Sanctoral 

De la férie : messe du XI° dimanche après la Pentecôte

Saint Zéphyrin, Pape et Martyr

Zéphirin, né à Rome, et préposé au gouvernement de l’Église, sous l’empereur Sévère, établit que ceux qui devaient être ordonnés le seraient suivant la coutume, en temps convenable et en présence de Clercs et de laïcs assemblés en grand nombre, et qu’on ne choisirait pour ce ministère que des hommes instruits et de mœurs recommandables. Il régla aussi que l’Évêque célébrant le Sacrifice serait assisté de tous les Prêtres. Enfin, il décréta que les Patriarches, les Primats, les Métropolitains, ne prononceraient aucune sentence contre un Évêque, sans être forts de l’autorité apostolique. La durée de son pontificat fut de dix-huit ans et de dix-huit jours. Il fit au mois de décembre quatre ordinations, dans lesquelles il consacra pour divers lieux, treize Prêtres, sept Diacres et treize Évêques. Il reçut la couronne du martyre sous le règne d’Antonin, et fut enseveli sur la voie Appienne, près du cimetière de Calixte, le sept des calendes de septembre.

Zéphyrin fut le premier des Pontifes ensevelis dans la crypte célèbre où les Papes du IIIe siècle vinrent après leurs combats dormir le dernier sommeil. La catacombe qui succédait ainsi au cimetière Vatican dans l’honneur d’abriter les vicaires du Christ avait été inaugurée, trente ans auparavant, par Cécile la vierge martyre : comme sur le point de quitter la vie elle consacrait son palais de Rome en église, du fond de la tombe elle faisait maintenant que sa sépulture de famille passât à l’Église maîtresse et mère. La donation funéraire des Cæcilii devenait, en face de l’État païen, le commencement de la propriété collective ecclésiastique, officiellement reconnue du pouvoir ; Zéphyrin confia l’administration du nouveau cimetière au premier personnage après lui de l’Église romaine, l’archidiacre Calliste. Le saint Pontife vit s’accentuer de son temps la lutte de l’hérésie touchant l’unité de Dieu et la trinité des divines personnes ; sans le secours d’un vocabulaire qui ne vint que plus tard fixer jusque dans , les mots l’exposition théologique, il sut tenir à égale distance les Sabelliens pour qui la Trinité n’était qu’un nom, et les précurseurs d’Arius qui se vengèrent en déversant sur lui l’outrage.

Saint Eulade, Évêque de Nevers († 516)

Saint Eulade fut le premier évêque de Nevers. Il était depuis quelques temps atteint de cruelles infirmités, qui l’avaient rendu sourd et muet, et incapable de remplir ses fonctions épiscopales, quand saint Séverin, évêque d’Agune, qui se rendait près du roi Clovis pour guérir ce prince, s’arrêta pour le visiter. Touché de compassion à la nouvelle de la situation du pieux pontife, il entra dans sa chambre et se prosterna devant Dieu, la face contre terre, demandant avec ferveur sa guérison. Puis il s’approcha et lui dit: “Pontife du Seigneur, conversez avec moi.” Et aussitôt, Eulade, recouvrant l’usage de l’ouïe et de la parole, s’écria: “Homme de Dieu, bénissez-moi; c’est Dieu qui vous a envoyé vers moi; qu’Il soit glorifié dans tous les siècles!” Alors Séverin, lui tendant la main, le souleva de sa couche et lui dit: “Au nom de Jésus-Christ, notre souverain Maître, levez-vous!” Eulade se leva de son lit et remercia le Seigneur. Ce même jour, il se rendit à l’église et offrit le Saint Sacrifice en présence de son peuple émerveillé. Eulade consacra le reste de sa vie au service de Dieu et s’occupa de la sanctification de son troupeau avec plus d’ardeur que jamais, jusqu’à sa mort.

Martyrologe

Saint Zéphyrin, pape et martyr, dont l’anniversaire est mentionné le 13 des calendes de janvier (20 décembre).

A Cardona, en Espagne, le trépas de saint Raymond Nonnat, cardinal et confesseur, de l’ordre de Sainte- Marie de la Merci pour le rachat des captifs, célèbre par la sainteté de sa vie et par ses miracles. Sa fête a lieu la veille des calendes de septembre (31 août).

A Rome, les saints martyrs Irénée et Abonde. Pendant la persécution de Valérien, pour avoir retiré le corps de la bienheureuse Concorde d’un cloaque où on l’avait jeté, ils y furent eux-mêmes précipités. Le prêtre Justin en retira leurs corps pour les ensevelir dans une crypte, près de celui du bienheureux Laurent.

Près de Vintimille, cité de Ligurie, saint Second martyr, personnage très en vue, et l’un des chefs de la Légion thébaine.

A Bergame, saint Alexandre martyr, soldat de la même Légion. Comme il confessait avec une grande constance le nom du Seigneur Jésus Christ, il fut décapité, accomplissant ainsi son martyre.

Au pays des Marses, saint Simplice, avec ses enfants Constance et Victorien. Sous l’empereur Antonin, ils souffrirent d’abord de rigoureuses tortures, puis, frappés d’un coup de hache, ils obtinrent la couronne du martyre.

A Nicomédie, la passion de saint Adrien, fils de l’empereur Probus. Pour avoir reproché à Licinius la persécution déchaînée contre les chrétiens, il fut tué par ordre de cet empereur. Son oncle Domice, évêque de Byzance, fit inhumer son corps dans le faubourg de la ville appelé Argyropolis.

En Espagne, saint Victor martyr, massacré par les Maures pour la foi du Christ, et ainsi honoré de la couronne du martyre.

A Capoue, saint Rufin, évêque et confesseur.

A Pistoie, en Toscane, saint Félix, prêtre et confesseur.

A la Puye, au diocèse de Poitiers, sainte Jeanne Elisabeth Bichier des Ages, vierge, fondatrice avec saint André Hubert Fournet de la Congrégation des Filles de la Croix, remarquable par sa continuelle mortification et l’innocence de sa vie. Le pape Pie XI l’a inscrite au catalogue des saintes Vierges.

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