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Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump, de Maggie Haberman et Jonathan Swan, journalistes du New York Times
Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump, de Maggie Haberman et Jonathan Swan, journalistes du New York Times

L’affaire Epstein menace à nouveau Donald Trump. Un article du New York Times rapporte des faits explosifs : la Situation Room a-t-elle essayé de sauver le soldat Trump ? La Maison Blanche est à la recherche de l’informateur qui a divulgué des détails sur la crise liée à Epstein.

Un livre dangereux pour Trump : Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump

Un livre vient d’être publié aux Etats-Unis Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump de Maggie Haberman et Jonathan Swan, journalistes du New York Times. Parallèlement, un reportage explosif du New York Times, paru hier 10 juin 2026 et tiré des reportages réalisés pour ce livre, expose la dissimulation à la Maison-Blanche et les multiples réunions dans la Situation Room pour gérer l’affaire Epstein. On dirait de plus en plus une opération de dissimulation à la Watergate.

Cet article accablant intitulé Panique à la Maison Blanche à la suite de l’affaire Epstein et sous-titré Les principaux conseillers du président se sont réunis à plusieurs reprises dans la Situation Room, tentant de contenir un scandale qui éclaboussait Donald Trump lui-même, dévoile la dissimulation des faits reliés à Epstein par la Maison Blanche.

Panique à la Maison Blanche à la suite de l’affaire Epstein

Collusion, violation de la loi, refus d’obtempérer aux assignations, tout y est : Trump étouffant l’affaire ; le vice-président, le chef de cabinet, le ministère de la Justice, le FBI et d’autres personnes conspirant au sein de la Situation Room pour empêcher la publication des documents et le respect des obligations ; des responsables mentant au public ; les luttes intestines et les départs au sein de l’administration ; les responsables ayant comparu devant le Congrès durant cette période.

En résumé, le reportage du NYT retrace comment l’affaire Epstein a plongé la seconde présidence Trump dans une crise politique majeure tout au long de l’été 2025.

L’administration s’est retrouvée coincée par ses promesses de campagne et la peur de Trump que ne soient divulgués ses liens passés avec Jeffrey Epstein. Durant la campagne, des figures comme Vance, Trump Jr., Patel et Bongino avaient promis de tout révéler sur Epstein, alimentant l’idée d’une dissimulation par l’‘État profond’. Une fois au pouvoir, ils ont découvert qu’il existait des millions de pages de documents bruts et que le nom de Trump y était mentionné à de nombreuses reprises. Quant à la fameuse liste de clients tenue par Epstein, elle existait parfois, n’existait pas d’autre fois, au gré des humeurs de Trump et de son administration, essayant de gérer une affaire aux ramifications internationales qui les dépasse visiblement.

La peur de Trump que ne soient divulgués ses liens passés avec Jeffrey Epstein

Le procureur qui a démissionné depuis, Pam Bondi a aggravé la situation en laissant entendre à la télévision qu’une telle liste existait, puis en distribuant des classeurs à des influenceurs MAGA lors d’une réunion à la Maison-Blanche, documents qui s’avérèrent presque entièrement déjà publics. La note du DOJ du 7 juillet, censée clore le dossier, eut l’effet inverse : perçue comme une trahison par la base conservatrice, elle déclencha une tempête dont Bondi, Patel et Bongino furent les premières victimes.

L’extrait du livre décrit une réunion à laquelle Trump n’a pas assisté et dont il n’avait pas connaissance, qui s’est tenue dans la Situation Room réunissant les proches du président Trum, le vice-président JD Vance, le chef de cabinet de la Maison-Blanche Susie Wiles, le conseiller juridique de la Maison-Blanche, David Warrington, l’attachée de presse, Karoline Leavitt, le chef de cabinet adjoint, Taylor Budowich, le directeur de la communication, Steven Cheung, le procureur général adjoint, Todd Blanche, le procureur général associé, Stanley Woodward Jr., et le chef de cabinet adjoint, James Blair, le procureur général Pam Bondi et le directeur du FBI, Kash Patel, et cherchant une stratégie impossible : sembler transparent sans réellement l’être, sachant que les documents contenaient des éléments potentiellement embarrassants pour Trump lui-même, jusqu’à des accusations non corroborées discutées dans le bunker présidentiel dans une atmosphère décrite comme « surréaliste ». D’après cet extrait du livre, Vance « semblait paniqué » à l’idée que les dossiers Epstein diviseraient l’électorat du président.

Poussé par sa base MAGA, Trump dut finalement signer la loi sur la transparence des dossiers Epstein en novembre 2025, contraint par une coalition bipartite au Congrès. Plus de 3,5 millions de documents ont été publiés, mentionnant Trump plus de 38 000 fois.

La volonté de Trump de protéger ses amis… et peut-être lui-aussi

Un autre journaliste du New York Times, Glenn Thrush, confirme d’ailleurs que Trump est terrifié à l’idée que ses liens de longue date avec Epstein soient pleinement dévoilés et la panique générale à la Maison-Blanche et au FBI concernant les dossiers Epstein.

Qu’il soit clair cependant, lorsqu’on lit cet article du NYT rien ne laisse suggérer une implication criminelle mais indubitablement une volonté de Trump de protéger ses amis : « en privé, Trump a confié à la représentante Marjorie Taylor Greene que la divulgation des documents concernant Epstein pourrait nuire à certains de ses amis ».

Depuis la sorte de cet article et du livre, l’administration Trump lance une « chasse aux fuites massive » pour découvrir qui a divulgué des détails sur ces conversations paniquées au sein de la Maison Blanche

La guerre israélo-américaine contre l’Iran vient à point nommé faire diversion

Quoi qu’il en soit, la conclusion de cet article est sombre pour la présidence : les vieilles stratégies de diversion n’ont pas fonctionné, et l’affaire Epstein continuait en mars 2026 d’apparaître dans les groupes de discussion comme un « point négatif » persistant auprès des électeurs. La guerre israélo-américaine contre l’Iran, débutée par des bombardements israéliens sur le territoire perse le 28 février 2026 est venue à point nommé faire diversion.

Pareillement aujourd’hui, lendemain de la sortie de ce reportage explosif, Donald Trump fait diversion en annonçant que les États-Unis frapperont l’Iran « très durement ce soir ». Dans son nouveau message publié sur Truth Social, Donald Trump affirme :

« Les États-Unis vont frapper l’Iran (dont la marine, l’armée de l’air, les radars, la défense antiaérienne et toutes les autres formes de défense, ainsi que la majeure partie de ses capacités offensives, ont disparu !) TRÈS FORT CE SOIR

« D’ici un certain temps, dans un avenir proche, nous prendrons le contrôle de l’île de Kharg et d’autres infrastructures pétrolières, et nous assumerons la maîtrise totale de leurs marchés pétroliers et gaziers, comme nous l’avons fait avec le Venezuela, ce qui fonctionne à merveille pour le Venezuela et les États-Unis d’Amérique. »

Il n’est pas certain cependant que cette nouvelle diversion vers l’Orient sauvera la soldat Trump de l’affaire Epstein…

Francesca de Villasmundo

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