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La Maison Blanche rompt avec la bureaucratie de l'ONU et met fin au financement du programme climatique idéologiqu

« Nous ne gaspillerons plus de ressources, de capital diplomatique et le poids légitimant de notre participation à des institutions qui sont inadaptées ou qui entrent en conflit avec nos intérêts. »

Retrait immédiat des États-Unis de 66 organisations, conventions et traités internationaux

Le président américain Donald Trump a signé mercredi un décret ordonnant le retrait immédiat des États-Unis de 66 organisations, conventions et traités internationaux. Cette décision, qui concerne 31 entités liées aux Nations Unies et 35 autres organisations multilatérales, se fonde sur la protection des intérêts nationaux et la suppression de dépenses jugées superflues par l’administration républicaine.

Parmi les départs les plus notables figurent la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et l’Alliance des civilisations, dans un mouvement qui vise à redonner au pays le plein contrôle de son économie et de son programme législatif face aux directives mondiales.

La fin des subventions à la bureaucratie mondialiste

La Maison Blanche a justifié cette décision suite à un rapport exhaustif du secrétaire d’État Marco Rubio. Selon la déclaration officielle, nombre de ces institutions agissent à l’encontre des intérêts nationaux, représentent un gaspillage de fonds publics et promeuvent des programmes idéologiques qui portent atteinte à la souveraineté des États-Unis. Par ce décret, Washington cesse non seulement de participer aux délibérations, mais coupe également immédiatement les financements alloués à ces organisations, respectant ainsi l’une des promesses de campagne de l’administration : cesser de subventionner les agences que le pouvoir exécutif juge superflues.

Dans une déclaration distincte, le secrétaire d’État Marco Rubio a souligné que cette mesure privilégie les citoyens américains, au-delà des intérêts des bureaucrates internationaux. « Nous ne gaspillerons plus de ressources, de capital diplomatique ni le poids de notre participation à des institutions qui sont inadaptées ou contraires à nos intérêts », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que la coopération ne se poursuivra que si elle profite au peuple américain.

L’indépendance énergétique et une rupture avec la doxa climatique

L’impact le plus significatif de cette décision se concentre dans les secteurs de l’environnement et de l’énergie. En se retirant de la CCNUCC, un traité initialement ratifié en 1992 sous la présidence de George Bush, les États-Unis se désengagent du cadre juridique qui sous-tend l’Accord de Paris et les sommets annuels sur le climat. L’administration américaine soutient que le maintien de sa participation à ces instances imposait un fardeau réglementaire et financier excessif, freinant ainsi le développement de son industrie nationale.

Ce retrait concerne également des organismes scientifiques et techniques tels que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ( GIEC ), la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques ( IPBES ) et l’Union internationale pour la conservation de la nature ( UICN ). Les Etats-Unis quittent également l’Agence internationale pour les énergies renouvelables ( IRENA ) et le Forum international de l’énergie ( IEF ), privilégiant une politique de liberté énergétique qui met l’accent sur la puissance économique nationale plutôt que sur les engagements de décarbonation imposés de l’extérieur.

Au-delà du secteur énergétique, le décret présidentiel met fin à la participation à des entités qui, selon l’administration, promeuvent une « idéologie progressiste » et des politiques d’égalité contraires au principe du mérite. Il s’agit notamment d’ONU Femmes, du Fonds des Nations Unies pour la population et de l’Agence des Nations Unies pour le commerce et le développement. À noter également le retrait de l’Alliance des civilisations, organisation fondée en 2005 à l’initiative de Kofi Annan, sur la suggestion du Premier ministre espagnol de l’époque, José Luis Rodríguez Zapatero, et qui œuvrait pour la promotion du pluralisme religieux et de la diversité culturelle.

Parmi les autres organisations touchées par les coupes budgétaires de l’administration Trump figurent le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale, ainsi que diverses commissions consultatives sur les migrations et les droits des travailleurs. La Maison Blanche a insisté sur le fait que ces entités défendent des « causes radicales » qui s’opposent frontalement à l’autonomie législative des États-Unis.

Réactions internationales et nouveau paysage diplomatique

La décision de Washington a immédiatement suscité des critiques de la part de diverses organisations internationales et de leurs alliés. Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, a exprimé ses regrets quant à cette mesure, tandis que la commissaire européenne à l’action pour le climat, Wopke Hoekstra, l’a qualifiée de regrettable, rappelant que les États-Unis sont le deuxième plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre. Néanmoins, l’administration républicaine maintient sa ligne dure en matière de politique étrangère, et cette annonce coïncide avec la récente intervention militaire au Venezuela, qui a abouti à l’arrestation de Nicolás Maduro .

Le Département d’État et les agences concernées sont désormais tenus d’entamer immédiatement la procédure de notification de retrait. Bien que certains traités prévoient des délais de préavis allant jusqu’à un an, le décret présidentiel ordonne clairement la cessation de toute activité et de tout financement dans les limites permises par la législation en vigueur, confirmant ainsi la tendance de Washington à privilégier l’unilatéralisme au nom de l’intérêt national et de l’efficacité des dépenses publiques.

Léo Kersauzie

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