
8 janvier 2026, Paris est envahie par les tracteurs des agriculteurs et éleveurs qui protestent contre le Mercosur et la politique sanitaire agricole qui tue leurs vaches et leurs animaux.
Il est 5 heures, ce 8 janvier 2026, et Paris s’éveille au son des klaxons des tracteurs
« Il est 5 heures, Paris s’éveille » chantait Jacques Dutronc. Il est 5 heures, ce 8 janvier 2026, et Paris s’éveille au son des klaxons des tracteurs.
« On avait dit qu’on monterait à Paris, on y arrive ». Malgré les gendarmes placés sur les routes pour les empêcher de « monter » à Paris, malgré la police dans les rues de la capitale, des groupes d’agriculteurs ont réussi à entrer dans Paris à l’aube ce matin avec leurs tracteurs, malgré les interdictions, et ont atteint les principaux monuments de la capitale, la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe, pour protester contre l’accord commercial Mercosur entre l’Union européenne et les pays d’Amérique latine.
Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, principal syndicat agricole français, a indiqué qu’une centaine de tracteurs étaient entrés dans la capitale avant l’aube. Le ministère de l’Intérieur a précisé que la plupart étaient immobilisés aux portes de la ville, mais qu’une vingtaine circulaient dans le centre-ville vers 8 heures.
« Nous souhaitons être reçus aujourd’hui par le président de l’Assemblée nationale », a déclaré Venteau, « et par le président du Sénat ».
Yaël Braun-Pivet chahutée et huée par les agriculteurs devant le portail de l’Assemblée nationale
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a même été chahutée et huée par les agriculteurs devant le portail de l’Assemblée au point de devoir être exfiltrée. Preuve s’il en est que ces politiciens macroniens, plus technocrates européistes que politiques, sont totalement déconnectés des véritables problèmes des Français, et vendus aux intérêts étrangers.
— Yaël Braun-Pivet est HUÉE par les agriculteurs devant l’Assemblée nationale. pic.twitter.com/xvY4k7HWvf
— Bastion (@BastionMediaFR) January 8, 2026
Quant à la figure de proue des paysans, connu des lecteurs de MPI, Pierre-Guillaume Mercadal, il s’est exprimé devant les micros :
« On est venu devant l’Assemblée nationale car on les paye pour faire autre chose que nous trahir, donc ce serait bien qu’ils fassent autre chose que nous trahir. »
Pierre-Guillaume Mercadal @CochonsLaineux : « On est venu devant l’Assemblée nationale car on les paye pour faire autre chose que nous trahir, donc ce serait bien qu’ils fassent autre chose que nous trahir. » #AgriculteursEnColere pic.twitter.com/qzcJj2LMx4
— TVL (@tvlofficiel) January 8, 2026
Mobilisé depuis des semaines, le secteur agricole français est confronté à la menace d’une concurrence accrue si l’Union européenne signe l’accord de libre-échange avec quatre pays d’Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay), en négociation depuis 25 ans et qui semble sur le point d’être finalisé par la présidente de la Commission Européenne, Ursula Von der Leyen.
« On ne partira pas » annoncent les paysans. Paris bloquée et révolte paysanne réveilleront-ils la France ?
Francesca de Villasmundo
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