
Les Etats-Unis avec Israël ont donc attaqué l’Iran dans la nuit de samedi 28 février 2026. Un pas supplémentaire dans la déstabilisation du proche et Moyen-Orient est franchi.
Dans la nuit du 28 février au dimanche 1er mars 2026, les Etats-Unis, poussés disons-le par Israël, ont donc attaqué l’Iran
Dans la nuit du 28 février au dimanche 1er mars 2026, les Etats-Unis, poussés disons-le par Israël, ont donc attaqué l’Iran, la vieille nation perse. Les politiciens européens de l’incapable « coalition des volontaires » d’aide à l’Ukraine, Merz, Starmer, Macron, Meloni et tutti quanti, toujours aussi lunatiques et serviles, ont hésité pour finalement soutenir l’attitude de Trump, leur ennemi pourtant.
C’est que Israël aussi est de la partie… c’est qu’Israël a dicté l’attaque américaine en annonçant qu’il allait attaquer l’Iran avec ou sans les Etats-Unis. Car, ainsi que le décrit un quotidien israélien Maariv, l’accord qui était en train d‘être négocié entre l’Iran et les Etats-Unis à Genève sous la médiation d’Oman et positivement gagnant pour les Etats-Unis « suscitait de vives inquiétudes à Tel-Aviv » pour qui « l’issue idéale demeure une opération militaire américaine de grande envergure ».
Israël était prêt à avoir recours à l’arme nucléaire contre l’Iran
Même Yaïr Lapid, chef nominal de l’opposition, a affirmé cette semaine, rapporte le quotidien israélien +972 qu’« il est temps de frapper les fondements du régime [iranien] » et a déclaré qu’il n’y aurait « aucune coalition d’opposition en cas de guerre contre l’Iran ». « Le député du Likoud, Nissim Vaturi, ajoute +972, a même laissé entendre qu’un recours à l’arme nucléaire était possible. « Nous avons des armes que nous n’avons pas utilisées. Les Iraniens ont des tapis persans ; nous avons une usine textile », a-t-il déclaré, une allusion à peine voilée au réacteur nucléaire israélien de Dimona. »
On sait par une interview du ministre omanais des Affaires étrangères, supervisant les négociations, datée du vendredi 27 février dernier, soit un jour avant les bombardements de l’Iran par la coalition Etats-Unis-Israël, que l’administration de Trump venait de recevoir une proposition de paix sur un plateau . Sur CBS, dans l’émission Face the Nation, Margaret Brennan tendait son micro au ministre omanais. Il détaillait l’accord négocié avec Téhéran : l’Iran acceptait de ne jamais avoir l’arme nucléaire, détruisait ses stocks, se pliait aux inspections totales de l’AIEA. Un désarmement négocié, contrôlé, irréversible.
La volonté expansionniste de Bibi Netanyahu
Pendant que l’invité parlait à l’antenne, les frappes contre l’Iran étaient décidées en Israël et imposées à Trump ou coordonnées avec lui, on ne sait pour l’instant. Et quelques heures plus tard, les premières bombes tombaient sur l’Iran. L’accord est ainsi mort-né, selon la volonté de Bibi Netanyahu qui préfère la guerre, affaiblir on puissant voisin pour ensuite mener à bien l’expansionnisme israélien, du Nil à l’Euphrate, soutenu qu’il est par les récentes déclarations, au micro de Tucker Carlson la semaine précédente, de l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, concernant le droit biblique d’Israël sur de vastes portions du Moyen-Orient.
Mais la pression d’Israël sur Trump n’est certainement pas la seule raison de cette escalade guerrière au Moyen-Orient.
On nous permettra de ne pas croire à la philanthropie étatsunienne envers le peuple iranien qui vit sous sanctions depuis presque 40 ans, le renversement des Mollahs, c’est pour le péquin de la télé mainstream.
Du côté états-unien, la volonté d’affaiblir la Chine économiquement puisqu’elle dépend énergétiquement de l’Iran entre en jeu
En revanche que dans le calcul américain pertes-avantages, il y ait la volonté d’affaiblir la Chine économiquement puisqu’elle dépend de l’Iran, et donc du détroit d’Ormuz fermé depuis dimanche, pour son énergie à hauteur de 20% ; ainsi que la volonté de faire oublier l’affaire Epstein et l’absence d’arrestations ; outre celle de calmer Israël qui aurait, ainsi que décrit plus haut, menacer de frapper l’Iran avec des missiles nucléaires…
Le chaudron moyen-oriental est une poudrière aux multiples grenades… Trump avec Bibi viennent d’en dégoupiller une, mais l’immense empire perse, l’Iran millénaire, de plus de 90 millions d’habitants, n’est pas l’Irak ni la Syrie ni la Lybie. Le mettre au pas sioniste sera plus difficile, et nettement plus risqué pour la survie politique de Trump qui avait été élu sur la promesse de ne plus lancer de guerre à l’extérieur.
L’ensablement de ce qui devait être une guerre éclair a d’ailleurs déjà commencé… mais peut-être que Trump nous réserve quelques surprises derrière sa façade guerrière. La guerre des 12 jours de juin dernier n’avait finalement été qu‘un leurre pour calmer Netanyahu…
Francesca de Villasmundo
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