La sortie d’un film sur Winston Churchill donne l’occasion de rappeler qui était ce triste sire. Car l’homme était probablement l’un des pires criminels du XXe siècle et le système institutionnel anglais n’a pas été de trop pour l’empêcher de devenir un nouveau Cromwell…

Sur le plan familial, il est officiellement le fils de Randolph Churchill, descendant des Marlborough, incarnait l’aile gauche des conservateurs. Ruiné, il fut renfloué financièrement par les Rothschild. Il épousera une juive américaine, Jannie Jerome, dont le père né Jacobson avait changé son nom en Jerome[1]. Dans les faits, Winston est le fils de l’un des nombreux amants de Jenny, probablement le futur roi Edouard VII.

Lors de la guerre de 1898 entre les Etats-Unis et l’Espagne, Churchill combat du côté des Espagnols. Lors de la guerre des Boers (1899-1902), il est envoyé comme journaliste et, ayant été libéré par les Boers sur parole, s’empresse de trahir celle-ci et de donner leurs positions aux Anglais. En 1908, après avoir louvoyé dans plusieurs partis, sa famille le fait entrer au Cabinet. En 1914, il confisque deux cuirassés (le Osman-I, futur Agincourt, et le Mehmed V, futur Erin) construits pour l’Empire Ottoman, alors neutre. Ceci, associé au don par l’Allemagne de son cuirassé (le Göben, futur Yavuz) et croiseur (le Breslau, futur Midilli) de l’escadre de Méditerranée, va amener à l’entrée en guerre des Ottomans du côté allemand.  Le 5 mai 1915, Winston Churchill décide d’enlever l’escorte du Lusitania et confie son commandement à Turner qui n’avait jamais commandé un paquebot de cette importance, le faisant dévier de sa route : Queenstown (aujourd’hui Cork, Irlande) au lieu de Liverpool, en plein dans la zone des U-boote… En 1915 toujours, son incompétence lui fait provoquer le fiasco de Gallipoli : 100.000 morts pour rien, qui met fin à sa carrière dans l’Amirauté et il redevint journaliste

5 mois après l’Armistice de 1918, il déclare : « Nous devons poursuivre le blocus avec plus de vigilance encore… L’Allemagne est au bord de la famine… Le moment des négociations est venu [2].» Ceci provoquera la mort de 913.000 Allemands en temps de paix. En 1925, il préconisa l’usage des gaz de combat sur les Kurdes révoltés de la région de Mossoul. Il préconisa toujours cette tactique depuis sa déclaration faite au War Office le 12/05/1919.

Il fut comme son père Chancelier de l’Echiquier (Ministre des Finances) de 1924 à . Il imposera le retour à l’étalon-or aux taux de 1913 (1 £ = 4,85 $) ce qui provoquera une grave crise économique, notamment dans le secteur du charbon, et entrainera les pires grèves de l’histoire anglaise en 1926. Ses mesures économiques spolient les industriels, artisans et les exportateurs au profit des rentiers. Il perd son poste en 1929. Quelques mois plus tard, la £ est dévaluée de 30 %. Elle avait déjà été dévaluée en 1926 face à la lire italienne.

Conseillé par le banquier Bernard Baruch il fit de mauvais placements en 1937 et était au bord de la ruine. Un diamantaire sud-africain d’origine israélite, Sir Henry Strakosh lui fit alors don de 18.000 £, soit un 1,5 M €. Il fut alors un chaud partisan de la guerre et de la destruction de l’Allemagne :

« L’Allemagne devient trop puissante[3]… nous acculerons Hitler a la guerre, qu’il le veuille ou non » (novembre 1936) [4]. « Cette guerre est une guerre anglaise et l’objectif est l’extermination de l’Allemagne » (novembre 1939) [5]. « Vous devez comprendre que cette guerre n’est pas contre Hitler ou le nazisme, mais contre la puissance du peuple allemand, qui doit être écrasé une fois pour toute, peu importe qu’il soit entre les mains d’Hitler ou d’un père Jésuite »[6]. « Nous vaincrons Hitler par une attaque d’extermination totalement dévastatrice avec nos bombardiers lourds, transformant l’Allemagne en un désert » (juin 1940)[7] « Je considère cette lutte contre l’Allemagne comme une nouvelle guerre de Trente ans qui aurait débuté en 1914 (lettre à Staline, 27/02/44)».

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, Churchill commit la totalité des crimes prêtés aux nazis, notamment l’agression des pays neutres. En avril 1940, il planifie le « Plan Stradford », invasion de la Norvège neutre. Prévu le 28 mars, repoussé par mauvais temps, il est prévu ensuite le 5 avril mais Darlan le fait retarder de quelques jours. Entre temps, les Allemands informés du plan suite à une bourde de Gamelin ont envahi la Norvège. Il planifie ensuite le « Plan Katherine » visant à faire une entrée en force de la Navy dans la Baltique et envahir la Suède neutre pour aider l’URSS. L’Iran – pays neutre – l’Islande, colonie du Danemark neutre, la Syrie, colonie française neutre et Madagascar seront envahie par la Grande-Bretagne… En avril 1941, il menace les pays neutres commerçant avec l’Allemagne : Roumanie, Turquie, Hongrie, Portugal, Espagne et Yougoslavie. Compte tenu de l’avalanche de protestations des pays neutres, Churchill a déclaré que « l’Angleterre ne reconnaît pas comme des actes neutres le commerce avec l’Allemagne, même si elles satisfont aux règles du droit international. » Il planifie le bombardement des populations civiles allemandes. Le Cpt Archibald Ramsay qui s’était opposé aux bombardements civils le 15 février 1940, député unioniste écossais (centre-droit) de Midlothian and Peeblesshire, est arrêté sur ordre de Churchill le 23, mai 1940 et emprisonné sans procès jusqu’au 26 septembre 1944 en « résidence surveillée » sans être déchu de son mandat (c’est-à-dire dans les mêmes conditions de détention que Léon Blum en Allemagne en 1943). A De Gaulle qui lui demandait pourquoi les Anglais bombardaient les cibles civiles plus que les militaires, Churchill lui répondit (en français) : « D’abord le plaisir, après le travail »[8]. Les Anglais rayèrent de la carte les villes de Hambourg (30.000 morts), Cologne et surtout Dresde (250.000 à 400.000 morts). De nombreuses villes sans le moindre intérêt militaire furent détruites en Allemagne mais aussi en France. « Je ne veux pas de suggestions sur comment nous pouvons désorganiser l’économie et la machine de guerre, ce que je veux comme suggestions, c’est comment nous pouvons rôtir les réfugiés allemands qui fuient Breslau »[9]. Et de conclure à Yalta : « Six millions d’Allemands sont morts dans cette guerre, et nous comptons qu’il y en ait encore beaucoup[10]Nous en avons tué 5 à 6 millions et en tuerons encore un de plus[11] ».

Il fut également un allié du communisme, lui qui disait pourtant en 1920 : En 1920 : « Le bolchevisme est une conspiration mondiale pour le renversement de la civilisation par des Juifs internationaux en majorité[12]». Il déclara ainsi en 1939, alors que Hitler et Staline était officiellement alliés : « La pire folie, que nous ne devons commettre à aucun prix, consisterait à avoir peur et à refuser toute collaboration NATURELLE avec l’URSS ». Le 7 novembre 1945, il déclarait encore : « Les Soviétiques n’ont qu’une parole : je connais aucun autre gouvernement qui respecte ses engagements autant que le gouvernement de l’URSS [13] ». Cependant, le 05/03/1946, il déclara lors du discours de Trenton qu’un « rideau de fer s’est abattu sur l’Europe » et qu’on « avait tué le mauvais cochon ». Staline venait de retourner ses alliances…

Quant aux Français, Churchill restera comme l’homme qui essaya à tout prix de maintenir Blum au pouvoir, Henry Morgenthau Jr. téléphonant le 14 mars 1938 pour informer Paris du soutien financier américain pour les mesures du contrôle des changes du Front Populaire. Churchill et Morgenthau essayèrent de maintenir au pouvoir Léon Blum en vain[14], celui qui lâcha l’armée française à Dunkerque, coula notre flotte désarmée à Mers-el-Kébir, tuant 1297 marins et en blessant 351, qui s’attaqua aux colonies françaises du Sénégal (septembre 1940), de la Syrie (1941) , de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Madagascar (1942) alors que la France de Vichy était neutre et que l’Empire était fermé aux Allemands. Celui qui en 1944, les Anglais multiplièrent les bombardements de villes, y compris sans objectifs militaires (Le Havre, Bruz, Caen). Les ports furent essentiellement visés, forçant les Américains à créer un port artificiel faute d’infrastructure encore en place. Et pour finir, lors de la bataille de Dien Bien Phû en 1954 alors que le gouvernement américain était favorable à l’envoi d’une escadrille, il déclara que « seuls les peuples anglophones devaient être aidés »…

Hristo XIEP

[1] Jerusalem Post, 15/01/1993.

[2] Chambre des Communes, 03/03/1919.

[3] D. IRVING, Churchill, Focal Point Publications, 2001

[4] U. WALENDY, Vérité pour l’Allemagne, VVZ, 2002

[5] Allocution à la BBC citée par H. GRIMM, Woher, warum – aber wohin ?¸ Klosterhaus, 1954.

[6] Churchill cité par Emrys Hughes, Winston Churchill – His Career in War and Peace)

[7] J. FRIEDRICH, L’Incendie, l’Allemagne sous les bombes 1940-45, de Fallois, 2004.

[8] Hamburger Abendblatt, 21/09/1963

[9] Juan Maler, Die Unvollendete, 1991

[10] Discours à la Chambre des Communes, 15/12/1944.

[11] Yalta, 07/02/1945, cité dans Die Jalta Dokumente, Göttingen, 1956.

[12] Illustrated Sunday Herald, 08/02/1920.

[13]  Discours à la Chambre des Communes, 07/11/1945.

[14] The Forced War, Verlag der deutschen Hochschullehrer-Zeitung, 1961.

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3 commentaires

  1. Gabriel Zallas says:

    Comme vous le dites si bien = un triste sire !

  2. Saint-Plaix says:

    Dans son livre de mémoires intitulé : »Comment mon beau père a été manipulé »
    https://www.amazon.fr/dp/2917329793/?tag=idexde0b-21&creative=22950&creativeASIN=2917329793&linkCode=df0
    Curtis Call, le gendre de Franklin Roosevelt, officier démobilisé devenu brooker à Wall Street dans l’entre deux guerres, évoque tous les grands acteurs communautaristes, notamment de la haute finance, qui gravitaient autour de Roosevelt dès avant son élection présidentielle, notamment la personnalité de Bernard Baruch…
    Et c’est là, au détour d’une page, qu’on peut lire que Curtis Dall – présent au « parquet » (la corbeille dirait-on à Paris) de Wall Street le fameux « jeudi noir » de 1929 – y a aperçu… Winston Churchill!
    Il n’était certainement pas là par hasard!

  3. « Dans les faits, Winston est le fils de l’un des nombreux amants de Jenny, probablement le futur roi Edouard. »
    C’est typique de votre style littéraire ; ce qui n’est que probable n’est pas dans les faits. Oui, je le sais, je le sais, mais je parle de vos glissements sinueux.

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