150525_chartres_report4_01Comme on dit à l’armée, le service de santé est une « arme » à part. Ainsi en est-il au Pèlerinage de Tradition de la FSSPX dont le thème était celui des anges. Etant à mon 33ème pèlerinage – l’âge du Christ- in petto je pensais que nous étions tellement loin de l’époque où on s’installait dans n’importe quel layon avec le matériel minimum et quelques médicaments.  Le service de santé est depuis des années très bien organisé sous la forme de postes médicaux avec un médecin, une ou deux infirmières. S’ajoute une ambulance et deux voitures Croix-Rouge chargées d’éventuelles évacuations vers les hôpitaux. Ceci pour des obligations médico-légales. Mais aussi en raison du matériel très sophistiqué dont elle dispose comme tout simplement les bombonnes d’oxygène que nous ne pouvons pas détenir.

Une « arme à part » parce que par-delà la marche, les chants et l’ambiance, il est bien difficile de pénétrer aussi profondément que les participants des différents chapitres vers la recherche de Dieu. Aux différents postes sont improvisés des récitations du chapelet ; nous avons bénéficié aussi de quelques brèves instructions d’un prêtre.

L’organisation du service médical incombe à une infirmière, fille de militaire haut-gradé. Inutile de dire que tout est carré et merveilleusement organisé. Ma position est celle du bivouac ; ce qui est absolument passionnant car elle permet de regarder « les coulisses » du pélé. Impressionnant ! C’est une ville entière qui se monte sous nos yeux.  L’impression est celle d’être à côté d’une ruche où d’assister à un étrange ballet apparemment désarticulé alors que paradoxalement, chaque mouvement a un sens très précis.

Nous disposons de deux grandes tentes avec une cloison de séparation. L’une d’entre elle est réservée aux petits soins essentiellement des ampoules et massages. L’autre étant dévolue aux cas les plus graves. Au bivouac arrivent les premiers éclopés et le soir bien sûr c’est l’afflux. Nous sommes dix médecins ; il faut ajouter les infirmières, des paramédicaux, des religieuses du Rafflay et de la Fraternité. Nous sommes au moins une quarantaine ; il est difficile de donner un chiffre car nous avons les « intermittents » (marcheurs ou pas) qui viennent donner un coup de main le soir lors du grand rush.150525_chartres_report4_02

Samedi matin les caisses de médicaments et de matériel sont réparties aux différentes équipes à Oisème à côté de Chartres.  Comme chaque année, il m’incombe de donner un petite note spirituelle et une demande pressante à s’engager dans le combat nécessaire contre la destruction du christianisme par les pouvoirs de tutelle de plus en plus totalitaires. Premier patient. Une jeune fille a raté une marche en descendant du train. Manifestement elle a une fracture de la tête radiale. Transfert à l’hôpital de Chartres pour soins. Aussi incroyable qu’il en puisse apparaître, ce sera la seule évacuation. A cela il y a beaucoup d’explications. D’abord le temps qui était idéal. Tant la chaleur que la pluie et le froid induisent des syncopes (et des « cloques »). La température était clémente. Ensuite le rajeunissement impressionnant des marcheurs. Le plus étonnants étaient les enfants de moins de 12 ans. Pour donner un point de comparaison les cuisinières – levées à 4 heures du matin pour couper le pain- avaient prévu 1500 saucisses pour un de leur repas. Il en faudra 3500. « Il ne nous est pas resté une seule lentille ! » Ce rajeunissement des marcheurs est spectaculaire et s’accroît d’année en année. Un signe qui ne trompe pas :  il n’y a pas eu lieu de prescrire un seul psychotrope (somnifère ou anxiolytique). Ensuite, l’équipe médicale bien entraîné prend de plus en plus en charge sur place les malades, aidée par le matériel de la Croix-Rouge : arythmies cardiaques, syncopes hypoglycémiques ou causées par la fatigue.

Après une journée de marche de 40 Km, se déverse un véritable torrent de jeunes chantant à tue-tête leur joie de vivre dans la foi ; traitant avec un souverain mépris les conséquences d’une marche à rythme forcée. Une merveille ! Je n’ai pu m’empêcher de penser à cette poésie de Maurras se terminant par ces deux vers : « Demain sur nos tombeaux, les blés seront plus beaux ».

En attendant, nous invitons tous nos amis du monde médical à venir nous rejoindre l’an prochain. Plus nous serons nombreux, mieux cela vaut. Ce sera une source immense de grâce pour chacun et pour tous.

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Photos : La Porte Latine

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Un commentaire

  1. Bastien says:

    « Les caisses de médicaments »… tout cela !
    Comment une substance que l’on sait être un poison pour une personne en bonne santé peut-elle être un « remède » pour une personne en mauvaise santé ?
    Les maladies (locales) sont des actions remédiantes que le corps déploie face un problème (global)… lisez Shelton ! Même s’il n’est pas catholique…

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