Deuxième puissance nucléaire civile mondiale derrière les Etats-Unis, la France n’a pas connu d’incidents sérieux tels Tchernobyl, Fukushima ou Maïak. Il existe deux standards de zone d’exclusion en cas d’incidents nucléaire : le russe (30 km, définit lors de la catastrophe de Tchernobyl, appelé dans l’article « zone rouge ») et l’américain (80 km, appelé dans l’article « zone orange »).

En traçant des cercles autour des 20 centrales nucléaires françaises en activité, quelles sont les zones touchées ou épargnées ? Quelles sont les grandes villes menacées ?

– Villes en zones rouge : plusieurs villes françaises de plus de 100.000 habitants sont dans « la zone rouge » d’une centrale nucléaire. C’est le cas de Lyon et Saint-Etienne (centrale de Saint-Alban-du-Rhône), Calais (centrale de Gravelines), Cherbourg (centrale de Flamanville), Metz (centrale de Cattenom), Mulhouse (centrale de Fessenheim), Orléans (centrales de Saint-Laurent-des-Eaux et de Dampierre), Poitiers (centrale de Civaux), Nevers (centrale de Belleville-sur-Loire), Valence (centrale de Cruas-Meysse) et Avignon (centrale de Tricastin). En outre, les préfectures de Bourg-en-Bresse, de Privas, de Charleville-Mézières, de Blois, d’Agen, de Nevers, de Colmar, de Montauban sont en zones rouge.

– Départements en zone rouge : de part leur proximité avec une ou plusieurs centrales nucléaire, quelques départements sont quasiment en zone rouge sur toute leur surface : l’Ain, l’Ardèche, la Loire, le Tarn-et-Garonne et la Vienne.

– Départements en zone orange : certains départements sont totalement ou à plus de 80 % en zone orange : les Alpes de Haute-Provence, les Ardennes, l’Aube, les Bouches-du-Rhône, la Charente, la Charente-Maritime, le Cher, la Drôme, le Gard, le Gers, la Gironde, l’Indre-et-Loire, l’Isère, le Loir-et-Cher, le Loiret, le Lot-et-Garonne, la Manche, la Moselle, la Nièvre, le Pas-de-Calais, le Haut-Rhin, le Rhône, Paris, la Seine-Maritime, la Seine-et-Marne, les Deux-Sèvres, le Var, le Vaucluse, la Haute-Vienne, l’Yonne, le Territoire de Belfort, l’Essonne et la Seine-Saint-Denis.

– Villes en zone orange : outre la capitale Paris (centrale de Nogent-sur-Seine), les grandes villes de Lille (centrale de Gravelines), de Marseille (centrale de Cadarache), de Bordeaux (centrale du Blayais), de Toulouse (centrale de Golfech), de Grenoble (centrales du Bugey et de Saint-Alban-du-Rhône), de Nancy (centrale de Cattenom), de Rouen (centrales de Paluel et Penly), d’Amiens (centrale de Penly) et de Toulon (centrale de Cadarache), sont en zone orange. Les préfectures suivantes sont en zone orange : Moulins, Digne, Troyes, Angoulême, Bourges, Chartres, Nîmes, Auch, Châteauroux, Tours, Le Puy, Cahors, Mende, Angers, Saint-Lô, Châlons-sur-Marne, Beauvais, Arras, Strasbourg, Mâcon, Chambéry, Annecy, Melun, Niort, Limoges, Epinal, Auxerre, Belfort, Evry, Bobigny et Créteil.

– Départements non concernés : certains départements sont totalement hors zones d’exclusion, ou dans celles-ci à moins de 10 %. Voici d’abords la liste des départements totalement épargnés : l’Ariège, l’Aude, l’Aveyron, le Cantal, la Corrèze, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse, les Côtes d’Armor, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, la Haute-Marne, la Mayenne, le Morbihan, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales et les Hauts-de-Seine. Voici la liste des départements épargnés à 90 % : les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, la Côte d’Or, l’Hérault, les Landes, l’Orne, le, Puy-de-Dôme, la Vendée, les Yvelines et le Val d’Oise.

Les départements non-cités sont en zone orange et rouge, mais que sur une portion de leur territoire, le reste étant en zone épargnée.

Notons qu’en matière de grandes villes étrangères, Bruxelles et Liège sont dans la zone orange de la centrale de Chooz (ainsi que la totalité du Grand-duché du Luxembourg), Genève dans celle du Bugey et  Bâle et Zurich dans celle de Fessenheim.

Hristo XIEP

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2 commentaires

  1. Paul-Emic says:

    oui mais en France, la radioactivité est moins radioactive

  2. André Hatz says:

    Quelle banalisation ! Parler d' »incidents sérieux » pour ce qui concerne les catastrophes de Tchernobyl, Fukushima ou Maïak est réellement réducteur ! Le mot incident signifie que le problème est resté confiné dans la centrale et ne présentait pas de risque réel. Au-dessus, on parle d’accident, au-dessus encore de catastrophe ! Les mots ont du sens. Et affirmer qu’il n’y a pas eu d’incidents sérieux en France, c’est carrément du mensonge ou de la totale méconnaissance : n’auriez-vous pas eu connaissance de la fusion du coeur du réacteur A1 de Saint-Laurent des Eaux le 17.10.69, puis du réacteur A2 de la même centrale le 13.03.198, puis en avril 1980 de l’éclatement d’un conteneur de piscine, avec déversement de plutonium dans la Loire ? N’avez-vous jamais entendu que l’on a frisé la catastrophe à la centrale du Blayais lors de la grande tempête ?
    Par ailleurs, réduire à 30 Km la zone d’exclusion, c’est méconnaître les enseignements de Tchernobyl et de Fukushima, pour lesquelles la radioactivité est allée bien au-delà de ces limites toutes théoriques et s’est déposée sous la forme de « taches de léopard » à des centaines de Km.

    Quant au commentateur Paul-Emic qui ajoute que la radioactivité est « moins radioactive en France », soit c’est de la totale dérision, soit il n’y connait absolument rien en physique nucléaire ! Mais peut-être a-t-il été bercé par les mensonges d’EDF et d’AREVA ?

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