Notre correspondant Clovis Just a obtenu un entretien avec l’abbé Guy Pagès, afin d’essayer de comprendre comment ce prêtre pouvait tout à la fois travailler à la conversion des musulmans et rester dans l’Eglise conciliaire qui a à sa tête un pape François qui ne veut plus convertir. Une position de funambule ?

Votre apostolat est de convertir les musulmans, cela n’est-il pas dangereux au quotidien, d’autant que certaines associations vous ont ciblé comme islamophobe ?

Cela n’a aucune importance. Nous ne devons pas oublier que suivre Jésus signifie porter chaque jour sa croix (Lc 14.27). Or une croix est faite pour faire souffrir et mourir. Autrement dit : si chaque jour, en nous levant, nous ne sommes pas prêts à souffrir et mourir pour l’amour de Jésus, nous ne sommes pas chrétiens… Rappelons-nous que nous sommes les enfants des Martyrs… Si, pendant trois siècles, nos pères et nos mères dans la foi n’avaient pas accepté d’être mangés par les lions dans les cirques romains, nous ne serions pas aujourd’hui chrétiens… A quel prix estimons-nous donc la foi que nous avons reçue, et à quel prix sommes-nous prêts à la donner à notre tour ?

Jésus nous a avertis : « Vient un temps où ceux qui vous tueront penseront rendre un culte à Dieu. (Jn 16.2) ». A qui d’autres faisait-Il allusion, sinon aux sectateurs de l’islam à qui Satan fait croire qu’ils servent Dieu en tuant des chrétiens : « Qu’Allah tue les chrétiens ! (Coran 9.30) ? De quelle autre force avons-nous besoin pour résister à la peur et à la soumission qu’ils cherchent à provoquer en nous par leur haine (Coran 60.4), sinon de celle que donne l’Esprit-Saint reçu à la Confirmation pour faire de nous « des soldats du Christ » ? Par ce sacrement nous sommes enrichis d’une force spéciale pour « répandre et défendre la foi, par la parole et par l’action, en vrais témoins du Christ (CEC 1285) ».

Si les serviteurs d’Allah sont heureux de tuer parce que « Allah aime ceux qui vont jusqu’à tuer pour lui (Coran 61.4) », et que mourir dans l’offrande de sacrifices humains (Coran 4.74,101 ; 47.4-7) est pour eux le seul moyen de s’assurer la jouissance de son paradis de luxure (Coran 36.56 ; 37.48 ; 44.54 ; 52.24 ; 55.54-76 ; 76.19), pour nous, chrétiens, la mort est l’occasion et le moyen d’accomplir à la perfection le premier commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toutes tes forces. (Lc 10.27) » puisqu’elle nous permet de donner notre vie à Dieu à l’exemple du Christ. La seule façon de sauver notre vie est de la donner à Dieu : « Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. (Mc 8.35) ». Dès lors, comment nous plaindrions-nous du sort qu’enviaient les saints, eux qui se réjouissaient « non seulement de croire, mais également de souffrir pour Notre Seigneur (Ph 1.29) » ? Si nous voulons faire face aux dangers et aux malheurs qu’apporte l’islamisation de notre continent, nous devons nous rappeler plus que jamais cette parole de Jésus : « Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. […] craignez celui qui après avoir tué, a aussi le pouvoir de jeter en Enfer. Oui, Je vous le dis, celui-là, craignez-le ! (Lc 12.4-5) ». Il y a donc plus grave que de perdre notre vie terrestre ― qui ne sera donc pas perdue si nous avons résolu d’en faire l’offrande à Dieu au moment de notre mort, comme chaque participation à la Messe nous y engage… Le vrai danger est d’apostasier notre foi et de perdre ainsi la vie divine… Si les gens savaient qu’ils vont en Enfer, ils donneraient leur vie au Christ ! A nous tous il appartient donc de prendre chaque jour plus joyeusement notre « part de souffrances en bon soldat du Christ Jésus (2 Tm 2.3) » et de dire avec saint Paul : « Mourir est pour moi un gain. (Ph 1.21) » !

Vos positions vont à contre-courant des positions de l’Eglise conciliaire qui prône l’œcuménisme et qui a une réelle empathie pour l’Islam. Dès lors quelle marge de manœuvre avez vous avec votre hiérarchie ? 

Permettez-moi quelques mises au point :

  1. Je ne connais pas d’Église conciliaire. Pour moi il n’y a qu’une Église, qui n’a pas commencé à être « conciliaire » avec le concile Vatican II.

  2. L’œcuménisme est le projet de retrouver l’union de tous les chrétiens aujourd’hui séparés, et n’a donc rien à voir avec l’islam.

  3. Je ne dirais pas que c’est l’Église qui a une réelle empathie avec l’islam, car « Quel rapport entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente entre le Christ et Béliar ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? Quel accord entre le temple de Dieu et les idoles ? Or c’est nous qui sommes le temple du Dieu vivant (2 Co 6.14-16) », mais ce sont nombre de ses serviteurs qui se rendent coupable de lâchetés, de dramatiques compromissions, d’apostasie et de criminelles trahisons.

Quant à ma marge de manœuvre avec la hiérarchie, elle est aussi restreinte que possible.

Convertir les Musulmans est une évidence pour nous Chrétiens. Mais ne devons-nous pas aller plus loin en menant des campagnes pour évangéliser les protestants ou encore les Israélites qui ont rejeté le Messie ? 

Je ne vois pas en quoi ce serait aller plus loin en évangélisant d’autres non-catholiques, mais je suis bien d’accord qu’il faut aussi le faire. Simplement, on ne peut pas tout faire, et de même que Notre Seigneur S’est contenté d’évangéliser Israël et non pas d’autres pays (Mt 15.24), et que les missionnaires au XVIe siècle qui partaient évangéliser les Hurons n’allaient pas évangéliser les Lapons, ni ceux qui allaient évangéliser les Iroquois n’allaient sauver les Chinois, de même, j’ai choisi de privilégier les musulmans parce que cette tache est aussi urgente que vitale, gigantesque que méjugée, et les ouvriers si peu nombreux…

Dernière question: que pensez-vous de la liberté religieuse tolérée par l’Eglise actuellement? Ne va-t-elle pas à l’encontre du message du Christ?

Je pense que personne ne peut remettre en question l’enseignement traditionnel de l’Église à l’égard de la liberté religieuse, que quelques papes ont ainsi formulé : « Quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l’erreur ! » disait saint Augustin. (Grégoire XVI, Mirari vos) » ; « Il s’en trouve beaucoup aujourd’hui pour oser enseigner que le meilleur régime politique et le progrès de la vie civile exigent absolument que la société humaine soit constituée et gouvernée sans plus tenir compte de la Religion que si elle n’existait pas, ou du moins sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions. (Pie IX [6], Quanta cura, n°5) ; « Convaincus qu’il est très rare de rencontrer des hommes dépourvus de tout sens religieux, on les voit nourrir l’espoir qu’il serait possible d’amener sans difficulté les peuples, malgré leurs divergences, religieuses, à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle. C’est pourquoi, ils se mettent à tenir des congrès, des réunions, des conférences, fréquentés par un nombre appréciable d’auditeurs, et, à leurs discussions, ils invitent tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ, et même ceux qui, par malheur, se sont séparés du Christ ou qui, avec âpreté et obstination, nient la divinité de sa nature et de sa mission. De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient […] (Pie XI, Mortalium animos) ». La liberté religieuse dont a parlé le dernier concile signifie le droit pour tout homme de chercher la vérité, non celui de croire et enseigner l’erreur. Je déplore donc très amèrement la conduite de tant d’ecclésiastiques de tous rangs qui, au lieu de défendre le salut des âmes qui leur sont confiées contre cet anti-christ caractérisé qu’est l’islam (1 Jn 2.22), le dénonçant comme tel, lui ouvrent au contraire toutes grandes les portes de leurs églises, et favorisent son implantation dans notre pays. Ils ignorent ce que veut dire saint Jean : « Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine [l’Évangile], ne le recevez pas chez vous. Quiconque le salue participe à ses œuvres mauvaises. (2 Jn 1.10-11) »…

Le site de l’abbé Pagès : http://www.islam-et-verite.com/

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21 commentaires

  1. A mourir de rire ou de pleurs. Pauvre Guy Pagès, la « constitution dogmatique » Lumen Gentium de l’antipape Paul VI, au N°16, explique de les musulmans adorent le vrai Dieu comme les chrétiens. C’est une hérésie. Guy Pagès ne converti aucun musulman car il est lui-même coincé par l’incohérence de la secte Vatican II.

    • trop-bon says:

      Basilius Argentis Placidius :
      Bachibouzouk pile dans la Boulas !

    • @Basilius Argentis Placidius. Je ne dis pas « A mourir de rire » mais je dis qu’il y a un très gros problème, un abcès « malin » au N° 16 et pas que là, pour moi Vatican II c’est la sclérose en plaques dans l’Église et les bolus de cortisone ne servent à rien tout simplement. Guy Pagès si j’étais un musulman je lui citerais tout simplement NOSTRA AETATE le point 3 « L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. » Et après qu’il me prouve que « allah » est le « diable » comme il est de l’église conciliaire il aura la bouche directement fermée. Ainsi si par Vatican II et Nostra Aetate nous avons le même « Dieu » alors le « dieu » de l’église conciliaire qui est aussi le « dieu » de l’islam est le « diable », alors Guy Pagès défend qui ?

    • Sancenay says:

      cher Basilius,

      Si vous pensez que la charité et l’humilité sont des vertus chrétiennes capables, par l’exemple , de convertir des musulmans , alors pratiquez les d’urgence.Il apparaît qu’il en soit largement besoin.
      Je n’ai nulle « opinion » sur le sujet traité, d’autant plus que je n’ai pas reçu de formation d’ exégète, ce qui, au demeurant, ne m’autoriserait pas nécessairement à en avoir une, me semble-t-il.
      Par contre, je suis convaincu que Monsieur l’Abbé Pagès mérite le plus grand respect, ne fût-ce que pour sa fidélité,sa charité authentique et son courage.Et c’est sans doute pour cela, à Dieu ne plaise, qu’avec la grâce d’Icelui, il peut être assurément à même de convertir des musulmans.

      • Merci d’encourager un témoin fidèle, que le Dieu et Père de Jésus bénisse l’abbé Pagès et lui donne de porter beaucoup de bon fruits.

        • @ Pierre Faucher
          Merci de votre message, je vous rejoins totalement pour bénir l’abbé Pagès pour cette action courageuse, il faut prier lui.

          Les insultes à l’égard de l’abbé Pagès déshonorent leurs auteurs.

          • Là où j’en suis dans mes réflexions : l’exemple des catholiques chinois indépendants :

            Les petites églises locales, clandestines, qui refusent de se soumettre au gouvernement chinois aussi bien qu’au gouvernement de l’homme en blanc sont des modèles pour tous les Enfants de Dieu à travers le monde. Que Dieu les bénisse, car ils sont la Lumière du monde.

          • je m’associe à votre défense de cet apôtre du XXIe siècle qu’est l’abbé Pagès

    • Tout rejeter en bloc avec le père Pagès dedans c’est trop facile. Il converti beaucoup de musulmans, regardez la page des témoignages.
      Enfin, sachez que seul un pape peu juger un autre pape. Les sédévacanistes auront à répondre devant le Seigneur de la dispersion de l’Eglise, comme les protestants et autre sectes chrétiennes.

    • DUFIT THIERRY says:

      Comme tous les sédévacantistes vous portez des jugements durs et méchants sans faire les distinctions. Vous êtes très injuste avec M l’Abbé Pagès. M l’Abbé Pagès est très clair sur la nécessité de convertir les musulmans. Même si M l’Abbé Pagès tente de justifier la liberté religieuse de Vatican II il n’hésite pas à citer les encycliques de Grégoire XVI, Pie IX et Pie XI. Honneur à vous M l’abbé Pagès et que Dieu bénisse votre apostolat.

      • Le sanhédrin, non content d’avoir envoyé à la mort le Prince de la Vie, a interdit, par a suite, à Pierre et Jean de parler au Nom de Jésus.

        Depuis nombre d’années les catholique ont œuvré pour faire de Jérusalem le lieu de l’unité entre Juifs, Catholiques et Musulmans.

    • Pages n’est pas raisonnable. 61 .4 dans une traduction canonique c’est : »Allah aime ceux qui combattent dans Son chemin en rang serré pareils à un édifice renforcé ». Pages, pour être plus prêt de son sujet, pourrait faire des recherches sur « l’évangile de Barnabé » ou les prêches de l’apôtre Pierre qui carrément prétend que Jésus ne fut pas crucifié mais que c’est Juda qui le fut à sa place.

      • Xavier Celtillos says:

        Ah ben oui, tant qu’à faire ! Et vous connaissez aussi l’évangile selon XX qui dit que c’est Pilate qui a été cruxifié ? Il faut arrêter de croire aux versions révionnistes maçonniques.

  2. Les propos du Père Guy Pages sont ceux d’une Foi authentique,
    et supposent une Vie de Prière dense.

    Cela me suffit pour l’approuver,
    même si je ne connais pas le sujet de l’islam.

    J’ai retenu 2 phrases :
    1 – Si, pendant trois siècles, nos pères et nos mères dans la foi n’avaient pas accepté d’être mangés par les lions dans les cirques romains, nous ne serions pas aujourd’hui chrétiens…
    2 – L’œcuménisme est le projet de retrouver l’union de tous les chrétiens aujourd’hui séparés, et n’a donc rien à voir avec l’islam.

  3. Comment retourner, en église, à la foi des Évangiles et des premiers chrétiens ???

    Par les petites assemblées locales indépendantes, comme lors des premiers siècles ???

    Moi, j’y crois !

    • Vous cherchez Dieu. Votre intention est louable.

      Mais attention aux aveugles qui se réunissent entre aveugles.
      Car la Foi vient du Patron, pas de nous.
      Sinon ça tourne à mai 68 (venu après le Concile, ce qui n’a rien arrangé).

      Ne sachant à quelle étape vous en êtes, voici quelques indications,
      puisqu’il est aujourd’hui difficile de trouver un prêtre fiable.

      Ces indications ne sont valables
      que si vous êtes baptisé,
      et avez reçu une éducation religieuse, avec des sacrements, même mal compris..

      1 – Pour bien lire l’Evangile, il faut commencer par en lire un en ENTIER.
      Naturellement, on ne comprend pas tout !
      Et on a des objections !

      Si vous pouvez pas le lire en ENTIER dès la première fois.
      Isolez des parties, jusqu’à que vous puissiez tout relire d’une seule traite..

      2 – N’ayez pas peur d’être comme l’Apôtre Pierre, et de poser des questions à Dieu.
      Vous n’aurez pas la réponse tout de suite.
      Mais persévérez, et, au besoin, engueulez Dieu ! tout en prenant patience.

      Ainsi vous acquerrez une consistance devant Dieu,
      qui respectera votre personnalité.
      Ayez de l’humour ! car vous vous apercevrez que Dieu en a beaucoup !

      3 – Si vous ne savez pas prier, priez comme ça vient, avec vos mots,
      et ne vous croyez pas obligé de réciter des formules que vous ne comprenez pas.
      Dieu ne vous demandera jamais de lui dire des choses que vous ne comprenez pas !

      Mais ne dites pas que ce que vous ne comprenez pas est nécessairement faux.

      4 – Il est bon alors de lire les Actes des Apôtres,
      qui vous donneront une idée du vécu des premiers chrétiens,
      très révélateur, et instructif.

      5 – Dans votre vie personnelle, mettez de l’ordre, et faites ce qui est à votre portée.
      Vous ferez mieux plus tard. Avec l’aide de Dieu,
      car, de nous même, nous ne pouvons pas remuer même le petit doigt !

      6 – Puis relisez les Evangiles
      et essayez de les relier par des comparaisons.
      Essayez de reconstituer l’atmosphère des différentes scènes.

      7 – Tout cela doit se faire dans une sorte de prière d’ECOUTE,
      où l’on est d’abord seul avec Dieu,
      et où on essaye de comprendre sa Parole,
      en lui demandant de la comprendre.

      Vous pouvez essayer de raisonner.
      Mais n’adhérez pas tout de suite à vos raisonnements.
      Attendez de voir s’ils se confirment.

      8 – Viendra alors le temps où vous réaliserez qu’on ne peut pas croire tout seul,
      mais en Eglise, avec sa Tradition, même si son Chef actuel est un sacré loustic !

      9 – Alors vous vous rendrez compte qu’il faut bien des formules de prière,
      pour pouvoir prier en Eglise,
      même si ces prières ne reflètent pas exactement
      les nuances innombrables de votre vive sensibilité.

      10 – Alors vous commencerez par lire le Notre Père dans l’Evangile,
      sans oublier le causatif latin à la fin,
      et vous direz
      « ne nous laisse pas atermoyer (inducas) en tentation, mais délivre nous du Mal »
      comme on disait avant le Concile,
      où certains prélats étaient pressés de supprimer le latin, langue d’unité,
      permettant de lire directement la Tradition, c’est à dire les livres anciens.

      11 – Après cela, Dieu vous prendra en charge Lui-même,
      et je ne peux le faire à sa place.

      • Merci pour vos conseils, je me permettrai aussi un conseil, si vous voulez que nous partagions la foi en Jésus, cessez de vous cacher la face ainsi que votre identité; vous vous présentez comme un guide alors vous vivez dans les ténèbres de l’anonymat.
        Au plaisir de se connaître en vérité, car vous avez raison de souligner l’importance des partages de foi entre frères.
        3Jn 13-15 : J’aurais beaucoup de choses à t’écrire, mais je ne veux pas t’écrire avec l’encre et la plume : j’espère te voir bientôt et nous parlerons face à face. Paix à toi. Les amis te saluent. Salue les amis, chacun par son nom.

  4. MA Guillermont says:

    Il était une foi (s), une mère et sa fille qui , en l’an 2005 ,voulant se rendre en pèlerinage décidèrent d’aller au Pré-Neuf , lieu d’apparitions connu dénommé l’Escorial à côté de Madrid en Espagne .
    Elles choisirent de prendre le car pour voyager de nuit avec d’autres pèlerin(e)s par commodités .
    Le voyage , long et fastidieux , prit fin en début de matinée , lâchée au milieu de nul part , je descendis un peu désorientée par tant de chemin parcouru , ma part de pénitence déjà en partie remplie par ce temps donné .
    Le site d’apparitions mariales est un vaste champ (Pré-Neuf) arboré avec de grosses pierres , un tapis magnifique de petites fleurs mauves et jaunes le recouvrait sur toute sa vaste surface .
    C’était magnifique , l’endroit était bien tenu , clos entièrement , nous nous rendîmes au plus tôt à l’arbre des apparitions où a lieu le miracle de l’odeur de roses .
    La source miraculeuse est juste à côté.
    Une belle lumière , les fleurs sauvages trés colorées , le calme et le recueillement des personnes présentes , pourtant nombreuses , pour certaines avec des enfants , tout dégageait une paix profonde et reposante .
    Je voulais me confesser , cela faisait tellement longtemps , je demandais à ma mère de m’avertir si elle croisait un prêtre français car nous n’en avions pas dans notre groupe , entourées d’étrangers ne parlant pas l’espagnol ou si peu !
    Mais nous étions là pour peu de temps et nous étions en ce lieu pour adorer et glorifier notre Dieu par l’intercession de la Sainte Vierge .
    Les prières et le chapelet du matin récités , pas de prêtre en vue , le coeur bien lourd ; je ressentais la nécessité de recevoir le sacrement de réconciliation , nous primes le chemin du retour vers le car quant au détour d’un chemin sur une petite butte ( l’endroit est valloné) , je vis un homme plutôt jeune (quarante ans au plus)assis sur un gros caillou et portant soutane , semblant attendre en priant .
    Interloquée je regarde ma mère et lui dit : « maman , qu’est-ce que je dois faire …? Est-ce que je m’approche et lui demande s’il est français ou tant pis s’il ne parle pas notre langue , je me confesse même si ni l’un ni l’autre ne nous comprenons ?
    Elle me répond :
    « Je crois qu’il est français . Je crois qu’il fait partie du groupe de français qui est dans le car qui vient de Paris . »
    Je me suis approchée de ce prêtre , posé là , tout seul ,… et j’ai reçu la grâce d’être confessé par un ministre de Dieu qui venait du Sacré-Coeur de Montmartre .
    Quelle bénédiction , je reçu ce jour – là , par ce père spirituel qui m’a écouté avec son coeur de prêtre , qui m’a rendu confiance , qui m’a parlé très ouvertement .
    De mon aveu , …cet homme consumé par la foi vivante fit un vrai entretien .
    J’encourageais ma mère a aller le rencontrer …

    Le temps passa , je n’avais jamais oublié cette journée hors du temps , et récemment (-1an) je parlai à ma mère d’un prêtre extraordinaire , qui combattait l’Islam et convertissait les islamistes dont je suivais l’actualité depuis quelque temps , de plus persécuté par la hiérarchie ecclésiastique , par le système en place (site hacké …) etc…
    et pourtant vrai missionnaire du Message de l’Evangile de Jésus .
    Elle me demanda son nom , je lui répondis :
     » Il s’appelle le Père Pages , non L’Abbé Pagès , il est parisien « .
    Ma mère se tourna alors vers moi et me dit ,  » mais tu le connais !  »
    Ce à quoi , soufflée, je repoussai cette affirmation par un :  » pas du tout , je suis allée 5 fois à Paris , je ne le connais pas . »
    Alors , pas du tout déstabilisée , elle me répondit :
     » Te rappelles-tu , ce prêtre auquel tu t’es confessé à l’Escorial ? Et bien , c’était L’Abbé Pagès !  »
    Elle avait su qui il était , le jour même , par des habitué (e)s fidèles, bien informé(e)s des noms des prêtres présents sur les lieux de pèlerinages .
    Cadeau de la Providence .
    Un de plus dans la vie de tout être humain .

    http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=1&ved=0ahUKEwjezuXam43RAhXBWxQKHS_jDrYQFggaMAA&url=https%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fabbepages&usg=AFQjCNGAJnLPOtYgUl6i53ToxYsZkcv9Bg
    Le Père Pages est un Apôtre de la Fin des temps , dont parle Louis-Marie Grignion de Montfort .
    Il suffit de le rencontrer .
    Belle et Sainte Nuit de Noël à chacun et à tous .

  5. Merci Monsieur l’Abbé Pagès d’être présent pour proclamer la Vérité malgré les pressions et les persécutions dont vous faites l’objet de la part de beaucoup de clercs dans l’Eglise, même au plus haut niveau.
    Oui, c’est vrai, à la suite de votre Mission, des musulmans se convertissent au Christ. Avec le Christ ils seront sûrs d’atteindre le Ciel, lieu d’Amour et de félicité (au lieu des « partouzes » dont ils espèrent profiter
    selon les promesses de Satan. A eux de choisir : Jésus-Christ pour la Paix, l’Amour, le bonheur et la Joie au lieu de la haine et des méchancetés perpétuelles.
    Que Dieu Vous bénisse et que la Vierge Marie vous protège dans le Ministère que Dieu vous a confié.
    Bonne Fête de Noël.

  6. Ceux qui critiquent fortement l’abbé Pagès devraient sans doute mesurer que les textes du concile du vatican II, sont résolument ambigües, ce qui laisse même une possibilité de les lire de manière orthodoxe. quant aux citations ouvertement contradictoires à la doctrine ou à la tradition, on peut du fait du caractère « pastoral » que l’on a voulu donner à ces textes, y lire des propos datés, aphibologiques et doncnon magistériels, ce concile n’est pas comme certains modernistes le répète depuis des décénnies, plus important que le concile de trente ou que le concile de nicée, c’est un concile très anecdotique, sujet à controverse et donc sans véritable portée définitive ( portée ce qui est pourtant le propre de n’importe quel concile.).
    mettre entre soi et ce prêtre le concile vatican II est donc assez superficiel, au regard des fruits ou de l’aspect de l’arbre, lorsqu’on considère l’apostolat de monsieur l’abbé.
    l’abbé Pagès ne semble pas à priori un libéral, mais quelqu’un de soucieux de son sacerdoce, pieux, résolu – ce qui est considérable – et chose si estimable encore, instruit !

    ses livres et son apostolat télématique sont importants pour quiconque est amené à rencontrer des mahométans, souvent si sûr de connaître une religion que tout à la fois ils ignorent et méprise, parce qu’on leur à dit que leur « prophète » avait déjà tout dit sur le sujet.

    cette fausse religion s’attaque à la logique et donc au bon sens, à l’esprit critique de ceux que littéralement elle arraisonne. difficile de discuter avec des gens qui tiennent pour cohérentes des pétitions de principe ou un complexe de supériorité. l’abbé Pagès en étudiant de près les écrits et les coutumes de ces personnes donnent les clefs pour permettre, non pas un « dialogue », mais un retour au réel pour ceux qui collectivement sont privé de tout réalisme par un mensonge qui prétend être la Vérité, mais la Vérité ne saurait être équivoque sans devenir par là même anecdotique et se dénaturer.

    ce qui est vrai pour un concile sous influence, l’est a priori pour un système politico-commercial comme le mahométisme.

    Que Dieu, le Dieu de Jésus-Christ, préserve en bénisse monsieur l’Abbé Pagès.

  7. Je trouve louable la volonté de l’abbé PAGÈS se vouloir « sauver la mise » aux Papes postérieurs à Pie XII au sujet de la liberté religieuse. Cependant je crains que sa tentative ne soir vaine.

    En effet, lorsqu’il dit: « La liberté religieuse dont a parlé le dernier concile signifie le droit pour tout homme de chercher la vérité, non celui de croire et enseigner l’erreur. »: les deux premières affirmations sont vraies: Vatican II proclame le droit à chercher la vérité et ne donne pas droit à croire l’erreur (il dit même le contraire).

    En revanche, la troisième proposition s’accomode mal avec le texte qui dit: « Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement réel dans la dignité même de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil. » (Dignitatis humanae, II, 2); c’est clair: « en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres […] Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil. »: donc le concile déclare la liberté d’enseigner l’erreur.

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