
Le Veronica est le sixième pétrolier que les militaires américains arraisonnent depuis le 10 décembre
Un communiqué publié par le Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM) le 15 janvier signale cette information accompagnée de la photo ci-dessus :
« Dans une autre action menée avant l’aube, des Marines et des marins de la Joint Task Force Southern Spear, en soutien au Département de la Sécurité intérieure, ont été lancés depuis l’USS Gerald R. Ford (CVN 78) et ont appréhendé le Motor/Tanker Veronica sans incident ».
Le commandement sud des forces américaines (SOUTHCOM) a indiqué avoir mené cette opération de saisie avec le soutien du navire d’assaut amphibie USS Iwo Jima, ainsi que des transports amphibies USS San Antonio et USS Fort Lauderdale, en coordination avec les garde-côtes américains, le département de la Sécurité intérieure et le département de la Justice.
Selon le Commandement Sud des États-Unis, ce pétrolier est le dernier navire en date sanctionné à tenter de violer la « quarantaine établie » par le président Donald Trump.
Le Commandement Sud des États-Unis, qui supervise les opérations militaires en Amérique latine et dans les Caraïbes, a également diffusé une vidéo montrant des soldats américains descendant d’hélicoptères sur le pétrolier.
La liste des pétroliers saisis par les militaires américains s’est entamée le 10 décembre avec le pétrolier Skipper. Ce fut ensuite le tour du pétrolier à moteur Centuries le 20 décembre. Puis ce sont les pétroliers Bella 1, Sophia et Olina qui furent arraisonnés par les soldats américains.
« Le seul pétrole qui quittera le Venezuela sera celui dont la production sera coordonnée de manière appropriée et légale », a déclaré le Commandement Sud des États-Unis. Entendez par là que le pétrole qui sera acheminé vers les Etats-Unis…
Pavillons russes
Les opérateurs du Veronica avaient revendiqué le drapeau russe et le nouveau nom Galileo peu avant l’opération d’arraisonnement américaine, comme ce fut le cas précédemment pour le Bella 1 qui avait changé de pavillon sous une immatriculation russe et adopté le nom de Marinera, échappant ainsi à la capture par les troupes américaines pendant près de trois semaines.
Le ministère russe des Affaires étrangères a critiqué la saisie du Bella 1 par les États-Unis. Dans un communiqué, le ministère a déclaré que le pétrolier revendiquait légalement, bien que temporairement, un statut russe et qu’ « aucun État n’a le droit d’utiliser la force contre des navires dûment immatriculés sous la juridiction d’autres États ».
Les dernières semaines sont marquées par un expansionnisme américain sans scrupule.
Joaquim De Alburquerque
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