Synodalité et attente vigilante.
Le Concile Vatican II « sûr et efficace » [1]
[1] « Le titre choisi pour mon intervention est tiré de l’expression « Tachipirina e vigile attesa » (paracétamol et attente vigilante), que les autorités italiennes ont imposée comme protocole pour toutes les personnes testées positives au Covid pendant la psychopandémie.
Le gouvernement imposa aux hôpitaux et aux médecins de ne pas traiter les cas de pneumonie, se limitant à administrer du paracétamol et à attendre que l’état des patients s’aggrave, après quoi ils étaient admis en soins intensifs, mis sous sédatifs et tués par ventilation forcée.
Le titre « Synodalité et attente vigilante » établit donc un parallèle entre la manière dont les autorités ont tiré le maximum de dégâts possibles de la farce psychopandémique et la manière dont les autorités ecclésiastiques gèrent la crise post-conciliaire. »
Transcription de l’intervention vidéo [2] de Mgr Carlo Maria Viganò à l’occasion du Consistoire extraordinaire des 7 et 8 janvier 2026 à Rome :
« Il est difficile de croire que la suppression du quæstio liturgica des discussions du premier Consistoire extraordinaire convoqué par Léon et les deux pages dactylographiées du cardinal Roche n’aient aucune corrélation.
En effet, on se demande si ce n’est pas Léon lui-même qui a laissé échapper par l’intermédiaire de Roche la ligne qu’il compte suivre.
On peut en déduire que limiter le jugement au Préfet du Culte Divin est à la fois réducteur et trompeur ; et que Prevost considère le Consistoire comme une sorte d’extension du Synode des Évêques, auquel imposer par voie synodale les décisions déjà prises ailleurs, les faisant apparaître comme le fruit d’un dialogue ouvert et franc. La ligne dictée est donc très claire : il n’y a pas de retour en arrière, même si cela signifie continuer vers l’abîme.
Presque aucun membre de l’Épiscopat n’est touché par l’idée que le désastre auquel nous assistons depuis soixante ans ait pu être orchestré et organisé par des ecclésiastiques infidèles, qui ont été élevés aux plus hauts niveaux de la Hiérarchie catholique précisément parce qu’ils étaient corrompus et susceptibles de chantage, et pouvaient donc servir à introduire la révolution de Vatican II au sein de l’Église.
C’est ce que nous avons parallèlement se produire parmi médicale pendant la psychopandémie, lorsque de bons médecins ont été éclipsés par des personnages inqualifiables, totalement asservis aux entreprises pharmaceutiques et aux intérêts de ceux qui leur accordaient en retour visibilité, argent et pouvoir. Et tant les bons clercs que les médecins consciencieux se sont retrouvés ostracisés, discrédités et radiés pour avoir voulu continuer à faire ce qu’on leur avait enseigné auparavant, sous une autorité vigilante et non vendue.
Selon les chantres de la révolution conciliaire, l’effondrement des vocations sacerdotales et religieuses, l’abandon de la fréquentation de la Messe et des Sacrements par les fidèles, l’ignorance totale de la Doctrine chrétienne et la perte progressive de pertinence sociale des Catholiques ne seraient pas l’effet logique et nécessaire de la multitude d’erreurs doctrinales, morales, liturgiques et disciplinaires introduites par les réformes conciliaires, mais une coïncidence malheureuse et fortuite, comme la mort des vaccinés après l’inoculation d’un sérum expérimental dont les effets indésirables ne furent pas divulgués. Si nous n’avons pas encore vu de résultats positifs du Concile – le fameux « printemps conciliaire » – et que le désastre ecclésial est indéniable, c’est parce que Vatican II n’a pas été appliqué comme il aurait dû l’être : c’est ce que Bergoglio disait et ce que Prevost répète aujourd’hui. Ainsi, face à l’aggravation de la situation déjà dramatique du patient, le médecin administre le médicament allégué à des doses encore plus massives, et s’efforce de garantir que les médicaments de la bonne Doctrine, d’une Liturgie conforme à celle-ci et d’une prédication solide, malgré leur efficacité incontestable, soient introuvables comme ce fut exactement le cas pour l’ivermectine au moment du Covid.
Roche, Grech et Tucho Fernández (entre autres) sont les marketeurs d’un produit empoisonné qui, pour s’imposer, doit nécessairement effacer toute comparaison possible, dont la simple présence d’une alternative rendrait la fraude évidente.
L’attitude de farouche aversion du card. Roche envers la Messe Catholique– et envers la structure magistérielle qui la sous-tend – sert à dissimuler l’intention criminelle, c’est-à-dire la malveillance, d’avoir délibérément choisi de priver l’Église Catholique de toutes ces protections qui lui auraient permis de faire face aux menaces et aux défis d’un monde de plus en plus hostile.
Roche sait très bien – tout comme beaucoup d’autres Prélats avant lui qui, sans hasard, ont été placés à la tête d’importants Dicastères romains – que Vatican II et la réforme liturgique s’opposent et sont irréconciliables avec ce que l’Église Catholique enseigne et pratique depuis deux mille ans, et que les changements introduits ont causé de très graves dommages au corps ecclésial : tout comme les organisations de santé qui promouvaient la « vaccination » savaient qu’elles administraient un médicament hautement dangereux qui provoquerait stérilité, cancer, maladies auto-immunes et mort.
Le but des globalistes est en fait la dépopulation de la planète, et non le bien commun ; le but des modernistes est de perdre des âmes, pas de les conduire à la félicité éternelle. L’ennemi à renverser, dans l’esprit luciférien de ceux-ci, est le Christ Roi et Pontife, Seigneur des nations et de l’Église.
Le rôle de ces cinquièmes colonnes est de fournir une raison apparente et plausible qui détourne l’attention de la reconnaissance des intentions subversives qu’elles entendent accomplir.
Ainsi, afin de mieux faire accepter aux prêtres et aux fidèles ce qui jusqu’à hier était inconcevable, ils furent rassurés que la réforme liturgique post-conciliaire leur permettrait de participer davantage à l’action sacrée, d’acquérir une connaissance renouvelée des Saintes Écritures et d’adopter un nouvel élan missionnaire pour relever les défis du monde moderne. S’ils avaient été informés que le Concile Vatican II devait plutôt servir d’instrument de destruction de l’Église Catholique, personne ne l’aurait jamais accepté, tout comme personne ne se serait laissé vacciner avec un sérum génique gravement débilitant. La première dose sûre et efficace de modernisme, inoculée avec Vatican II, nécessite un second rappel liturgique, d’un booster œcuménique, d’une quatrième injection de synodalité, à chaque fois en faisant passer le sérum conciliaire pour miraculeux. Pour cette raison, ils considèrent la Messe de Saint Pie V de la même manière que l’ivermectine, et en interdisent la célébration. Elle montre quel est le véritable remède et indique en même temps quelles sont les causes du mal dont souffre le corps ecclésial.
Si les partisans du Concile étaient de bonne foi, rien ne les empêcherait de reconnaître l’erreur et de la corriger, revenant à ce qui s’est avéré efficace et valable depuis des millénaires.
Mais c’est précisément leur mauvaise foi qui les pousse à nier l’évidence et à persister à présenter Vatican II comme un « événement prophétique » face auquel aucune rétractation, aucune repentance n’est possible. Si les fidèles comprenaient la tromperie dont ils ont été victimes, ils comprendraient aussi la malhonnêteté avec laquelle Cardinaux et Évêques ont agi et continuent d’agir, et ils s’en éloigneraient. C’est pourquoi aucune dérogation à son application ne doit être permise, d’autant plus si ces exceptions démontrent à quel point la « vieille liturgie » de « l’ancienne Église » était meilleure.
Le texte de Roche distribué aux Cardinaux confirme cette mauvaise foi, car il continue de répéter obsessionnellement les arguments spécieux et faux initialement avancés pour justifier la révolution conciliaire, alors que nous savons tous que les esprits subversifs qui l’ont orchestrée étaient bien conscients de ce qu’ils voulaient accomplir. Et après avoir fait table rase de tout l’enseignement catholique et de sa liturgie, ils ne peuvent pas revenir en arrière sans que leur trahison ne transparaisse dans toutes son évidence.
Les tentatives pathétiques de donner l’apparence de légitimité à une action subversive menée par des ecclésiastiques hérétiques et corrompus ne servent ni la cause de la Sainte Église, ni la gloire de Dieu, ni le salut des âmes. Ils sont le dernier geste arrogant de ceux qui savent qu’ils n’ont pas d’autre choix pour conserver le pouvoir que d’imposer leur volonté avec l’autoritarisme des tyrans. Et il est décourageant de voir comment les quelques voix critiques au sein du corps ecclésial – très modérées, d’ailleurs – ne veulent en aucun cas remettre en question le Concile et le novus ordo, mais simplement placer le Magistère Catholique et la Messe tridentine à leurs côtés, sans comprendre que cette coexistence des opposés est impossible.
Ce Consistoire établit la continuité entre Bergoglio et Prévost sur tous les points controversés de l’agenda synodale et sur l’irrévocabilité du Concile.
Sur le front moderniste, il y a la mauvaise foi de ceux qui se déclarent inclusifs avec tout le monde sauf avec les Catholiques ; sur le front conservateur – que l’on pourrait appeler ratzingérien – il existe la conviction erronée que la liturgie tridentine et le rite montinien sont deux façons légitimes d’exprimer la même Foi, que Vatican II n’a pas modifiée.
Roche sait bien que le vetus ordo et le novus ordo sont incompatibles non tant à cause des aspects cérémoniels, mais parce que le premier a la Foi Catholique comme substrat doctrinal et le second les erreurs dogmatiques et ecclésiologiques que le Concile a faites siennes. Pourtant, parmi les conservateurs, il y a ceux qui font le jeu des modernistes, insistant avec la version de la mauvaise interprétation de Vatican II et sur la continuité entre l’Église catholique et l’église synodale.
Et nous en venons au cœur du problème.
Tout Catholique sait que la Sainte Église est indéfectible, en raison des promesses du Christ ; et que cette indéfectibilité s’exprime également dans la Succession Apostolique, qui assure la transmission du Depositum Fidei et la mission sanctifiante des âmes jusqu’à la fin du monde, grâce à l’action spéciale du Saint-Esprit.
Mais cela ne signifie pas que sa Hiérarchie ne puisse être infiltrée et occupée par des émissaires de l’ennemi, qui prétendent être reconnus comme autorités légitimes, tout en légiférant et gouvernant contre l’Église elle-même. « Par leurs fruits, vous les reconnaîtrez » (Mt 7, 20).
Reconnaître le coup d’état conciliaire et synodal devrait donc être la première étape pour pouvoir y remédier. Mais cela signifierait aussi reconnaître que l’autorité de la Hiérarchie est usurpée par de faux pasteurs, auxquels aucune obéissance n’est due. C’est ce que les conservateurs ne veulent pas accepter, car ils ne reconnaissent pas ce Concile comme un coup d’État, dont ils déplorent au mieux les interprétations erronées.
À titre d’exemple, il suffit de citer la proposition que Mgr Schneider [3] déposé au pied du Trône Sacré : une constitution apostolique qui régularise la coexistence pacifique entre le vetus et le novus ordo.
Cette pax liturgica fictive entérinerait la dé-dogmatisation de la liturgie (et la dé-liturgisation de la doctrine), par la séparation artificielle et non naturelle entre la lex credendi et la lex orandi. Le canon de la Foi et le canon de la prière ne seraient donc plus l’expression l’un de l’autre : il serait possible d’adhérer aux erreurs de Vatican II et de célébrer la Messe tridentine, ce qui est manifestement un paradoxe inacceptable.
L’attitude du Cardinal Burke est également déconcertante, qui parle du Consistoire comme « d’un grand bénéfice », en en déplorant simplement les problèmes organisationnels, tout en restant silencieux sur le processus de synodalisation de l’Église en cours. Le porte-étendard du conservatisme n’a pas montré la combativité initialement montrée à l’époque des Dubia.
Ne voulant pas affronter les véritables problèmes qui affligent l’Église et étant convaincu qu’il n’y a aucune contradiction entre la Foi Catholique et le credo conciliaire et synodal, Son Éminence espère une pax liturgica qui déplaira à tous et que ses interlocuteurs au Vatican se garderont bien de conclure.
Léon n’a fait aucun geste ni prononcé un mot qui ratifie les illusions pieuses des conservateurs.
Au contraire, il réitère verbo et opere sa propre continuité absolue avec son prédécesseur Bergoglio dans la construction d’une église synodale, différente de celle fondée par Notre Seigneur. La soumission de l’église conciliaire et synodale aux principes révolutionnaires et à l’agenda globaliste est totale et ostentatoire.
Elle constitue la preuve même d’une subordination de la Hiérarchie à l’élite subversive qui tient l’Occident en otage et à un pouvoir ontologiquement anti-humain et antichristique : église profonde et État profond poursuivent les mêmes objectifs et s’assurent l’obéissance des fidèles et des citoyens, allant même jusqu’à recourir à la force.
Rien ne suggère même vaguement que cette course vers l’abîme puisse s’arrêter.
Au contraire : plus les résultats désastreux obtenus sont évidents, plus dirigeants et ecclésiastiques insistent pour reproposer à nouveau comme présumé remède ce qui est en réalité la cause de la maladie.
Face à une telle obstination, il est nécessaire de reconnaître la crise endémique de l’autorité terrestre – civile et religieuse – à laquelle seul Notre Seigneur mettra fin lorsqu’il reprendra possession du pouvoir royal et sacerdotal aujourd’hui usurpé.
+ Carlo Maria Viganò, Archevêque
18 janvier 2026, Dominica II post Epiphaniam, Commeratio Cathedræ S. Petri Romæ »
© Traduction de F. de Villasmundo pour MPI relue et corrigée par Mgr Viganò
[2] La vidéo en italien de l’intervention de Mgr Carlo Maria Viganò :
[3] Note de MPI : Lire l’article de Francesca de Villasmundo :
– « Messe tridentine : Mgr Schneider plaide pour une Constitution apostolique »
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