Le grand attendu
Cet après-midi, Donald Trump était le personnage le plus attendu du Forum économique mondial de Davos. La foule se pressait pour assister à son discours. Il n’y avait pas assez de places pour tous les participants souhaitant l’écouter. D’autres salles durent être ouvertes avec des grands écrans retransmettant le discours.

Dans son style inimitable, Trump a commencé en disant qu’il était heureux de parler « devant tant d’amis, quelques ennemis aussi, et tous les invités de marque ». Ensuite, Trump a vanté son propre bilan économique. « Les États-Unis sont le moteur économique de la planète », a-t-il lancé. Il a ensuite affirmé qu’il avait réglé le problème des « migrations massives incontrôlées ».

Le Venezuela
Au sujet du Venezuela, Trump présente les choses à sa façon, affirme que le Venezuela est très content de travailler avec les Etats-Unis et annonce que les compagnies pétrolières se précipitent là-bas, trouvant cela « fabuleux ».
Puis Trump est passé à la critique de l’énergie verte et des éoliennes, pointant du doigt la mentalité européenne à ce sujet. Et considérant que l’Europe s’autodétruit.
Le Groenland
Ensuite, Trump est passé au sujet du Groenland.
« La situation actuelle au Groenland. Souhaiteriez-vous que je dise quelques mots ? Le Groenland ? J’allais l’omettre du discours, mais je me suis dit que je devrais peut-être…
J’ai un immense respect pour le peuple du Groenland et peuple du Danemark. Un immense respect. Mais chaque allié de l’OTAN a l’obligation de pouvoir défendre son propre territoire. Et le fait est qu’aucune nation ni aucun groupe de nations n’est en mesure de pouvoir sécuriser le Groenland autrement que par les États-Unis. Nous sommes une grande puissance, bien plus grande que ce que les gens imaginent.
Je crois qu’ils l’ont découvert il y a deux semaines au Venezuela. »
Trump entend entamer immédiatement des négociations en vue de l’acquisition du Groenland afin d’étendre son territoire et de renforcer la sécurité occidentale.
« Je souhaite l’ouverture immédiate de négociations pour réexaminer l’acquisition du Groenland par les États-Unis, à l’instar de nombreuses autres acquisitions territoriales réalisées au cours de notre histoire, comme l’ont fait de nombreux pays européens. Mais cela ne constituera pas une menace pour l’OTAN. Au contraire, cela renforcera considérablement la sécurité de l’ensemble de l’Alliance », a déclaré Trump.
Le président estime que les États-Unis sont victimes d’un traitement gravement injuste au sein de l’OTAN. Il a affirmé que l’acquisition de l’île serait une mesure logique qui non seulement profiterait aux États-Unis, mais renforcerait également la position de l’ensemble de l’Alliance atlantique dans cette région d’importance stratégique
« Pour atteindre ces terres rares, nous devons traverser des centaines de mètres de glace. Ce n’est pas la raison pour laquelle nous en avons besoin. Nous en avons besoin pour des raisons stratégiques de sécurité nationale et internationale », a-t-il déclaré.
Trump a également déclaré que le Groenland est « une immense île sans défense qui fait en réalité partie de l’Amérique du Nord ». « C’est notre territoire, donc il revêt un intérêt primordial pour la sécurité des États-Unis », a-t-il ajouté.
L’Ukraine
Le président américain Donald Trump a déclaré que Washington ne devrait pas s’impliquer dans le règlement de la crise ukrainienne ; cela relève de la compétence de l’Europe.
« Ils ne comprennent pas ce que nous faisons. Je parle de l’OTAN, je parle de l’Europe. Ils devraient s’occuper de l’Ukraine, et nous non. Les États-Unis sont très loin, un grand et magnifique océan nous sépare, et nous n’avons rien à voir avec ça », a déclaré Trump, évoquant la possibilité de résoudre la crise ukrainienne. C’est sa façon à lui de faire comprendre à l’Union européenne que si elle veut la moindre aide des Etats-Unis pour résoudre le conflit en Ukraine, elle va devoir accepter les règles des Etats-Unis concernant le Groenland.
Enfin, Trump s’est payé la tête d’Emmanuel Macron, ironisant sur ses « belles lunettes de soleil ».
S’il fallait faire comprendre aux dirigeants européens qui dirige la partie, c’est fait…
Pierre-Alain Depauw
Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !







