir grandi à Paris «pas dans le XVI ème» et travailler dans «le milieu artistique». Il fait connaître son rap depuis quatre ans, et il revendique comme influences Ideal J, Kery James, et la Mafia K1fry. Une chose est sûre: il vote FN, assume des propos racistes et porte une véritable admiration au père de Marine Le Pen. Et d’ailleurs, la récente éjection de Jean-Marie Le Pen de la direction du FN donne un relief particulier à cette nouvelle composition: «86 ans, toujours paré à te mettre une raclée ; il catche avec les mots, et plus d’un gaucho s’est fait droiter», scande-t-il dans son titre. (Source: le figaro)

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Un commentaire

  1. Samuel D'Assenc says:

    Habituellement, je ne suis pas fan du rap mais ces gens sont très bons et je pense qu’ils doivent parler à beaucoup de jeunes.

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