Le ministre de l’Intérieur italien a été clair : quand le bateau des gardes-côtes italiens, le Diciotti, arrivera en Italie, « ceux qui débarqueront le feront pour aller en prison ».

Dans le viseur du gouvernement italien, il y a deux « migrants » factieux qui ont fait exploser la révolte sur le navire humanitariste qui les avait recueillis, le Vos Thalassa, et l’avait fait changer de route. Salvini avait en effet annoncé, cette matinée-là, son intention de fermer les ports aussi à l’embarcation de la marine italienne, le Vos Thalassa, parce qu’elle « aurait du remettre les immigrés aux bateaux libyens qui avaient été alerté ». Le bateau faisait donc route vers le Sud et la Libye pour leur remettre les « migrants » quand les clandestins, prenant conscience de retourner à la case départ, ont fait éclater la révolte.

« Les migrants, lit-on dans le mail envoyé du Vos Thalassa à la préfecture maritime italienne, ont encerclé à ce moment-là l’officier en lui demandant des explications et en manifestant un fort désappointement, le bousculant et le menaçant. » « Si vous nous faîtes pas débarquer en Italie, on te tue » auraient-ils menacé.

A la suite de ce mail, l’Italie a décidé d’envoyer le Diciotti en aide au Vos Thalassa dans une opération de « police judiciaire », pour dénicher les factieux, garantir la sécurité de l’équipage italien du navire humanitariste et arrêter, une fois à terre, les responsables de la révolte.

Parmi les 67 immigrés à bord du Diciotti, 23 viennent du Pakistan, douze du Soudan, dix de la Libye, sept de Palestine, quatre d’Algérie, quatre du Maroc, deux d’Égypte, un du Bangladesh, un de Tchad, un du Ghana, un du Népal et un du Yémen. La question que pose le gouvernement italien : « dans lesquels de ces pays y-a-t-il la guerre ? »

C’est pourquoi pour l’instant l’Italie n’a pas encore indiqué quel sera le port de débarquement du bateau de la marine italienne. Salvini a en effet répété que son objectif est de mettre un terme au trafic d’êtres humains , en empêchant les navires humanitaristes qui transitent en Méditerranée « d’aider » indirectement les trafiquants.

Francesca de Villasmundo

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5 commentaires

  1. Alexandre Sanguedolce says:

    Des actes, au moins, Salvini tient fermement ses promesses.
    C’est un véritable homme d’État.

  2. Louis d'Hautan says:

    Et ce n’est que le début. L’Europe n’a pas fini de saigner.

  3. Des migrants du Népal ???!!!

  4. Daniel Daflon says:

    Ces bonobos ne sont pas encore débarqués qu’ils utilisent déjà la violence pour imposer leur volonté. Cela présage t-il d’une conduite respectueuse, calme et disciplinée s’ils descendent sur le sol italien ?
    Couler ces bateaux après trois sommations dès qu’ils entrent dans les eaux territoriales, servirait d’avertissement salutaire aux futurs candidats à l’invasion qui seraient de suite beaucoup moins nombreux à tenter l’aventure.
    Les bobos bisounours manifesteraient bruyamment et la police leur caresserait les côtes à grands coups de matraques pour leur remettre les idées en place.
    Bien entendu, selon la formule consacrée et usée jusqu’à la trame, le « machin » condamnerait fermement le traitement infligé aux « réfugiés ». On l’enverrait se faire voir chez les…..Chez qui au juste ? Chez ceux à qui ont louerait leurs plus vieux cargos pour transporter les macaques entrés illégalement précédemment jusqu’à un îlot désertique des îles Kerguelen, où ils se retrouveraient tous entre eux à manger des berniques, et peut être quelques uns de leurs copains, en respirant un air iodé pur et vivifiant. La belle vie.
    Et le problème d’invasion de l’Europe serait réglé à un coût minima pour les contribuables (Ce qui est bien l’essentiel).
    Avec un peu de volonté politique, aucun problème n’est insoluble.

  5. Petit Marguerite says:

    Il y a la guerre en Palestine, au Yemen, en Lybie notamment. Même si ce sont des conflits où ne s’affrontent pas « les grands », comme en Syrie.

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