Le Catho révèle la situation scandaleuse d’un prêtre à Versailles, qui a brisé une famille de quatre enfants dont la mère a été installée pendant deux ans (!) dans un appartement payé par le prêtre. Le diocèse, au courant depuis le 5 septembre dernier, lorsque le mari, en instance de divorce, a été reçu par le vicaire général, Marc Boulle, n’a plus donné de nouvelles depuis le 22 septembre dernier et n’a toujours pas suspendu le curé.
Ce dernier s’est fait demander par son évêque, Mgr Crépy, de mettre fin à sa relation désordonnée, mais a avoué à des paroissiens qu’il ne pouvait le faire, et qu’il avait payé l’appartement pendant deux ans – sans que le mari ne puisse jamais en connaître l’adresse.
Envisageant de sortir du sacerdoce, il a aussi passé une formation de… peintre en trompe l’oeil. Néanmoins, selon des informations confirmées par plusieurs paroissiens, il continue et ses fonctions de curé de paroisse, et sa double vie, alors que le diocèse de Versailles refuse de communiquer. Plusieurs paroissiens qui ont écrit au diocèse pour signaler la situation – confirmant le récit du mari – n’ont eux aussi reçu aucune réponse.
Le mari a depuis saisi le tribunal pénal canonique national, tandis que l’avocat du prêtre a menacé un média catholique qui a révélé l’affaire, et publié le récit du mari, de procédure judiciaire pour atteinte à la vie privée. Une façon comme une autre de bâillonner la vérité et de permettre la poursuite d’une situation objectivement intenable et scandaleuse, contraire aux voeux de chasteté et de célibat, et qui aujourd’hui empoisonne la vie d’une famille de quatre enfants.
Faites ce que je dis, pas ce que je fais
La situation est d’autant plus scabreuse que ce curé médiatique, en poste non loin de Plaisir, multiplie les contenus spirituels sur la Foi, le sacerdoce, les relations conjugales… où il rappelle le magistère de l’église et les devoirs sacerdotaux, alors que depuis mi-2023 il vit exactement l’inverse (!). Il a aussi commis un tutoriel destiné aux maris si leur femme divorce…
Cependant le refus du diocèse de Versailles de suspendre le prêtre peut aussi s’expliquer par les nombreuses affaires problématiques du diocèse, déjà secoué par le calvaire, puis le suicide de l’abbé de Foucauld, voire la situation ambiguë de plusieurs de ses prêtres et responsables religieux. En 2022 déjà, malgré les témoignages des victimes et des révélations dans la presse catholique, Mgr Crépy évêque de Versailles n’était guère pressé de faire la lumière sur l’affaire Villaine.
L’Eglise conciliaire en déclin profond et incapable d’assurer la sécurité des fidèles et la discipline canonique
Avant Concile, ledit prêtre aurait été immédiatement suspendu par son évêque et envoyé réfléchir à son comportement dans une Trappe ou un autre couvent. Néanmoins, de nos jours l’Eglise conciliaire est tellement vermoulue que dans certains diocèses, en Belgique notamment, ce sont les compagnes (voire les compagnons) qui annoncent le décès des prêtres, tandis que les diocèses multiplient les explications embarrassées qui montrent qu’ils sont parfaitement au courant, mais n’ont rien fait.
Quand ce ne sont pas des affaires d’abus, qui éclatent presque tous les jours, où congrégations comme diocèses montrent au grand jour leur incapacité totale à assurer la discipline ecclésiastique et à être une maison sûre pour les fidèles, enfants, familles, en renvoyant du sacerdoce les ecclésiastiques qui n’en sont pas dignes ou de leurs fonctions les laïcs qui enfreignent la loi des hommes comme celle de Dieu.
Et ce sont pourtant ces mêmes conciliaires dont le déclin n’arrive plus à être caché – même hors d’Europe – qui vont donner des leçons de morale et de religion à la FSSPX au sujet des nouveaux sacres pourtant indispensables pour le salut des âmes et de l’Eglise, et l’accuser de schisme. Aux fous !
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