Dans ce communiqué qui illustre une soumission complète à la volonté des Etats-Unis, l’UE a fait valoir que le président vénézuélien Nicolas Maduro manquait de « légitimité démocratique ». Avec un tel argument, plusieurs chefs d’Etats européens, et Macron en particulier, ont intérêt à ne pas déplaire à Donald Trump dans les mois à venir…
« Les principes du droit international »
L’Union européenne n’est pas parvenue à un accord sur une déclaration commune concernant le Venezuela lors de sa réunion de dimanche. Elle a publié une déclaration soutenue par 26 des 27 États membres, à l’exception de la Hongrie.
Le document reprenait en grande partie les déclarations faites samedi par de hauts responsables européens, notamment la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « Le Venezuela doit respecter les principes du droit international », affirmait le communiqué, l’UE arguant que le président vénézuélien Nicolas Maduro ne jouit pas d’une « légitimité démocratique ». Les 26 États membres de l’UE ont également souligné la priorité accordée à la lutte contre le crime organisé et le trafic de drogue. Bien sûr, le communiqué européen ne remarque aucunement que kidnapper un chef d’Etat n’est pas particulièrement respectueux des principes du droit international. De même, le communiqué européen se garde bien de faire la moindre allusion aux aveux explicites des Etats-Unis concernant leur intention de s’accaparer le pétrole et les minerais du Venezuela.
Réaction russe
« Le président vénézuélien Nicolas Maduro avait déclaré à plusieurs reprises que le véritable objectif de l’administration américaine actuelle est de s’emparer de leur pétrole et de leurs autres ressources fossiles », a rappelé Medvedev. « Et [le président américain Donald] Trump ne s’en cache pas », a-t-il ajouté.
Medvedev a dénoncé les actions américaines contre le Venezuela comme une agression et les a qualifiées d’illégales.
Il a toutefois affirmé que le dirigeant américain avait fait preuve d’une certaine constance dans ses actions. « Lui et son équipe ont défendu avec fermeté les intérêts nationaux de son pays, tant politiques (l’Amérique latine étant considérée comme la zone d’influence des États-Unis) qu’économiques (donnez-nous votre pétrole et vos autres ressources naturelles) », a souligné le politicien russe.
Medvedev a décrit la réaction des pays européens aux événements du Venezuela comme un cas classique de deux poids, deux mesures.
Les événements au Venezuela ont montré qu’aucun pays détesté par les États-Unis ne peut se sentir en sécurité, « surtout pas le Danemark et le Groenland sous contrôle danois », a estimé Medvedev.
L’arrestation de Maduro ne fera qu’attiser la haine que l’Amérique latine nourrit envers les États-Unis, a ajouté Medvedev.
Pierre-Alain Depauw
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