Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, avait déclaré lundi que la sécurité arctique était devenue « une priorité » suite aux propos de Donald Trump selon lesquels les États-Unis prendraient le Groenland « d’une manière ou d’une autre ».
Le président américain a ébranlé l’alliance des 32 nations membres de l’OTAN en refusant d’exclure le recours à la force militaire pour s’emparer du territoire autonome du Danemark, membre du même bloc.
De son côté, le commissaire européen à la défense et à l’espace, Andrius Kubilius, a averti qu’une prise de contrôle militaire du Groenland par les États-Unis signifierait la fin de l’OTAN.
Une ministre suédoise met en garde contre l’expansionnisme des États-Unis
Lors de la conférence de sécurité de Sälen, la vice-Première ministre suédoise et ministre de l’Énergie et des Affaires, Ebba Busch, s’est dit inquiète de la possibilité que Donald Trump vise la Suède après le Groenland.
« Nous avons essentiellement le même substrat rocheux riche en métal » que le Groenland, a rappelé la vice-première ministre Ebba Busch lors d’un entretien publié par le journal suédois Expressen en pensant aux gisements de terres rares suédoises, au moment où Trump souhaite s’emparer des ressources du Groenland.
Il y a trois ans, la société minière publique suédoise LKAB avait annoncé avoir réalisé la plus grande découverte européenne d’éléments de terres rares à Kiruna. « Dorénavant, les mines représenteront un poids complètement différent et constitueront un élément clé de la stratégie sécuritaire suédoise », déclare le ministre Ebba Busch.
Pierre-Alain Depauw
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