« La trinité infernale de notre déclin » : une vidéo réalisée par SACRvideos.

 

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8 commentaires

  1. J’y ajouterai la scholastique déssechante, qui a fait beaucoup pour extirper jusqu’à la plus petite goutte d’amour d’une certaine théologie…dès lors qu’elle n’est plus qu’une philosophie où l’on glose sur Dieu sans plus le connaître d’expérience (mystiques), elle en fait un Jupiter bis…comment dès lors ne pas provoquer de réactionss et contre-philosophies hasardeuses, loin du cœur de la foi…

    • Soupape says:

      Bravo pour votre discernement !

      Ne connaissant pas la scholastique,
      je ne veux pas en parler,
      car Saint Thomas d’Aquin en fait partie.

      Par contre, les cours de Théologie
      de nos Facultés Catholiques,
      devraient tous commencer
      par plusieurs prières demandant à Dieu
      de nous éclairer sur le sens de sa Parole.

      Au lieu de cela on adopte à l’égard de la Parole de Dieu,
      une attitude « universitaire » !
      C’est ce qui amène toutes les dérives,
      et la glose dont vous parlez,
      qui est un véritable galimatias !

      Avant d’être admis à suivre des cours de Théologie,
      il faudrait suivre
      une formation à la méditation priée personnelle
      de la Parole de Dieu.

    • Geneviève says:

      Calomnie pure.

      Quant à Soupape votre comparaison des cours universitaires modernes de théologie avec la scolastique, c’est vouloir nous faire croire qu’un arbre desséché en plein hiver est semblable à un arbre en pleine fructification en plein été !
      A l’avenir parlez de choses que vous connaissez !

      • Soupape says:

        Je me suis peut-être mal exprimé.

        Tout d’abord
        j’ai très précisément écrit
        que je ne voulais pas parler de la scolastique,
        parce que :

        1 – je ne la connais pas
        2 – Saint Thomas d’Aquin en fait partie,
        et sa réputation est telle que je me garderais bien de le critiquer !

        En effet, il est arrivé à Saint Thomas de dîner à la table de Saint Louis,
        lequel l’a beaucoup admiré !
        Il n’est donc pas du tout certain que la scolastique soit « desséchée »,
        comme vous vous l’imaginez !

        Mais ensuite,
        je me suis permis de critiquer
        cette façon moderniste et désinvolte d’enseigner la théologie,
        qui prétend éclairer sur la Parole de Dieu,
        par des raisonnements purement humains
        sans Lui demander longuement au préalable son assistance par la prière !

        Comme si on était capable de comprendre la Parole
        « tout seul » comme des grands,
        par le seul secours de nos neurones infectées … par l’air du temps !

        C’est pourquoi j’ai félicité notre correspondante « zouzou »
        qui m’a paru disposée à entrer dans cette vue en écrivant
        « où l’on glose sur Dieu sans plus le connaître d’expérience ».

        • Geneviève says:

          Zouzou ne fait que répéter ce que l’on entend partout depuis le XIVème siécle : cette haine de la scolastique et avec elle celle de la Révélation !

          La condamnation et le rejet de la scolastique date de l’époque des humanistes et particulièrement de Descartes qui ont préféré bâtir la foi sur le sentiment plutôt que sur la raison. L’usage naturel de la raison a été mis entre parenthèses et toutes les connaissances ont alors été réduites à une foi surnaturelle. On s’est mis à rechercher dans son âme le critère de la vérité sous forme d’illumination divine. En fait ainsi on cherche maladroitement à se déifier. Ainsi la religion catholique a dévié vers le fidéisme, le jansénisme et le déisme, sans parler du protestantisme et des mouvements charismatiques actuels.
          C’est dans la mesure où l’on est imprégné de rationalisme cartésien, que l’on en arrive au dénigrement de la raison. Mais la foi qui s’appuie sur le sentiment et/ou les manifestations sensibles est toujours vacillante comme le sont nos sentiments !

          Saint-Thomas n’a jamais prétendu exposer une explication définitive du monde. Il s’appuyait avant toute chose sur la Révélation et son intelligence était toute illuminée par sa foi chrétienne. Et il menait une vie d’oraison et n’avait d’autre amour que celui de la vérité. Il ne cherchait pas sa propre gloire contrairement à tant de philosophes !

          C’est le pape Léon XIII qui par l’encyclique « Aeterni Patris » promut la renaissance officielle des études thomistes :
          « Sous l’impulsion des novateurs du XVIe siècle, on se prit à philosopher sans aucun égard pour la foi et l’on s’accorda mutuellement pleine licence de laisser aller sa pensée selon son caprice et son génie. Il en résulta tout naturellement que les systèmes de philosophie se multiplièrent outre mesure, et que des opinions diverses, contradictoires, se firent jour, même sur les objets les plus importants des connaissances humaines. De la multitude des opinions on arriva facilement aux hésitations et au doute: or, du doute à l’erreur, qui ne le voit ? la chute est facile.

          Les hommes se laissant volontiers entraîner par l’exemple, cette passion de la nouveauté parut avoir envahi, en certains pays, l’esprit des philosophes. Dédaignant le patrimoine de la sagesse antique, ils aimèrent mieux édifier à neuf qu’accroître et perfectionner le vieil édifice, projet certes peu prudent, et qui ne s’exécuta qu’au grand détriment des sciences. En effet, ces systèmes multiples, appuyés uniquement sur l’autorité et le jugement de chaque maître particulier, n’ont qu’une base mobile, et, par conséquent, au lieu d’une science sûre, stable et robuste, comme était l’ancienne, ne peuvent produire qu’une philosophie branlante et sans consistance. »

  2. « […] cette civilisation est la seule qui se soit développée dans un sens purement matériel […] »
    C’est cela qu’on lit, mais ce qu’on entend est une « correction » :
    « […] cette civilisation est la seule qui se voit développée[-er ?] dans un sens purement matériel […] »
    Moi je préfère la Renaissance avec son subjonctif nuançant.

  3. L’image donné au monde par l’Eglise Chrétienne est la raison de sa décadence. L’Eglise Las-Vegas – Hollywood ne fait plus recette tant la pauvreté dans le monde se fait connaître aujourd’hui. Le Christ n’a jamais demandé tout ce cinéma, ce luxe et cette comédie à 3 sous.
    Dieu est, l’homme le craint: mais pourquoi ?
    GDB

  4. Soupape says:

    1 – Une purification préalable de nos personnes,
    et des habitudes langagières que nous tenons de « l’air du temps »,
    me parait nécessaire
    avant d’essayer de comprendre la Parole de Dieu, à l’aide de la théologie.

    En effet, ce n’est pas la Culture qui doit critiquer et interpréter la Foi,

    C’est, au contraire, la Foi qui doit critiquer la culture !

    Car la culture vient des hommes, et reste marquée par le Péché.

    D’autant plus qu’aujourd’hui,
    ce qu’on appelle culture,
    vient directement de l’action des frimassons.
    Certains y sont tellement habitués qu’ils ne s’en rendent même pas compte !

    2 – Exemple :
    Certaines personnes, imbues du féminisme cultivé par l’air du temps,
    ont voulu faire de Marie de Magdala un Apôtre de plus,
    en utilisant une partie seulement de la définition des apôtres
    telle que l’a donnée le père dominicain Yves Congar.

    3 – Le modernisme consiste toujours à actualiser
    les passages de la Parole qu’on ne comprend pas,
    soit en les niant,
    soit en les déformant,
    soit en les vidant de leur sens spirituel.

    4 – Une attitude nettement préférable
    consiste à essayer de comprendre les passages qu’on ne comprend pas,
    en demandant à Dieu, avec insistance, de nous les faire comprendre,
    selon ce que conseille l’Epitre de Saint Jacques.

    5 – Alors, après un certain temps de tâtonnements,
    nécessaires pour que Dieu ait le temps de nous affiner,
    on perçoit l’unité du sens spirituel des Ecritures,
    et c’est ce sens qui,
    allié à une vie personnelle en accord avec Dieu,
    et aux intuitions que l’Esprit peut alors nous donner,
    (parce que nous sommes en état de les recevoir !),
    sert de guide pour comprendre.

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