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Girodet, Atala au tombeau.

En 1980, on ne dénombrait que 9 crématoires
en France ; ils étaient 120 en 2006.

La crémation s’impose aujourd’hui comme un « libre choix », plébiscité par un français sur deux. Du succès de la crémation, fruit d’une incessante ingénierie sociale dans la culture de masse, on peut tirer plusieurs conclusions :

1.Tout d’abord, la société moderne a dédramatisé la mort :

D’un point de vue catholique, la mort était naguère considérée comme l’effet du péché originel et le prélude d’un jugement particulier, inévitable et juste.

Beaucoup, elle n’y voit plus que qu’un simple changement d’état, à la limite du désirables pour les partisans du suicide assisté. Le corps se trouve incinéré tel un vêtement usagé ; un simple déchet…

A la faveur du New Age gnostique, la théorie de la transmigration s’est insidieusement infiltrée dans bon nombre d’esprits occidentaux, victimes du lâchement doctrinal qui sévit au sein de l’Église de Rome.

Cette imprégnation des consciences a permis aux ennemis du catholicisme de marquer plusieurs points : Pour maintenir une certaine dignité humaine à la cérémonie, on parlera de crémation plutôt que d’incinération, mais le principe reste le même : la crémation n’est qu’une technique pratique, en aucun cas un rite funéraire.

Rappelons que c’est une loi maçonnique, initiée par le grand maître du Grand Orient Jean-Baptiste-Antoine Blatin, qui l’a autorisée en 1887. Le premier crématorium fut construit au Père Lachaise, deux ans plus tard.

Du point de vue de ses concepteurs, l’inhumation chrétienne était jugée avilissante face à la pratique orientale du feu purificateur. L’argument hygiéniste, mille fois réutilisé à d’autres occasions, était employé : les particules cadavériques contamineraient les nappes phréatiques.

Cette décision favorisait, de fait, un retour à l‘Antiquité païenne. Il inaugurait pour la première fois auprès de la population le sophisme démocratique du choix citoyen de disposer de son corps, si efficace depuis durant les campagnes pour l’avortement, le don d’organes, l’euthanasie.

2. Abolition de la distinction entre les règnes et les espèces : d’un règne à l’autre, d’une espèce à l’autre, l’âme transmigrerait donc, éternellement !

Cette adhésion, aussi absurde qu’extrême au dogme bouddhiste du karma, fonctionne telle une variante post-mortem de la théorie de l’évolution, pourtant toujours en quête de son fameux chaînon manquant pour être établie de façon scientifique.

Elle aura finement préparé les esprits à l’antispécisme le plus superstitieux, qui prévaut dans les mentalités prétendument évoluées aujourd’hui : les transitivités homme/animal/machine ainsi qu’animé/inanimé ne sont-elles pas le propre de l’idéologie vendue par les cybernéticiens les plus illuminés ?

3. Temple du Saint-Esprit ? Allons donc !

La société marchande ne traite dorénavant le corps, de sa conception à sa mort, que comme un produit : mort, le cadavre a été en quelque sorte consommé par son occupant ; il peut dorénavant être consumé par le feu. Les athées n’admettant pas sa Résurrection, il est donc inutile de veiller ni de bénir ce qu’un vil instrument qu’est le corps, signe pour les gnostiques de la déchéance de l’âme dans la matière.

Et s’il est possible d’y récupérer quelque organe négociable, un marché s’ouvre, auréolé du fameux respect humain bien-pensant, si efficace en communication.

Pourquoi s’en priver ? Au nom d’un panthéisme écologique douteux, « l’humusation » (processus de transformation du corps d’un défunt en compost à l’aide de micro-organismes, inspiré de l’écosystème des forêts où le compost est essentiel) représente le dernier avatar de ces dérives nauséeuses répandues par le père du mensonge depuis le commencement.

4. La crémation a joué un rôle essentiel dans la déconstructions conjointes de l’héritage culturel et politique de l’Occident chrétien :

Au-delà d’une prétendue bienveillance en faveur des spiritualités orientales prônant réincarnation, palingénésie, métempsychose ou autre transmigration des âmes, se niche bien évidemment une contestation satanique du dogme de foi de la Résurrection des corps et de l’Hypostase de Jésus-Christ, vrai-Dieu et vrai Homme.

En dépit de tous les sophismes ou arguties des philosophies cherchant à justifier ces diverses pratiques, il est clair que leur propagande vise à détruire l’intégrité spirituelle de la personne.

Et, au-delà, la notion même de personne divine puisque Dieu Lui-même, devenu Grand Tout Cosmique fusionnel n’est plus non plus appréhendable dans une relation en tant que Père, Fils et Saint Esprit, Créateur, Rédempteur et Sanctificateur.

Tout catholique charitable ne peut donc que combattre autour de lui la promotion d’une telle pratique.

Le Petit Béraldien.

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