Les cellules dites iPS découvertes dans la peau par Yamanaka posent un problème simple : il faut les reprogrammer et les développer en lignée. Si par exemple un de nos lecteurs commence une dégénérescence de la macula (DMLA), il est théoriquement possible de prélever une cellule iPS de sa peau, de la reprogrammer, et de la développer en une lignée implantable sur leur rétine. Cela se nomme une allogreffe ; c’est-à-dire que le donneur et le receveur sont une seule et même personne. Il ne saurait donc y avoir de rejet par l’organisme après la transplantation. Cela a été réalisé avec succès en 2014 par un chercheur japonais du nom de Masayo Takahashi (Institut japonais Riken,).

Mais le problème est que pour obtenir une lignée permettant de remplacer le tissu rétinien, cela est coûteux. En effet, ces cellules comme toutes les cellules du corps humain, se développent très lentement. Obtenir une lignée prend du temps. Pour soigner cette DMLA il a fallu attendre une année avant la transplantation. Que faire ?

La réponse est simple. Pour éviter de patienter aussi longtemps, il faudrait avoir une banque de cellules iPS. Toutefois il est impossible de savoir à l’avance que Mme Dupont va faire une DMLA. Comment monter cette banque avec des cellules iPS appartenant à Pierre-Paul-Jacques, alors qu’il y a toutes les chances que ces cellules venant d’un donneur étranger soient rejetées ? Il faut donc essayer de contourner les facteurs biologiques qui entraînent ce rejet.

Or Masayo Takahashi cité plus haut, a réussi chez le singe une transplantation d’une cellule iPS reprogrammée  – pour les cœurs sensibles rappelons qu’il ne s’agit que d’une cellule de la peau. Il l’a développée en lignée et l’a injectée à un autre singe qui ne l’a pas rejetée. Le secret de ce chercheur ? bien sûr il l’a gardé pour lui. On sait qu’il a réussi à sélectionner des lignées de cellules iPS qu’un organisme étranger reconnaît comme étant le sien. Tout simplement parce qu’il y a des cellules iPS sont communes avec tous les sujets receveurs. Si bien que, venant d’un autre organisme, il faut considérer qu’il s’agit d’une allogreffe. Il ne reste plus désormais qu’à faire des banques de cellules iPS prêtes à l’emploi ; et de fait utilisable par tous.

Cette découverte fondamentale a été publiée dans Stem Cells Report du 10/08/2016 dans son application concernant la rétine. Il s’agit d’un succès colossal qui sera étendu à l’ensemble des tissus de l’organisme. Notons au passage que cette découverte donne le coup de grâce à l’utilisation de cellules souches embryonnaires comme le font Peschanski et Ménasché, les derniers tenants de cette idéologie en France.

Jean-Pierre Dickès

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