Trad’histoire site historique à destination des plus jeunes diffuse le second chapitre de la petite histoire de France de Jacques Bainville adapté en vidéo.
 
 
Aujourd’hui: Attila et le monde Gallo-Romain

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Prochain chapitre, le mercredi 04 octobre 2017: Clovis et les Francs

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3 commentaires

  1. Je précise que Chlodwig (Clovis), roi des Francs, était d’un autre tribu de la même nation qu’Etzel (Attila). Il y a à Cologne (Cöllen) une place Clovis (Chlodwigplatz, née vers la fin du XIXe du démantèlement presque complet de la muraille médiévale pourtant massive et intacte), mais pas de place Attila (*Etzelplatz). La raison est probablement qu’en dépit du sage conseil de Mgr Talleyrand le Jeune donné à Vienne (1815), la très catholique Cologne est devenue prussienne (depuis 1815 jusqu’en 1945 de facto ; de jure jusqu’en 1990 avec le traité de paix), et que M. Attila était un peu trop guerrier même pour les Prussiens. En 1996 des fidèles de la messe d’indulte secrète de Cologne (condition imposée par l’archevêque de l’époque, le feu Joachim card. Meisner), P. Rodrigo O.P. en tête, ont emprunté un dimanche la Zülpicher Str. (rue de Tolbiac) pour y aller chanter des vêpres sauvages (en latin, évidemment) dans l’église paroissiale à l’occasion du 1500e anniversaire de la bataille de 496 contre les Alamannen (‘Allemands’), laquelle a mené deux ans plus tard au baptême de Clovis à Reims par St Rémy. C’est pour cela que Grégoire de Tours appelle la bataille de Tolbiac « la bataille de la conversion », Clovis ayant fait le vœu de se convertir s’il la gagnait.
    Note linguistque : ‹Attila› devient en vertu d’une succession de mutations sonores ‹Etzel›, vocable qui devrait s’écrire en nouveau haut-allemand ‹Ätzel› (‹a› > ‹ä›, les points étant les restes d’un ‹e› suscrit pour donner la belle nouvelle prononciation sans trop d’outrage à la vieille écriture), mais pour une raison que j’ignore on garde la graphie moyen haut-allemande normale. De toute façon, ‹Attila› est moins allemand, donc plus chic pour les locuteurs maternels contemporains du nouveau haut-allemand ; mais voyons après les législatives fédérales de dimanche prochain.

    • ‹linguistique›, pardon. Et en vérité, ‹Attila› (chacun des ‹t› prononcé, comme dans ‹Benedetto›) n’est pas moins, mais plus allemand qu’‹Etzel›, puisque c’est la forme du nom en vieux haut-allemand, encore parlé à son époque, mais déjà en train de passer en moyen haut-allemand.

  2. Saint-Plaix says:

    Une initiative intéressante que ces cours vidéos bien illustrés…
    Bravo à ce commentaire de Pamino très précis et très instructif.
    S’il est très sympathique de bercer nos têtes encore blondes avec l’Histoire selon Bainville; il n’est pas interdit de leur inculquer un minimum de réalité des choses qui n’en ressortent pas…
    La première étant que Attila , ou Etzel, s’il est prince Hun, ne vient pas d’Asie centrale mais des plaines hongroises et a vécu toute son enfance et sa jeunesse en Italie, à Ravenne, au contact des Romains…
    Les Huns ont tenu une cour royale à Ravenne qui était tout à fait raffinée: les Huns ne sont pas des « sauvages » pas plus que ne le sont déjà les Mongols d’alors…
    La seconde est que ces guerriers, même si ce n’était pas des tendres, (pas plus que les Francs, les Alamans et les autres…) étaient beaucoup moins « furieux » qu’on se plait à le dire… et ne mangeaient pas de la viande « ramollie sous la selle de leurs chevaux »!!!…
    (Le premier qui se sent capable d’ailleurs de me coincer un morceau de barbaque de taille conséquente entre le le dos d’un cheval et sa selle, sans que celle-ci tourne et/ou que le cheval gêné ne se trémousse dans tous les sens, est prié de me faire une démonstration…)
    La réalité est que les Huns emportaient des quartiers de viande séchée (ou en train de sécher) accrochés à l’arçon de selle au cours de leurs expéditions…
    Une réalité que n’importe quel gamin peut parfaitement comprendre et qui lui fait toucher du doigt la frontière de la réalité et de la légende…

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