ANACONDA

Bruits de guerre et bruits de bottes: l’OTAN va déployer à partir du 6 juin les forces les plus importantes depuis 1989 en Union européenne, alors que le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg annonce que des « décisions capitales » vont être prises au cours du sommet de l’Alliance atlantique les 8 et 9 juillet à Varsovie en réaction aux « démarches agressives » de la Russie. Cette impression de préparatifs de guerre est renforcée par le général britannique, Sir Richard Shirreff, ex-commandant en chef adjoint de l’OTAN Europe qui a annoncé à la BBC une « plausible » guerre nucléaire avec la Russie pour 2017.

Dans ce contexte de guerre froide, quelles sont les menaces et les forces en présence? 

L’Occident tantôt dénonce les forces russes supérieures aux forces de l’OTAN, afin de débloquer des crédits militaires, et tantôt au contraire couvre de son mépris les forces russes. 

D’abord examinons ce que la guerre de Syrie a révélé sur les capacités russes d’attaque.  Les frappes de missiles Kalibr à partir de navires de la mer Noire ont été les plus impressionnantes. La très convaincante vidéo qui suit montre que ces missiles peuvent être tirés d’un conteneur banalisé, de façon incognito et qu’ils peuvent avoir des intensités diverses en fonctions des besoins. Ces conteneurs peuvent  être chargés, invisibles, sur des camions, ou parmi des conteneurs de marchandises sur des trains ou des navires. Or le missile Kalibr peut frapper dans un rayon de 50 à 4000 km. Il peut aussi transporter une ogive nucléaire. Des missiles qui peuvent donc être déployés n’importe où dans le monde, sur terre, sur mer et dans les air, à bord d’innocents camions de transport civil, de navires porte-conteneurs marchands, ou bien être stockés sur des quais dans n’importe quelle partie du monde. Ils sont quasiment indétectables et prêts à l’emploi.

Découvrez cette excellente vidéo sur le « The Russian 3M-54 Klub missile system »:

Et ce système ne donne qu’une faible idée de la puissance tous azimuts que déploie la Défense russe face aux provocations et rodomontades de l’OTAN. Les sous-marins russes sont les plus indétectables de la planète, le système de paralysie des ondes balistiques ne connaît rien de comparable, alors que les forces de l’OTAN dépendant entièrement de l’électronique. Les USA n’ont jamais vraiment connu de guerre internationale sur leur sol, ce qui, peut-être, les empêchent de prendre la guerre très au sérieux. Mais la Russie qui est aujourd’hui encerclée par l’OTAN tant en Europe qu’en Asie, elle, a connu la plus terrible des guerres sur son sol -et contrairement à la France qui en a connu une très dure en 1914-1918, mais qui l’oublie sous les mascarades de la commémoration de Verdun-, la Russie prend très au sérieux les menaces qui se multiplient du côté occidental. En Europe centrale et en Europe de l’Est les exercices otanesques se multiplient à grand renfort de propagande, comme la plus importante opération militaire qui débutera le 6 juin en Pologne alors qu’une autre opération du même genre vient  de s’achever en mer baltique. La base anti-missile américaine de Roumanie vient à peine d’être inaugurée, qu’une base du même genre s’installe en Pologne. La Russie, à chaque provocation, met en place des dispositifs de riposte équivalents et même supérieurs en face, et ne cesse de moderniser et de renforcer son armée en hommes et en matériel. Ainsi Lorsque le chef du Pentagone, Ashton Carter, annonce que l’Otan envisage de déployer quatre nouveaux bataillons de l’Alliance dans les pays baltes et en Pologne, le ministre de la Défense russe, le général Choïgou déclare aussitôt que trois nouvelles divisions militaires seront créées en Russie pour y faire face.

Les enjeux de la guerre

Les intérêts sont évidemment immenses pour les marchands d’arme, mais cela suffit-il à tout expliquer ? N’y aurait-il pas derrière ces provocations une recherche de solution pour couvrir la faillite du système impérial américain aux abois ? La guerre de 14-18 avait propulsé l’économie américaine, catapultant le pays parmi les plus grandes puissances mondiales. La Seconde guerre mondiale a sauvé les USA de la faillite dans laquelle ils s’étaient enlisés à la fin des années 30 et a hissé le pays à la tête du monde, sans partage, en terme de puissance économique et même militaire. Une grande déflagration mondiale est donc tentante pour les faucons qui s’auto-persuadent, peut-être, que les USA sont à l’abri. Et puis surtout, les USA ne sont menacés par personne, alors qu’ils déploient leurs armes très loin de chez eux. Tandis que la Russie sent son propre sol menacé, elle est donc contrainte de répondre à la menace par la dissuasion et ne cesse donc de s’armer pour maintenir la balance des forces dans un équilibre qui lui soit favorable. Mais il n’est pas du tout certain que cela soit suffisant pour décourager les partisans de la guerre à l’Ouest; inconscients ou cyniques? Difficile de savoir.

Bien entendu dans cette escalade guerrière, difficile de discerner ce qui relève de l’intoxication, ou ce qui relève de l’information sérieuse. Ainsi dans une interview, Stephen Cohen, professeur d’études russes aux universités de Washington et de Princetown,  affirme que son aile droite serait en train de pousser le président Poutine à abandonner sa politique conciliante sur la scène internationale. 

Depuis quelque temps, nous disposons d’indices indiquant qu’une faction clé au sein du Kremlin, qu’on pourrait plus ou moins qualifier de « nationaliste », ressent un profond désenchantement vis-à-vis de la tolérance de Poutine face à la politique de Washington et à ses partisans. Ces gens se situent dans la Banque centrale russe et dans d’autres postes essentiels de la sphère économique. Les nationalistes veulent écarter les partisans de la politique actuelle, et contraindre le gouvernement du premier ministre Dmitri Medvedev, considéré comme trop conciliant avec les Occidentaux, à la démission. Poutine est peut-être extrêmement populaire, mais pas son gouvernement dont la politique économique suscite de nombreuses critiques. L’opposition réclame une mobilisation immédiate de l’armée et de l’économie en vue d’une guerre conventionnelle ou hybride. Il ne s’agit pas là d’évincer Poutine, mais de le pousser à sortir les armes, et à frapper fort.

Ce que cette faction désire, en plus d’une préparation de la Russie à la guerre? Une ligne plus dure en Ukraine, et un rejet des pièges tendus en Syrie par le Secrétaire d’État américain, John Kerry qui s’efforce toujours de pousser Assad vers la sortie, et continue d’appeler les Etats-Unis à soutenir davantage l’opposition syrienne, quitte à ne pas faire de distinction entre « modérés » et djihadistes. Les nationalistes russes considèrent que l’Amérique ne cherche pas vraiment un accord avec la Russie, car elle est en réalité désireuse de piéger Poutine en Syrie. Ce qui pourrait bien être la réalité, comme l’ont exposé Gareth Porter et Elijah Magnier. Explique le professeur Stephen Cohen.

Des gens à la droite de Poutine qui demandent des réactions armées plus vigoureuses, il y en a toujours eu en Russie, ce n’est pas une nouveauté. Particulièrement depuis le coup d’État en Ukraine qui a permis à Washington d’imposer ses intérêts à la direction du pays. Des personnalités s’agiteraient dans ce sens, parmi lesquelles le professeur Cohen nomme « Alexander Bastrykine, chef du Comité d’enquête russe », qui est une sorte de super ministre de la Justice.

La guerre économique générée par les sanctions, la baisse organisée des prix du pétrole et l’attitude agressive de l’OTAN, expliqueraient amplement que ce parti de souverainistes se renforce et renforce son influence auprès de Poutine. De là à en conclure que la politique menée par Vladimir Poutine est en train de basculer, il faudra des signes plus concrets, comme la démission, par exemple, de Dmitri Medvedev, pour le conclure.  Au contraire, le retrait d’une partie des forces russes en Syrie et les avances auprès des USA pour faire guerre commune en Syrie tendraient à prouver le contraire. La Russie généralement élimine d’abord tous les obstacles avant de se lancer. C’est ce qui s’est passé pour son entrée en guerre en Syrie. Lorsque l’échec de la coalition américaine a été clairement démontré, et même avoué du sein de l’armée américaine, la Russie est passée à l’action, c’était en septembre 2015. Actuellement, une nouvelle fois elle a tendu la main en promouvant de larges discussions à Genève et un accord avec les USA, mais ceux-ci n’ont accepté la main tendue que du bout du doigts, tout en tentant de reprendre la main sur le terrain. Jusqu’à quand la Russie maintiendra-t-elle se jeu subtil dans lequel les Occidentaux tentent de la pousser sans cesse contre le mur, alors que par ailleurs, son armée ne cesse de se renforcer ? Voilà la question.

Mais en attendant, le commerce des armes marche à fond, et lorsqu’un des pays producteurs d’armes réussit à placer son matériel dans un autre pays, il rend celui-ci dépendant et donc il étend son influence. Dans la surenchère de l’armement, les guerres locales profitent à tous les pays producteurs d’armes, surtout lorsque ceux-ci sont impliqués dans les conflits, parce que les guerres permettent de tester en grand le matériel. Mais le commerce des armes n’est pas le seul critère à prendre en compte. Le critère de la stabilité intérieure devrait être le premier. Ce qui est le cas de la Russie, Vladimir Poutine a toujours placé au premier rang de ses préoccupations la stabilité intérieure de la Fédération de Russie. Ce qui n’est pas le cas des autorités françaises puisqu’elles n’hésitent pas à attiser la guerre des islamistes en leur fournissant des armes, ce qui a de fortes répercussions en France…

Mais dans le duel entre Washington et Moscou, le professeur Cohen semble plutôt, quant à lui, mettre sa confiance en Poutine pour préserver la paix, et se défier de la politique de Washington pour laquelle la ‘doctrine Wolfowitz‘ est, selon lui, toujours d’actualité, qui préconise en gros, que les USA doivent dominer le monde par tous les moyens. 

Lire aussi: 

Emiliedefresne@medias-presse.info

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33 commentaires

  1. claire says:

    Vladimir le Grand ne fait que défendre son pays contre l’Otan qui a mis des postes militaires prêts a attaquer la Russie , dans les pays qui entourent la Russie .

    L’Otan avec Obama et Clinton qui constament veulent faire croire que Poutine est le Méchant , sont en fête ceux qui souhaite faire disparaître Poutine .

    Poutine les dérange car il est entrain de combattre le Nouvel Ordre Mondial qui souhaite avoir un monde Uni Polaire , dirigé par les Illuminati and Co !

    Poutine veut un Monde Multi Polaire , avec différentes Cultures et Nations , des Démocraties avec les gens libres.

    L’opposé de ce que souhaitent la plupart des autres traites et malfaiteurs de gouvernements comme americains et européens et les autres en Moyen Orient qui produisent les terroristes etc .

    Vive Poutine !
    C’est lui qui va nous sauver SI on peut encore être sauvé!!!!!!!!!!

  2. Quéniart says:

    sans la guerre les ricains ne sont rien,mais là,ils vont regretter de l’avoir voulu,et,ce sera leur alamo avec pleins de morts mais sans aucun survivant de leurs cotés,ces fumistes parlent toujours de paix,mais n’aspire qu’a 1 chose la guerre

    • MDC68 says:

      Il n’y aura pas de conflit frontal.
      Pour la bonne raison qu’aucun des 2 protagonistes ne le souhaite.

      • Marie says:

        C’est aussi ce que je pense. Une guerre frontale ferait tellement de mal que c’est impossible à moins d’être fou ou un salaud de calculateur.

        Mais il n’est pas tout-à-fait impossible que dans la perspective d’éradiquer le surplus de population du globe, certains n’y pensent pas à l’Ouest ? Ceux qui font la politique de l’avortement de l’immigrationnisme et qui font zigouiller avec tellement de décontraction les gens en Syrie et Irak par des islamistes à qui ils ont mis le pied à l’étrier que, pour moi, rien n’est à exclure.

        Eux ils ont de bons abris anti-atomiques… Il leur suffirait d’attendre que l' »orage » passe.

        Il y a tellement de cynisme dans la politique actuellement… Comment savoir où cela s’arrêtera ?

        • Bien d’accord. Faux ou pas les protocoles des sages de Sion détaillent dans un cynisme diaboliquement admirable comment réduire la population mondiale par différents moyens.
          Ces protocoles sont à rapprocher avec les phrases gravées sur le monument de Guidestone de l’état américain du Nébraska ainsi qu’avec toutes les doctrines malthuséennes.

  3. ddaflon says:

    Certe, une 3è GM sera une catastrophe mondiale d’une ampleur sans précédent et toute l’humanité en souffrirait intensément. Seuls des fous à lier pourraient la souhaiter et la declancher.
    Néanmoins, ceux ci devraient y réfléchir à deux fois (et même plus). Jusqu’à présent, aucune nation n’a pu vaincre la Russie à cause de l’immensité de son territoire et du patriotisme fanatique (dans le bon sens du terme) de son peuple. Je doute fort que la majorité du peuple américain est envie d’affronter la Russie. Sans compter quelle a de nombreux amis dans beaucoup pays prêts à lutter à ses côtés contre ce qui prend de plus en plus l’aspect d’un monstre cynique et sanguinaire : l’empire capitaliste mondialiste américain, contre qui tous les démocrates patriotes du monde vont se retourner.

    • claire says:

      Les américains ne veulent surtout pas d’une guerre !
      MAIS c’est pas eux qui décident !
      Ce sont ces gouvernements et politiques de traites Lèche Cul des Sorros Rotchild , de l’Élite qui dirigent le Monde , qui en ont rien a foutre de la souffrancedu monde !!!!

      Ces sataniques veulent que le monde devienne une grande surface OÙ ils auront leur marché ET où les habitants de la Terre seront leurs esclaves

      C’est eux que Poutine dérange ET ils sontprêts a attaquer la Russie .
      J’ai appris que Sorros , qui finance les Without Border , avait financé la candidature de Hussain Obama !
      Réfléchissez , ce même Sorros veut qu’on prenne tous les migrants en Europe , il financece ces organisations qui aident les migrants a nous envahir !

      Il fait partie de groupe que Poutine dérange , vous pensez bien qu’il aimerait se débarrasser de la Russie de Vladimir Poutine .
      Pourquoi Obama est constament après Poutine?!

      Pour ceux qui parlent anglais , faites vos recherches , sur Utube il y a beaucoup de documents .
      Infowars est un chaine Utube considérée comme le numéro 1 des sites de Résistance ici aux US .

  4. MDC68 says:

    « aucune nation n’a pu vaincre la Russie » => C’est valable pour les Etats Unis également.

    « Je doute fort que la majorité du peuple américain est envie d’affronter la Russie » La majorité du peuple russe ne doit certainement pas avoir envie d’affronter les USA non plus

    • François says:

      C’est certain que les Russes n’ont pas envie d’affronter les USA. Mais les autorités russes ne vont pas non plus installer leurs missiles au Mexique.

      Que les Américains rentrent chez eux, ils ont eux aussi un vaste pays, et tout le monde sera content.

      Je viens de suivre une émission sur LCP dont les divers invités expliquaient combien l’Allemagne est dépendante des USA: elle a confié sa défense aux USA, économiquement c’est son premier pays d’importation et de grandes firmes allemandes sont installées aux states. D’où sa politique immigrationniste, les frontières de l’UE non protégées et la trahison (c’est moi qui le dit) de ses accords avec Erdogan. Or la France a abandonné tout cela dans les mains de Merkel et donc des USA.

      De plus l’Allemagne n’avait pas intérêts aux sanctions contre la Russie mais elle a obéi à Washington entrainant avec elle le toutou Hollande.

      Ils ont insisté pour dire que la notion de « couple » franco-allemand n’existe pas en Allemagne, où il n’est question que de partenariat. Et ils auraient aimé que la France emploie des termes adéquats au lieu de celui-ci.

      Là ils m’ont carrément fait plaisir, parce que ce terme est une horreur.

      Tout cela nous le savons, mais c’était curieux de l’entendre reconnu par des gens du système. Et encore, c’était clair qu’ils ne voulaient pas trop critiquer Angela Merkel. Certains la défendaient malgré tout.

    • Tchetnik says:

      « C’est valable pour les Etats Unis également. »

      -Les USA vaincus par les Anglais en 1812, les Viets en 1975, qui ne savent pas vaincre quelques sauvages en robes de chambres équipés de matos de la Deuxième GM…

      « Je doute fort que la majorité du peuple américain est envie d’affronter la Russie » La majorité du peuple russe ne doit certainement pas avoir envie d’affronter les USA non plus »

      -La différence est que eux y sont prêts. Et savent pourquoi ils se battraient. Pour leurs familles, leurs nations…comme en 1380, 1612, 1812,en 1941…

      • MDC68 says:

        Comme la guerre russo-japonaise (1904-1905) ou l’Afghanistan (1979-1989).

        • François says:

          Justement la guerre avec le Japon et la guerre d’Afghanistan n’étaient pas des guerres dans lesquelles le sort de la Russie était engagée. En Europe, la Russie blanche, la Russie orthodoxe, la Russie historique est directement visée. C’est le pré-carrée, comme en 1941 ou en 1812, etc.

          • MDC68 says:

            Le Vietnam non plus n’a pas engagé le sort des États-Unis.

            La question qui faudrait se poser, c’est pourquoi elle se retrouve « encerclée »

            Les anciens pays du bloc de l’Est auraient pu faire le choix de rester neutres.

            Mais ils ont décidé d’adhérer à l’Otan. Le souvenir qui ont laissé les troupes soviétiques expliquant logiquement cela.

            Et aucun de ceux qui y sont n’ont pour le moment manifester l’envie de partir.

            De la même façon que je je crois que jamais les Américains n’attaqueront la Russie, jamais les Russes n’attaqueront les américains. Ni sur le théâtre européen ni ailleurs.

            Les uns comme les autres n’y ont aucun intérêt.

            Ce qui à mon avis est très suivi au Kremlin, c’est plutôt l’évolution de la situation des pays en Europe qui n’en font pas partie.
            Par exemple la Suède et surtout la Finlande.

        • Tchetnik says:

          …Et ils se sont rattrapés à Khalkin Göl en 39.

          L’Afghanistan n’a pas été une défaite et à la différence des Russes, les USA n’ont jamais connu une invasion sur leur sol et n’ont pas eu à sa battre pour leurs famille. Ils préfèrent en général engager la vie des autres.

          La guerre qui leur a été la plus coûteuse reste la Guerre entre les Etats, avec 610 000 morts.

          Guerre qui peut toujours remettre couts du reste.

          • MDC68 says:

             » Ils préfèrent en général engager la vie des autres. »
            Ils sont venus en 1917 et en 1941.

            C’est vrai qu’ils ne se sont pas battus pour eux. Ils se sont battus pour les autres.

            • Tchetnik says:

              1917: 2000 000 de soldats en France, moins de 200 000 sur le front avec des matériels lourds Français pour l’essentiel. Payés très cher avec l’or Européen.

              1941: 417000 morts contre 27 millions pour l’Union Soviétique, un territoire et une industrie épargnés, ce pour éteindre un incendie qu’ils avaient largement contribué à allumer en soutenant et Lénine, et Hitler.

              Deux interventions mercenaires, en effet. Pas de quoi les faire entrer à la table Ronde. Le mythe du soldat Ryan, plus personne de sérieux n’y croit.

              • MDC68 says:

                Question soutien à Hitler, le pacte germano-soviétique a montré de quel coté penchaient les soviétiques.

                Jusqu’en juillet 1941 çà ne les a beaucoup gêner de soutenir le régime nazi.

                Sans compter l’aide aux Soviétiques via les convois de l’Arctique. Et sans lequel le simple courage n’aurait pas suffi.

                • François says:

                  Vous nous ramenez sans cesse à l’URSS qui est morte. On s’en moque de l’URSS, elle a vécu 70 ans et c’est FINI. Tandis qu’il n’y a eu aucune rupture de régime aux USA depuis leur fondation. Continuité dans leur aspirations hégémoniques et dans leur domination par les banques, les médias et par la force.

                  Vive la Russie! Nous avons besoin d’une alliance avec la Russie telle qu’elle est aujourd’hui, pour nous libérer du joug atlantiste.

                  « US GO HOME! » C’est sous ce slogan que les gens de l’Europe entière manifestaient dans les années 70-80-90 et ça continue par Internet aujourd’hui.

                  • MDC68 says:

                    On peut dire que çà se bouscule au portillon pour faire alliance avec la Russie.

                    J’attends toujours un départ en masse des membres européens actuels.

            • François says:

              Ce sont eux qui ont allumés les guerres et ils se sont enrichis dessus en y laissant très peu de morts…

              La révolution bolchévique ? Qui était derrière ? Les USA et leurs maîtres de la Haute Banque. Les centaines de milliers de malheureux chevaux de la guerre de 14-18, qui les a vendu ? Les USA! Et le reste! Ils ont toujours prospéré sur les guerres en Europe!

              Idem pour la seconde guerre. Sans les banquiers siono-américains, l’Allemagne n’aurait jamais été dans un état économique de délabrement comme elle l’a été ce qui a amené Hitler. Ensuite les USA jusqu’en 1941 ont pactisé avec Hitler et Staline.

              Cela est très bien dit dans l’article d’Emilie Defresne, mais un peu rapidement.

              Avec toutes les bombes qu’ils ont déversés sur la France en 1945 (et sur les centres-villes!!!) il ne manquerait plus qu’on leur dise merci en plus!

              • MDC68 says:

                En cherchant bien vous les trouverez surement derrière l’iceberg que le Titanic a heurté.

  5. Vous avez raison sur le fond, la guerre aura lieu. Seule petite nuance, elle ne s’enclenchera pas sur les provocations, puisque la Russie n’y réagit pas. Ces provocations servent à chauffer les opinions et les politiciens européens mais ensuite viendra une attaque frontale.

    • Emilie Defresne says:

      Je suis d’accord avec vous, la guerre frontale, si elle doit avoir lieu, ne s’enclenchera pas sur des provocations contre la Russie qui n’y répond pas.
      Mais une guerre frontale serait lourde de conséquences comme jamais, Je pense donc plutôt à guerre non conventionnelle qui pourrait prendre différentes formes.

      Si une guerre frontale était déclarée, ce ne pourrait être que pour raser la terre. Le pire n’étant pas à exclure dans le climat de cynisme qui agite certains milieux atlantistes. Et puis Jésus n’a-t-il pas prédit la fin du monde ?

  6. Guy de la Croix says:

    Oui , oui , mais sachons que nos vrais ennemis se trouvent aux USA et ont toujours les commandes mondialistes et surtout tiennent pieds et mains liées les gouvernements fantoches européens , Merkel en tête suivie par le connard débile Hollande et tous les autres pays membres de la Communauté Européenne tenue par le fric américain, excepté la Hongrie d’Orban qui résiste et donne l’exemple avec la Pologne, la Slovaquie , la Tchéquie et bientôt l’Autriche… il ne restera plus dans la » Désunion Européenne  »que la France et l’Allemagne.. dirigée par cette apparatchik communiste de Merkel collabo d’Erdogan

    Il est urgent de foutre l’Otan hors d’Europe et sortir de l’U-E , de l’EUR et toute cette saloperie de partis politiques ramassis de criminels soumis aux juifs américains et Israël…

  7. Maître Cube says:

    Il n’y aura certainement pas de confrontation frontale, sauf si le troisième larron en cheville avec Satan les y contraint grâce à l’un des coups fourrés favoris dont il s’est fait une spécialité : un événement gravissime sous fausse bannière dans des villes ou capitales.

    Comme c’est vraisemblablement ce qui va se produire, prions pour les USA. D’après William Engdahl, les Russes mettrons en services des bombes H de 100 mégatonnes, et leurs missiles intercontinentaux ne sont plus à 100% balistiques, mais changent continuellement de trajectoire. Par ailleurs, leur projet Status-6 laisse supposer qu’ils prévoient de provoquer de gigantesques tsunamis pour ravager les côtes des USA.
    http://journal-neo.org/2016/06/04/washington-military-planners-have-gone-mad-2/

    • Chouanne says:

      Il ne faut pas écouter outre mesure ce que disent les Américains sur les projets russes en cas de guerre. Ce sont eux qui ont expérimenté sur des populations civiles des bombes atomiques et personne d’autre et notamment pas la Russie. En 1991 le président de l’URSS (Gorbachev) a préféré poser les armes plutôt qu’employer un arsenal nucléaire phénoménal dont il disposait, ce qui aurait permis, peut-être à l’URSS, de finalement gagner la guerre…

      Aujourd’hui, c’est vrai ils sont beaucoup mieux armés et peuvent à partir du coeur de la Russie détruire les USA, sans se déplacer. Mais cela ne correspond pas du tout à la philosophie de Poutine. Et la Russie a d’autres puissants moyens de mettre les USA à genoux, sans passer par le destruction totale.

      Malheureusement, en cas de guerre USA contre Russie, n’oublions pas que la France serait du mauvais côté.

      • MDC68 says:

        Vous savez en 1991 l’URSS s’est écroulé toute seule. Il n’y a pas eu de guerre.
        Et même à l’époque ils étaient capables de détruire les USA sans se déplacer.
        Mais il ne le feront pas.
        Pas pour que question de philosophie mais parce que la riposte américaine les détruirait aussi.

        • François says:

          Qui vous dit qu’il y a eu une guerre en 1991 ? Il n’y a pas eu de guerre conventionnelle, mais la fin de la guerre froide. Et plutôt que faire comme les USA qui déclenchent des guerres pour se sortir de la panade, l’URSS a préféré faire des concessions pour sceller la fin de la guerre froide.

          Ce qui est d’ailleurs considéré comme une trahison de Gorbachev par la plupart des Russes; Gorbachev qui s’était laissé séduire par les USA et peut-être rémunérer par la CIA… On en a beaucoup parlé. Comme Merkel d’ailleurs.

          D’ailleurs, la capitulation de l’URSS n’a pas été une bonne chose du tout pour la France. Depuis les USA se sont emparés de l’UE et ont pénétré les neurones de Merkel qui elle-même domine le reste de l’UE.

          Avec la chute du mur de Berlin la France a perdu son leadership en UE. Et les USA ont étendu leur domaine et ne connaissent désormais plus de limites.

          • MDC68 says:

            L’URSS n’a pas fait de concessions.
            Elle s’est effondrée. Une victoire par forfait en quelque sorte.

            C’est assez drôle d’ailleurs, le bloc de l’Est à commencé avec le blocus de Berlin en 1948. Et s’est effondré toujours à Berlin avec la chute du muer en 1989.

            Concernant la rémunération de Gorbatchev par la CIA là j’avoue que vous en savez plus que moi.

            • François says:

              Mais vous ne tenez pas compte de ce que je vous écris, alors c’est un dialoque de sourd.

              Justement! L’URSS s’est éffondrée parce qu’elle a pris le partie de s’effondrer plutôt que de combattre, ce qui était une option pour elle avec un armement phénoménal qui le lui permettait. C’est ce que font les USA.

              Enfin, la Crimée est un excellent contre-exemple de ce que vous ne cessez d’affirmer, puisqu’à 80% la population qui avait le choix a rejoint la Russie.

              Les questions du référendum étaient:

              A – Voulez-vous l’indépendance de la Crimée ?

              B – Voulez-vous le rattachement de la Crimée à la Russie ?

              Plus de 80% ont choisi le rattachement.

              Quand on donne le choix AUJOURD’HUI aux populations, elles ne choisissent pas l’OTAN.

              • Tchetnik says:

                On peut ajouter l’Arménie qui est plutôt contente d’abriter deux bases Russes, sait se montrer reconnaissante aux Russes de l’avoir sauvée en 1915, ainsi que toutes les républiques du Turkestan dont les ressortissants sont plus pressés d’aller travailler en Russie qu’ils ne l’ont été pour déclarer leur indépendance.

              • MDC68 says:

                Je parlai des anciens pays du pacte de Varsovie.

                Votre référendum me rappelle les résultats des élections au temps de l’URSS.

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