Charivari dans le monde conciliaire : l’hospitalité eucharistique autorisée par les évêques allemands pour les couples mixtes en fait réagir quelques uns. Pourtant une telle initiative est inscrite en filigrane dans le nouveau code de Droit canonique. Et qui ne se souvient du cardinal Ratzinger donnant la communion au frère Roger de Taizé lors de l’enterrement de Jean-Paul II. La Conférence épiscopale d’outre-Rhin ne fait, en réalité, qu’étendre cette disposition déjà en cours à tous les protestants mariés à des catholiques…

Sept évêques allemands, dont le cardinal Rainer Maria Woelki, ont fait connaître leur opposition à cette aurorisation, qu’ils estiment invalide, par la publication d’une lettre envoyée au président de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Mgr Francisco Ladaria.

Aujourd’hui dans divers médias, à la suite du site autrichien Kath.net, circule l’information que Mgr Francisco Ladaria aurait repoussé la proposition allemande dans une lettre approuvée par le pape. Dès cet après-midi, révèle le quotidien officieux du Vatican Vatican Insider, le porte-parole de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Matthias Kopp, a précisé :

« Au sujet de la lettre des sept membres de la Conférence épiscopale allemande aux divers dicastères au Vatican et à sa réaction envers ses confrères, le président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Reinhard Marx, a informé la Conférence épiscopale. Ainsi que les dicastères au Vatican de sa réaction. »

Mgr Kopp continue en soulignant que

« les membres de la Conférence épiscopale avaient le temps jusqu’à Pâques pour proposer des modifications à la résolution approuvée à l’Assemblée plénière de printemps à Ingolstad concernant le document cité. Les changements reçus ont été incorporés au document, dont la version finale, comme décision de l’assemblée plénière, est rédigée par le président de la commission épiscopale pour la doctrine de la foi, par le président de la commission pour l’œcuménisme et par le président de la Conférence épiscopale allemande. Marx informera le conseil épiscopal permanent sur l’état des choses au cours de la réunion du 23 avril. Le document n’a pas été envoyé par Marx au Vatican. Plus des deux tiers des membres de la Conférence épiscopale allemande ont approuvé le document comme engagement pastoral. »

« Le président de la Conférence épiscopale allemande a adhéré au souhait du saint-Père qui propose de tenir une réunion à Rome sur ce sujet. Marx a salué expressément ce souhait du Saint-Père »

ajoute Mgr Kopp. Qui conclut en affirmant :

« Des informations selon lesquelles ce document aurait été rejeté au Vatican par le Saint-Père ou des dicastères sont fausses. »

Francesca de Villasmundo

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9 commentaires

  1. DUFIT THIERRY says:

    Mgr Lefebvre l’a toujours dit : la nouvelle messe est oecuménique et a été faite pour plaire aux protestants. A l’époque le Vatican disait que la nouvelle messe – créée par le franc-maçon Bugninni- était parfaitement catholique et que ceux qui la refusaient étaient des désobéissants.
    Maintenant on voit ou on en est. La nouvelle messe était bien créée dnas le but de plaire aux protestants. Les cardinaux Ottavianiet Bacci et Mgr Lefebvre avaient raison :  » le nouvel ORDO MISSAE, si l’on considère les éléments nouveaux, susceptibles d’appréciations fort diverses, qui y paraissent sous-entendus ou impliqués, s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXème session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les « canons » du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte l’intégrité du Mystère » (bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci)
    Pluis que jamais refusons la messe protestantisée du franc-maçon Bugnini et restons fidèles à la Messe traditionnelle..

  2. Damien says:

    Un instant, j’ai eu la bêtise de penser que François avait eu un sursaut intellectuel et avait refusée cette « intercommunion » sacrilège.
    Je me suis même senti un peu coupable d’avoir pensé du mal de lui.
    Et puis, finalement, tout est rentré dans l’ordre.

  3. pamino says:

    Il faut redissoudre ces « conférences » nationales d’évêques et revenir au principe que chaque évêque est maître chez soi et communique comme tel directement avec le pape. J’espère bien que la « désobéissance » de l’archevêque de Cologne et des autres qui pensent comme lui à l’autorité prétendue du gros de Freising et Munich fera recette partout dans le monde.

  4. « Plus des deux tiers des membres de la Conférence épiscopale allemande ont approuvé le document comme engagement pastoral. » Donc les 2/3 sont protestantisés jusqu’à la moëlle, ce qui n’est pas nouveau. Hospitalité entre hérétiques qui ne croient pas en la Présence Réelle, c’est tout à fait normal. Qu’ils se prétendent encore catholiques, voilà le skandale!

    • Dieu ne demandera jamais: estce que tu es catholique ou protestant, mais Il nous demandera: estce que tu as cru ma parole et accepté le sacrifice de mon Fils Jésus afin de pardonner vos péchés ? Les religions n’ont aucune valeur, seulement la relation d’amour et de confiance en Dieu transforment les catholiques ainsi que les protestants en chrétiens.

      • Onclin says:

        @Wapi « Dieu ne demandera jamais: estce que tu es catholique ou protestant, mais Il nous demandera: estce que tu as cru ma parole et accepté le sacrifice de mon Fils Jésus afin de pardonner vos péchés ? » Ici figure la seule expression que les protestants pour se rassurer répètent sans cesse inlassablement telle l’expression de leur « prédestination » cette « prédestination » pour l’erreur. Le Christ n’a jamais dit cela.
        En effet Il ne va pas demander de quelle « religion » on était Il va simplement demander si on « appartient » à « l’Église qu’Il a fondée » voir Mathieu 16 18-19 : 18 « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.
19 Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »
        Or cette Église n’est que catholique, car les protestants et les orthodoxes rejettent l’Église et son autorité divine ainsi que le pape. Ainsi le protestant ou l’orthodoxe se définit comme : « Je crois en moi, en mes pensées et non au Christ puisque je proteste contre l’Église romaine corps mystique du Christ. » Les seuls dogmes qui sont et qui peuvent être communs entre les protestants et orthodoxes sont donc :
        Je crois en moi ; voilà la souveraineté radicale de la raison individuelle.
        Je proteste contre l’Église romaine : voilà sa déclaration d’indépendance.
        Or nous voyons que l’attaque protestante subtilement définit le catholicisme comme une « religion » au lieu de la reconnaître comme une « Église » fondée par le Christ lui-même.
        Conclusion : les protestants sont bien des protestants et non pas des chrétiens.

        • pamino says:

          La situation de l’Allemagne à cet égard n’est pas comme celle de la France, puisque l’Allemagne reconnaît encore le droit des églises catholique et réformée de lever un impôt, même si, dans la pratique, c’est depuis longtemps l’État qui collecte, pour les deux concernées et en sus de ses impôts à lui, celui d’Église et leur reverse ce dernier après en avoir déduit les frais de collection. Non seulement cela, mais chaque évêque ordinaire est rémunéré par l’État allemand au niveau d’un secrétaire d’État, statut qui vaut à l’évêque en plus ce titre mondain d’Excellence dont les évêques allemands sont pour la plupart si friands. La seule façon d’éviter le devoir d’acquitter l’impôt d’Église en Allemagne est de sortir de l’Église concernée, catholique ou protestante, dont la possibilité pour un baptisé est pourtant niée par du moins la catholique ; la déclaration du cardinal Ratzinger pendant sa papauté qu’il est possible de sortir de l’Église catholique comme union d’imposables tout en restant en elle comme union de baptisés n’a pas convaincu la plupart des baptisés catholiques et ne lui aura pas gagné d’allíés parmi leurs évêques non plus. Conclusion : les protestants sont bien des chrétiens et les catholiques le sont bien eux aussi, du moins en Allemagne, puisque tout un chacun qui acquitte son impôt d’Église est chrétien.

          • Onclin says:

            @pamino: « Conclusion : les protestants sont bien des chrétiens et les catholiques le sont bien eux aussi, du moins en Allemagne, puisque tout un chacun qui acquitte son impôt d’Église est chrétien.»
            Ici c’est la justification par un sophisme.
            Je vous corrige le sophisme :
            1- au niveau de la définition de « l’Eglise » par Tertullien « SATAN est le SINGE de DIEU », ainsi Il ne faut pas confondre une invention d’homme (Luther) se disant d’église et une Institution divine fondée par le Christ lui-même (L’Eglise Chrétienne qui n’est que catholique).
            Le protestantisme c’est un « culte » il ne se pratique pas exclusivement dans un
            « temple » (appelé église chez les luthériens) ce n’est pas un bâtiment sacré mais un lieu communautaire, l’«Eglise » « institution » n’existe pas chez eux, c’est plutôt un mouvement permanent, une ONG gnostique mouvante.
            2-Au niveau de la définition du « chrétien » :
            A)- Voir Bulle Unam Sanctam du 18 novembre 1302 – Boniface VIII : « C’est pourquoi cette Eglise une et unique n’a qu’un seul corps, une seule tête, non pas deux têtes comme pour un monstre, à savoir le Christ et le vicaire du Christ, Pierre, et le successeur de Pierre, car le Seigneur dit à Pierre lui- même :  » Pais mes brebis  » Jn 21,17. Il dit  » mes  » en général, et non telle ou telle en particulier, d’où l’on comprend que toutes lui ont été confiées. Si donc les Grecs ou d’autres disent qu’ils n’ont pas été confiés à Pierre et à ses successeurs, il leur faut reconnaître qu’ils ne font pas partie des brebis du Christ, car le Seigneur dit lui-même en Jean :  » il y a un seul bercail, un seul et unique pasteur  » Jn 10,16. »
            B)-Catéchisme de Saint Canisius :
            A qui doit-on attribuer le nom de chrétiens ?
            On doit appeler chrétiens ceux qui professent la saine doctrine de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, dans l’Eglise qu’il a fondée.
            Le vrai chrétien est donc celui qui, en même temps qu’il est fermement attaché à la doctrine de Jésus-Christ, condamne et déteste du fond de son cœur toute secte comme tout culte étranger à cette doctrine, ou réprouvé par l’autorité de l’Eglise : telles sont les sectes juives, idolâtriques, mahométanes, et en général toutes les sectes hérétiques.

            Conclusion : les protestants sont bien des protestants et non pas des chrétiens ou « le protestantisme est le singe du catholicisme. » mais un singe comme dit Tertullien « SATAN est le SINGE de DIEU »,

            • pamino says:

              Vous êtes Allemand, Onclin ? Je sais bien que c’est un sophisme de leur part, mais tout cela vient de la célèbre loi anonyme du Saint Empire Romain de 1803 rendue nécessaire par le traité de Lunéville ; je dis anonyme parce qu’on l’appelle le ‹ Reichsdeputationshauptschluß ›, nom éminemment incompréhensible : « Conclusion principale du comité représentatif impérial », c’est-à-dire la recommendation principale [à l’Immerwährenden Reichstag, le parlement permanent du Saint Empire Romain] fournie par le comité spécial de ses députés établi pour formuler un projet de loi correspondant. La formulation n’a jamais reçu de nom compréhensible, ni comme projet ni comme loi, mais elle a passé la législature en bonne et due forme et a reçu, toujours en 1803, le consentement du Saint Empereur Romain François II., le dernier en date, puisque depuis son abdication de cette dignité en 1806 il n’y a pas eu d’élection d’un roi des Romains suivie de sa coronation comme Empereur. C’est cette loi anonyme qui prévoit la sécularisation des biens de l’Église contre la concession aux deux Églises du droit d’imposer une taxe d’Église. Elle fournit donc entre autres choses la base de la taxe d’Église aujourd’hui perçue par l’État en même temps que ses taxes à lui et retransmise, moins les frais de perception, aux deux Églises en fonction du nombre de leurs membres. Ma conclusion en haut est de toute évidence fausse, mais ça, je le savais déjà ; seulement, je ne pensais pas … Vous êtes Alsacien ou Lorrain, peut-être ? ou Luxembourgeois ou peut-être même Belge ? on ne sait jamais … Mais quand j’entends à la radio „Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation“ j’essaie toujours de faire valoir que dans le Saint Empire Romain il y avait trois nations, l’allemande, l’italienne et la bourguignonne, chacune ayant à sa tête comme chancelier un des trois Archevêques-Électeurs Spirituels de l’Empire, celui de Mayence pour la nation allemande, celui de Cologne pour la nation italienne et celui de Trêves pour la nation bourguignonne.

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