
David Barnea, chef du Mossad, les services de renseignement israéliens, s’entretiendra à Miami (Floride) avec l’envoyé spécial du président américain, Steve Witkoff, au sujet de la situation en Iran. C’est ce qu’a rapporté le site d’information Axios.
Israël et les Etats-Unis discutent du sort de l’Iran
Selon leurs informations, Barnea est arrivé à Miami ce vendredi dans le cadre de consultations bilatérales entre les États-Unis et Israël concernant les manifestations antigouvernementales en Iran et une possible frappe américaine contre la République islamique. Le portail précise qu’on ignore pour l’instant s’il une rencontre est également prévue avec le président américain Donald Trump. D’après Axios, ce déplacement fait suite à l’entretien de Trump avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au cours duquel ce dernier a demandé au dirigeant américain de reporter une frappe contre l’Iran afin qu’Israël puisse se préparer à d’éventuelles représailles de Téhéran.
Frappes dans les prochains jours ?
Mais, toujours selon Axios, des responsables israéliens estiment que les États-Unis pourraient frapper l’Iran dans les prochains jours.
Le plan actuel de Washington prévoit des attaques contre les forces de sécurité iraniennes, ce qu’Israël juge insuffisant. De leur côté, les responsables américains ont souligné qu’une intervention militaire restait une possibilité si l’Iran reprenait les exécutions de rebelles.
Selon Axios, citant des sources américaines, les États-Unis ont commencé à amasser des armes offensives et défensives au Moyen-Orient en prévision d’une éventuelle frappe militaire ordonnée par le président américain Donald Trump. Le groupe aéronaval du porte-avions USS Abraham Lincoln, ainsi que des systèmes de défense aérienne supplémentaires, des avions de chasse et peut-être des sous-marins, sont déployés dans la région.
L’Agence France-Presse avait précédemment indiqué que l’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient « déployé d’importants efforts diplomatiques » pour persuader Trump de ne pas attaquer l’Iran et donner à Téhéran « l’occasion de prouver sa bonne foi ». Parallèlement, comme l’a souligné le Wall Street Journal, les États-Unis pourraient déployer des missiles de croisière Tomahawk, embarqués sur des destroyers américains au Moyen-Orient, pour frapper l’Iran. La journaliste Kelly Meyer de NewsNation a également rapporté que les États-Unis avaient déjà dépêché un groupe aéronaval depuis la mer de Chine méridionale vers le Moyen-Orient, qui devrait arriver dans la région d’ici une semaine.
Les troubles en Iran ont débuté le 29 décembre suite à des manifestations de rue déclenchées par la chute brutale du rial iranien, et se sont propagés à la plupart des grandes villes. Les autorités ont fait état de la mort d’une quarantaine de policiers. Depuis le 8 janvier, selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, des terroristes armés se sont infiltrés parmi les manifestants. Les autorités iraniennes ont accusé Israël et les États-Unis d’être à l’origine de ces troubles. Le président américain Donald Trump avait auparavant averti qu’il envisageait sérieusement le recours à la force contre la République islamique.
Léo Kersauzie
Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !






