nicolas_maduroDepuis la mort du colonel Chavez, le Venezuela sombre irrémédiablement dans la faillite économique et la guerre civile, le tout dans une atmosphère de propagande néo-marxiste qui infecte jusqu’à nos milieux.

Comme en Equateur, en Bolivie, au Brésil, voire en Argentine, le socialisme néo-bolivarien qui a pris pied en Amérique du Sud n’a tenu aucune de ses promesses sur le plan économique et a recours à la tactique classique de l’aile gauche de l’échiquier politique : la  recherche d’un bouc-émissaire pour faire endosser le fiasco sociétal qui ne manque pas de suivre.

Premier exemple : le Venezuela, ou l’exemple caricatural d’une mauvaise gestion d’une enveloppe financière conséquente. La principale ressource de ce pays des Caraïbes est le pétrole, dont il dispose de la première réserve mondiale. Le pétrole est quasiment l’unique ressource du pays, dont il représente 96 % des exportations (le reste étant constituée de bauxite et de quelques produits agricoles tropicaux). Lorsque le pétrole atteint des sommets, le Venezuela devient riche. Mais dès que le cours s’effondre, et d’autant plus dans la situation actuelle, le pays n’a plus les moyens de faire face aux échéances les plus immédiates. On en arrive aujourd’hui à des situations ubuesque où Cuba connait des pénuries graves d’électricité parce que Caracas ne peut plus le livrer en pétrole (Moscou prenant le relais) conformément au mystérieux accord de 2002 où le régime de Chavez vendait à prix dérisoire du pétrole contre des médecins et surtout des experts en police politique. Faits que les aficionados du colonel para se gardent bien de rappeler…

Comme en Algérie, la manne des hydrocarbures a été dilapidée dans des réalisations démagogique et non dans une politique de développement industriel.

La situation du Venezuela n’est pas sans rappeler du Chili à l’époque de la calamiteuse présidence Allende. Caracas est devenue la ville la plus dangereuse du monde et la pénurie alimentaire commence à faire son apparition. Pas de femmes frappant sur des casseroles comme à Santiago en 1973, mais d’autres femmes tentant de passer en Colombie voisine (vil régime de droite aux magasins pleins) qui a été obligée d’ouvrir ses frontières. 40 % des enseignants n’assurent plus les cours, forcés de faire la queue pour se procurer à manger. Les cantines scolaires sont pillées et même les animaux du zoo de Caracas sont victimes du peuple affamé.

Sur le plan politique, le Venezuela est au bord de la guerre civile. Moustache stalinienne au vent, le Président Nicolas Maduro (qui a un air familier avec Manolo, bien connu des lecteurs de Tintin) se cramponne au pouvoir en violant délibérément la constitution, voire en faisant arrêter ou tuer les opposants à son régime. Les milliers de manifestants ? Des bourgeois à la solde des Etats-Unis. Les millions de signataires de la pétition demandant son départ ? Des faux fabriqués aux Etats-Unis. Et tout à l’avenant… Rappelons que le 4 septembre, le « président bien aimé » a été obligé de s’enfuit sous les quolibets de la foule, dans une scène qui ne fut pas sans rappeler la dernière apparition publique de Nicolas Ceausescu.

Maduro peut compter sur un puissant soutien médiatique à l’étranger. En France, le torchon stalinien Le Monde Diplomatique ne ménage pas son appui, en se faisant le réceptacle des thèses conspirationnistes les plus éculées. Thèses qui, par antiaméricanisme primaire, se répandent dans les milieux de la droite de tradition. Que les Américains ne soient pas des anges, personne ne le conteste, mais nier la crasse incompétence de Maduro et de ses sbires est une entorse grave à la vérité. Maduro est un président lamentable, comme Allende le fut en son temps, comme Hollande chez nous. Maduro, outre de l’argent opportunément placé au Panama (mettre de l’argent à gauche, c’est adroit, mais mettre de l’argent à droite, c’est la gauche), a hypothéqué la totalité des réserves d’or de son pays pour garantir un prêt à la… Goldman Sachs.

Un autre signe qui ne trompe pas,  c’est la persécution de l’Eglise… En juillet, des séminaristes ont été agressé et laissés dans la rue en tenue d’Adam dans la ville de Merida. Les harangues anticléricales de Maduro ont porté leur fruits corrompus… Il est logique de voir le Venezuela sombrer dans la dérive paranoïaque qui, de l’Albanie à la Corée du Nord, fit les délices des régimes de gauche, le tout combiné au déni le plus grossier des partisans étrangers qui ne voient rien comme ils n’avaient rien vu sous Staline, Mao, Pol Pot…

Le cas de Brésil est similaire, nous allons l’étudier dans les heures qui viennent.

Hristo XIEP

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7 commentaires

  1. Cet article est un tissu de mensonges. Pour connaître la vérité sur la situation au Venezuela il faut lire les articles du site Investig’Action. Le socialisme bolivarien a tiré des millions de Vénézuéliens de la pauvreté et de l’illettrisme. Mais l’auteur préfère défendre les gangsters de droite qui ont le sang de milliers de personnes sur les mains et passe sous silence les pénuries organisées par l’oligarchie à la solde des USA.

    • sachez que le socialisme sous toutes ses formes, s’est toujours servit de la misère et du chaos engendré par son fidèle allié le libéralisme dit de « droite », pour mieux justifier ensuite la destruction des principes fondateurs de nos civilisations Hélléno-Chrétiennes.

      Il n’y a absolument rien de bon à prendre ni dans le libéralisme dit de « droite » ni dans le socialisme qui se nourrissent l’un et l’autre des cadavres qu’ils laissent sur leurs passage.

      Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’anti-libéralisme qui au départ consistait à combattre le libéralisme révolutionnaire de 1789 dont découle le socialisme et le capitalisme le plus débridé, n’est pas de « gauche », mais bel et bien de DROITE.

  2. Investig’Action est un site dirigé par Collon, vieille baderne marxiste. Ce sont les mêmes qui niaient les crimes de Pol Pot dans les années 70. « Pénuries organisée par les USA »… Ca tient de la pathologie mentale. Pas besoin d’organiser des pénuries dans un régime socialiste, elles arrivent bien toutes seules. J’ai bien entendu lu ces sites, il y a des choses vraies mais énormément d’âneries. Collaborer avec les néo-staliniens par fanatisme idéologique, sans moi. Autant les USA sont COUPABLES sur les questions de la Syrie, de la Libye, de l’invasion migratoire de l’Europe et des tentatives contre les gouvernements patriotes de Hongrie et de Pologne, coupable aussi d’avoir confisqué la révolution nationaliste de Maïdan au profit de la finance apatride du gang Sörös, autant les USA n’ont aucune responsabilité en Amérique du Sud.
    Et votre site ment, puisque en 1973 au Chili, les banques américaines ont soutenues à bout de bras Allende en lui accordant 1 milliard de crédits (plus les 500 millions reçus de Moscou) qu’il s’est empressé de dilapider avec sa maîtresse… et que Collon se garde bien de le rappeler. Kissinger voulait la peau d’Allende pour une raison toute simple : Allende était antisémite ce que Kissinger ne pouvait accepter…

  3. Champalier says:

    Je suis surpris par vos propos.
    Je ne prétends pas avoir de compétences an matière d’histoire au sujet des pays d’Amérique latine libérée soit-disant par l’action de Simon Bolivar qui paraît-il était franc-maçon entre autre, et je pense que vous devez en connaître plus que moi dans ce domaine.
    Mais permettez-moi de vous dire qu’aux témoignages de Suzanne Labin, qui était socialiste à l’origine et qui a bien connu le Chili, et qui a publié il y a un trentaine d’années un livre en vente aux éditions Debresse « Le crime de résister », la présidence Allende avait déchaîné un surcroît de corruption innégalé dans le pays. La population en était tellement exédée qu’ à l’occasion d’une venue de Fidel Castro à Santiago du Chili, celui- ci ne put mettre pied à terre à l’aéroport, et dut réembarquer aussitôt.
    Ne vous en déplaise, le coup d’état de Pinochet, que je ne considère pas du tout comme un saint_il était très impliqué dans les intérêts américains et aurait été membre de la trilatérale_fut accueilli comme une véritable libération, et le pays commença à remonter lentement. Bien-sûr, cela ne plaisait pas du tout au politiquement correct, et le régime fut accusé de tous les crimes possibles et imaginables par les ténors libertaires de gauche relayé par les politiciens libéraux de droite soucieux d’être fréquentables.
    Que l’auteur de cet article défende des chefs d’état de droite escrocs parce qu’ils sont de droite ne me semble pas apparaître ici. Il parle quand même du régime corrompu de Bolivie.
    Je crois que la question des pays d’Amérique latine est particulièrement épineuse. La décolonisation s’est effectuée dans un contexte où l’ordre jésuite qui avait beaucoup fait là-bas avait été déjà dispersé. Les Espagnols n’ont pu contrôler sérieusement la situation sur un continent immense aux régions inaccessibles. Des mafias de toutes sorte avec le traffic de drogue ont pris le dessus, et les nouveaux états constitués, forcément fragiles politiquement se voyaient souvent impuissants pour établir une souveraineté stable. La situation aujourd’hui n’a pas vraiment changé depuis et il ne faut pas s’étonner d’avoir assisté à tant de changement de régimes ces décennies passées.
    Un professeur de droit social aujourd’hui décédé me disait qu’il faudrait encore attendre au moins 3 siècles pour qu’un véritable équilibre s’installe sur le continent sud-américain.

  4. Xristo Xiep, je vous invite à débattre avec Vincent Lapierre dans le cadre d’un débat filmé, qui est le spécialiste français du Venezuela contemporain et l’auteur d’une biographie d’Hugo Chavez. Vous pourrez alors défendre votre chère bourgeoisie comprador soutenue par la CIA et l’USAID (notamment lors de la tentative de coup d’Etat de 2002).

    • « Spécialiste » reconu par qui ? L’université marxiste française ? Pourquoi pas aussi un débat avec la sociologue Danielle Bleitrach, grande admiratrice du régime vénézuélien, de la Corée du Nord, d’Israël et de Staline.
      Je me méfies des prétendus « spécialistes » de cour. J’ai connu cette époque dans les années d’avant la chute du mur.
      Quand à la bourgeoisie du Venezuela, je ne la porte pas dans mon coeur, mais elle n’est pas pire que les gardes rouges de Maduro. J’ai bien étudié le règne d’Allende au Chili, c’est exactement pareil.
      PS : Je n’ai aucune leçon d’antiaméricanisme à recevoir, les Etats-Unis étant responsables de la plupart des désastres du siècle dernier : soutien à l’URSS, déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, pseudo guerre froide, guerre impérialistes en Irak et en Afghanistan…

  5. Xristo Xiep, vous êtes à MPI ce que Ioan Grillo est au Time : un désinformateur : http://reseauinternational.net/le-time-et-sa-croisade-anti-venezuela/

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