La « Petite Eglise » anticoncordataire : une nébuleuse religieuse (V)
Nous avons donc, dans nos précédents articles (1), retracé à grands traits l’apparition et la fixation d’une dissidence catholique, ancrée dans son refus du concordat napoléonien en France et en Belgique. Quelles furent ses destinées, au-delà du XIXe siècle ?
Cette dissidence, éparse et rapidement dépourvue d’encadrement clérical, ne parvint à se maintenir que dans quelques secteurs, là où elle put s’enraciner du fait du nombre de ses fidèles et / ou de l’envergure intellectuelle de ses partisans, essentiellement : la région de Bressuire ; Lyon, le Forez et le Charolais ; et puis un coin du Brabant. Dans les autres régions où les anticoncordataires étaient assez nombreux en 1815 (Normandie, Vendômois, Rouergue, région de Toulouse-Tarbes, Hautes-Alpes), ils ne sont plus, vers 1900, que des groupuscules en voie de disparation : au mieux, il demeure en ces lieux quelques convaincus, qui maintiennent le flambeau de la contre-Révolution en tous domaines, témoins d’un passé de plus en plus lointain.
L’ancrage dans la fidélité anticoncordataire après la rupture du Concordat.
La persistance de la dissidence, après l’épisode de 1894 que nous relations dans notre article précédent, peut paraître étonnante : en 1894, rappelons-le, les deux principales têtes pensantes du mouvement de Lyon (Marius Duc) et des Deux-Sèvres (Joseph Bertaud), s’étaient « changé » – entendons : s’étaient convertis à l’Église concordataire – après longue et mûre réflexion, aidés par l’extrême bienveillance des autorités ecclésiastiques pour l’occasion. Or, très peu de leurs anciens partisans suivirent l’exemple de leurs chefs… Mais non, ce n’est pas ainsi qu’il faut rendre compte de la question : justement, Marius Duc et Joseph Bertaud n’étaient, ni en droit ni en fait, les chefs du mouvement anticoncordataire ; celui-ci n’avait ni su ni voulu se doter de structures hiérarchiques, il était devenu dans les faits une Église de laïques, et dans ce contexte, les simples fidèles étaient peu enclins à reconnaître quelque autorité, et à renoncer au mode d’être qui était le leur depuis au bas mot quarante ans… Plus sérieusement, le grand argument contre toute « rentrée dans le rang » restait, et restera d’ailleurs le même jusqu’à aujourd’hui : que les hommes d’Église reconnaissent explicitement et officiellement la justesse du combat anticoncordataire. Citons la déclaration, à cette époque, d’un des porte-parole de la position « dure », l’instituteur lyonnais Claudius Prost :
« Le jour où le clergé aura, par un solennel hommage rendu à la mémoire de nos anciens évêques et à la doctrine de leurs Réclamations, effacé les traces de l’injustice commise en 1801, nous serons déliés de tout attachement inflexible et nous reconnaîtrons la légitimité de l’Église concordataire. »
Mais voilà : c’est un fait que, dans l’Église catholique, ce n’est vraiment pas l’usage que les autorités acceptent de reconnaître aussi explicitement leurs torts, réels ou prétendus. Les choses étant ainsi, les tentatives de rapprochement suivantes allaient toutes se heurter au même mur – ou à la même fidélité, diront ceux qui partagent les vues de ces « dissidents ».
Pourtant, en bonne logique, les anticoncordataires auraient dû bientôt se remettre en question : en 1905 en effet, la IIIe République, de façon particulièrement sournoise, rompait unilatéralement le Concordat honni. De ce fait, la cause des anticoncordataires ne devenait-elle pas sans objet ? – Mais ce n’est pas ainsi que ceux-ci raisonnèrent ; même sans Concordat, l’injustice persistait : leurs glorieux évêques et prêtres résistants des années 1800-1850, voués aux gémonies depuis le Premier Empire et tous morts depuis bien longtemps, devaient être réhabilités pour qu’on pût s’entendre.
Le XXe siècle : le temps des ouvertures.
Depuis Léon XIII, le discours officiel avait pourtant changé. Soucieuses de ramener au bercail ces brebis égarées, les autorités romaines ou diocésaines renonçaient de plus en plus aux discours menaçants ou méprisants tels ceux, en 1850, de Mgr Pie, dont le zèle avait ordinairement été mieux inspiré. Sous le pontificat de S. Pie X, il fut établi qu’aucune condition ne serait demandée aux dissidents voulant renouer avec la hiérarchie et la pratique sacramentelle normale. Sous Pie XII, en 1948, on alla plus loin, en précisant bien qu’aucune abjuration ou acte de soumission formelle ne serait exigé d’eux. Le clergé reçut la consigne de traiter les « dissidents » comme n’importe quel baptisé renouant avec la pratique : le seul fait pour eux de se présenter au confessionnal suffirait pour qu’on les admît aux sacrements.
Ces dispositions bienveillantes n’eurent guère les effets escomptés. Il y avait pourtant une certaine érosion des effectifs, mais plutôt à l’occasion de mariages, lorsque la partie dissidente acceptait de « se changer » à cette occasion (l’inverse se produisait parfois, des catholiques concordataires se mettant dans l’obédience dissidente pour se marier : c’était même le seul motif pour que la « dissidence » gagnât des adeptes ; il n’y a jamais eu chez eux, en effet, la moindre ombre de prosélytisme). Dans le même temps, la masse encore fort conséquente des « dissidents » du Bressuirais gardait toute son intransigeance : pour éviter toute influence extérieure qui l’aurait menacée, ils continuaient à cultiver « l’entre soi », et la différence d’avec ceux qui ne partageaient pas leur combat… C’est ainsi qu’ils prenaient le contre-pied d’avec les catholiques ordinaires de la région, en votant systématiquement à gauche ; ou encore, puisque les écoles primaires dissidentes, tenues par de pieuses célibataires au XIXe siècle, avaient fini par disparaître, en confiant leurs enfants à l’école publique (dans cette région, les « dissidents » étaient à peu près les seuls, avec la petite minorité protestante, à agir ainsi)…
Pie XII espéra toucher ces ouailles égarées en leur envoyant, en 1955, deux évêques spécialement délégués, Mgr Moreels pour la région de Namur, et Mgr Derouineau pour les Deux-Sèvres. On peut citer les propos particulièrement louangeurs du pape dans le document instituant ces prélats : « Nous n’ignorons pas les origines des membres de la « Petite Église », leur fidélité aux traditions religieuses de leurs pères, même lorsqu’elles exigent d’eux un surcroît de sacrifices, comme c’est le cas pour les anciennes fêtes d’obligation ou pour l’abstinence du samedi. Nous connaissons aussi leur dévotion jamais démentie à la Très Sainte Vierge, qu’ils vont prier parfois dans ses sanctuaires locaux et honorent par la récitation quotidienne du chapelet… ».
Ne connaissant sans doute pas suffisamment le contexte, ces deux évêques agirent l’un et l’autre avec une maladresse certaine. Ce fut patent dans les Deux-Sèvres, où Mgr Derouineau, évêque missionnaire récemment expulsé de Chine, jugea bon de prendre contact avec eux en leur annonçant qu’il était leur évêque, et qu’il comptait bien venir célébrer dans leur chapelle de la Plainelière ! C’était arriver en terrain conquis, et ce n’était sans doute pas la bonne façon pour les gagner ; de fait, il n’eut à peu près aucun succès. Peu d’années plus tard, à l’occasion du concile Vatican II, le Secrétariat pour l’unité des chrétiens adressa aux mêmes, à plusieurs reprises, des exhortations touchantes, qui n’entraînèrent pas de retours massifs (on ne peut considérer ainsi le « changement » d’une centaine de dissidents en 1965, dont témoigne encore une plaque commémorative un peu trop triomphaliste, dans la basilique Notre-Dame de Pitié à La Chapelle-St-Laurent, haut-lieu de pèlerinage vendéen).
Un dernier tour d’horizon.
Nous sommes beaucoup moins bien renseignés sur les anticoncordataires qui subsistèrent dans les autres régions… Le groupe des anticoncordataires lyonnais est l’objet de moins d’études et suscite moins de curiosité que les « dissidents » des Deux-Sèvres. Malgré sa discrétion, on sait pourtant qu’il n’a pas disparu et qu’encore aujourd’hui, il maintient deux petites écoles toujours en activité dans son berceau historique, le quartier de la Croix-Rousse.
Non loin de là, encore moins repérables, il existe encore au XXIe siècle des descendants des « blancs » du Charolais, qui maintiennent leur tradition d’un catholicisme rural dépourvu de tout encadrement clérical. Et puis, ailleurs encore, tous plus discrets les uns que les autres, il se trouve quelques fidèles épars qui se réclament de la tradition anticoncordataire, perpétuant le culte et la fidélité aux glorieux évêques et aux prêtres à l’origine de leur résistance : dans des lieux de pèlerinage, dans des cimetières dédiés, ou dans des chapelles assez confidentielles (par exemple, à Toulouse, chapelle sur laquelle nous avons des échos de première main).
Envers et contre tout donc, une poignée d’anticoncordataires maintient dans notre pays le flambeau de la fidélité à leurs ancêtres qui, il y a maintenant deux siècles et plus, ont refusé l’allégeance à la Révolution française, dont Bonaparte, auteur du Concordat honni, était considéré, à bien juste titre, comme un suppôt !
Enfin, il faut achever notre tour d’horizon avec la Petite Église de Belgique, où il semble bien que dans les années 1950, les ouvertures du Saint-Siège, relayées par les évêques belges, ont eu un peu plus de succès qu’en Deux-Sèvres. Une partie des « stévenistes » belges sont revenus alors à la pratique normale des sacrements et à la reconnaissance explicite de la hiérarchie. Il en subsiste cependant quelques-uns qui ont refusé de faire ce pas, perpétuant en Belgique l’opposition à l’Eglise d’après 1801. Et il nous faut encore signaler que certains de ces « stévenistes » s’étaient, à la fin du XIXe siècle, affiliés aux « vieux-catholiques » (c’est-à-dire, à la communauté schismatique constituée aux Pays-Bas en 1723, à laquelle s’étaient jointe en 1870 la poignée d’opposants au concile Vatican I). Et à partir de 1971, tout en continuant à se réclamer de la « Petite Église », ces Belges ont obtenu d’un évêque vieux-catholique d’Angleterre une hiérarchie (avec les déviances de ce courant, telle l’acceptation de prêtres mariés) ; d’après la documentation disponible, ils se sont développés depuis, non sans connaître de graves dissensions internes : une partie d’entre eux se réclame maintenant du patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche, et semble se recruter principalement dans les populations d’origine africaine… On est certes là dans un autre univers ecclésial, mais il nous fallait les mentionner pour que notre panorama fût à peu près complet. (Les esprits curieux qui explorent les ressources du réseau Internet trouveront en effet, parmi ceux qui se revendiquent de la filiation de la Petite Église de Belgique, de curieuses communautés paroissiales qui se raccrochent à des hiérarchies proche-orientales et sont dotées de ministres sacrés visiblement issus du monde sub-saharien…).
Et maintenant ?
Après ce tour d’horizon qui s’est voulu d’une neutralité bienveillante, vous vous attendez, chers lecteurs, à ce que nous fassions le point sur la situation actuelle et sur l’avenir de ces communautés anticoncordataires. Cette tâche est éminemment délicate, mais nous ne pouvons nous y dérober. Notre propos, cette fois-ci, sera un peu plus « engagé » – comme vous vous y attendez sans doute. Mais il ne sera que partiel, car nous ne pouvons parler que des « dissidents » que nous connaissons de façon sûre et directe : essentiellement ceux du Bressuirais, puisque, étant nous-mêmes implantés dans le Nord-Deux-Sèvres, il nous arrive d’avoir des contacts directs avec quelques-uns d’entre eux.
Commençons par reconnaître, en toute honnêteté, que ces catholiques marginaux, privés depuis 150 ans de tous autres sacrements que le baptême et le mariage (célébrés sous forme privée), ne se sont pas, avec le temps, transformés en une secte déviante ; les fidèles ne sont pas tous des gens ignorants, passéistes et pratiquant une religion purement formaliste – cela, c’est la caricature qu’en donne souvent la littérature grand public. Il se trouve, sans doute, des « dissidents » qui correspondent quelque peu à cette caricature, mais nous pouvons témoigner que, parmi eux, il s’en trouve qui gardent une foi et une piété authentiques (même si elles sont, bien sûr, marquées d’un formalisme certain) ; chez ceux qui tiennent à leur appartenance, la vie de prière, les vertus familiales, la droiture, l’honnêteté ne font pas de doute. Et, malgré leur réticence à l’égard du catholicisme officiel, on ne peut pas dire qu’ils aient perdu tout sens de l’Église… Révélatrice de leur état d’âme est la prière poignante, récitée chez les dissidents des Deux-Sèvres, lors de leurs enterrements (ceux-ci, soit dit en passant, sont les principales cérémonies dont ils ne refusent pas l’accès à ceux qui ne sont pas de leurs idées) :
« Seigneur, nous implorons de façon toute particulière votre miséricorde pour le repos de l’âme de votre serviteur, qui n’a pas eu l’assistance d’un prêtre, non qu’il ne l’ait pas désirée, mais uniquement à cause de sa fidélité à nos anciens pasteurs. »
II nous faut ensuite remarquer que, depuis une cinquantaine d’années, les tensions entre « dissidents » et Église officielle se sont nettement apaisées. L’esprit œcuménique qui a triomphé dans l’Eglise depuis le concile Vatican II a supprimé entièrement les vexations dont, autrefois, étaient frappés les contestataires (l’interdiction de sonner le glas pour leurs défunts était la plus odieuse) ; de leur côté, les « dissidents » sont beaucoup moins réticents à avoir contact avec un fidèle, voire avec un prêtre « concordataire », ou encore à mettre le pied dans une église paroissiale (ce que beaucoup évitaient absolument, il n’y a pas si longtemps encore)…
Par ailleurs, il est assez évident que la « dissidence » deux-sévrienne est affectée aujourd’hui d’une baisse d’effectifs qui semble préluder à leur disparition prochaine. Illustration de cet état de fait : les cérémonies des premières communions à la chapelle de la Plainelière à Courlay, chaque année le jeudi de la Fête-Dieu, rassemblaient encore une centaine d’enfants il y a 40 ou 50 ans, on les compte maintenant sur les doigts d’une main. Les parents ont de plus en plus de difficultés à maintenir la fidélité chez leurs enfants, qui passent par le creuset de l’éducation nationale. Et il est quasiment impossible de les préserver du tout-numérique qui, chez eux comme ailleurs, contribue puissamment à supprimer toute dimension spirituelle et religieuse… Autre facteur structurel de délitement : il est bien difficile, aujourd’hui, que la jeune génération ne s’éloigne pas géographiquement des deux ou trois cantons où la présence dissidente assure une contre- société qui aide à tenir bon.
Enfin, à ce tableau plutôt sombre, il faut encore ajouter de graves dissensions internes qui, depuis une quinzaine d’années, minent les communautés du Nord-Deux-Sèvres. Il semble donc qu’on s’achemine vers la disparition totale de cette « dissidence », sans grand bruit car, plus que jamais, ses membres cultivent la discrétion (c’est la revue Charlie-hebdo, qu’on nous pardonnera de citer, qui, en 2021, titrait : « A Courlay, les vrais cathos se cachent pour mourir » !). De quelques milliers il y a cinquante ans, ils ne seraient plus maintenant que quelques centaines, et tout semble indiquer que la tendance va se poursuivre…
Une convergence à remarquer.
Enfin, et c’est par là que nous achèverons notre propos, nous devons nettement insister sur le point suivant : les nouveautés qui ont suivi le concile Vatican II, spécialement en matière liturgique, ont puissamment contribué à ancrer les « dissidents » à rester ce qu’ils sont. Le mouvement de « changements » des années 1950-1960, qui aurait pu, peut-être, se développer et l’emporter, n’a pas eu de grandes suites. C’est que les réformes liturgiques mises en place à partir de 1965 ont répugné au plus haut point à ces catholiques fidèles aux traditions d’Ancien Régime. Et ceux d’entre eux qui avaient les éléments pour analyser la question en profondeur ont été confortés dans leurs convictions. Pour le dire clairement : le combat anticoncordataire et le combat contre les réformes issues du concile Vatican II ne convergent-ils pas de quelque façon ?
A l’appui de cette assertion, on trouve un argument puissant dans le fait que, tout au long de l’époque concordataire (1801-1905), mais encore depuis la reprise des relations diplomatiques entre le Vatican et la République française (au début des années 1920), c’est un fait reconnu que les évêques nommés en France, toujours avec l’accord des autorités civiles, ont été le plus souvent d’une docilité confondante envers celles- ci (cf., par exemple, la doctrine du Christ-Roi mise sans vergogne sous le boisseau, ou encore, plus ponctuellement, le peu de pugnacité des évêques français pour s’opposer à la légalisation de l’avortement en 1974, ou à l’offensive contre l’école libre en 1984). Durant tout le XXe siècle, quels furent les évêques français qui défendirent vigoureusement la foi catholique intégrale ? – Principalement, les évêques nommés en dehors de tout cadre concordataire, juste après la rupture du Concordat, quand le pape S. Pie X put librement accorder l’épiscopat à ces grands prélats que furent Mgr de Cabrières à Montpellier, Mgr Luçon à Reims, Mgr Nègre à Tours, Mgr Charost à Lille puis Rennes…, et puis également, 40 ans plus tard, on peut citer un certain Mgr Marcel Lefebvre qui, de missionnaire en Afrique noire, fut promu évêque pour le Sénégal, mais qui, c’est certain vu ses idées contre-révolutionnaires avérées, n’aurait jamais été accepté pour l’épiscopat en France métropolitaine…
Comme a pu nous le dire personnellement un de ces catholiques anticoncordataires (qui n’est pas deux-sévrien, et qui est universitaire – nous citons la substance de ses propos) : « Si notre combat anticoncordataire est juste – et je suis convaincu qu’il est juste ! – alors, ce combat constitue les prémices de la résistance de la Fraternité St-Pie X face aux errements de Vatican II ! »
Peut-être donc, pour jeter un regard vraiment pertinent sur cette « Petite Eglise » si déroutante par certains aspects, faut-il la considérer sur le temps long : celui du combat entre, d’une part la sainte Eglise catholique, dépositaire de la Vérité révélée, et d’autre part, les forces sataniques, qui cherchent à renverser la foi à travers les idées de la Révolution française – bref, pour reprendre l’expression de saint Augustin : le combat étemel entre les deux cités, la cité de Dieu et la cité de Satan. Dans cette optique, même si on ne peut approuver ce qu’il faut bien appeler l’insoumission obstinée des « dissidents », même si le lien avec une hiérarchie n’est pas facultatif quand on se veut catholique, il n’empêche : il est difficile de leur donner entièrement tort. Le maître-mot de leur combat reste le beau mot de fidélité : fidélité contre un Concordat qui engageait l’Église dans une collaboration adultère avec la Révolution, fidélité au fond contre l’idéologie révolutionnaire qui cherche à détruire l’Église et qui pousse l’homme à se révolter contre Dieu ! Cette fidélité dans le combat contre l’ennemi avéré, comment refuser de lui rendre hommage ?
Père Damien-Marie (Fraternité de la Transfiguration – Mérigny)
Source : La Simandre, Fraternité de la Transfiguration, Le Bois 36220 MÉRIGNY, 02 54 37 40 04 Renseignements : https://transfiguration.over-blog.com/
(1) Les autres articles sur la « Petite Eglise » anticoncordataire :
– La « Petite Église » anticoncordataire : une nébuleuse religieuse – Première partie
– La « Petite Église » anticoncordataire : une nébuleuse religieuse – Deuxième partie
– La « Petite Église » anticoncordataire : une nébuleuse religieuse – Troisième partie
– La « Petite Église » anticoncordataire : une nébuleuse religieuse – Quatrième partie
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