Julia Greeley est née esclave, à Hannibal, dans le Missouri, vers 1840. Libérée par la proclamation d’émancipation de Lincoln, en 1863, Julia a été domestique dans plusieurs familles du Missouri au Nouveau-Mexique. Cette sainte femme s’est efforcée, dès sa conversion au catholicisme, d’aider les pauvres et de mener une vie de prière et de pénitence pour mériter son ciel. L’archidiocèse catholique de Denver a demandé à Rome d’enquêter sur cette ancienne esclave pour procéder à son éventuelle canonisation. Sans nous prononcer sur les motivations des évêques et de Rome, dans le contexte de préjugé favorable systématique envers les minorités ethniques, il semble à peu près certain que Julia Greeley ait été une sainte femme.

Dès le jour de son baptême d’adulte, à la Paroisse du Sacré-Coeur de Denver en 1880, Julia Greeley en était devenue une paroissienne exceptionnelle. Les Jésuites, qui dirigeaient la paroisse, la considéraient comme la plus enthousiaste à la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Chaque mois, elle visitait à pied toutes les casernes de Denver et distribuait la littérature de la Ligue du Sacré-Cœur aux pompiers, qu’ils soient catholiques ou non. Dévote au Saint-Sacrement et à la Sainte Vierge, elle avait rejoint l’Ordre Franciscain Séculier en 1901 et avait poursuivi jusqu’à sa mort, en 1918, jour de la fête du Sacré-Cœur.
Aucun autre paroissien n’avait égalé son record de distribution des brochures de la Ligue du Sacré-Cœur. Denver était une ville très étendue, mais la « vieille Julia » se faisait un point d’honneur de visiter chaque caserne de pompiers. Il n’y avait pas un pompier, catholique ou non, à Denver qui ne la connaissait pas. Chaque année, Julia, qui ne savait ni lire, ni écrire, ni compter, prenait cinquante abonnements au Messager du Sacré-Cœur, le journal paroissial, et vendait 200 almanachs catholiques…

Elle visitait quotidiennement les pauvres, leur donnant tout ce qu’elle avait, faisant l’aumône pour eux. Elle avait été victime à maintes reprises de gens qui l’escroquaient, mais elle préférait donner plutôt que risquer de refuser de l’aide à des personnes nécessiteuses. Elle ne prenait généralement pas de petit déjeuner, en pénitence, «Ma communion est mon petit-déjeuner, » expliquait-elle.
Elle était connue dans tous les couvents de Denver, car, comme on peut s’y attendre, elle aimait les sœurs. Et les sœurs l’aimaient. C’était une règle permanente au presbytère du Sacré-Cœur : Julia pouvait venir prendre un repas quand elle le voulait.
Julia Greeley n’était pas du tout belle physiquement. Son œil avait été crevé d’un coup de fouet dans son enfance, son visage était ridé. Mais elle avait un sourire que l’on ne pouvait oublier. On la surnommait « l’ange de la Charité » à Denver.

Source : http://www.denverpost.com/2016/12/18/former-slave-from-denver-considered-for-sainthood/

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3 commentaires

  1. Le petit-déjeuner est le moment le plus important de la journée. 🙂

  2. balaninu says:

    Seule la Sainte Eucharistie nourrie l’Ame ! combien n’ont vécu que de Cet Aliment ?

  3. Par les temps qui courent, comme ça fait du bien de lire cela !!

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