À la suite de la Révolution française, l’Église catholique s’est trouvée confrontée à une société nouvelle et hostile, fondée sur les principes du libéralisme. Un courant, à l’intérieur de l’Église, a toutefois prétendu récupérer certains principes que prônait le libéralisme, en arguant du fait que ces principes étaient compatibles avec la doctrine catholique. Ce courant est connu dans l’Histoire comme le « catholicisme libéral », qu’illustrent en particulier les noms de Lamennais, de Lacordaire, de Montalembert, de Dupanloup. Mais…
Mais des hommes se sont levés, qui ont démontré que cette tentative des catholiques libéraux était inacceptable car, malgré un habillage religieux, ces principes transportaient toujours clandestinement un libéralisme antichrétien. Ils ont constitué ce que l’on appelle « l’école de l’antilibéralisme catholique », celle des Veuillot, Guéranger, Pie, Rohrbacher, dont l’âge d’or se situe entre 1846 et 1914.
Si le catholicisme libéral a fait l’objet de nombreuses publications louangeuses, l’école de l’antilibéralisme catholique a été comme effacée des mémoires ; elle a pourtant joué un rôle non négligeable dans l’Histoire de l’Église.
C’est cette histoire religieuse et intellectuelle que retrace ici avec un talent certain l’abbé Grégoire Celier encouragé à l’origine par Émile Poulat. Docteur en philosophie, il s’est spécialisé depuis plusieurs décennies dans l’histoire de l’antilibéralisme catholique et du nationalisme français au XIX° siècle.
Pour situer et comprendre cette « école de l’antilibéralisme catholique » il est nécessaire d’abord de situer et de décrire brièvement cette « école catholique libérale » à laquelle elle s‘oppose. Et pour présenter ladite « école catholique libérale » il est évidemment indispensable d’avoir une notion au moins sommaire du libéralisme philosophique, auquel « l’école catholique libérale » à la fois s’oppose et se rattache. En sorte que cette étude de l’antilibéralisme catholique connaîtra logiquement trois séquences successives. La première consistera en une présentation succincte du libéralisme philosophique. La deuxième s’attardera un peu sur le libéralisme catholique. La troisième, la plus importante évidemment, se penchera spécifiquement sur l’antilibéralisme catholique.
Pour compléter cette étude historique et doctrinale, sont proposées quelques annexes utiles ainsi qu’un petit « Essai bibliographique sur l’antilibéralisme catholique » qui aidera dans son travail le chercheur qui souhaiterait approfondir la question de l’antilibéralisme.
Ainsi ces intrépides lutteurs exhortent encore au combat et transmettent comme un mot d’ordre et un signe de ralliement ce que, auteurs anti-libéraux, ils ont voulu graver à jamais en lettres de feu sur le front hypocrite de l’erreur : « Le libéralisme est un péché ».
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L’école de l’antilibéralisme catholique, Abbé Grégoire Celier, Editions Hora Decima, 262 pages, 22€
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