Marie-Pierre Ellies-Oury est ingénieur agronome et docteur en sciences animales. Professeur des universités à Bordeaux Sciences Agro et chercheuse associée à l’INRAE, au sein de l’unité mixte de recherche sur les herbivores, est elle est spécialiste de la qualité des produits carnés et de l’agroécologie et contribue activement aux débats sur l’alimentation durable.
De l’importance de la viande
A l’heure où les ruminants sont accusés de tous les maux et notamment d’être responsables du réchauffement climatique, ce livre veut convaincre, données scientifiques à l’appui, que la consommation de viande demeure cruciale pour plusieurs groupes de population (en particulier les enfants, les personnes âgées, les femmes en âge de procréer et les sportifs). L’ouvrage s’articule autour de quatre grandes questions : la santé humaine, la place de la viande dans l’alimentation, les relations élevage/environnement et les alternatives à la viande. Marie-Pierre Ellies-Oury montre quels sont les risques associés à l’exclusion totale de cet aliment de notre régime alimentaire. Elle analyse également le marketing et les motivations qui se cachent derrière les substituts de viande (promotion du haché végétal, du seitan, des insectes comestibles et de la viande de laboratoire).
Les bienfaits de la consommation de viande
La viande n’est pas qu’une source de protéines, elle regorge de nutriments essentiels souvent méconnus ou sous-estimés. Les protéines animales ont une fonction structurelle importante, notamment au niveau musculaire et cutané. Elles sont également impliquées dans de très nombreux processus majeurs tels que la réponse immunitaire, le transport de l’oxygène dans l’organisme, ou encore la digestion. La viande est une source de protéines à haute valeur biologique, contenant tous les acides aminés nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Les protéines de la viande ont un autre avantage considérable : elles sont très bien digérés et facilement assimilées par notre corps. La viande est également une source précieuse de micronutriments difficilement remplaçables comme le fer et notamment le fer héminique, le zinc et les vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B5, B8, B12). La vitamine B12 notamment, absente des sources végétales, est essentielle au fonctionnement du système nerveux et de la formation des globules rouges. Bref, la viande a toute sa place dans notre alimentation, n’en déplaise aux wokistes et au Forum économique mondial de Davos !
L’ouvrage décrit enfin comment la disparition des éleveurs et de leurs familles aurait des conséquences désastreuses en cascade et n’est pas un scénario envisageable.
Un livre bienvenu dans le contexte de la crise des bovins.
Ex Libris
La viande n’a pas dit son dernier mot, Professeur Maie-Pierre Ellies-Oury, éditions du Rocher, 2025, 253 pages, 19,90 euros
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