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Les déclarations délirantes de Donald Trump nous ont fait craindre le pire. Vous me direz, elles étaient faites pour ça.

On a eu chaud. Ou plus exactement, ils ont eu chaud. Car ce qui intéresse les Français est leurs voisins d’une Europe très mal dirigée, ce ne sont pas les bombes qui cessent de pleuvoir sur des innocents iraniens, mais le prix de l’essence.

Eh bien, j’ai de quoi les décevoir.

Les prix du carburant vont baisser bien entendu, mais pas autant qu’ils devraient.

Pour commencer, les prix du carburant n’auraient pas dû augmenter, ou en tout cas pas dans de telles proportions et pas aussi vite.

Loin de moi l’idée de m’ériger en spécialiste du commerce des produits pétroliers. Mais le simple bon sens permet de supposer que le carburant vendu à la pompe provient d’une matière première acquise avant l’augmentation des prix. Or les distributeurs n’ont pas traîné pour augmenter leurs prix. La réouverture du détroit d’Ormuz a eu pour effet immédiat de détendre les marchés, permettant ainsi au brut de revenir non pas à des prix raisonnables, mais tout de même de repasser un seuil psychologique important.

Une chose est certaine, (on ne cesse du reste de nous le répéter dans les médias), la baisse ne pourra pas être répercutée immédiatement. On a tous bien compris que pour la hausse on est pressés, alors pour la baisse on prend son temps.

Cependant, il y a autre chose : avec un produit aussi volatile que le pétrole, point n’est besoin d’être prix Nobel d’économie pour comprendre que se produit un effet de cliquet.

Un peu comme une pompe à vélo. Quand vous appuyez vous injectez de l’air qui ne revient pas (heureusement) quand vous relâchez pour appuyer à nouveau.

Quand les prix d’un produit fluctuent c’est la même chose : l’augmentation est immédiatement répercutée sur le produit, mais quand les prix baissent, non seulement le distributeur prend son temps pour répercuter la baisse, et quand il la répercute, il ne la répercute jamais complètement.

Ainsi, la volatilité a des effets inflationnistes. Mais ce n’est pas tout.

Nous savons que la majeure partie du ticket de caisse à la pompe est constituée de taxes. Or jamais il ne vient à l’idée de l’État obèse de renoncer à une partie des recettes fiscales pour alléger un tant soit peu le fardeau des consommateurs, qu’il s’agisse des automobilistes ou des professionnels des secteurs pour qui les produits pétroliers sont indispensables.

Bien entendu, certains m’objecteront que l’État ne peut pas ainsi se départir d’un coup, de recettes importantes qui grèveraient considérablement son budget.

Au risque de m’écarter du sujet, je répondrai qu’avec l’impôt confiscatoire sous toutes ses formes engrangé par l’État, nous devrions vivre dans un luxe inouï.

Nous devrions avoir un hôpital tous les cinq kilomètres et pas plus de dix élèves par classe. Au lieu de cela, l’hôpital et l’école tombent en ruine.

En d’autres termes — sans être un ultra-libéral — nous constatons que l’État voyou est un véritable profiteur de guerre et ne manque jamais une occasion de faire les poches des citoyens.

La gauche, comme d’habitude, préconise le blocage des prix du carburant.

Vous me direz, il n’est pas anormal que le gauchiste fasse le gauchiste. Un blocage des prix aurait pour effet de générer une pénurie. Mais les gauchistes étant responsables de la situation dans laquelle nous sommes, on ne peut guère s’étonner qu’ils fassent des propositions débiles. Et puis la gauche ne sait qu’augmenter les impôts. Par conséquent, une baisse des taxes ne saurait être envisagée.

Pourtant, ça tient. Nombreux étaient ceux qui prédisaient la révolution si le prix à la pompe atteignait 2 €, nous avons vu ce qu’il en était.

Il suffit de trouver une bonne excuse.

Dans tous les cas il reste une chose facile à prédire, c’est que les profiteurs de guerre ne sont pas près de cesser de profiter.

Jacques Frantz

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