
Tout le monde comprend l’émotion suscitée par l’affaire Epstein.
Même si les révélations viennent bien tard, même si les « suicides » d’Epstein et de Brunel auraient dû depuis longtemps susciter deux scandales d’État en cela qu’ils ne sont rien de moins que des destructions de preuves, reste qu’une question n’est jamais posée.
Pourquoi tant d’efforts pour permettre à un État de se cacher derrière un homme ?
Il est aujourd’hui couramment admis que des exactions et des abominations ont été commises contre des enfants dans le but d’exercer un chantage contre des responsables puissants, des dirigeants d’organismes privés ou d’entités étatiques.
S’il y a eu chantage d’État, il y a forcément eu l’implication d’un État. Il a existé et il existe probablement encore une chaîne de commandement et donc de responsabilités émanant d’un ou plusieurs États. On ne va pas se cacher derrière son petit doigt…
Le nom d’Israël revient sans cesse et le nom du Mossad est sur toutes les lèvres.
Si tel est le cas, les États devraient demander des comptes à l’État d’Israël et non au seul Epstein qui, nous a-t-on dit, n’existe plus.
Bizarrement, aucun journaliste, aucun dirigeant d’aucun pays ne pose de questions à ce sujet.
Les seules préoccupations des instances judiciaires et médiatiques, c’est de freiner le plus possible les révélations sur le sujet et gommer le plus possible les liens d’Epstein avec Israël, jusqu’à imposer une prononciation idoine destinée à cacher les origines juives de celui qu’on veut faire passer pour le principal protagoniste d’une affaire qui le dépasse.
Et gare à celui dont la langue pourrait fourcher.
Car l’accusation d’antisémitisme est devenue une arme de destruction sociale massive, même s’il est vrai qu’elle s’émousse du fait de la fréquence de ses recours.
Pour la France et plus généralement pour l’Europe, qu’on se rassure, l’arsenal judiciaire ne cesse de se durcir pour compenser le phénomène.
Dans tous les cas, si Israël ou d’autres ont mis des moyens pour commettre des crimes d’enfants en masse, un Nuremberg 2.0 est nécessaire avec des prévenus encourant la peine de mort. En effet, il ne saurait y avoir de mansuétude.
Or, comme on l’a vu, tout est fait pour empêcher au maximum la vérité de sortir.
Il pourrait même advenir qu’on nous dise un jour que l’affaire est tellement énorme, tentaculaire, où tellement d’États sont impliqués, qu’on est obligés de renoncer à toutes les poursuites, car la chute des États aurait de telles conséquences planétaires que nul ne peut se permettre une aussi importante déstabilisation.
On pourrait nous refaire le « too big to fail » qu’on nous a fait avaler pour sauver les banques.
Car si le bon peuple n’a pas moufté pour Goldman Sachs, pourquoi n’avalerait-il pas la raison d’État.
Surtout si c’est un État qui a beaucoup souffert et qui souffre encore de l’acharnement du monde entier.
En attendant, on n’évoque le moins souvent et le plus longtemps possible l’affaire « Epstine » c’est toujours ça de gagné.
Je rappelle que pendant ce temps le président en exercice de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, fait l’objet d’accusations imaginaires de traffic d’enfants.
Jusqu’à quand le peuple se laissera-t-il berner ?
Jacques Frantz
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