Martin_LutherQui est vraiment Luther, cet hérétique réhabilité par la Rome conciliaire ? Car au delà de volonté gentillette de fermer des querelles que certains considèrent comme d’un autre âge, il convient de rappeler qui fut Luther et quelle fut son action. A l’heure où le pape François réhabilite de fait celui qui divisa la chrétienté, il est nécessaire de redire la pensée profondément anti-chrétienne de ce moine défroqué. La Porte Latine vient de publier deux excellents articles des abbés Célier et Legrand de la FSSPX, faisant le point sur Luther. Dans une première partie l’abbé Célier fait le résumé de sa vie et notamment de son évolution théologique, puis l’abbé Legrand expose la doctrine du fondateur du protestantisme.

Mgr Lefebvre et bien d’autre avait parlé avec la révolution du concile Vatican II de protestantisation de l’Eglise : il n’y a plus un doute, ce n’est même plus un avis, le Vatican montre ainsi par lui-même qu’il s’agit d’une terrible réalité.

1ère partie : Sa vie, par l’abbé Grégoire Celier

En 2017, va être célébré le cinq centième anniversaire de l’affichage par le moine augustin Martin Luther, sur une église de Wittemberg, de 95 thèses qui, en particulier, condamnent la pratique des indulgences, telle que l’enseigne l’Église, mais également d’autres points touchant à la foi, comme le Purgatoire.

Cet acte public est considéré usuellement comme le début de ce qu’on appelle communément, mais faussement, la « Réforme », alors qu’il s’agit en vérité d’une révolution, d’une destruction de la véritable foi, d’une apostasie et d’une révolte contre Dieu et Notre Seigneur. Dès 1517, en réalité, et malgré les péripéties qui suivront, Martin Luther a rompu de cœur avec l’Église du Christ, et ne suit plus que ses vues personnelles erronées et diaboliques.

Pourtant, Martin Luther fut auparavant un moine pieux et zélé. Né en 1483 d’une bonne famille chrétienne, Martin est attiré très tôt par la religion, le rapport avec Dieu, plus tard la théologie. Alors que son père souhaite qu’il devienne juriste, il décide de se faire moine augustin, entrant dans cet ordre en 1505. Ordonné prêtre en 1507 (il était déjà diplômé en philosophie), il obtient le doctorat en théologie en 1512. A partir de cette date, sa vie sera celle d’un enseignant et d’un prédicateur.

Luther avait reçu une formation assez poussée, et il a certainement été influencé sur le plan intellectuel par la lecture de plusieurs grands auteurs, qu’il s’agisse d’Aristote, de Guillaume d’Ockham ou de Gabriel Biel. Mais il est clair que Luther recevait ces influences selon son propre tempérament, qui était très affirmé, comme sa carrière subséquente le montrera. Il est donc peu probable que le contact avec ces écrivains ait réellement été déterminant dans son évolution.

En réalité, c’est par rapport à lui-même, sur la base de sa vie intérieure personnelle, de son expérience spirituelle intime, que Luther va bâtir un nouveau système religieux, qui n’aura plus rien à voir avec l’enseignement de l’Église, ni avec la vérité du christianisme.

Luther était doté un tempérament riche et passionné, celui qui fait les grands hommes quand ceux qui le possèdent acceptent de le mettre au service de la vérité et du bien. Mais le corollaire d’un tel tempérament, ce sont évidemment de fortes tentations. Luther était l’objet de telles tentations, sans doute en ce qui le concerne tentations contre la chasteté, attrait pour la bonne chère, propension à la colère, esprit d’indépendance, penchant à l’orgueil. Lorsqu’on affronte ces tentations et qu’avec la grâce du Christ on les surmonte, non seulement elles ne nous font pas déchoir, mais ce combat nous vaut des mérites, et la puissance de la passion maîtrisée vient donner de l’énergie à l’homme. C’est en ce sens que la parole de Hegel est fondée : « Rien de grand ne s’est fait sans passion ».

Mais Luther souffre des assauts de ces tentations, même s’il les repousse. Il voudrait, comme saint Pierre lors de la Transfiguration, être déjà parvenu à la vie céleste, avoir déjà « revêtu le Christ », se trouver dès maintenant dans un état de rectitude parfaite qui n’appartient pas à cette vie terrestre, sauf exceptions très particulières. Une certaine obsession du salut l’envahit, plus exactement l’obsession de la certitude de son salut : et parce que les tentations continuent à le harceler, créant chez lui un sentiment de culpabilité, il finit en quelque sorte par désespérer de la vie chrétienne, de l’efficacité de la grâce et des moyens ordinaires de la recevoir et de la conserver (prières, sacrements, jeûnes, etc.).

En 1515, il commence, dans le cadre de son enseignement, à commenter les épîtres de saint Paul, et notamment la première d’entre elles selon l’ordre de la Bible, l’épître aux Romains, d’une immense richesse, d’une fulgurance incroyable, mais aussi d’une difficulté redoutable de compréhension. A partir de ce qu’il croit comprendre de ce texte, uniquement selon son sens propre et sans se référer à la tradition ecclésiastique, en fonction de son problème intérieur (« Puis-je être sauvé alors que je ressens encore des tentations ? »), Martin Luther élabore une nouvelle théologie chrétienne qui, dès ce moment, est radicalement incompatible avec celle de l’Église catholique, même si la rupture extérieure et publique va prendre un certain temps.

Selon la doctrine catholique, en effet, grâce aux mérites du Christ, l’homme qui accepte la Révélation divine par la foi et qui, mû par l’espérance du salut divin, veut se repentir de ses péchés et se tourner vers Dieu, obtient par la grâce que ses péchés lui soient ôtés, que son âme soit régénérée et sanctifiée en sorte qu’il devient, selon le mot de saint Pierre, « participant de la nature divine » (2 P 1, 4). Le chrétien qui vit de la charité est donc, ainsi que le dit souvent saint Paul, un « saint », parce qu’il a été purifié, transformé, sanctifié intérieurement, et qu’il est devenu réellement l’ami de Dieu par une ressemblance effective et stable. Et, étant l’ami de Dieu, il fait spontanément les œuvres de Dieu, les bonnes œuvres de la vertu, qui lui méritent, par la grâce du Christ présente en lui, le salut du Paradis.

Luther rejette cette vérité. Pour lui, selon qu’il le ressent psychologiquement, le fait d’avoir embrassé la foi et la vie chrétienne n’ôte pas de l’âme le péché [en réalité, il s’agit de la tentation, qui n’est pas péché si l’on n’y consent point]. Pour Luther, le chrétien reste, en fait, toujours pécheur et ennemi de Dieu, son âme demeure tout à fait corrompue. Mais comme le Christ a mérité par le sacrifice de la croix le salut pour les hommes, si par la « foi » (qui consiste selon Luther en une confiance dans ce salut obtenu par le Christ), je crois fermement que je suis sauvé, alors le manteau des mérites du Christ recouvre les souillures de mon âme, et le Père, voyant ce manteau sur moi (grâce à la « foi-confiance »), m’agrée pour le Paradis. Les bonnes œuvres n’ont donc aucun pouvoir de mérite, puisque l’homme reste toujours pécheur intérieurement, mais elles encouragent simplement le chrétien à persévérer dans la « foi-confiance ».

Tel est le cœur de ce que Luther appelle « la vérité de l’Évangile ». De là découle naturellement le reste de son système. Et en premier lieu, la remise en cause de l’Église institutionnelle. Celle-ci n’est pas divine, d’abord parce qu’elle prétend que l’homme peut se sauver par les bonnes œuvres, alors que, comme Luther en a fait l’expérience décevante dans la vie monastique, ces bonnes œuvres sont incapables d’ôter le péché [en réalité, redisons-le, il s’agit de la tentation, qui n’est pas péché si l’on n’y consent point] ; ensuite parce qu’elle a abandonné la « vérité de l’Évangile », à savoir le salut par la seule « foi-confiance ».

Par circularité, ce rejet de l’Église justifie la démarche luthérienne, à qui l’on pourrait reprocher d’inventer selon son esprit propre un nouvel Évangile, ce qui est la définition même de l’hérétique. Mais puisque l’Église elle-même a trahi la « vérité de l’Évangile », il est logique et nécessaire que Luther, par un « libre examen » de l’Écriture, retrouve cette vérité et la transmette au peuple de Dieu égaré par une hiérarchie illégitime. « A moins qu’on ne me convainque de mon erreur par des attestations de l’Écriture ou par des raisons évidentes — car je ne crois ni au pape ni aux conciles seuls puisqu’il est évident qu’ils se sont souvent trompés et contredits — je suis lié par les textes de l’Écriture que j’ai cités, et ma conscience est captive de la Parole de Dieu ; je ne peux ni ne veux me rétracter en rien » (déclaration de 1521 devant la Diète de Worms présidée par Charles-Quint).

Puisque l’âme du chrétien n’est pas transformée par la grâce, les sacrements n’opèrent plus rien de réel en elle, et donc l’adage classique : « Les sacrements opèrent ce qu’ils signifient » perd tout sens. En vérité, les sacrements se contentent de signifier la « foi-confiance » et de la réchauffer. Et donc, ne doivent être conservés que les sacrements qui produisent cet effet psychologique.

Pour la même raison, la messe, renouvellement non sanglant du sacrifice du Christ, qui nous en applique quotidiennement les mérites, perd toute signification. Seul sera conservé un mémorial de la Cène, pour nous faire souvenir de l’unique sacrifice du Christ sur la croix et raviver notre foi-confiance en sa rédemption.

Toutefois, Luther ne se contente pas cette mise à l’écart de la messe. Prêtre en rupture de ban, moine infidèle à ses vœux, il développe une haine véritablement pathologique à l’égard du saint sacrifice. Ses mots à ce sujets sont effrayants, et finiraient par faire croire qu’il était possédé du démon : « La messe, déclare-t-il en 1521, est la plus grande et la plus horrible des abominations papistes ; la queue du dragon de l’Apocalypse ; elle a déversée sur l’Église des impuretés et des ordures sans nom ». Et il renchérissait en 1524 : « Oui, je le dis : toutes les maisons de prostitution, que pourtant Dieu a sévèrement condamnées, tous les homicides, meurtres, vols et adultères sont moins nuisibles que l’abomination de la messe papiste ». Et, avec beaucoup de lucidité, il concluait : « Si la messe tombe, la papauté s’écroule ».

Puisque l’Église institution (ce que Luther appelle avec mépris « la papauté ») n’existe plus comme prolongement du Christ, le croyant (par la foi-confiance) se trouve seul devant Dieu. Il est éclairé extérieurement par la Bible (qu’il doit évidemment lire personnellement, d’où la nécessité de Bibles en langue vulgaire), et intérieurement par le Saint-Esprit qui lui permet de discerner dans la Bible ce qui convient à sa vie chrétienne. Comme l’écrit justement Boileau, « tout protestant fut pape, une Bible à la main ».

Puisque la « hiérarchie », étymologiquement le « pouvoir sacré », de l’Église est aboli par Luther, ses successeurs remettront en cause progressivement les autres pouvoirs humains : le protestantisme est d’essence révolutionnaire. Par ailleurs, chacun étant renvoyé à sa propre intériorité, sans médiation ecclésiale, il est logique de séparer radicalement la vie religieuse de la vie politique, par la laïcisation. Il n’est donc pas étonnant que, dans l’établissement de la République laïque en France, dans la mise en place de l’école sans Dieu, dans la montée de l’anticléricalisme et finalement dans la réalisation de la séparation radicale de l’Église et de l’État, on trouve nombre de protestants, au premier rang desquels Ferdinand Buisson, le principal collaborateur de Jules Ferry.

Les bonnes œuvres, notamment les vœux monastiques, étant inutiles et trompeuses, Luther se laïcise et, dès 1525, se marie avec une ancienne religieuse, Catherine de Bora, dont il aura six enfants. D’une façon générale, l’essentiel n’est pas d’éviter le péché, de combattre les tentations (c’est ce qu’a fait Luther durant sa période catholique, mais il estime, à tort, qu’il a échoué), puisque de toute façon l’homme reste intérieurement pécheur. Ce qui compte, c’est de s’agripper au manteau des mérites du Christ pour s’en envelopper et échapper ainsi, quoique toujours ennemi de Dieu, à la colère divine, Dieu voyant sur nous les mérites de son Fils bien-aimé. C’est tout le sens de la maxime de Luther à son ami et biographe Philippe Mélanchthon, dans sa lettre du 1er août 1521 : Pecca fortiter, sed fortius crede (« Pèche fortement, mais crois plus fortement encore »).

L’Église catholique est pour sa part, aux yeux de Luther, « la grande prostituée de Babylone », et il faut l’attaquer et l’annihiler par tous les moyens. Luther va ainsi multiplier les pamphlets orduriers, et ses disciples vont détruire systématiquement les monuments catholiques, torturer et assassiner les évêques, les prêtres, les religieux et de très nombreux fidèles, sans compter les guerres atroces qu’ils déclencheront.

Lorsque Martin Luther meurt, le 18 février 1546, l’Europe est à feu et à sang pour de longues années, à cause de lui. Des millions d’âmes ont apostasié de la foi catholique et quitté la voie du salut en raison de ses fausses doctrines et de ses exemples pernicieux.

Même si l’Église va connaître, dans les années qui vont suivre, un magnifique renouveau grâce à une pléiade de saints et au grand mouvement réformateur dont le concile de Trente est le symbole ; même si d’immenses foules vont entrer dans l’Église grâce à un splendide travail missionnaire ; malheureusement, des nations entières, aveuglées, auront suivi les erreurs et mensonges de l’ancien moine augustin et ne reviendront pas à la vérité salutaire.

Luther aura ainsi vraiment été l’ennemi de la grâce du Christ, qu’il prétendait pourtant honorer. Ce qui nous sépare de lui est donc beaucoup plus important que ce qui pourrait nous unir à lui. C’est pourquoi aucun catholique conscient de ce qu’il doit au Christ et à l’Église ne pourra jamais louer ou honorer Luther.

Abbé Grégoire CELIER, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

2nd partie – L’hérétique

Le protestantisme se présente à nous sous de multiples visages : luthérianisme, calvinisme, anglicanisme, pentecôtisme, mouvements évangéliques, etc. cette diversité est la conséquence nécessaire du principe premier du protestantisme, à savoir le libre examen, qui permet au croyant d’interpréter par lui-même la sainte Ecriture, selon ses propres lumières.

Il est cependant possible de trouver des points communs entre tous ces protestants. D’abord, ils sont unis dans le rejet commun (protestation d’où « protestant ») de certains dogmes et certaines doctrines catholiques. Ensuite, il existe aussi une certaine union entre eux, dans les principes généraux qu’ils utilisent pour combler le vide laissé par cette destruction des principes catholiques. Nous sommes en effet, avec le protestantisme, dans une œuvre éminemment révolutionnaire, détruisant ce qui existe, pour bâtir un monde nouveau sur les ruines de l’ancien.

Le protestantisme est essentiellement une rupture avec le catholicisme, dont on considère généralement l’origine historique à la publication des 95 thèses de Luther, le 31 octobre 1517. Ce sont dans les explications que Luther donnera à ces thèses assez rapidement qu’apparaissent les points de cristallisation de cette rupture. En effet, « un triple refus caractérise le désaccord entre les protestants et Rome. Ce triple refus peut être exprimé dans une formule lapidaire : un homme, une femme, une chose ; à savoir : le pape, Marie, la messe » (L. Gagnebin, Qu’est-ce que le protestantisme ? Trois définitions possibles »  in : L. Gagnebin et A. Gounelle, Le protestantisme ? Ce qu’il est. Ce qu’il n’est pas. Carrières-sous-Poissy, La Cause, 1990, p. 9)

Refus du pape : dans ce refus, c’est toute l’Eglise catholique que les protestants refusent, avec sa visibilité, sa hiérarchie ; son chef unique (puisque l’Eglise est monarchique), le pape, successeur de saint Pierre, représentant de Notre Seigneur.

Refus de Marie : ce que les protestants refusent, ce n’est pas la maternité de Marie, ni même sa virginité, car « la majorité des protestants souscrivent à l’idée biblique de la virginité mariale. » (G. Monet, Modernités et protestantismes, Université Marc Bloch, faculté de théologie protestante de Strasbourg, 2006). Le refus est celui du culte marial, comme tout le culte des saints d’ailleurs. Les catholiques, selon les protestants, déifient Marie et la transforment en déesse. Cette accusation rejoint leur refus d’admettre d’autres médiateurs que le Christ. Certes, Notre Seigneur est l’unique Médiateur entre Dieu et les hommes, mais cela n’implique pas l’absence d’autres médiateurs, agissant sous la dépendance et par la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est d’ailleurs ce qui se passa aux Noces de Cana : Notre Seigneur intervint à la prière de sa sainte Mère.

Refus de la Messe : le débat ne porte pas seulement ou essentiellement sur « la présence réelle de Christ dans le sacrement de la Cène, qui, il est vrai, est fort débattue, y compris à l’intérieur du protestantisme » (G. Monet, ib.). C’est surtout sur la notion de Sacrifice et de sacrifice propitiatoire que les protestants butent. Pour eux, il n’y a qu’un sacrifice, celui de Jésus sur la Croix, qui ne peut être renouvelé. Il y a chez eux une triple erreur sur la Messe :

1 – Négation du caractère sacrificiel de la Messe, qui ne serait qu’un simple mémorial de la Passion pour instruire les fidèles et leur rappeler le sacrifice du Calvaire, afin de provoquer un acte de Foi (si Luther parle de sacrifice, c’est uniquement dans le sens de sacrifice de louanges et d’action de grâces) ;

2 – Négation de la Transsubstantiation (conversion instantanée de toute la substance du pain et du vin en celle du Corps et du Sang du Christ, de telle sorte qu’il ne demeure rien de la substance précédente et uniquement les accidents) ;

3 – Négation du sacerdoce particulier du prêtre, qui ne serait qu’un président d’assemblée qui n’agit plus « in persona Christi ».

Ce triple refus caractérise le protestantisme du point de vue de son opposition au catholicisme. Mais si le protestantisme est bien d’abord une protestation contre la doctrine catholique, la place laissée libre par la destruction de ces principes catholiques, n’est pas restée libre longtemps. Rapidement, Luther et ses coreligionnaires, dans les controverses avec les catholiques, ont dû affirmer et préciser leur position doctrinale, montrant ainsi ce que l’on peut appeler les principes généraux communs à tous les protestantismes. Ces principes peuvent être résumés là aussi dans une formule lapidaire : la grâce seule, la foi seule, Dieu seul, l’Ecriture seule.

La grâce seule : la conception protestante et fausse de la grâce découle de leur conception du péché originel. Selon Luther, par suite du péché originel, le naturel ne reste pas intègre mais est essentiellement et intrinsèquement corrompue. Le libre arbitre est totalement corrompu et anéanti ; l’homme ne peut pas ne pas pécher. Selon Luther, la grâce est certes nécessaire pour obtenir le salut. Mais elle n’est pas donnée pour que l’homme évite le péché et soit intrinsèquement justifié. Les péchés ne sont pas effacés et demeurent dans l’âme du pécheur. La grâce permet seulement que ces péchés ne sont plus imputés au pécheur mais seraient comme ignorés de Dieu et cependant toujours bien présents. Finalement le péché serait plus fort que Dieu. La sainteté, au sens catholique du terme, est inconcevable.

La foi seule : selon les protestants, la justification s’opère par la seule foi, celle-ci étant un acte de confiance aveugle par lequel le croyant est persuadé que Dieu le justifie en  lui imputant les mérites du Christ. Cette justification par la foi seule est liée intimement avec un autre dogme protestant, celui de la prédestination : Dieu a décidé de sauver qui il veut, par sa seule puissance, indépendamment de toute activité collaboratrice du libre-arbitre (qui, nous l’avons vu, est totalement corrompu selon les protestants). Donc, la foi seule suffit, sans les œuvres ; ou bien, s’il  y a les œuvres, celles-ci ne sont là que pour attester que Dieu a prédestiné au Ciel celui qui agit bien.

Dieu seul : les protestants ont une fausse conception des rapports de l’âme avec Dieu. Tout se passe entre le croyant et Dieu, sans aucun intermédiaire. Pas de hiérarchie, pas de communion des saints. Le protestant est constamment illuminé intérieurement par le Saint-Esprit qui lui donne la conviction d’être dans le vrai : en matière religieuse, il n’y a pas d’autorité, pas d’intermédiaire, mais pleine liberté. La dévotion aux saints est impensable pour un protestant, et le culte rendu à la Très Sainte Vierge est quelque chose non seulement d’inutile mais de blasphématoire, dans la mesure où il signifierait l’insuffisance de l’unique médiation du Christ.

L’Ecriture seule : puisque, selon les protestants, Dieu donne le salut sans passer par les causes secondes, tout croyant puisera directement à l’unique source de la sainte Ecriture, sans avoir besoin de la Tradition orale et de l’interprétation donnée par le Magistère de l’Eglise. C’est le libre examen, cette doctrine essentielle aux protestantismes, selon laquelle le croyant interprète lui-même l’Ecriture, cette interprétation étant supposée faite sous l’inspiration du Saint-Esprit. « Entre les risques de l’autorité, aboutissant aux privilèges exorbitants de l’infaillibilité pontificale, et ceux de la liberté, aboutissant parfois aux privilèges excessifs du libre examen, le protestantisme a choisi, une fois pour toutes, les risques de la liberté » (L. Gagnebin, ib.). Paul VI, lui-même, donna son avis sur ce principe infiltrant l’Eglise catholique (audience du 24 septembre 1969) : « on prétend faire de son jugement personnel, ou comme il arrive souvent, de son expérience subjective, ou encore de son inspiration du moment, le critère qui oriente sa religion ou le canon selon lequel est interprétée la doctrine religieuse, comme s’il s’agissait d’un don charismatique ou d’un souffle prophétique. […] nous aurions alors un nouveau libre examen. »

Cela aboutit à une religion sans dogme fixé, à une liberté d’opinion totale et à l’anarchie intellectuelle, à un individualisme exacerbé : autant de protestantismes que de protestants.

Cela aboutit à une morale toute extérieure. La justification ne consiste pas dans une transformation intérieure. Il n’y a pas de vraie vertu (principe intérieur de renouveau), mais seulement des actions qui apparaîtront extérieurement honnêtes selon leur conformité à un idéal prédéfini.

Pour conclure, nous ferons nôtre ces lignes du théologien suisse, le cardinal Charles Journet, connaisseur réputé de la religion de Luther et de Calvin.

« La tendance qui a créé le protestantisme est une tendance qui se trouve en chacun de nous à l’état latent mais actif ; c’est même une des raisons pour lesquelles le protestantisme nous intéresse autant. Car le protestantisme est la protestation de la raison humaine contre la révélation divine, de l’autonomie de l’homme contre l’intervention de Dieu, des droits de la nature contre les exigences de la surnature. Et quel est le catholique qui ne sent pas dans son cœur des poussées de désordre, des souffles d’anarchie qui, s’il ne veillait pas et ne priait, l’entraîneraient fatalement vers le protestantisme et l’hérésie ? Et l’hérésie est le contraire du christianisme » (Charles Journet, L’Esprit du protestantisme en Suisse, p. 200).

Abbé Thierry LEGRAND, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

Vous pouvez retrouver tous les articles d'actualité religieuse de MPI, augmentés d'une revue de presse au jour le jour sur le site medias-catholique.info

Achetez vos livres sur MPI
Vous faites travailler ainsi des libraires français et soutenez MPI
PORT à 1 cts A PARTIR DE 64 € D'ACHAT !

Retrouvez votre librairie sur livres-et-idees.com
avec plus de 10.000 références !

La compagnie des ombres par Michel De Jaeghere

14,90 €
Ajouter au panier
Le passé ne meurt pas par Jean de Viguerie

19,00 €
Ajouter au panier
Une élite sataniste dirige le monde par Laurent Glauzy

23,00 €
Ajouter au panier

Cliquez ici pour voir votre panier et passer votre commande

49 commentaires

  1. Une des nombreuses divisions de l’Église (Orthodoxes, Anglicanisme etc..).

    • Il ne faut pas mettre ces deux dans le même panier. La Liturgie des Orthodoxes est une vraie messe ; ce que font les Anglicans n’en est qu’un simulacre. Et si vous ne le le dites que pour provoquer, qu’est-ce que vous voulez provoquer ?

      • Je voulais juste souligner le fait que l’Église, unie au départ, n’a fait que se diviser au cours de l’histoire. De plus ce sont des divisions « internes ». Je ne parle même pas de l’opposition avec les Musulmans ou les Juifs
        Du point de vue du dogme, pour ce que j’ai pu lire parmi les commentaires de MPI il me semble que les orthodoxes sont autant dans l’erreur que les anglicans et les protestants.
        Sans parler de la « division » entre « conciliaire » et « non conciliaire ». Bien que je ne sache pas si les termes que j’emploie soit juste en ce qui les concerne.

  2. Le 3 janvier 1521, la bulle Decet Romanum Pontificem est promulguée : le pape Léon X excommunie le dépravé Martin Luther de l’Église catholique.

  3. Patricia says:

    C’est seulement maintenant que j’apprends tout çà… il n’est jamais trop tard.
    Je vous remercie pour cet article.

  4. « Ce qui compte, c’est de s’agripper au manteau des mérites du Christ pour s’en envelopper et échapper ainsi, quoique toujours ennemi de Dieu, à la colère divine, Dieu voyant sur nous les mérites de son Fils bien-aimé.  »

    Bref, Luther prend Dieu pour un gentil crétin.

    • Rom.3:21-28 « Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné à être une victime propiciatoire por ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle loi ? Par la loi des oeuvres ? Non, mais par la loi de la foi. Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la loi; »
      Rom.4:3 « car que ditl’écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. »
      Il ne s’agit pas d’une « foi aveugle », mais une foi basée sur le sacrifice du Seigneur Jésus et sur la Parole de Dieu, qui est bien sûr écrite pour chaque individu. Un enseignant doit se référer à cette Parole.
      Veuillez aussi lire Rom.4:6-8 et 23-25 ; 7:16-18 « Le péché qui habite en moi » Tant que nous vivons dans la chair, nous avons tendance à pécher. La chair ne peut pas plaire à Dieu. C’est pourquoi nous devons mourir et ressusciter avec un nouveau corps.
      Je ne suis pas Luthérien, mais là Luther a enseigné le message de Dieu.
      Je regrette qu’on parle toujours de « religion »; Dieu ne s’intéresse pas aux religions mais à la relation individuelle dans la foi et l’amour, qui nous poussent à faire de bonnes oeuvres.
      Comme la repentance précède le baptême, la justification à cause de la foi précède les bonnes oeuvres.
      Je vois aussi les incohérances chez les « protestants »; Leurs églises locales sont dirigées par un pasteur. Selon la Bible elles doivent être gérées par plusieurs « anciens » éprouvés qui ne sont pas du « clergé », comme les apôtres n’étaient pas des « prêtres ». Ce n’est qu’à partir du 2e siècle que les « anciens » ont pris de plus en plus de pouvoir et d’autorité, jusqu’à construire la papauté sur l’interprétation erronnée de Mt.16:17,18 « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce roc je bâtirai mon église… » La question est de savoir à qui ou à quoi s’applique le mot « roc ». En grec , le nom « Pierre » et le mot « roc » sont semblables, mais leurs sens sont néanmoins différents. Petros désigne une pierre, une roche, tandis que pétra indique un rocher. donc, Jésus disait:  » Tu es une pierre (pétros), et sur ce rocher (pétra), je bâtirai mon église » Selon le contexte, c’est sur la confession de Pierre selon laquelle Christ est le Fils du Dieu vivant, que l’église est bâtie. Eph.2:20 enseigne qu l’église est érigée sur Jésus-Christ, la Pierre d’angle. En affirmant que nous sommes édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Paul ne veut pas dire que notre foi repose sur ces hommes, mais sur leur enseignement concernant le Seigneur Jésus.
      Christ s’adressait à des Juifs. Dans l’A.T. le mot « rocher » désigne toujours Dieu. Jésus déclare en fait « C’est sur Dieu lui-même-Christ, le Fils du Dieu vivant- que je bâtirai mon église.
      L’église est née le jour de la Pentecôte. Connue comme le corps et l’épouse de Christ, elle a seulement une vocation et une destinée céleste. Elle est composée de tous ceux qui croient vraiment au Christ, qu’ils soient Juifs ou païens.
      « Les clés du royaume des cieux », n’est pas une autorité que Pierre aurait reçue pour acceuillir les hommes au ciel. Les clés qui introduisent à la foi sont suggérées dans l’ordre missionnaire de Mt.28:19, faire des disciples, baptiser et enseigner. Pierre a utilisé la première fois les clés du royaume le jour de la pentecôte. Elles ne lui ont pas été remises à lui en particulier, mais à lui en tant que représentant de tous les disciples: Mt.18:18
      Voici des vérités, nous révélées par La Parole de Dieu, qui est le Christ Jésus: Jean 1

      • Eh ben, vous savez interpréter l’Ecriture sainte à votre convenance, mais ce n’est pas dans l’esprit de Dieu malheureusement.
        Les paroles du Christ sont elles aussi très claires. Jean 20, 22 à 23 : « Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »
        Il faut lire saint Paul à la lumière du Christ et des Evangiles, cher ami.

        • Vous savez bien que seul Dieu peut pardonner les péchés.Lc.5:21 Les apôtres, ayant reçu le saint-Esprit ne peuvent que confirmer ce que Dieu a fait. Ils ont reçu le droit de déclarer les péchés pardonnés selon les conditions. Dans act.5:1-11 Par le Saint-Esprit Pierre a reconnu la malhonnêteté d’Ananias et de Saphira. De même Paul retient le péché d’un impie dans 1 Cor.5:3-5,12,13. Au contraire Paul déclare les péchés pardonnés dans 2Cor. 2:5-10; Dans les deux cas il s’agit du châtiment temporel de ces péchés..

          • Dieu donne sa puissance et son autorité à qui il veut. Il l’a même donné à Pilate : « Pilate lui dit: Est-ce à moi que tu ne parles pas? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier, et que j’ai le pouvoir de te relâcher? Jésus répondit: Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché. » (Jean 19, 10 et 11)

            Mais vous pouvez continuer à faire le sourd et l’aveugle devant les paroles de Jésus-Christ, c’est votre affaire, votre salut qui est en jeu, cela regarde votre âme et Dieu, vous faites ce que vous voulez de votre âme…

        • Je n’interprète pas, je cite la parole de Dieu qui est le seul enseignement de la Vérité, qui est le Christ !

    • Que signifient alors Rom.3:21-28 ; 4:3, 6-8 et 24,25 ?

  5. 1 – Négation du caractère sacrificiel de la Messe, qui ne serait qu’un simple mémorial de la Passion pour instruire les fidèles et leur rappeler le sacrifice du Calvaire, afin de provoquer un acte de Foi
    2 – Négation de la Transsubstantiation »

    Et pourtant saint Paul a été clair :
    « quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. » (1 Co 11, 27).
    « celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne le Corps. » (1 Co 11, 29)

    • « […] la Messe, qui ne serait qu’un simple mémorial de la Passion […] », c’est bien du saint Thomas d’Aquin :
      O memoriale mortis Domini,
      [le contexte montre cependant que ce n’est pas si simple que ça ; le Seigneur est effectivement mort, mais]
      panis vivus, vitam præstans homini ;
      [son Pain, « hoc est enim corpus meum », vit et confère la vie éternelle ; donc :]
      præsta meæ menti de te vivere,
      et te illi semper dulce sapere.
      [permets à mon caractère de vivre de toi comme nourriture,
      permets-lui de goûter sans cesse ta douceur.]

      • @ pamino

        non pas un simple mémorial , mais un mémorial non sanglant et bien réel (le Padre Pio pourrait vous le dire mieux que moi !) : c’est le corps du Christ que l’on mange, car selon ses propres paroles, Il est LE PAIN VIVANT DESCENDU DU CIEL (et non pas la manne du désert qui mène à la mort parce que ce n’était qu’une nourriture TERRESTRE.
        Jean 6, 27 : « Travaillez, non pour la nourriture qui périt (le fameux « pain, fruit du travail des hommes » de la messe conciliaire), mais pour celle qui demeure pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera. C’est Lui-même qu’il donnera dans la Sainte Hostie, une fois qu’Il sera mort au Calvaire.
        C’est quand même élémentaire à comprendre, même si pour croire, il faut la foi…
        C’est là que l’on peut nous rendre compte de qui croit vraiment en Jésus, Fils de l’homme et Fils de Dieu.

        • « non pas un simple mémorial , mais un mémorial non sanglant et bien réel »
          C’est bien ce que je dis avec mon « ce n’est pas si simple que ça », non ?

          • et j’ajoute : tout ça, St Thomas le dit ou selon le cas le cite de l’Écriture sainte dans l’ensemble des textes que le pape l’a fait réunir pour la messe et l’Office de cette Fête-Dieu qu’il venait d’instituer. Il faut commencer avec le Propre de la messe du jour, où il cite les passages les plus pertinents des Épitres et des Évangiles. Ses propres réflexions là-dessus se trouvent dans les poèmes, c’est-à-dire dans la Séquence ‹Lauda, Sion, Salvatorem› de la messe, dans les hymnes des Heures de l’Office et dans une leçon de Matines. Personne de proclame ces dogmes de façon si belle et si claire que St. Thomas, et c’est pour cela que les modernes le taisent.

    • Lc;22:19,20 Estce que les apôtres ont mangé la chair de Jésus et ont bu son sang ? Non, c’était du pain et du vin, symboles du sacrifice suprême.
      1 Cor. 11:24,25 « faites ceci en mémoire de moi ». remarquez qu’à ce moment le corps de Jésus n’avait pas encore été offert ni son sang versé.
      « manger le pain indignement », c’est ne pas distinguer le sacrifice de Jésus, ne pas se juger soi-même, ne pas avoir reconnu et abandonné ses péchés. La transsubstantiation se passe dans l’esprit de chacun qui s’identifie à la mort expiatoire de Jésus et n’a rien de magique.
      On n’adore pas le pain ni le vin, mais Jésus vivant qu’on ne mange pas fysiquement, mais qu’on mange dans le sens d’avoir communion avec lui.
      Apo.3:20 « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Dans l’église de Laodicée, Christ est en dehors de l’église professante, frappant poliment et invitant chaque être humain (non plus la masse) à entrer en communion avec lui. Il ne demande pas à quelle religion on appartient, mais d’ouvrir notre coeur !

      • @ « Estce que les apôtres ont mangé la chair de Jésus et ont bu son sang »

        Non, Jésus n’était pas encore mort. C’est pourquoi Jésus parle au futur (Jean 6, 49) : « le pain que je DONNERAI, c’est ma chair livrée pour le salut du monde. »

  6. Guillaume says:

    « Un pape ne peut être hérétique ex cathedra /
    Quand Léon XIII prophétisait la vacance du Saint-Siège »

    • Lefebvre, Mgr. Marcel
      « L’hérésie, le schisme, l’excommunication ipso facto, l’invalidité de l’élection sont des causes qui éventuellement peuvent faire qu’un pape ne l’ait jamais été ou ne le soit plus. Dans ce cas, évidemment très exceptionnel, l’Église se trouverait dans une situation semblable à celle qu’elle connaît après le décès d’un souverain pontife. » (Interview avec Le Figaro, 4 août 1976)

      Pas éventuellement !.. mais ipso facto !..
      C’est du simple droit Canonique !..

  7. Wapi

    Vos interprétations sentimentales n’ont rien à voir avec l’enseignement du Christ, heureusement, car loin de nous l’idée d’aller à la messe simplement pour aller se faire un petit repas entre copains.
    Jean 6, 48 à 52 : « Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts (Wapi, vous comprenez ce que cela veut dire ?). Voici le pain descendu du ciel, AFIN que celui qui EN MANGE NE MEURE POINT. Si quelqu’un mange de ce pain il vivra éternellement ; et le pain que JE DONNERAI, c’est MA CHAIR livrée pour le salut du monde. »
    Les Juifs comprenaient très bien ce langage, puisqu’au verset suivant, il est écrit : « Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant : « comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? »
    Et Jésus leur répondit immédiatement : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle (c’est-à-dire Lui-même), et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est VRAIMENT une nourriture, et mon sang est VRAIMENT un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père QUI EST VIVANT m’a envoyé, et que je vis PAR le Père, de même celui qui ME MANGE vivra aussi PAR moi. C’est là le PAIN qui est DESCENDU DU CIEL : il n’en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et sont morts; celui qui mange DE CE PAIN (c’est-à-dire de sa chair) VIVRA éternellement. »
    Et à cause de ce langage, aux versets 61 et 62, il est écrit : « Plusieurs de ses disciples, l’ayant entendu, dirent : « cette parole est dure et qui peut l’écouter ? » Jésus, sachant en lui-même que ses disciples MURMURAIENT à ce sujet, leur dit : « Cela vous scandalise ? »
    Wapi, vous êtes comme de ces disciples Juifs scandalisés par les paroles de Jésus et qui l’abandonnèrent. Mais comme Jésus le dit ensuite, « c’est l’esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien (c’est-à-dire qu’ils réfléchissaient selon la chair et non selon l’esprit de Dieu, comme vous le faites). » Et il poursuit : « Les paroles que je vous ai dites SONT ESPRIT ET VIE. Mais il y en a parmi vous quelques uns qui ne croient point. »
    Voilà Wapi, ces paroles sont pour vous. Vous n’avez pas la foi au Christ, c’est Lui qui vous le dit Lui-même.

    • « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie » montrent qu’il s’agit bien de la foi au sacrifice de Jésus au lieu de la foi à la transcendance d’un morceau de pain, comme la manne qui était une nourriture pour le corps et non pour l’esprit, comme Jésus.

      • Cher Wapi,

        Pour ce qui est de la controverse sur la transsubstantiation, regardez cet article très à propos: https://legrandreveil.wordpress.com/2016/10/28/la-terrible-imposture-du-protestantisme/

        et ne manquez pas les commentaires de « Morin » 28.10 13h28 et de Uncle 14h35, ni surtout le lien qui donne la clé:
        http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/06/miracle-eucharistique-%C3%A0-buenos-aires.html

        • Cher Franck,
          Je vous remercie de votre aimable intention, mais je connais le catholicisme par coeur, et c’est la raison pourquoi je m’en suis distancé; Une religion est un système de rites et de signes extérieurs. Toute ma vie j’ai enseigné dans des écoles catholiques en Belgique. Parmi une soixantaine de collègues il n’y avaient que quelques-uns qui croyaient et qui pratiquaient. J’ai vu que c’est à cause des changements doctrinals et à cause de la critique de la Bible, donc par manque d’enseignement, qu’on ne croit plus. En classe Je pouvais citer des pensées boudhistes, mais pas des versets bibliques !
          Je ne me suis pas converti à cause de miracles, mais en découvrant la Parole de Dieu.qui montre que Jésus est bien Dieu. Là je me suis rendu et j’ai étudié La Parole depuis 40 ans maintenant.
          Oui, je reconnais qu’il y a des phénomènes surnaturels, mais il ne faut pas croire que tout vient de DIeu. Les magiciens de pharaon faisaient aussi des miracles. Les apparitions de la Vierge à Fatima et à Lourdes sont aussi surnaturelles, mais pas selon la Bible. Marie de Fatima demande un culte a elle et demande de faire des sacrifices pour sauver des âmes, pendant que Jésus a accompli le sacrifice parfait. Donc, l’apparition est une imitation de Marie, afin d’emmener le monde à l’idolâtrie, ce qui a déjà bien réussi.
          respectueux.

      • @ « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie »

        Vous ne savez pas lire sans doute.
        « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez LA CHAIR du Fils de l’homme, et ne buvez SON SANG, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange MA chair et boit MON sang a la vie éternelle (c’est-à-dire Lui-même), et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car MA chair est VRAIMENT une nourriture, et MON sang est VRAIMENT un breuvage. Celui qui mange MA chair et boit MON sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père QUI EST VIVANT m’a envoyé, et que je vis PAR le Père, de même celui qui ME mange vivra aussi PAR moi. C’est là le PAIN qui est DESCENDU DU CIEL : il n’en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et sont morts; celui qui mange DE CE PAIN (c’est-à-dire de sa chair) VIVRA éternellement. »
        Voilà les paroles qu’il a dites : relisez-les tranquillement, au lieu de vous obstiner à vous fermer à la parole de Jésus.

        Le « morceau de pain » dont vous parlez est la chair du Christ.
        Dans le commentaire suivant, Franck vous parle de transsubstantiation, c’est cela qu’il vous faut comprendre.

    • @EFGY: vous avez oublié le plus important verset: 62 « et si vous voyez le Fils de l’homme monter où il était auparavant ? » Des disciples étaient choqués parce que Jésus leur avait affirmé être descendu du ciel, et par sa déclaration selon laquelle les hommes devaient manger sa chair. Que penseraient-ils, s’il voyaient ce corps de chair monter où il était auparavant ? Comment manger sa chair et boire son sang de façon littérale ?
      Le désir de vouloir avoir Jésus charnellement sur la terre est malsain et a-biblique. Jésus reviendra en chair, mais en attendant il nous a envoyé le Saint-Esprit, ce qui est beaucoup meilleur pour nous, selon les paroles de Jésus. Jean 16:7 « Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. »
      Si vous adorez donc Jésus dans « le Saint-sacrament », vous ne connaissez pas le Consolateur, le Saint-Esprit. »
      Alors, qui de nous deux croit la parole de Dieu ? Je ne cherche pas la contoverse, mais la Vérité en Jésus-Christ.
      Vous vous battez pour une organisation et des idées humaines, pendant que le Royaume de Dieu est spirituel.

      • @ « Des disciples étaient choqués parce que Jésus leur avait affirmé être descendu du ciel, et par sa déclaration selon laquelle les hommes devaient manger sa chair. »

        Des disciples n’ont pas à être choqués des paroles de Jésus si « dures » soient-elles (« cette parole est dure et qui peut l’écouter ? »). Même les apôtres n’ont pas compris Jésus lorsqu’Il leur parlait de sa Passion. Cela n’a pas empêché le Fils de l’homme d’être crucifié. Il y a des choses que l’on comprend peu à peu. C’est bien pourquoi Jésus a pris son temps pour les enseigner, et malgré tout, ils ont fui lorsque l’heure fut venue pour Jésus de mourir pour le salut du monde.
        J’espère que vous comprendrez ce qu’est la transsubstantiation. Jésus est réellement présent dans les tabernacles; ce n’est pas nous qui l’avons voulu ainsi, c’est Lui qui L’a voulu : « mon délice est d’être parmi les enfants des hommes » (Livre des Proverbes)

        @ « Que penseraient-ils, s’il voyaient ce corps de chair monter où il était auparavant ? »
        Jésus est pourtant monté au Ciel corps et âme.

  8. @MCF68
    Les musulmans, les Juifs et les protestants n’ont jamais fait partie de l’Eglise.
    Ensuite, s’il y en a qui veulent en sortir (comme les orthodoxes par ex), ils sont libres d’en sortir.
    Donc l’Eglise a toujours été UNE en elle-même.

    • et qui s’affaiblit de plus en plus.

      • " Pour le coup " says:

        Elle se renforce au contraire en se séparant des Rameaux secs .
        Vous n’avez aucune idée de la beauté et de la Puissance de l’Église Catholique Romaine …
        Le monde court à sa perte , il n’obéit plus à la Loi de Dieu .
        L’Église est assiégée et les ennemis sont au plus haut niveau de la hiérarchie mais cela est écrit .
        Mais le Sanctuaire à été baptisé par le sang des héros du Christ avant qu’il ne soit construit et ne peut disparaitre .
        L’Église est surnaturelle . Elle est une société de membres d’élite.
        L’Église est Sainte .
        Elle ne peut mourir .

        • Vous avez çà fait un moment que l’on entend que le monde court à sa perte. Et il est toujours bien là.
          A force de divisions successives on finit par ne plus être grand chose
          Maintenant je n’ai pas dit qu’elle allait mourir.

          • L’Eglise aussi est toujours là. Et comme elle est sainte, elle ne peut pas « s’affaiblir », car ce n’est, en effet, pas le nombre qui fait sa force, mais le fait qu’elle a pour Tête le Christ Lui-même.

    • Comme je vous ai déjà dit: l’église de Christ c’est tous ceux qui croient en lui: les Juifs et les païens. Comme « catholique » traditionnel fanatique vous condamnez tous ceux qui ne croient pas comme vous, Jean 6:40 « La volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour; »
      Qu’estce que vous me jugeriez ?

      • Vous vous contredisez en peu de mots !
        Vous dites : L’Eglise du Christ, ce sont les juifs et les païens. Puis vous citez saint Jean : « « La volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour; » Or ni les juifs ni les païens ne croient au Fils; ils ne peuvent donc pas faire partie de son Eglise.

        Vous connaissez sans doute la parabole du festin des noces et de l’habit nuptial (Matth 22, 11) ? Jésus vous répondra, en fin de compte, mieux que moi :
        « Le roi (Dieu) entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces? » Cet homme resta muet. Alors le roi dit aux serviteurs : « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.… »
        Ceux qui n’ont pas l’habit nuptial n’entreront pas au ciel. Avoir l’habit nuptial, c’est être baptisé dans l’Eglise catholique et vivre de la charité du Christ, ce qui n’est pas le cas des païens et des Juifs.

        • Non, je n’ai pas dit que l’église de Christ, ce sont les Juifs et les paîens. J’ai dit que dans l’église du Christ, il y a des juifs et des païens. Vous ne savez pas que tous les non-juifs sont des païens ?
          Vous ne reconnaissez même pas que le Christ Jésus est juif ! Vous n’êtes pas sérieux; Je ne veux plus de vos propos. Vous m’avez toujours répondu, ce que j’ai apprécié, mais vous n’avez jamais répondu sur les thèmes principals, comme le clergé, les ministères et la papauté. Vous n’avez qu’une parole: ce que dit l’église catholique.
          Et cela est une déformation de la Parole de Dieu; Donc, prenez soin de votre âme et laissez moi m’occuper de la mienne. Merci;

          • @ « Vous ne reconnaissez même pas que le Christ Jésus est juif !  »

            Le problème avec le mot « juif », c’est qu’il désigne un peuple et une religion.
            Or, si Jésus a du sang juif, Il n’est pas juif, mais catholique. Et dans son Eglise, il n’y a pas de païens ni de Juifs.

            @ « Vous n’avez qu’une parole: ce que dit l’église catholique. »
            Vous êtes à court d’arguments, Wapi, devant les paroles de Jésus que je vous cite.
            Et si je les cite, c’est, comme vous le dites !, parce que c’est sur elles que s’appuie de l’Eglise catholique.
            Je vous souhaite de mieux vous occuper de votre âme en croyant enfin au Christ (le vrai, pas celui que vous auriez souhaité, comme les Juifs…).

    • Les orthodoxes n’en sont pas sortis et je ne crois pas qu’ils veuillent en sortir ; heureusement, ils ne sont pas friands de la mise au jour de l’Eglise dans le sens de Jean XXIII.

    • Les apôtres, Jésus, et tous les disciples n’étaient pas des Juifs ? n’étaient pas des protestants ?, étant donné que les protestants n’acceptent que les écritures et non pas les traditions idolâtres comme les prières aux morts ? Oui, l’église de Christ a toujours été UNE, car elle est composée de tous ceux qui croient au Christ, selon les écritures en entier. Dieu n’a jamais donné un pouvoir à un homme d’aller au-dessus des écritures:1Co.4:6 !
      Mais vous les tordez selon la tradition humaine qui est toujours opposée à la Parole de Dieu.
      Estce que tous les « catholiques » croient les mêmes choses ? Je connais beaucoup de catholiques qui ne croient plus rien du tout. Estce qu’ils font partie de l’église de Christ? Estce que les quelques gouttes d’eau sur leur front les sauvent ? Estce que le fait d’être écrit dans le régistre de l’église les sauve ? NON, NON; NON. Suivez les consignes de Christ ! Il vaut mieux être écrit dans le livre de vie. Apo. 21:27

      • @ « Les apôtres, Jésus, et tous les disciples n’étaient pas des Juifs ? n’étaient pas des protestants ? »
        Non.

        @ « les prières aux morts »
        Les morts sont vivants. (Matth 22, 31-32) « Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit ? : Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob ? Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. La foule, qui écoutait, fut frappée de l’enseignement de Jésus. »

        @ « Je connais beaucoup de catholiques qui ne croient plus rien du tout. Estce qu’ils font partie de l’église de Christ? Estce que les quelques gouttes d’eau sur leur front les sauvent ? »
        Non. Il faut la foi et les oeuvres. Il y a beaucoup de damnés baptisés ; ce sont même les plus grandes victoires de Satan.

        • C’est vous qui vous contredisez: donc le baptême ne sauve pas ?
          Pourtant vous avez dit le contraire.

          • Je répète ce que dit saint Jacques, et il ne se contredit pas : il faut la foi et les oeuvres.
            « Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même. » (Jacques 2, 17)
            On ne peut être sauvé sans être baptisé. Mais le baptême ne suffit pas, il faut les oeuvres. Si les oeuvres sont mauvaises, vous pouvez vous retrouver en enfer même si vous êtes baptisé, bien sûr ; « Va et ne pèche plus » a dit Notre Seigneur.

  9. il y a des yeux noirs et chafouin de petit sataniste.

  10. Pour un catholique, ce qui fait référence c’est l’autorité. Tout d’abord l’autorité dans le sens hiérarchique, car Dieu n’a rien crée sans ordre. Et plus précisément dans le combat pour notre salut et pour la gloire de Dieu, cet ordre s’impose de façon rigoureuse. L’obéissance est une vertu dont Notre Seigneur nous donné le plus violent exemple, nous rappelant qu’elle peut aller jusqu’à la violence sur nous-mêmes. Autorité aussi dans le sens de l’authenticité, c’est à dire ce qui fait autorité.Il est impossible que les milliers de Saints connus, parmi des millions aussi d’anonymes, tout ce qui a donc constitué l’Église militante pendant deux millénaires, Saints dont la vie, le labeur et le sacrifice incontestablement inspirés ont contribué à la même foi et à la même compréhension du Divin en en perfectionnant dans le même sens la connaissance par une expérience intime et une révélation individuelle, aient pu divaguer tous ensemble dans la même erreur. Comment aussi ces Saints, après le dur combat qu’ils se sont imposés à eux-mêmes pour purifier leur âme par amour de Dieu, pourraient-ils donc mentir en affirmant que telle chose leur a été révélé, si ce n’était pas le cas? Dans quel but? Pour quelle sorte de satisfaction en cette vie? Et comment donc balancer entre leur parole d’êtres irréprochables, et celle de ceux qui se sont laissés corrompre par leurs passions, leurs intérêts et leurs vices quoiqu’ils prétendent rechercher Dieu?
    Chacun a tout d’abord sa conscience pour le guider. Malheureusement, cette conscience est aussi sujette à la séduction, et le démon sait bien comment s’y prendre pour nous donner bonne conscience, même si nous faisons le mal. Il sait aussi nous y entrainer en nous fourvoyant dans de fausses doctrines.
    Si on part du principe de la liberté de conscience, chacun peut interpréter l’idée qu’il se fait de la volonté de Dieu à sa propre convenance, et on en arrive donc à autant de protestantismes différents que de protestants si on peut dire. Et en dernier ressort, on peut même accorder sa conscience à ne plus croire en rien du tout, ce qui est finalement plus simple – et aussi plus sincère si on ne recherche que les choses d’ici bas. Comme on le voit, la liberté de conscience est une pompe à vide, que Luther et ses comparses ont malencontreusement mis en œuvre. Dans ce vide se sont engouffrées des guerres et des révolutions, et de nos jours le fanatisme islamique d’un côté, et le matérialisme le plus effréné de l’autre, pour le plus grand malheur des âmes.

Laisser un commentaire

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com