Mgr_Fellay_benoit_xviNous reproduisons ici le texte d’un intervenant du Forum Catholique qui nous semble d’une grande pertinence, mais dont la conclusion relève en réalité du simple bon sens. Qui plus est, sans perdre de vue que comme l’affirmait Mgr de Galarreta, « aller dans le sens d’un accord pratique serait renier notre parole et nos engagements devant nos prêtres, nos fidèles, Rome et devant tout le monde ». Or c’est bien cette ligne actuelle qui est aujourd’hui suivie.

Considérations préalables

Ce qui suit concerne essentiellement les personnes se reconnaissant dans le combat de la FSSPX et qui l’ont jusqu’à présent soutenue dans les choix qu’ils ont été amenés à faire. D’autres liront probablement ce texte : il est bien évident que dès lors qu’ils considèrent que la position actuelle de la FSSPX est illégitime (schismatique, non en communion avec Rome…) la question des accords ne peut se poser de la même façon et toutes sortes d’objections sont possible. Mais le débat, aussi intéressant soit il, n’est pas le même, puisque l’accord canonique devient une nécessité en soi. Je n’entends pas répondre ici à des objections tirées de l’illégitimité de l’actuelle position de la FSSPX. Personne ne peut nier qu’une paix pratique avec Rome aurait des conséquences majeures, d’où un devoir approfondi de réflexion préalable. Certains espèrent beaucoup de cette paix canonique. En ce qui me concerne, je tente d’expliquer ici pourquoi je la redoute beaucoup plus que je ne l’espère au point que je la vois comme un désastre prévisible. La question n’est ici abordée que sous l’angle prudentiel : autrement dit, si la fin à atteindre est le retour de l’Eglise à toute la Tradition, qu’attendre de ce moyen que seraient des accords avec Rome ? Un tel jugement ne saurait être complet ; je me contenterai ici du point de vue historique. Un mot à propos de quelques termes employés ici. Ils risqueront sans doute d’en heurter quelques uns, qui parleront de raccourci ou simplification ; je les emploie néanmoins pour faciliter certains développements. J’entends par ralliée toute personne, qui historiquement a eu l’occasion d’initier ou de suivre un accord ou une paix avec la révolution, pratique ou doctrinale . J’entends par révolution, le mouvement défendant les idées révolutionnaires que ce soit sur le plan politique ou religieux (Mgr Suenens n’a t-il pas parlé du concile comme 89 dans l’Eglise ?), mouvement contre lequel nous luttons depuis plus de deux-cents ans. Enfin, j’entends par paix les arrangements politiques, canoniques ou doctrinaux qu’ils soient négociés ou unilatéraux (comprenant donc dedans une éventuelle reconnaissance canonique unilatérale, en débat actuellement).

Objections historiques

Trois exemples de « paix » historiques me paraissent à bien des égards montrer des similitudes avec la situation actuelle. Le concordat de 1801, le ralliement à la république en 1892 et le ralliement de certaines communautés traditionnelles en 1988 ou après, présentent autant de situations très différentes. Cependant elles ont pour point commun la réalisation d’une paix, qui se veut « stratégique » ou « pratique » avec la révolution. A partir de là, les points de comparaison sont tels que la prudence oblige à les analyser pour apprécier le bien fondé d’une telle stratégie dans le contexte actuel. Ils dépassent d’ailleurs le simple point de vue historique, il est possible d’en tirer une véritable « psychologie » du ralliement. Tout un chacun, qui a caressé ou caresse l’illusion d’une paix pratique pourra se demander s’il s’y reconnait. Je ne ferai ici qu’ébaucher certains traits, il y aurait un livre à écrire.

Il faut bien sûr se garder d’être trop schématique. Il est difficile de savoir précisément ce qui se serait passé si dans chaque cas l’Eglise avait refusé la paix proposée. Il est impossible de refaire l’histoire au conditionnel. Il faut, notamment, mettre à part le cas du concordat ; valait-il mieux une époque de persécution pour l’Église de France ou la paix napoléonienne ? Que serait-t-il advenu si le pape avait refusé le concordat ? Il faut reconnaître qu’à vue humaine ce cas précis il est imossible de répondre. Il est difficile de porter un jugement définitif sur ce qui a constitué, de fait, la première paix pratique avec la révolution.
En revanche, inévitables ou pas, que ce soit en 1801, en 1892, ou en 1988 il y a le bilan bien réel des conséquences de ces paix. De ce point de vue aussi tout n’est pas si simple ; dans les exemples cités, il y a aussi eu des conséquences positives, quoique partielles, toujours temporaires et au final mineures par rapport à des effets globalement négatifs. Certes, le concordat a permis une certaine renaissance de l’Eglise en France (bien plus relative qu’on ne le présente souvent, il n’est qu’à citer les chiffres des ordinations : 6000 estimées annuellement avant la révolution, 2350 au plus haut au XIXème siècle (1830), pour une population nettement plus nombreuse). Le ralliement de 1892 a eu de manière marginale à son commencement et avant l’arrivée des gouvernements radicaux, quelques (très modestes) effets bénéfiques sous le gouvernement Méline en 1895. Les communautés ralliées, après 1988 ont permis à certains fidèles de connaître la messe saint Pie V, les plus cohérents d’entre eux arrivant ensuite jusqu’à la FSSPX.
C’est vrai, il faut le reconnaître et le prendre en compte, par souci d’exactitude et pour ne pas tomber dans la caricature. Mais c’est avec le même souci d’exactitude qu’on doit reconnaître que ces quelques effets positifs sont bien peu de chose par rapport à un bilan fondamentalement négatif.
Pourtant chaque fois nombreux sont ceux qui ont milité pour ces paix et qui de ce fait, en se séparant des « intransigeants » en ont rendu possibles l’application. Plutôt que de refaire l’histoire de de ces accords, ce qui a déjà été fait et ne pourrait tenir en quelques lignes, il est intéressant d’essayer de décrypter les motivations profondes, puis l’évolution de ceux qui ont été les défenseurs puis, souvent, les victimes (consentantes).
On note ainsi qu’à chaque fois, cette paix semble agir comme une tentation sous apparence de bien.

Une tentation…

La tentation est le ressort le plus difficile à cerner car c’est aussi le moins avouable, mais également, à y regarder de plus près, le plus profond et le plus puissant. La plupart du temps, elle ne s’avoue pas à l’intéressé lui-même, qui a besoin d’un retour sur soi pour la reconnaître honnêtement. Dans tous les cas elle n’est bien entendue jamais publiquement avouée par ceux qui y cèdent, que ce soit consciemment ou inconsciemment.
Cette tentation peut avoir des ressorts et formes différents selon les contextes et les époques avec cependant comme point commun le plus fondamental à chaque fois la lassitude du combat. Ce peut être tout simplement le confort d’une vie paisible enfin retrouvée pour le chouan ou le paysan vendéen (1801). Ce peut être une carrière politique plus brillante pour des députés monarchistes tenants d’une cause qui apparaît presque perdue à la fin du XIXème siècle, ou plus largement la perspective de la fin d’une marginalisation au sein de la société pour les électeurs catholiques et monarchistes (1892). Ce peut être encore les honneurs retrouvés ou recherchés, les amitiés reconstituées, la peur de la marginalisation (mai 88). Ce peut être enfin, aujourd’hui, la fin des persécutions verbales, la pression sociale et mondaine, des modes de vie et d’être plus relâchés au jour le jour, à moins qu’il ne s’agisse de tout cela à la fois…

…sous apparence de bien.

Il est d’autant plus difficile démasquer ces tentations que parallèlement elles se cachent derrière une illusion ou une apparence de bien  : penser que la paix retrouvée rendra à l’Église son rayonnement d’antan (1801), penser que les français vont majoritairement élire un gouvernement catholique (1892) (alors même qu’il avaient depuis déjà deux décennies la possibilité de le faire en élisant des députés monarchistes…), penser qu’ayant respecté la nécessité d’éviter un schisme on réussira à ramener l’Église conciliaire de l’intérieur vers la Tradition (alors même qu’on sera condamné au silence, voire à la compromission active) (1988)
L’apparence de bien est bâtie, consciemment ou inconsciemment avec une argumentation factice. Le raisonnement spécieux qui en est issu laisse penser que la victoire sera facilitée par une paix pratique avec la révolution.
On y croit d’autant plus volontiers qu’en son for interne on est disposé à céder à la tentation. Elle permet de se justifier, tant vis-à-vis de soi-même que vis-à-vis des autres, à tel point qu’on finit par s’en convaincre. C’est d’ailleurs une nécessité morale de croire à cette illusion pour éviter de ressentir la partie la moins avouable de ses motivations.

Il n’est bien entendu pas question de juger les partisans d’une paix avec Rome ou même toute personne éprouvant quelqu’hésitation. Cependant, tout un chacun qui réfléchit honnêtement sur le sujet pourra se poser la question.

Conséquences

L’accord passé, un seul souci va guider l’action des ralliés : celui de maintenir coûte que coûte l’accord, la paix avec les révolutionnaires. Si l’accord échoue c’est la preuve de l’erreur qui a été commise, c’est le retour forcé vers ceux qui ont refusé de marcher, qui sont devenus le repoussoir dont on ne cesse de vouloir se démarquer (les schismatiques de la FSSPX, mais aussi les monarchistes intransigeants, ou encore les chouans irréductibles qui continuent de s’opposer à Napoléon) Les évêques concordataires, choisis par Napoléon, sont pieds et poings liés. Le député rallié ne peut plus défendre les intérêts de l’Eglise et combattre certaines lois, sous peine de casser l’alliance avec les républicains. Le prêtre Ecclesia Dei vit dans la peur des conséquences d’une prédication contre le concile.
L’efficacité de toute action est comme paralysée par ce souci de sauvegarder la paix. Là où l’ex-combattant devenu rallié, avait toute liberté pour agir autrefois, le rallié d’aujourd’hui doit toujours calculer, soupeser, composer et s’effrayer de toute initiative trop clairement hostile à la révolution. Comme gage de bonne volonté, et pour donner davantage de solidité à l’accord, les ralliés se trouvent forcés d’encenser les autorités révolutionnaires. Ce sont les louanges sans cesse répétées des évêques concordataires à Napoléon « restaurateur de l’Eglise en France » (forcément ils lui doivent tous leur place), c’est la défense acharnée de la démocratie désormais vu comme seul régime légitime possible (Sangnier, Piou), c’est la papolâtrie des communautés rallliées à l’égard d’un Jean-Paul II ou d’un Benoît XVI. En retour les ralliés ne gagnent pas pour autant la confiance des autorités révolutionnaires qui, méfiantes, demandent de nouveaux gages.
La réalisation de l’illusion qui avait justifié l’accord est comme paralysée, repoussée à plus tard, une fois la confiance des révolutionnaires gagnée et l’accord définitivement solidifié. Cette illusion qui était le motif officiel de l’accord, devient une stratégie de plus en plus floue dont la réalisation concrète est sans cesse repoussée ou réduite à presque rien, au nom de la prudence travestie par des raisons purement humaines. A la place du combat contre la révolution et les autorités révolutionnaires, fait place un silence assourdissant, ponctué tout au plus quelques demandes ou textes timides et édulcorés. L’évêque concordataire qui doit tout à Napoléon, se trouve bien embarrassé pour critiquer les articles organiques qui constituent dès 1802 un empiétement considérable sur les garanties apportées par le concordat. Le député rallié est tétanisé pour critiquer la politique anti-cléricale du gouvernement ; toute opposition le ferait suspecter de crypto-monarchisme. Le père Louis-Marie de Blignières presse, -avec succès- dom Gérard de ne pas remettre le petit mémorandum de l’abbé Schaeffer sur dignitatis humanae au cardinal Ratzinger ; « Vous allez tout mettre par-terre en remettant ce texte !». Et dom Gérad cède ! (résultat, dix ans plus tard, le Barroux par l’intermédiaire du père Basile défendra désormais la continuité de Dignitatis Humanae et du magistère traditionnel)
En revanche, chacun peut désormais pleinement céder à la motivation obscure du ralliement, c’est à dire la tentation elle-même, pour ainsi dire en toute impunité, d’autant plus qu’elle n’apparaît pas directement peccamineuse, et que les barrières qui empêchaient d’y succomber sont levées. Le fait d’y céder sera le premier pas qui amènera plus ou moins rapidement à épouser les idées de la révolution.
Exemple, 1802 : le paysan vendéen est réinstallé dans sa ferme et peut enfin savourer une tranquillité retrouvée, qui plus est avec la bénédiction de son curé, fût-il un ancien réfractaire. Il « subit » les exhortations de son évêque prêchant le respect des autorités temporelles constituées sous le régime du concordat. La fin du combat au sens physique, entraîne petit à petit, parallèlement, l’affaiblissement du combat au niveau spirituel et moral, puis enfin au niveau doctrinal ou idéologique. Progressivement l’ancien soldat, et surtout les générations qui le suivent, deviennent plus perméables aux discours qui leur sont dispensés. Cela, d’autant plus facilement que les gouvernements révolutionnaires, malgré des tensions de plus en plus vives au fur et à mesure que le siècle avance, bénéficient toujours de la reconnaissance officielle de l’Eglise. Vers la fin du XIXème siècle, une politique clairement anti-cléricale fait son retour. Mais les descendants des paysans vendéns, en 1882 ou en 1905 n’ont plus la force de s’y opposer moralement et physiquement comme leurs ancêtres, alors que leur religion se trouve à nouveau persécutée. Les meilleurs se contenteront de manifester de façon plus ou moins musclée au moment des inventaires, tandis qu’une proportion non négligeable de ces mêmes paysans, descendants des chouans, aura élu ces gouvernements ouvertement anti-cléricaux. Sans même s’en rendre compte, ils seront passés dans le camp de la révolution.
1892 : à la fin du XIXème, les ex-députés monarchistes travaillent maintenant main dans la main avec leurs adversaires d’hier ; ils peuvent désormais penser à leur carrière au sein de l’action libérale populaire ou des chrétiens démocrates. Certains poussent la « bonne volonté » jusqu’à voter les lois anti-cléricales de séparation de l’Eglise et de l’Etat, ou des inventaires, poussant à son paroxysme la logique du ralliement. Quant aux électeurs catholiques, les voilà pleinement intégrés dans cette société de la fin du XIXème siècle. Désormais, ils voient la république comme un régime acceptable, bientôt respectable, sinon le seul légitime, rassurés en cela par le pape, l’évêque, le curé et le virage de bon nombre de leurs chefs politiques d’hier. Certes, ce n’est pas ce que veut ni dit Léon XIII, ni certaines élites catholiques qui, au départ, jouent la carte du ralliement comme pure stratégie politique. Beaucoup de fidèles doivent se sentir mal à l’aise en défendant des idées et un régime dont ils étaient les adversaires hier. Mais personne n’est là pour les mettre en garde et les inviter à redoubler de prudence envers la nature révolutionnaire des institutions républicaines : forcément, comme leurs prédécesseurs un siècle avant, comme leurs successeurs un siècle après, les clercs partisans du ralliement sont baillonnés sous peine de voir la stratégie du ralliement condamnée.
1995 : des communautés Ecclesia Dei défendent désormais avec acharnement les textes du concile (Le Barroux, avec dom Basile défend Dignitatis Humanae). Suffisamment de clercs ou de revues ont décrit cette trajectoire, pour qu’il soit besoin d’y revenir ici.
Une grande partie des « ralliés », notamment les masses, adoptent très vite les mœurs puis les idées révolutionnaires ; ce sont souvent ceux dont les modes de vie s’en rapprochaient le plus avant, et à qui ne seront plus rappelés les principes de doctrine et de prudence.
En effet, qui était là en 1802 pour rappeler que la signature du concordat n’empêchait pas Napoléon d’être attaché aux principes de la révolution et d’en continuer l’oeuvre insidieusement ? Certainement pas l’épiscopat concordataire qui lui était tout acquis. Qui en 1892, dans les milieux ralliés, était là pour expliquer aux électeurs que le ralliement prêché par Léon XIII n’était qu’un tactique temporaire pour christianiser le régime républicain « de l’intérieur »? Qui en 1988, dans les milieux Ecclesia Dei avait encore suffisamment de liberté de parole pour expliquer que le refus des sacres ne signifiait pas l’acceptation de la nouvelle messe et des textes du concile ? Rappels pénibles auparavant mais qui aidaient à se maintenir dans la voie droite, devenus impossibles, au-moins publiquement, au nom de la sauvegarde de l’accord.
Bon nombre passent très vite du ralliement pratique au ralliement idéologique c’est à dire doctrinal. Ce reniement est souvent précédé ou accompagné d’un relâchement moral, dû aux contacts permanents avec les modes de vie des révolutionnaires, ce qui est une autre conséquence du ralliement. Ce relâchement moral facilite le changement doctrinal car, « A force de ne pas vivre comme on pense on finit par penser comme on vit ». Cependant, une minorité de ralliés, sans passer aussi vite dans le camp révolutionnaire, se tait. Les meilleurs ne rappellent leurs idées que si faiblement et si subtilement qu’ils deviennent inaudibles. Ces derniers ne représentent après quelques années qu’un pourcentage très minoritaire des ralliés qui avaient accepté l’accord à ses débuts, les autres sont devenus révolutionnaires. A ce stade une toute petite partie fait peut-être demi-tour, quand les événements les éclairent (1999 : crise de la fraternité saint Pierre. 1905: séparation de l’Eglise et de l’Etat) ; malheureusement, il ne s’agira que de cas isolés, trop tard pour faire réfléchir efficacement les plus faibles, qui depuis longtemps sont des révolutionnaires (au sens idéologique du terme qui peut prendre selon les époques les dénominations de « bonapartistes » (1802), « républicains » (1892) ou « conciliaires » (ces dernières décennies). Les derniers ralliés, trop orgueilleux pour reconnaître l’impasse dans laquelle ils sont, continueront à se taire et verront la génération qui suit épouser pleinement les idées révolutionnaires, faute d’avoir pu leur rappeler efficacement les principes, pour les avoir fait grandir en contact permanent avec de fausses doctrines et pour les avoir fait vivre en contact permanent avec des modes de vie et des façons d’être plus relâchés.

Application à la situation actuelle

Comparaison n’est pas raison ai-je marqué plus haut et on trouvera certainement beaucoup de différences entre aujourd’hui et les situations passées. Cependant, pour passer outre les leçons de l’histoire et s’engager sans crainte dans la voie d’une paix pratique la Prudence exigerait qu’on prouve une différence fondamentale entre la situation actuelle et les trois situations antérieures.
Or les similitudes avec les situations antérieures l’emportent bien au contraire et de très loin. Quel partisan actif d’un « accord » peut dire, au fond de lui-même qu’il est totalement indemne du genre de tentations décrites plus haut (fin des persécutions verbales pour certains, pression sociale et mondaine pour d’autres, ou encore relâchement dans les modes de vie et d’être plus faciles à embrasser au jour le jour, levée d’un scrupule, ou tout cela à la fois…) ?
A côté de la tentation, il y a aussi l’illusion, aussi puissante qu’en 1988, « transformer l’Eglise de l’intérieur », qui ne sonne pas très différemment de « christianiser la république » ou de « L’Eglise libre dans un état libre » ou encore de « l’Eglise restaurée par l’empereur ». A chaque fois, de jure ou de facto, même lien de subordination avec les révolutionnaires, même complexe de devoir continuer à s’opposer à ceux qui nous ont tendu la main et nous ont fait si magnanimement cadeau de l’accord. Qui peut nier que tout cela, on ne le retrouve pas cette fois ?

La FSSPX n’échappant pas à cette évolution, les fidèles y échapperont encore moins. Il est déjà bien difficile de transmettre le flambeau à l’heure actuelle, alors que, malgré les rappels insistants et les barrières mises en place, tant de fidèles se compromettent avec les modes de vie et les pratiques contemporains. Dans le contexte d’un accord, beaucoup de digues seront rompues et les contacts avec le monde conciliaire rendront la pression intenable notamment sur la génération d’après. Cédant sur le plan comportemental, ils céderont ensuite sur le plan doctrinal et liturgique. Le courant, qui emporte facilement 80 % de la première génération «  signataire », emportera à terme inéluctablement la totalité de la génération suivante, sauf Grâce particulière.

De tels accords sont d’autant plus frustrants qu’ils se produisent souvent à un moment où certaines victoires sont à portée de main, où encore un peu de fermeté pourrait enfin payer. Par exemple, Napoléon avoua que trois ans ne se seraient pas passés après 1802 et l’éventuel échec de ses pourparlers avec Pie VII, qu ‘il lui aurait tout « cédé », tant il avait besoin de l’Eglise pour stabiliser la société au lendemain de la révolution. Plus récemment, il est certain que le message de la FSSPX, s’il n’était pas brouillé comme il l’est aujourd’hui, aurait certainement beaucoup plus de portée auprès des milieux ralliés ou conservateurs, à l’heure du pape François I et des troubles qu’il sème dans leurs milieux.

L’histoire n’est pas le seul élément d’un jugement prudentiel. Pourtant, force est de reconnaître que dans la situation actuelle elle plaide de toute évidence contre une paix canonique avec Rome.

Germain

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43 commentaires

  1. patate says:

    l’article est pertinent et gagne à être approfondi.
    Le sens de l’accord est la perte ipso facto de l’essence même de notre FSSPX.
    Question: est-ce une Trahison?
    Réponse: oui! car jamais la Rome actuelle n’a été aussi éloignée de son Enseignement multi séculaire.
    Par conséquent il n’est pas nécessaire de s’approcher d’elle…

  2. Patricia says:

    J’y vois un peu plus clair… Merci d’avoir mis en ligne ce texte.

  3. Laurent says:

    Cet article est très intéressant et en effet l’histoire des ralliements est une bonne leçon pour le cas qui nous intéresse aujourd’hui. Toutefois, comme il l’a d’ailleurs été écrit dans cet article, l’analogie a ses limites. L’article omet de dire qu’il y a une différence fondamentale entre les ralliements de 1801/2, 1893 et 1988 et le possible ralliement de la FSSPX aujourd’hui. Dans les cas précédents, l’Eglise a recherché pour différentes raisons le ralliement. Comme Elle a recherché ces ralliements, ceux-ci sont devenus des valeurs fondamentales à protéger à n’importe quel prix d’où les démissions doctrinales progressives. Le Ralliement qui relève de la praxis devenait une valeur doctrinale en soi.

    A moins de faire un procès d’intention envers Mgr Fellay que certains accusent de rechercher au plus profond de lui à obtenir un statut canonique pour la FSSPX, rien ne permet de dire que dans la FSSPX le Ralliement soit placé au rang de valeur fondamentale à rechercher à tout prix. Ces accusations offensent la Charité, et surtout c’est au moins une médisance si ce n’est une calomnie selon moi car seul Dieu peut savoir ce que Mgr Fellay veut vraiment puisqu’il n’a rien dit qui laisse entendre que c’est son objectif ultime : officiellement la FSSPX veut juste entretenir le lien humain, de respect filial et charitable que Mgr Lefebvre a toujours entretenu avec Rome même après Assise! C’est Rome et non la FSSPX qui souhaite par dessus tout faire un accord même si certains membres de la FSSPX peuvent laisser entendre qu’ils sont favorables à cet accord.
    Cette différence qui n’est pas abordée par l’auteur de l’article me paraît majeure car la question n’est pas tant de savoir si la FSSPX est menacée ou non par un accord canonique en soi (même si je pense personnellement que ce soit le cas) mais de savoir si, après avoir signé un accord avec Rome (acte purement prudentiel), elle s’appropriera le statut canonique comme un bien si précieux qu’elle sera prête à abandonner une partie de son combat antimoderniste voire l’ensemble de son combat actuel. C’est à ce moment-là que se posera réellement la question du ralliement ou non. Rome acceptera-t-elle de laisser la FSSPX continuer sa critique antimoderniste pour maintenir l’accord pratique? La FSSPX finira-t-elle par se taire pour sauver l’accord canonique ?
    Certes, entre 2012 et 2014, la FSSPX a sans doute connu un certain amollissement tant il est vrai que le discours de la FSSPX s’était édulcoré, mais on ne peut pas dire que ce soit le cas depuis la polémique autour de la canonisation de Jean-Paul II, le synode sur la famille et surtout Amoris laetitia ! Alors que l’on parle de plus en plus d’accord prochain entre Rome et la FSSPX, celle-ci n’a pas manqué de continuer ses critiques constructives contre le modernisme de Rome et du pape François. La FSSPX ne se comporte donc pas du tout comme l’Eglise en 1801/2 et 1892 et les ralliés en 1988, et semble accorder, aujourd’hui du moins, peu de valeur à un accord pratique qui ne doit rien changer dans sa position antimoderniste. Si la Providence veut qu’un accord pratique soit conclu de façon quasi unilatérale, peut-on le reprocher à la FSSPX ? Non, je ne pense pas. Nous devons surtout prier pour que les chefs de la FSSPX et l’ensemble des prêtres n’accordent pas trop d’importance à cet accord pratique, qu’il ne devienne pas une valeur absolue comme ce fut le cas dans les précédents ralliements. Rome prétend accepter la FSSPX telle qu’elle est sans contre-partie, c’est-à-dire une FSSPX antimoderniste et libre de continuer à condamner les erreurs modernistes ! Soit ! Jouons le jeu dans le système comme ce fut le cas pour Mgr Lefebvre entre 1970 et 1974. Nous n’avons qu’à souhaiter que la prochaine fois que la FSSPX sera confrontée entre maintenir le combat pour la Foi et l’Eglise et sauver son statut canonique, elle fera le même choix que Mgr Lefebvre en 1974. Peut-être la FSSPX finira-t-elle par accepter le ralliement au détriment de la défense de la Foi mais ce n’est pas un simple document canonique qui en sera responsable. Si ce statut canonique devait devenir un carcan et une muselière pour la Vérité, nul doute que des prêtres et des évêques réagiraient et feraient le même choix que Mgr Lefebvre en 1974 en préférant être traités en schismatiques plutôt que de trahir le combat de la Foi. La FSSPX peut très bien ne plus incarner ce combat pour la Vérité mais l’Eglise trouvera toujours d’ardents défenseurs prêts à prendre le relais et ces défenseurs seront certainement d’anciens membres de la FSSPX… MPI ne manque pas d’ailleurs de relayer les prises de position de prêtres et d’évêques qui n’ont rien de commun avec les hommes d’Eglise de 1801, 1892 et 1988 qui préférèrent le Ralliement au « bon combat » de St Paul (2nde épître à Timothée 4.7). Doit-on craindre un accord pratique avec Rome ? Sans doute mais je ne pense pas que les membres actuels de la FSSPX soient disposés à cesser le combat. Je suis même convaincu qu’une écrasante majorité de ses prêtres et évêques préférait quitter la FSSPX que de cesser de proclamer la Vérité au bénéfice d’un statut canonique. « S’ils se taisent, alors les pierres crieront » (Luc 19.40). Je suis intimement convaincu que nombre des membres de la FSSPX ne sauraient être différents des disciples le jour des Rameaux ou même des pierres que Notre Seigneur utilisera pour clamer la Vérité.

    • gaston says:

      Alors que le texte de Germain est bien étayé, historiquement juste,se basant sur des faits et considérations historiques éclairants, votre réponse ne se base que sur des déductions personnelles : « je crois que, je suis intimement convaincu que,je crois que, je ne pense pas que » etc.

      Les critiques de la Fraternité, venant des supérieurs majeurs, envers Rome, depuis des années, elles sont plus que décevantes au regard de l’immense apostasie que les positions de l’actuel pape entraîne. Mgr Lefebvre pour Assise avait dessiné des vignettes autrement plus fortes que les quelques déclarations doucereuses que DICI nous sert.
      Quand à un accord que Mgr Fellay ne rechercherait pas c’est vraiment faire preuve d’une naïveté confondante. Oh bien sûr, il n’est pas bête : il ne va pas crier sur les toits, « Je veux un accord » mais il entretient des liens avec Rome pour arriver à cet accord. Une proposition de prélature personnelle est à l’étude auprès de 20 prêtres de la Fraternité. C’est pas juste pour perdre du temps, non ? Les déclarations sur la gentillesse de François envers nous, sa bonté, etc, « il peut et il fait du bien » se multiplient : pour quoi si ce n’est pour préparer les esprits à accepter un accord avec le pire pape que l’Église est connu !Changez vos lunettes roses et portez des lunettes normales.

      Mais le pire argument est bien celui de  » Si la Providence veut qu’un accord pratique soit conclu de façon quasi unilatérale, peut-on le reprocher à la FSSPX ? » Le quasi est étonnant ! Un accord par définition se passe entre deux personnes, deux institutions. IL est ou il n’est pas, mais le quasi est de trop. Avec un tel argument providentialiste, n’importe qui peut prétendre que la Providence a voulue aussi la Révolution Française, les différents ralliements dont parle Germain, dont celui Ecclesia Dei qui condamne Mgr Lefebvre! Vous confondez ce que permet la Providence, et c’est vrai elle permet aussi le mal pour un plus grand bien, et ce que veut la Providence, uniquement le bien, c’est-à-dire ce qui conduit au salut des âmes ! Même les saints n’étaient jamais surs de bien suivre la volonté de la Providence, mais Mgr Fellay et vous-même êtes tout-à-fait certains que s’il y a un accord pratique – alors que pendant des années la Fraternité a soutenu et affirmé « jamais d’accord pratique sans un accord doctrinal »-, c’est que la Providence l’a voulu. Avant elle ne voulait pas d’accord pratique sans accord doctrinal, mais maintenant, parce que Mgr Fellay le dit elle veut un accord pratique sans accord doctrinal.Je ne savais pas que la providence pouvait se tromper ou se contredire d’une année à une autre ! Votre un concept, c’est du surnaturalisme qui ne se base aucunement sur le raisonnement intellectuel allié à la prière et une étude approfondie comme le fait Germain. D’ailleurs tous ceux qui ont voulu être des réformateurs de leur ordre contre la règle ou les principes établis, ont toujours dit travailler au nom de la Providence, suivre la Providence ! Votre concept est vieux comme la pluie !
      Quant à l’argument de l’accord unilatéral, nous prendre tels que nous sommes, jouons le jeu, etc. c’est un vilain remake du Barroux : Dom Gérard tenait le même langage en 1988, tout en insistant vigoureusement : « sans contrepartie, sans concession, sans reniement ». Et dans sa fameuse déclaration du 18 août 1988, il mettait les points sur les i : « Que nulle contrepartie doctrinale ou liturgique ne soit exigée de nous, et que nul silence ne soit imposé à notre prédication antimoderniste. » On sait, hélas ! ce qu’il est advenu de ces belles résolutions. Et tous ceux qui comme vous disaient, ils quitteront s’il le faut pour ne pas cesser le combat, ont été, pour la plus grande majorité, simplement recyclés.

      « Le plus grand dérèglement de l’esprit, c’est de croire les choses parce qu’on veut qu’elles soient, et non parce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bossuet.

      • Laurent says:

        Du haut de votre omniscience, vous pensez peut-être me vexer en comparant l’article historique de Germain avec mon post, mais je n’ai jamais prétendu faire un exposé intellectuel. J’ai juste émis quelques réserves sur les conclusions et les propres déductions et conclusions vers lesquelles Germain nous menait avec sa démonstration historique sur les ralliements. Je ne peux qu’admirer la mesure dont vous faites preuve en me reprochant mes « déductions personnelles » qui n’égalent pas « les faits et considérations historiques éclairants » de Germain, ma « naïveté confondante », « mes lunettes roses », mon « pire argument », mon « concept » ( ?), mon « surnaturalisme » et enfin la citation de Bossuet (quelle culture !) qui est censée me confondre : mon esprit est si déréglé selon vous qu’il me pousse à vouloir reconnaître le bon en Mgr Fellay alors que je devrais, comme vous, y déceler la malice, la manipulation, la recherche à tout prix d’un statut canonique confortable au détriment du combat de la Foi ! Décidément, vous êtes digne des prêtres « résistants » que je connais : sûr de vous, méprisant, aux antipodes de la Charité et de l’Humilité. Ces 2 vertus sont malheureusement les grandes oubliées du combat de la « Résistance » : c’est une opinion et vous vous glorifierez peut-être de l’avoir trouvée mais souffrez que je ne partage pas ce ressenti ; je peux concéder aux prêtres résistants la rectitude doctrinale et morale et avant 2012 je les admirais pour cela, mais je ne sais pas ce que ces vertus valent sans les 2 premières…
        Je suis un peu surpris par vos critiques sur mon providentialisme et mon surnaturalisme qui n’étaient pas du tout le fond de mon propos. En effet, j’ai juste tenté de remettre à sa place la comparaison entre les différents ralliements que Germain lui-même concède être différents et dont l’analogie a des limites. Je suis tenté de vous appliquer la citation de Bossuet. Vous êtes tellement persuadé que Mgr Fellay est un pourri que tout ce qu’il fait doit forcément répondre à un plan global de ralliement que vous avez décelé avec vos propres lunettes. Mon providentialisme se limite juste à avoir confiance dans la promesse de NSJC d’assister l’Eglise jusqu’à la fin des temps. Quand bien même vous auriez raison et qu’il existe un plan de Mgr Fellay et des dirigeants de la FSSPX de rallier Rome et donc d’abandonner le combat, ma naïveté ne m’empêchera pas (et je suis convaincu que c’est le cas de l’écrasante majorité des membres et des fidèles de la FSSPX) de continuer à combattre pour défendre la Vérité avec ou sans la FSSPX. Pour reprendre un ancien président, vous n’avez pas le monopole de l’antimodernisme. Vous refusez de le voir en Mgr Fellay (j’ai entendu l’abbé Chazal l’accuser d’être moderniste !). Vous évoquez avec mépris « les critiques de la Fraternité… plus que décevantes au regard de l’immense apostasie que les positions de l’actuel pape entraîne » et les comparer aux caricatures de Mgr Lefebvre après Assise. Je me demande si votre niveau de lecture ne se limite pas à regarder des dessins avec des bulles car Mgr Lefebvre a eu des réactions bien plus importantes avec les dubia ou c’est moi l’accusé qui devrait vous juger qu’avec les caricatures. Quant aux « critiques plus que décevantes », je pense que devriez prendre mes « lunettes roses » car votre hargne envers Mgr Fellay et les supérieurs de la FSSPX semble vous aveugler ! J’avais noté en 2012 l’absence de relais de la part de la « Résistance » sur la plaquette diffusée par la FSSPX sur la canonisation de Jean-Paul II, et j’avais pu constater la mauvaise foi de ses membres qui en revanche avaient moqué Mgr Fellay dans de prétendues litanies en hommage à Jean-Paul II alors que dans le même temps tout le monde catholique s’attaquait à la FSSPX pour sa critique de Jean-Paul II. Je ne sais pas sur quoi vous vous fondez (DICI n’est pas l’alpha et l’omega de la pensée de la FSSPX, juste un résumé à l’usage des fidèles) par de nombreux abbés sur Laudato Si et Amoris Laetitia (allez voir sur la Porte Latine !). Je ne connais aucun travail théologique d’ampleur fait par les résistants sur ces sujets mais contrairement à vous, je ne me permettrai pas de les accuser de faire peu ou pas de cas de ces documents dramatiques de la Rome moderniste. Comme dit St Paul la Charité « excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle endure tout ». Au lieu de proférer des accusations infondées et diffamatoires, vous devriez plutôt méditer sur la vraie attitude chrétienne deCharité. Surtout envers un évêque (Mgr Fellay), avant de proférer un jugement vous devriez vous assurer que l’accusation de modernisme et de ralliérisme est avérée (par une déclaration claire ou un acte clair et non une supputation et une déduction fruit de vos observations).
        Votre énergie est gaspillée par le combat contre les accords ou plutôt devrais-je dire contre le « statut canonique » puisque le terme d’accord est en effet impropre et vous avez préféré railler mon expression maladroite « d’accord quasi-unilatéral » plutôt que d’y lire le vrai sens de ce que je voulais dire : la décision quasi-unilatérale de donner un statut canonique à la FSSPX, ce qui est effectivement en train de se passer comme pour la juridiction ordinaire pour les confessions que la FSSPX n’a jamais demandé et dont elle n’a d’ailleurs pas besoin… Malgré mes « lunettes roses », je conçois qu’un statut canonique présente un danger et j’en suis même convaincu mais, c’est là où je fais du « providentialisme », je ne considère pas que qu’un accord pratique avec Rome soit LE problème. LE problème, c’est l’abandon effectif du combat de la Foi, du combat antimoderniste. Or, je n’ai aucun souci, aucun cas de conscience à me détacher de la FSSPX si celle-ci venait à renoncer à combattre l’erreur moderniste et comme je ne suis pas un cas isolé, je peux même vous dire qu’une écrasante majorité des prêtres et de leurs fidèles ne se plieront jamais à un accord qui les empêcherait de continuer à combattre l’erreur moderniste. Si un tel glissement devait se produire, nul doute qu’une nouvelle Fraternité apparaîtrait avec 2 ou 3 des évêques de l’ancienne FSSPX. La Charité nous commande de prêter à Mgr Fellay les mêmes bonnes intentions. Je ne vois pas en quoi une étude de proposition de prélature par 20 prêtres serait un signe de démission du combat de la Foi si cette proposition de prélature intègre l’indépendance et la pérennité souhaitée par Mgr Lefebvre en 1988. Cette prélature peut très bien être bien plus intéressante et avantageuse d’une part que le statut de 1970-74 (qui n’a pas empêché Mgr Lefebvre à fonder son œuvre) ou que celui de 1988 (qui était mauvais et que personne ne prend pour référence même si Mgr Lefebvre l’avait signé). Celui-ci est certes revenu sur la signature du protocole d’accord en mai 1988 mais c’est parcequ’il n’était pas satisfaisant et ne garantissait pas la pérennité de son œuvre et non par principe parceque c’était un « accord pratique fait sans accord doctrinal ». Je ne vois pas pourquoi baser le combat de la Foi aujourd’hui sur la posture prudentielle adoptée lors du Chapitre de 2006 « jamais d’accord pratique sans un accord doctrinal ». Je ne connaissais pas ce nouveau commandement de l’Eglise ? Vous confondez posture prudentielle avec combat de la Foi. Je trouve les résistants sacrément prétentieux de comparer leur résistance à cette « posture prudentielle » avec la résistance de Mgr Lefebvre en 1974-76 et 1988. La Foi était clairement en jeu et c’est pourquoi Mgr Lefebvre est allé jusqu’à la rébellion et la rupture. La résistance à Mgr Fellay serait donc similaire à la résistance de Mgr Lefebvre envers la Rome moderniste. C’est tout simplement grotesque… C’est d’ailleurs pour éviter ce « grotesque » que certains prêtres comme l’abbé Chazal ont décidé de désigner Mgr Fellay directement comme un moderniste sans quoi toute rébellion contre son autorité perdrait de sa légitimité. Même si un choix prudentiel a des incidences sur la Foi, celui-ci n’est pas une cause suffisante pour se couper de l’autorité. Pour revenir sur les ralliements de 1801 et 1892, le rejet apparemment légitime du Concordat de 1801 et des accords organiques de 1802 relevait d’une opposition à une posture prudentielle du pape. Les conséquences ont été néfastes mais ceux qui ont placé leur opposition à l’acte prudentiel du pape comme base de leur combat sont devenus schismatiques (la Petite Eglise) et pourtant leur critique du Concordat était légitime. De même en 1892, personne n’a rejeté l’autorité du pape sous prétexte qu’il abandonnait l’Eglise de France à la République maçonnique et pourtant ce reproche était légitime. La seule attitude acceptable fut non de se rebeller contre l’autorité mais juste de refuser de suivre les « directives électorales » du pape qui après tout n’était pas infaillible.
        Pour finir, je dirai que je suis plutôt fier de cette « naïveté » que vous me reprochez car j’aime à croire que c’est peut-être la Charité qui agit en moi en me poussant à voir le bien chez les autres plutôt que de leur jeter l’anathème. Mes « lunettes roses » ne m’empêchant pas par ailleurs de me former en lisant les œuvres de Mgr Lefebvre, de l’abbé Coache ou de Mgr Ducaud-Bourget et ne m’empêchant pas non plus de lire les études théologiques produites par la FSSPX lors des congrès de SISINONO ou par tel ou tel prêtre de la FSSPX (abbés de Laroque sur Jean-Paul II et Gleize sur le dernier synode pour ne citer qu’eux), je suis assez serein quant à l’avenir de la Tradition quand j’observe les prêtres et même les évêques qui allient rigueur doctrinale et sainteté (notamment la Charité et l’humilité que je n’ai pas réussi à voir chez les résistants qui pensent que la rigueur doctrinale se suffit à elle-même). Je salue d’ailleurs l’honnêteté de MPI qui a diffusé récemment des interventions des évêques Tissier de Malleray et Galaretta confirmant leur souci de maintenir le bon combat sans pour autant accuser leur supérieur Mgr Fellay. Je pense que finalement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure et perdre du temps à invectiver les uns ou les autres sur leur modernisme avéré ou non. Même en étant pessimiste et en concevant une possible régularisation canonique de la FSSPX qui entraînerait ensuite comme au Barroux une démission du combat (ce que je ne crois pas), je suis intimement persuadé que l’Eglise moderniste ne parviendra pas à digérer la foule des membres de la FSSPX qui restent authentiquement antimodernistes et que ceux-ci sauront se réorganiser en marge de l’Eglise officielle s’il le faut car après tout statut canonique ou pas , on s’en f…, ce n’est pas ça qui changera la profondeur de la Foi de chacun !

        • gaston says:

          Je suis toujours surpris par les personnes qui accusent les autres de manquer de charité et d’humilité tout en faisant ressortir leur propre charité !
          En revanche pour une personne qui écrit : » j’aime à croire que c’est peut-être la Charité qui agit en moi en me poussant à voir le bien chez les autres plutôt que de leur jeter l’anathème. » je suis étonné par les anathèmes que vous me jetez et par les propos ou pensées que vous me prêtez alors que je ne les ai jamais écris. Ai-je parlé d’anti-modernisme, de malice, de manipulation, de fourberie ? Ai-je dis que Mge Fellay est un moderniste ? J’ai donné quelques faits, rien de plus. A chacun de réfléchir ensuite et tirer ses propres conclusions. Il se trouve cependant que peu de prêtres osent aujourd’hui affirmer que Mgr Fellay et ses assistants ne recherchent pas un accord canonique. Vous devez être un des rares fidèles à soutenir qu’il ne fait rien pour cela.
          D’ailleurs vous terminez votre post en évoquant la possibilité d’un accord et en essayant de trouver des raisons qui, étonnamment, tout le monde dénigrait il y a seulement 10 ans de ça.
          Je ne vous ferai pas la liste des différents documents, textes, discours, que l’on peut lire sur internet et qui démontrent ce souhait.
          En revanche oui vous êtes providentialiste, votre argument l’est objectivement. Doit-on vous rappeler que les promesses de la vie éternelle sont pour l’Eglise non pour les congrégations ou ordres !

          Personne n’a jamais réussi à m’expliquer en quoi un principe doctrinal, et non pas prudentiel comme vous dîtes, valable en 2006, »pas d’accord pratique sans accord doctrinal », que la constatation « un accord serait un suicide » de Mgr Fellay à Lausannes en 2008 ne sont plus valables aujourd’hui sous le révolutionnaire François. Par la décision des supérieurs majeurs de la Fraternité et au mépris des exemples ecclesia dei qui ont tous abandonnés le combat de la foi. En quoi la fraternité tiendrait là où de bons prêtres humainement parlant, certains plus charitables et bons que ceux de la Fraternité, n’ont pas tenus. Il y a de l’orgueil à se croire meilleur et plus fort. Il y a de la prudence surnaturelle à se croire faibles et donc à ne pas tenter le diable.
          Quant aux évêques et fidèles qui sauraient après une reconnaissance partir s’il le fallait, là-aussi les exemples du Barroux, le grand Barroux,de l’IBP, de la FSSP démontrent que votre argument ne tient pas. Quelques uns auront ce courage pour respecter leur conscience mais la masse restera et suivra. Et comme toujours ce sont les plus faibles, les plus ignorants qui payeront le plus, qui se laisseront emporter. Songe-t-on jamais aux âmes des plus faibles qui, sans un chef puissant et toujours tourné vers la vérité, sont vite aspirés par le monde, les modes de vie immorales et impudiques.
          Quant à vos comparaisons historiques, elles ne tiennent vraiment pas la route. Nous sommes aujourd’hui sur un plan doctrinal, l’Église conciliaire fait perdre la foi, change la foi catholique en une foi protestantisée, alors que les évêques ou les fidèles de la petite Eglise ont refusé des décisions pratiques. Le Concordat ne changeait pas les dogmes de la foi!Le ralliement de Léon XIII non plus. Le concile VII a changé la foi catholique. Avec François nous arrivons à la mise en pratique de toute la religion conciliaire, d’une nouvelle religion. C’est le grand mystère d’iniquité : nous ne pouvons le comprendre mais nous ne pouvons le nier, à part de vivre dans l’irréel ou l’illusion. Que reste-t-il de catholique dans cette religion conciliaire ? Pas grand chose.

          Défendre la doctrine, rester ferme malgré les anathèmes sociaux et mondains,la relégation sociale, c’était la vocation de la Fraternité. Pas d’aller convertir les renards romains.
          Aujourd’hui, des prêtres de la Fraternité encouragent leurs fidèles à faire le Jubilé de la Miséricorde (je peux vous donner leur nom sans problème) et d’autres estiment que c’est pactiser avec l’Église conciliaire : les moines de Morgon, par exemple, sans contre et demandent à leurs tertiaires de même éviter de passer par les portes saintes afin de bien montrer leur décision de refuser toute participation à cet anniversaire du concile VII. Certains prêtres affichent sur leurs confessionnaux qu’ils confessent avec la juridiction ordinaire (là-aussi les noms sont disponibles) donnée par François pour l’année de la miséricorde, fausse miséricorde, d’autres comme un abbé normand écrivent dans leur bulletin FSSPX qu’il faut refuser cette juridiction car elle leur fait perdre leur juridiction de suppléance, qui seule leur donne le droit d’agir en-dehors de l’autorité romaine. Où est la cohérence doctrinale qui faisait la grandeur de la Fraternité? Son refus total des innovations conciliaires ? Chacun fait sa sauce, plus exactement certains tiennent les positions doctrinales qu’ils ont apprises, et d’autres innovent doctrinalement, et au final c’est la confusion, qui n’est jamais de Dieu, qui règne.
          Alors oui, mieux que des grands discours et des textes que peut lisent, les dessins de Mgr Lefebvre étaient parlant, parlaient à tous et exprimaient un refus net doctrinal. Et nommaient les responsables : les papes conciliaires.
          Aujourd’hui, écoutez le sermon de Mgr Fellay du 1er mai, on nous explique que François est bon et qu’il fait du bien. Il fait du bien à Cyril, aux protestants et accessoirement aux catholiques de la Tradition. Folie que de croire que ces bontés humaines envers tous, des homosexuels aux traditionalistes, sont un bien au service de Dieu !C’est de la fausse charité, une singerie de la Charité : la charité c’est d’entrainer les âmes vers le seul vrai Dieu. le pape doit confirmer les autres dans la foi. François fait perdre la foi, change la doctrine,etc.
          Bien des prêtres de la Fraternité sont malheureux, pessimistes sur l’avenir de leur congrégation, en dépression pour certains. Bien des fidèles sont perdus et troublés. La vraie charité commence d’abord par aider ces amis avant les quelques amis conciliaires romains de Mgr Fellay.
          Je n’ai pas de haine envers Mgr Fellay comme vous le prétendez avec grande bienveillance mais je le plains de trahir la mission qui lui était confiée, et d’entraîner les âmes, les prêtres, les fidèles, dans le giron conciliaire. Et je pense que la Foi et ces âmes, celles des jeunes générations méritent qu’on le combatte doctrinalement et que ce ralliement soit empêché. Et dénoncé. Sans fioritures. L’enjeu est trop grave et concerne au final la Foi.
          Un statut canonique changera la profondeur de la foi de chacun, comme VII a changé, avec le temps, la religion des catholiques donc leur foi. Les exemples ED sont là encore parlant. Liberté religieuse, œcuménisme, nouveaux saints, ils acceptent toutes ces innovations destructrices donc leur foi a changé. Alors on ne s’en fout pas d’un statut canonique !

          • Volodymyr Bellovak says:

            @gaston
            Totalement d’accord avec vous Gaston !

          • Laurent says:

            J’apprécie davantage le ton de votre dernier post. Merci d’avoir cessé vos invectives.
            Je reviendrai sur votre prétendue objectivité, les « faits » censés confirmer vos suspicions envers Mgr Fellay. Je ne nie pas qu’il y ait des formules ambiguës, déroutantes de la part de plusieurs supérieurs de la FSSPX (dont Mgr Fellay). Je les déplore autant que vous, mais si l’on veut juger (même sur des « faits ») de l’état d’esprit de quelqu’un et de ses convictions profondes, il faut avoir l’honnêteté de prendre la personne dans toute sa complexité et dans toutes ses déclarations sinon on ne fait que manipuler des faits. Si l’on peut trouver des déclarations ambiguës voire choquantes de Mgr Fellay ou d’autres, combien de déclarations les contredisent ! L’honnêteté et la Charité commandent de mentionner aussi ce qui contredit sa propre thèse (ce que n’avait pas fait l’abbé Pivert dans son livre sur les rapports avec Rome et qui a omis nombre de déclarations et attitudes de Mgr Lefebvre qui risquaient de remettre en cause sa démonstration). Or les « résistants », comme le font les sédévacantistes d’ailleurs, ne relèvent que ce qui illustre leur propre thèse. Quand ils mentionnent les déclarations « tradis » de la FSSPX (ça c’est dans le meilleur des cas car bien souvent c’est la loi du silence), au mieux se permettent-ils de juger le fors interne de Mgr Fellay (= procès d’intention, jugement téméraire) en estimant que ce qu’il dit de « tradi », « d’antimoderniste » vise uniquement à tromper ses fidèles… C’est de la mauvaise foi, et sans doute même de la calomnie. On fait dire ce que l’on veut à des faits surtout si on les sélectionne, si on les force à rentrer dans son propre moule de pensée. Cessez de juger et d’accuser Mgr Fellay de toutes les mauvaises intentions, d’être un moderniste ! Pour pouvoir accuser Mgr Fellay d’être moderniste (ce qui après tout n’est pas impossible même si je n’y crois pas du tout), il faudrait que lui-même l’affirme ou montre une adhésion à la philosophie moderniste, au relativisme religieux. On n’est pas moderniste parce que l’on note chez un moderniste (le pape François par exemple) des qualités par ailleurs. Observer du bien chez son prochain n’est pas une faute, ce qui serait inacceptable serait d’affirmer que ses erreurs sont vérités ou que le mal est bien et là on serait vraiment en face du relativisme, du modernisme. Ce n’est pas le cas de Mgr Fellay. Trop de déclarations antimodernistes, antilibérales l’infirment (même si vous les jugez dérisoires ou décevantes!)! Je le répète, l’honnêteté et la Charité exigent que vous considériez l’ensemble de ses déclarations. Quelles sont les déclarations hérétiques, modernistes de Mgr Fellay (tout au plus notez-vous des formules ambiguës) ? En comparaison quelles sont les déclarations antimodernistes et authentiquement catholiques qu’il a faites ? Si certaines de ses attitudes et déclarations peuvent être qualifiées de « libérales », cela ne signifie pas qu’il adhère au Libéralisme au sens doctrinal. Le libéralisme touche chacun de nous et on est toujours le libéral de quelqu’un…
            Quant aux prêtres pessimistes sur l’avenir de la FSSPX, ceux qui se plaignent de leurs supérieurs, qui redoutent qu’ils rallient (au sens pratique et doctrinal surtout), je préfère les prêtres qui continuent à faire leur travail en prêchant la Vérité et en condamnant l’erreur. Quoique vous pensiez, la FSSPX reste hostile au Ralliement doctrinal (ce n’est pas qu’une posture, c’est la raison d’être de la FSSPX). Vous prétendez qu’il n’y a plus de cohérence doctrinale mais, à ce que je sache, la FSSPX est toujours foncièrement opposée au NOM et à la réforme liturgique (ce fut d’ailleurs la raison de la fin des discussions en 2012). La FSSPX est toujours foncièrement contre Vatican II qui est toujours considéré comme mauvais, nocif et n’appartenant pas au dépôt de la Foi. Lorsque Mgr Fellay ou d’autres prêtres notent qu’il y a certains textes acceptables dans Vatican II, ils ne le cautionnent pas et ne font rien de différent que Mgr Lefebvre qui a aussi souligné que certains chapitres étaient tout à fait conformes au magistère de l’Eglise.
            Comme beaucoup qui restent fidèles à la FSSPX, je prie pour que la situation de la FSSPX ne soit pas modifiée mais je suis convaincu que notre rôle se limite à la prière car les autres actions menées par les « résistants » n’ont pour seul effet que de détruire le principe d’Autorité que l’on ne peut se permettre de négliger sous prétexte qu’il a été perverti par les papes depuis Vatican II. Les actions qui doivent être menées doivent se faire dans le respect de la hiérarchie de l’Eglise afin d’éviter de détruire toute confiance en l’Autorité. A l’image de l’Eglise, la FSSPX a une hiérarchie. Laissons cette hiérarchie éclairer Mgr Fellay, le dissuader de signer si c’est trop dangereux.
            Application: le chapitre et surtout les autres évêques Mgrs Tissier et Galaretta sont les principaux. Nous devrions par défaut supposer qu’ils font leur travail de conseillers et qu’ils dissuadent Mgr Fellay dans ses velléités d’accord pratique. D’ailleurs, même s’il n’était pas nécessaire que nous l’apprenions car notre Charité aurait du nous pousser à leur faire confiance, n’est-ce pas ce qu’ils ont fait comme l’a prouvé la divulgation de la lettre des 3 évêques à Mgr Fellay en 2012! Par ailleurs, compte tenu de sa rigueur doctrinale et morale, n’est-on pas certains aussi que M. l’abbé de Cacqueray (Père Joseph), principal supérieur de district de la Tradition et donc conseiller de 1er plan de Mgr Fellay, était hostile aux accords et jouait donc son rôle de conseiller en tentant de dissuader les supérieurs de la FSSPX de signer des accords même pratiques. Pourtant, à part Mgr Williamson, ils ne se sont pas rebellés ouvertement contre Mgr Fellay, n’ont pas fragilisé son autorité. Par respect pour leur hiérarchie, les prêtres et prieurs résistants avaient un rôle à jouer mais il aurait dû se limiter à saisir leurs propres supérieurs pour leur faire part de leur crainte, de leurs doutes (légitimes). Je ne peux que vous conseillez de lire comment l’abbé Coache s’est comporté vis-à-vis de sa hiérarchie malgré les injustices qu’il subissait et tout en restant fidèle à ses convictions pour comprendre quel est le sens de l’Eglise et le respect de la hiérarchie même imparfaite). Aujourd’hui la situation n’a pas changé, les déclarations de mgrs Galaretta et Tissier ne permettent pas de douter qu’ils remplissent leur rôle de conseiller auprès de Mgr Fellay et qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour éviter un Ralliement et un abandon du combat de la Foi. Je n’ai aucun doute en ce qui les concerne qu’ils feront le bon choix si la FSSPX cessait son combat antimoderniste. Qui peut croire qu’ils cesseront de tenir un langage de vérité le jour où un document d’accord pratique sera signé?!. Ils continueront à tenir le même langage comme nombre de prêtres et n’hésiteront pas à quitter la FSSPX si elle devait abandonner ce combat. Ils seraient alors les vrais successeurs de Mgr Lefebvre en rompant avec l’autorité si celle-ci effectivement les empêchent de continuer l’oeuvre de l’Eglise. Cette rupture ne se fera qu’en dernier ressort, quand il sera devenu impossible de continuer à transmettre ce qu’ils ont reçu. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Aucun prêtre ni évêque n’est muselé et interdit d’écrire, de prêcher sur les erreurs du pape François et il y a même des travaux d’excellente qualité qui sont faits notamment sur Laudato Si et Amoris laetitia qui ne permettent pas de douter que la FSSPX continue à transmettre la Vérité et à condamner l’erreur d’où qu’elle vienne. Les critiques contre Amoris laetitia ciblent directement le pape François ce qui infirment que Mgr Fellay et la FSSPX soient complaisants envers les erreurs du pape François quelles que soient l’éventuelle régularisation canonique promise.
            J’ai été excessif en disant qu’on se foutait du statut canonique et vous avez bien fait de le noter car certaines âmes risquent de se perdre en route, mais la plupart de ces futurs égarés ne sont-ils pas en soi déjà perdus s’ils appellent de tous leurs vœux une régularisation canonique, bref s’ils placent le Ralliement en valeur suprême ? Tant que mes prêtres, tant que les supérieurs de la FSSPX ne cesseront pas de critiquer les erreurs qui viennent de Rome, je n’ai aucune raison de douter d’eux et je respecterai leur autorité. Je pense ainsi n’offenser ni la Charité, ni la Vérité qu’elle suppose, ni le respect dû à la hiérarchie de l’Eglise même si elle est imparfaite.

            • gaston says:

              Monsieur,

              « Si l’on peut trouver des déclarations ambiguës voire choquantes de Mgr Fellay ou d’autres, combien de déclarations les contredisent ! »
              C’est bien cette ambiguïtés qui est mortelle! Elle est le propre des modernistes: St Pie X, Pascendi : « Telle page de leur ouvrage pourrait être signée par un catholique: tournez la page, vous croyez lire un rationaliste. »

              La porte latine, Dici sont là pour relayer les « bonnes » déclarations et les mauvaises dans un relativisme pratique. Souffrez que quelque part et quelques uns relayent les mauvaises déclarations et les commentent, celles qui relativisent l’apostasie romaine et préparent le ralliement ! Puisque le fond du problème, la gravité de la situation se situe à ce niveau-là !
              Je ne m’étendrai pas plus longtemps avec vous. Quand je dis que vous portez des lunettes roses, je le pense encore plus après votre dernier post tout confit d’une obéissance servile et d’une naïveté confondante et d’ignorance sur la réalité de la crise doctrinale que traverse la Fraternité et qui fait horriblement souffrir de nombreux prêtres, ce qui ne semble pas attirer votre sympathie, tout au plus un méprisant et guère charitable : « Quant aux prêtres pessimistes sur l’avenir de la FSSPX, ceux qui se plaignent de leurs supérieurs, qui redoutent qu’ils rallient (au sens pratique et doctrinal surtout), je préfère les prêtres qui continuent à faire leur travail en prêchant la Vérité et en condamnant l’erreur. » Il se trouve que Morgon, l’abbé Beauvais, l’abbé Laguérie, l’abbé de la Rocque, le père Joseph sont dans cette souffrance…Mais qu’importe : tout va bien madame la marquise, des prêtres prêchent pour le jubilé de la miséricorde ou absolvent les péchés avec la juridiction ordinaire, ce n’est rien, une broutille doctrinale sans conséquences pratiques…

              Vous parlez de désobéissance des prêtres de la résistance, je pense que vous seriez incapable de même citer un exemple concret de cette désobéissance et de celle de Mgr Williamson. Mais le plus étonnant c’est que pour eux, ce que vous me reprochez vous leur appliquez sans problème : ce n’est qu’un message à charge ! Je dis bien étonannt comment ce qui vous sorte la charité à tout bout de champ en font preuve de façon très variable !

              Allez: continuez à porter vos lunettes roses, vous serez rallié en esprit avant même de l’être en pratique. Bon vent.

              • Laurent says:

                Vous êtes décidément incurable ! Vous persistez à revendiquer le monopole de l’antimodernisme. Je ne peux que sourire lorsque vous prédites : « continuez à porter vos lunettes roses, vous serez rallié en esprit avant même de l’être en pratique ». Vous dites que je méprise les prêtres qui souffrent ce qui est faux. Il n’y a nul mépris pour ceux qui peuvent souffrir et je les comprends tout à fait mais tous ceux qui souffrent ne sont pas des détracteurs de leurs supérieurs. Ce sont eux et uniquement eux que je cible. On peut éventuellement dire que je méprise les prêtres qui profite de leur souffrance pour critiquer leurs supérieurs surtout quand ils le font de manière anonyme comme les premiers rebelles de la Sapinière. Leurs méthodes étaient subversives et malgré la façon dont ils ont été découverts qui n’est peut-être pas à l’honneur de la FSSPX, leur comportement reste choquant au plus haut point et indigne de ce que fut le Sodalitium Pianum de St Pie X.
                Les prêtres qui souffrent et que vous évoquez n’ont rien à voir avec des détracteurs futures recrues de la Résistance. Juste 2 exemples que je connais bien : les prêtres résistants gagneraient à méditer l’attitude et la rectitude des abbés de Caqueray et Laguérie depuis le début. Ils ont su allier respect de la hiérarchie, poursuite du combat antimoderniste et des vertus morales exemplaires à commencer par l’humilité. En devenant le Père Joseph l’abbé de Caqueray tout en confirmant son attachement à la FSSPX et ses positions clairement réticentes à l’égard d’un accord pratique a fait preuve des plus belles qualités morales et doctrinales. L’abbé Laguérie, qui fut un de ses assistants a accepté avec humilité d’être relégué dans un prieuré en crise, déserté de ses fidèles après avoir connu une certaine notoriété et une autorité réelle dans l’ensemble du district de France. Ni l’un ni l’autre ne se sont fourvoyés et n’ont renoncé à prêcher la Vérité ! Mes lunettes roses me conviennent puisqu’elles me permettent d’être édifié par de tels prêtres en qui je mets toute ma confiance. Je mets également toute ma confiance en mgrs Tissier de Malleray et Galaretta qui ne montrent selon moi aucun signe de ralliement doctrinal et montrent toujours un grand respect envers leur supérieur même si depuis la lettre des 3 évêques en 2012 nous savons qu’ils ne sont pas sur la même ligne que lui…
                Je ne puis en dire autant des membres de la Résistance. Je ne puis être édifié par des prêtres qui ont pour la plupart de ceux que je connaisse –les Français- brillé par leur insoumission et leur esprit d’indépendance bien avant la polémique sur les accords. Les abbés Rioult et Pinaud se sont faits remarquer dans le Sud-Ouest pour leur indiscipline. A l’époque, j’ai pu me réjouir de leur « rectitude » mais je ne puis dire qu’ils étaient édifiants par leur humilité. Vous me mettez au défit de citer un exemple de désobéissance mais je ne vois pas en quoi l’attitude d’un prêtre qui refuse la sanction infligée par son supérieur sous prétexte qu’elle est injuste est édifiante. En effet, je ne suis pas sûr que ce soit l’abbé Pivert mais un des prêtres résistants avait eu comme sanction une suspension de ministère pendant un mois. C’est dur mais la promulgation d’une défense juridique des abbés Pinaud et Salenave en critique de ses supérieurs n’est pas un acte anodin et il méritait une sanction tant les conséquences pouvaient être graves vis-à-vis de l’Autorité. En refusant de se soumettre à sa sanction, l’abbé Pivert s’est bien mis en état de désobéissance. Pourtant même injuste, cette sanction ne menaçait en rien le combat pour la Tradition : les fidèles de l’abbé Pivert n’étaient pas privés de messe, ni de sacrements de par cette suspension, un prêtre devait le remplacer et il aurait repris son ministère une fois cette sanction humiliante passée. Mais il semble que l’humiliation était trop grande pour l’abbé Pivert… Peut-être a-t-il pensé avec humilité que la Tradition risquait de ne pas survivre à sa suspense ?
                Par ailleurs, vous semblez tenir en haute estime Mgr Williamson mais j’ai l’impression que vos lunettes ne sont pas roses mais opaques car si vous considériez les faits et les paroles de cet évêque avec autant de sérieux que vous semblez le faire pour Mgr Fellay, vous vous souviendriez que Mgr Williamson en 2004 ne donnait aucun signe d’hostilité à un accord avec Rome. Au cours d’un sermon à St Nicolas du Chardonnet (devant près de 1000 fidèles !), il s’était déjà signalé pour son hostilité avec Mgr Fellay à qui il recommandait la clémence envers l’abbé Laguérie et les rebelles qui jugeaient leur supérieur trop dur, trop anti-accord. Il avait même parlé en termes positifs des accords récents de Campos ! Bien sûr, le fil du sermon était basé sur la Charité, mais il était aussi une critique insidieuse sur la gestion de la crise par Mgr Fellay qui pourtant était sur une ligne ferme vis-à-vis de Rome. J’avais bonne opinion et grande estime pour Mgr Williamson avant cet événement mais il a donné de lui une image de rebelle, de réfractaire à l’Autorité à cette occasion. C’est pourquoi, je n’ai pas été surpris de voir Mgr Williamson prendre la tête de la rébellion en 2012, il a juste changé de cheval de bataille en prétendant incarner la ligne « anti-accord » qu’il n’avait pas en 2004 (il est vrai qu’à l’époque la question ne se posait même pas). A l’époque, Mgr Williamson fut excusé car on a prétendu qu’il connaissait mal la situation en France et que c’est pourquoi il avait pris un tel parti. Cette explication n’est pas satisfaisante car il a pris le parti de rebelles contre son supérieur ce qui témoigne d’un sens de la hiérarchie de l’Eglise bien différent de celui de Mgr Lefebvre.
                Quant au « scandale » des prêtres qui confessent au « nom de la juridiction ordinaire », je trouve cette polémique inepte car on ne choisit pas de confesser selon telle ou telle juridiction, celle-ci est soit donnée par l’autorité (c’est le cas aujourd’hui quels que soient les motifs du pape), soit elle existe de par l’état de nécessité, pour suppléer à un manque. La seule chose que je peux trouver choquante est de pouvoir se réjouir de l’anniversaire de Vatican II. On ne participe pas au jubilé en confessant parce que le pape l’autorise à cette occasion. La juridiction ordinaire accordée par le pape est donnée à l’occasion du jubilé de Vatican II et non sous condition de se joindre à la liesse suscitée par cet anniversaire ! Si des prêtres se réjouissent du jubilé, ce qui me choque profondément, je n’en ai croisé aucun et il me paraît malhonnête d’en conclure que la FSSPX se réjouisse de ce jubilé alors que dans le même temps elle publie des écrits critiques sur Vatican II (les actes du colloque de l’Institut St Pie X de 2012, le livre de l’abbé Gleize ou même celui d’Alexandre Marie sur le pape François publié par Avrillé). Mais j’oubliais… ce sont des réactions « plus que décevantes » et sans doute des travaux dérisoires…
                Je terminerai en confirmant ce que j’ai dit plus haut. Je suis fier de mes « lunettes roses ». Je les garde bien vissées sur mon nez et observe avec attention l’attitude d’évêques et de prêtres qui ont su m’édifier au contraire des résistants que j’ai pu côtoyer. Vous pensez que je vais « rallier » et je pense que ça sera vraiment inquiétant car je calque ma position sur celle de Mgr Tissier de Malleray (que presque tout le monde considère comme le fils spirituel de Mgr Lefebvre), Mgr de Galaretta, le Père Joseph, l’abbé Laguérie et quelques autres. Ce n’est pas tant Mgr Fellay que je suis, car après tout je ne le connais pas vraiment, que des prêtres et évêques qui incarnent à mes yeux la sainteté de l’Eglise (c’est une marque de la véritable Eglise et elle ne saurait être complètement absente de ses membres). Je suis donc ceux qui suivent Mgr Fellay. Vous les trouvez naïfs, faibles, lâches (j’ai souvenir de critiques acerbes sur vos sites internet contre l’abbé de Caqueray car il n’a jamais montré de signe de ralliement à votre propre combat), tandis que moi, au risque de vous décevoir, je trouve exemplaire leur attitude respectueuse envers leur supérieur alliée à une rectitude doctrinale qui n’a rien à envier aux prêtres de la Résistance. Ce que vous appelez naïveté chez nos prêtres et évêques, j’appelle ça Charité, humilité, obéissance, bref sainteté. Cessez de prendre ceux qui ne sont pas de votre bord pour des ânes, des lâches ou des pourris. Souffrez que certains considèrent que tant que leur liberté de parole n’est pas entravée et leur permet de rester antimoderniste (les déclarations des évêques restés fidèles à Mgr Fellay continuent à le prouver), une rébellion contre l’Autorité ne se justifie pas. C’est l’exemple même de Mgr Lefebvre et toute l’histoire de la FSSPX. Les meilleurs travaux antimodernistes restent ceux faits par les membres de la FSSPX. En comparaison, l’énergie de la Résistance semble consacrée uniquement à critiquer la FSSPX. Vos sites tendent à ressembler de plus en plus aux sites sédévacantistes comme Virgo Maria (qui d’ailleurs s’est toujours acharné contre Mgr Williamson en divulguant des infos que je suppose diffamatoires tant elles sont choquantes… mais je n’y prête pas foi, rassurez-vous).
                Je vais vous laisser le dernier mot et ne plus revenir sur cette conversation car je pense avoir perdu assez de temps à répondre à vos invectives…

                • gaston says:

                  Ah monsieur,

                  Vous avez surtout perdu beaucoup de temps à écrire des inepties. Si vous saviez les propos tenus en privé par un abbé de Cacqueray, un abbé Laguérie, un Mgr Tissier de Malleray, qui, aujourd’hui explique que Mgr Lefevbre aurait recherché une reconnaissance (je crois que sur La Porte Latine il y a sa dernière interview qui en a déçue plus d’un qui le croyait plus fort et ferme !) mais qui écrivait le contraire il y a deux ans (chercher sur Internet) et qui écrivit à un des sanctionnés de Mgr Fellay que le procès qui lui était fait par le supérieur général était illégitime et nul et qu’il avait honte pour son supérieur (je pense que la lettre peut se trouver sur internet), vous mettriez un bémol à votre admiration envers leur obéissance. Je ne les condamne pas dans leurs critiques verbales envers leur supérieur, il les mérite pour sa trahison, mais parfois on a un peu plus d’admiration pour ceux qui osent dire tout haut afin de ne pas laisser le ralliement se faire trop facilement ce que d’autres n’osent dire que tout bas. Pour aujourd’hui, beaucoup d’entre eux s’attaquent, de façon discrète mais réelle, à la réputation de leur supérieur, sans scrupules…
                  Pour le reste, gardez bien visser vos lunettes roses sur votre nez, la révolution a toujours eu besoin, pour avancer sans heurter ni effaroucher, de types soi-disant bienveillants, mais surtout naïfs et ignorants, la tête dans l’illusion que tout va bien, qui ne lisent qu’une partie des documents et encore, qui affirment les sentiments d’autres sans preuves ni faits à l’appui, et qui ont une connaissance bien maigre du véritable enjeu doctrinal qui se joue actuellement au sein de la Fraternité (votre allusion aux confessions « ordinaires » en est une preuve magistrale)…
                  Je ne connais pas le passé des prêtres dont vous parlez avec bien peu de charité, pourtant vous avez ce mot à la bouche tout le temps. Je sais que Marie-Madeleine est devenue une grande sainte malgré un passé peu glorieux, pour l’amour de Dieu. Et que c’est ce même amour de gloire de Dieu qui pousse des prêtres à s’opposer aux tactiques de ralliement de Mgr Fellay. Comme Mgr Lefebvre s’était opposé aux papes du Concile. Et c’était fait appeler désobéissant, rebelle à l’autorité, schismatique, briseur d’unité…les mêmes insultes aujourd’hui. Que c’est étonnant, non ?

  4. fatigara says:

    Même les catholiques romains – bien avisés – ne peuvent que confirmer qu’il s’agit d’un rapport lucide, réaliste et raisonnable. Il ne saurait pas en être autrement présentement.
    Avec qui et quelle Eglise encore négocier ? De l’avis de nombreux catholiques romains, le pape lui-même est en train de générer un schisme silencieux qui va conduire l’Eglise « à son extrémité » en la noyant dans un syncrétisme des religions chrétiennes. La paix canonique avec la FSSPX ne serait donc qu’une étape de plus dans la poursuite de cet objectif, ce qui lui enlèverait son intégrité. Le pape lui-même envisage d’abolir le magistère du pape. Il serait donc souhaitable que la FSSPX attende la venue d’un autre pape d’ici un an ou deux. Certainement que tout le monde y verra plus clair.

  5. Patricia says:

    Etes-vous certain de vos informations lorsque vous dites : « Le Pape lui-même envisage d’abolir le magistère du Pape? »
    En fait, il veut instituer une forme de démocratie, où il n’y aura plus de hiérarchie, si je comprends bien… donc, ce ne sera plus l’Eglise instituée par NSJC, mais une assemblée humaine comme l’est le Sénat ou l’Assemblée Nationale ou la C.E.F.
    Il n’a pas le droit de faire çà. Il n’est pas le « propriétaire » de notre Ste religion… je ne sais pas comment le dire avec des mots plus savants ou techniques!
    – J’approfondis que depuis l’Année de la foi 2012/2013. –
    S’il continue à tout « détricoter » ce qui constitue le corpus de notre religion et aussi à détruire l’Eglise, en tant qu’Institution, y-a-t’il une possibilité de le faire congédier? Et de demander l’élection d’un nouveau Pape?
    Il me semble que cet homme très médiatique et très apprécié par les « puissants de ce monde » (qui nous font tant de mal), contribue à mettre en place une religion nouvelle en correspondance avec le plan mondial de gouvernement… En tous cas, cela y ressemble fort.
    Pour le moment je continue d’observer les faits.

    • chris83 says:

      Patricia, Je suis dans la même forme de pensée, moi aussi je me pose des questions qui pour l’instant n’ont pas de réponse. Très mal à l’aise à l’écoute des discours du Pape, où veut il nous amener? Ma conception de la Foi et de l’Eglise ne sont pas dans cette mouvance de la mondialisation, d’une sorte de « déconstruction » de l’Evangile… mais alors que reste -t- il de l’Eglise de Jésus Christ qui nous parvient depuis 2000 ans…
      Je ne suis pas du tout dans cet esprit d’uniformisation, d’alignement de la Foi sur des valeurs matérielles comme celles qu’il veut, semble-t-il, nous faire accepter.

      • Efgy says:

        Soeur Lucie disait que la Ste Vierge lui avait révélé que « le rosaire et la dévotion à Marie sont LES DERNIERES ARMES que Dieu donne au monde », et elle ajoutait : « si ce sont les dernières armes, c’est qu’il n’y en aura pas d’autres. »
        Donc, on est prévenu, on sait ce qui nous reste à faire.

        • Patricia says:

          Oui, pour ma part, je n’ai pas de difficulté avec Notre-Dame… j’aime bien Maman Marie. Notre Maman du Ciel.
          Il y a tellement de personnes de confiance qui l’on vu et Elle est apparue si souvent en France que c’est une certitude qu’elle aime notre cher vieux Pays.
          Le Rosaire… je ne sais pas trop comment faire : je n’ai pas appris. Mais pour ce qui est du chapelet, c’est facile.
          Et si je n’ai pas le temps : je pense régulièrement à Notre-Dame dans la journée. Je veux dire que je mets mon attention doucement et régulièrement vers Elle, tout au long de la journée.
          Et, il y a aussi cette fameuse médaille qui nous rappelle Sa douce et puissante Présence qui nous protège des assauts du « mauvais sans amour. »
          Je sais qu’ils y a des gens qui ont des difficultés avec cette réalité et qui pensent que ce sont des pratiques secondaires de la tradition populaire ; une dévotion désuète et réservée aux petites gens du Peuple…
          Je pense qu’il serait dommage de ne pas utiliser, si je puis me permettre cette expression, toutes les armes qui nous sont données pour nous défendre ainsi que notre Pays… et cette « pauvre Eglise » bien malmenée depuis un petit moment déjà!
          Vis-à-vis de tout çà : je pense qu’il convient d’être simple et humble et de remettre les résultats au Bon-Dieu, tandis que l’on fait ce que l’on peut, sur le plan humain.
          Il y a suffisamment de gens compliqués et de complications par ailleurs ; ma religion est simple, ce qui ne veut pas dire simpliste!
          C’est peut-être ce que l’on appelle « la foi du charbonnier. » Je me suis toujours demandé pourquoi la Ste-Vierge et les Saints apparaissent souvent aux humbles et aux enfants.
          Enfin, nous ferons « pour le mieux » n’Est-ce-pas?!
          Bon courage à vous, une journée à la fois.

        • MA Guillermont says:

          Bonjour Efgy , n’en prenez pas ombrage, j’apporte ma pierre à l’édifice.
          Laquelle de Soeur(s) Lucie , car la polémique n’a pas faibli , et pose question .
          La dévotion à Marie et le Rosaire sont les armes à porter chaque jour en se revêtant de l’armure du Soldat du Christ mais aussi la Pénitence , le Jeûne , l’Eucharistie , l’Adoration au Saint – Sacrement , les prières réparatrices au Sacré – Coeur de Jésus et la Consécration au Coeur Immaculé de Marie (indispensable)
          Chacun(e) selon ses disponibilités , ses obligations quotidiennes mais voilà les flèches du carquois du Combattant pour la Foi .
          Sans oublier l’Épée de la Parole !
          Liste non exhaustive bien évidemment .

          • Efgy says:

            MA Guillermont
            Si vous avez des difficultés avec une des prétendues plusieurs sr Lucie, attachez-vous à la Sainte Vierge; elle est toujours la même et son message ne varie pas : prières, pénitences, oui.
            Mais l’apparition à Fatima l’a fait connaître sous le vocable de Notre-Dame du Rosaire. C’est donc la prière du rosaire qui est efficace. Et la prière du rosaire (ou du chapelet pour Patricia) ne va pas sans la dévotion à Marie. Tout est lié. Il faut passer par Marie en ces derniers temps où le démon se déchaîne. C’est une demande de Dieu. Ce n’est donc pas une option.

    • fatigara says:

      Cher Madame Patricia,
      La suite que vous donnez à mon intervention me laisse dans l’étonnement émerveillé car vous êtes une des rares personnes à poser (ou vous poser) les questions qui conduisent à la conclusion essentielle mais inquiétante et à laquelle il est souhaitable que le plus grand nombre possible aboutisse rapidement, c’est mon unique raison d’intervenir.
      D’abord, je réponds à votre questionnement sur la certitude de mes informations.
      Par la simple raison ou logique on peut conclure :
      • qu’en se réclamant d’être avant tout l’évêque de Rome, en habitant en dehors du Vatican et en s’entourant d’une commission d’évêque, le pape réduit progressivement la papauté à une fonction représentative comme l’est celle de nos rois. Et cela rabaisse l’Eglise catholique au même niveau que les autres Eglises chrétiennes, ce qui certainement facilite des rapprochements (notamment avec les protestants et les orthodoxes) mais ouvre la porte au syncrétisme,
      • qu’en confiant aux évêques l’interprétation et la mise en application de Amoris Laetitia dans leurs évêchés spécifiques, il se décharge de sa responsabilité sur ces évêques et crée autant d’Eglises catholiques qu’il n’y a d’évêchés.
      Quant à des informations plus médiatiques je me permets de vous citer trois sources parmi tant d’autres dont MPI qui est riche en documentation dont la crédibilité peut aisément se vérifier par recoupement (ce qui évidement prend un peu de temps) :
      http://www.medias-presse.info/un-prochain-synode-des-eveques-sur-la-paix-mondiale-une-idee-du-pape-francois/53674
      http://www.medias-presse.info/si-les-volontes-personnelles-du-pape-francois-en-matiere-de-synodalite-venaient-a-devenir-institutionnelles-nous-en-arriverions-alors-a-un-schisme-de-droit/45811
      http://leblogdejeannesmits.blogspot.be/2016/04/Hans-Kung-Amoris-laetitia-pape-Francois-infaillibilite-liberte.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:+blogspot/jeannesmits+%28Le+blog+de+Jeanne+Smits%29
      Pour le reste, toutes vos réflexions sont correctement établies et témoignent que vous êtes toute proche de la réalité, de la raison et de la vérité dont beaucoup font délibérément abstraction ou négation parce qu’elles ne les arrangent pas. La religion nouvelle dont vous parlez est effectivement celle du Nouvel Ordre Mondial.Vous êtes sur la bonne voie, continuez ainsi : « Cherchez et vous trouverez ! ». Si vous arrêtez de chercher, vous ne trouverez pas. Et vous ne pourrez croire que ce que vous aurez trouvé de vous-même.
      Pour vous répondre plus complètement, il me faudrait plusieurs pages. A défaut d’avoir votre adresse e.mail, je vais tenter de le faire brièvement en un ou plusieurs messages en espérant que MPI daignera me supporter.
      La problématique des conséquences néfastes d’Amoris Laetitia est déjà dépassée par celle des moyens qu’il faudra trouver pour y remédier. Mais on ne saurait évidemment pas y satisfaire réalistement sans d’abord commencer par distinguer les causes et les conséquences qui sont autant celles de la grande apostasie. Or, cet examen fait apparaître un obstacle inquiétant. Le philosophe Robert Spaemann (conseiller de Jean-Paul II et ami de Benoît XVI), très lucide, conclut : « Dans l’hypothèse où le pape n’est pas disposé à apporter des corrections, il appartiendra à un pontificat ultérieur de remettre officiellement de l’ordre ». (http://leblogdejeannesmits.blogspot.be/2016/04/le-philosophe-robert-spaemann). C’est une conclusion irréfutable et incontestable qui semble déjà présumer de la suite. Certainement, le pape François aura un successeur. Mais les conditions actuelles qui vont encore prévaloir et dégénérer pendant plus d’un an pourront-elles permettre l’élection d’un bon successeur ? Et, le cas échéant, pourra-t-il encore disposer d’une autorité suffisante pour faire valoir les corrections et restrictions qui s’imposent à la mise en pratique d’Amoris Laetitia ? Lui sera-t-il possible d’éradiquer les conséquences néfastes qui auront eu le temps de s’enraciner rapidement dans un monde qui, lui aussi, aura eu le temps d’accentuer son déclin presque en phase terminale ? Pourra-t-il le faire avec autant de zèle, de rapidité et d’efficacité que son prédécesseur a montré pour réaliser le contraire ? Il semble que ce ne sera pas possible car il y a bien longtemps qu’on n’écoute plus le pape hormis lorsqu’il veut bien dire ce qu’on voulait lui faire dire. Et pourtant, cela devra se faire car l’Eglise qui est déjà presque à son extrémité ne peut plus connaître un pontificat de plus semblable à celui du pape François, sans quoi, il n’en restera plus rien.
      Lorsqu’il s’en ira en 2017/2018, le pape François laissera derrière lui une Eglise ruinée par le compromis, le chaos et l’anarchie, impossible à restaurer par de simples moyens humains.
      Nous sommes donc devant une terrible inconnue dont Robert Spaeman connaît probablement l’issue mais n’en dira rien parce qu’on ne voudra rien en croire.
      Pressée de questions sur le troisième secret de Fatima, sœur Lucie qui était tenue au silence mais brûlait du désir de nous en instruire, avait trouvé la parade pour tout nous en dire sans désobéir à son autorité : « C’est dans l’évangile et dans l’apocalypse, lisez-les ! ». Elle a même indiqué un jour les chapitres VIII à XIII de l’Apocalypse.
      http://edifice.over-blog.com/pages/Fatima_Le_troisieme_secret_Le_vrai-3288131.html
      Bien à vous et à votre disposition, si je vous suis utile.
      Sincères chrétiennes salutations.

      • Patricia says:

        Je vous remercie beaucoup de toutes ces précieuses informations… vous m’éclairez. J’en ai grand besoin car j’ai soif de clarté et de Vérité. Soyez certain que je ne m’arrêterais pas en route ; c’est ma « raison de vivre. » Du fait que je suis veuve maintenant et que je dispose de fait de plus de temps pour approfondir « ce qui est » et cette précieuse religion d’enfance que j’ai eu la grâce de recevoir, avant les dégâts de Vatican II.
        En vérité, le retrait que j’ai vécu pendant plusieurs dizaines d’années par rapport à l’Eglise « institution » m’a en quelque sorte protégée… Je m’en rends compte maintenant dans les faits. J’ai suivi les conseils d’un « vieux curé » à l’ancienne, il y a plus de 30 ans et j’ai bien fait car mon regard est distancié par rapport à ce que je voie et je constate.
        Voilà aussi pourquoi je pose les questions comme je les pose! Il me semble que toutes questions simples méritent une réponse claire.
        – Je ne sais pas comment vous donner mes coordonnées. Peut-être que les modérateurs du site pourrait le faire? –
        J’ai déjà par vous beaucoup d’informations par vous, que je vais explorer.
        Je vous remercie de votre attention et de prendre le temps de me répondre avec patience.
        Cordialement.

        • fatigara says:

          Chère Madame Patricia,

          C’est tout autant moi qui doit vous remercier pour votre suivi. Car c’est une joie réconfortante de pouvoir dialoguer avec des gens animés par la sincérité sans laquelle il n’est pas possible d’avancer mais plus probable de reculer. Ce n’est pas qu’il faille s’appuyer les uns sur les autre, le Seigneur Christ Jésus doit nous suffire à chacun, mais c’est de bonne charité de nous instruire de la Vérité pour Le connaître et marcher vers Lui, à sa rencontre, sur « un sûr chemin de lumière vers Dieu et le Ciel ».
          Je comprends que certains de mes propos pourraient vous susciter de la réticence en conscience parce qu’ils s’opposent au pape. Ce fut pour moi aussi un grand dilemme qui relève quand même, dans des conditions ordinaires, de l’apostasie et du schisme. Mais précisément, depuis le 13.03.2013, nous ne sommes plus dans les conditions ordinaires que nous avons connues jusqu’au 13.02.2013. Et de nombreux éléments le démontrent, c’est ce dont nous instruit très bien M.P.I. Mais encore, faut-il croire ce qu’on nous rapporte. Et là, nous devons faire usage de notre propre raison qui est indispensable à la foi selon ce qu’en disait Jean-Paul II dans son encyclique « Foi et raison » : « La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité. ». Un oiseau qui n’a qu’une seule aile ne peut pas s’envoler. L’abstraction délibérée de la raison suscite systématiquement l’illusion de la foi.

          Qu’est ce que la Vérité ? Saint Augustin en disait : « C’est l’adéquation de la pensée avec la réalité ». On pourrait traduire : la vérité, c’est ce qui est le plus rigoureusement conforme à la réalité, c’est ce qui ne trompe pas sur la réalité ni sur ses résultats. Il est facile de démontrer que tout est question de résultats, l’Evangile lui-même est parsemé d’allusions aux résultats : « On ne cueille pas de figues sur les épines ni de raisins sur les ronces » – « On reconnaît un arbre à ses fruits. Un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits ni un mauvais en porter de bons » … Ce sont donc les résultats qui rendent témoignage à ce qui est conforme à la réalité, à ce qui est vérité. Ce qui est faux ne peut pas produire les mêmes résultats que ce qui est vrai, c’est ce qui permet de faire la différence entre l’un et l’autre, c’est un principe fondamental du Créateur et sans lequel il ne serait pas possible de discerner la vérité absolue qui ne peut pas tromper. Et pour la cause, Dieu qui ne peut ni se tromper ni nous tromper ne change jamais les résultats de nos actes bons ou mauvais. Ceux-ci sont donc immuables, inaltérables, incontournables, indéfectibles, inexorables, immanquables, inévitables, presque infaillibles depuis toujours et pour l’éternité. Qu’on ignore la nature vénéneuse d’un champignon ne lui enlève rien de ses propriétés et ne l’empêche en rien de produire ses effets néfastes même si c’est un innocent qui le mange.
          Ce principe de résultats infaillibles et de vérité absolue s’applique évidement aussi à la miséricorde. Dieu fait toujours miséricorde, c’est la logique de son amour infini, sans limite. Mais jamais, Il ne change les résultats de nos actes pour autant, sans quoi, tout serait vite faux. Son sacrement de miséricorde n’est donc pas une « potion magique » qui change tout ni une démarche unilatérale. Elle ne peut produire de résultats véritables que dans le cadre d’une conversion véritable qui suscite un changement de comportement, lequel va produire de bons résultats différents des précédents.
          La miséricorde sans la conversion est donc comme une emplâtre sur une jambe de bois, elle ne peut pas produire de bons résultats.
          Avec les principes « doctrinaux » du pape François qui, évidemment, font abstraction de l’existence du purgatoire, il n’y a plus besoin de s’efforcer à faire le bien pour être sauvé, à se purifier, à se sanctifier. C’est une fausse doctrine qui se vérifie dans le fait qu’à défaut de devoir faire le bien sur la terre, celle-ci ne peut plus que se transformer en enfer, avec de moins en moins de charité. D’un côté, le pape veut changer le monde par la miséricorde, d’un autre il propose une miséricorde qui ne requière pas la conversion, le changement de comportement et donc le changement de résultats. C’est une incohérence et les résultats de ce que le pape François nous invite à faire seront tout le contraire de ce qu’il veut. Un prêtre italien a intitulé une critique d’Amoris Laetitia ainsi : « La mort douce de l’Eglise ».
          D’après les renseignements que vous communiquez, j’en déduis que nous sommes de la même génération née sous le pontificat de Jean XXIII. Comme vous, je n’ai qu’une fois ordinaire qui se ramène plutôt à chercher Dieu Trinité mais inlassablement. Mes études sont d’un niveau ordinaire, je n’ai pas de formation religieuse spécifique, la vérité n’est pas si compliquée, il suffit d’être logique, sincère, raisonnable, sérieux, réaliste, complet, en fait, toutes dispositions qui sont à l’état spontané dans le cœur d’un enfant. Et votre remarque est très judicieuse lorsque vous constatez que la Très Sainte Vierge Marie apparaît souvent à des enfants et les charge pourtant de grandes missions tel qu’à Fatima.
          Merci pour votre patiente à me lire. Merci à MPI. Je peux vous répondre tant que vous le souhaitez mais je dois déjà vous aviser charitablement que les conclusions de mes recherches ne sont pas faciles à supporter quoiqu’elles recèlent une immense espérance vivante, la véritable espérance dans le Seigneur Christ Jésus.
          Bien à vous.
          Sincères salutations dans le Seigneur Christ.

          • fatigara,
            « …je dois déjà vous aviser charitablement que les conclusions de mes recherches ne sont pas faciles à supporter quoiqu’elles recèlent une immense espérance vivante, la véritable espérance dans le Seigneur Christ Jésus. »
            Si c’est la vérité que vous avez trouvé par vos recherches alors il ne faut pas hésiter à la dire car, comme vous savez, seule la Vérité, qui est le Christ, rend libre.
            Dieu vous garde.

  6. hincmar says:

    Ce qui est formidable avec MPI, c’est que le sujet d’un éventuel « accord » de la FSSPX est systématiquement évoqué dans un sens négatif, on attend encore un article qui proposerait des arguments favorables à un rapprochement.

    Dans la même optique, alors que MPI est prompt à relater des évènements religieux très anecdotiques émanant de la tendance « resistancialiste », même pas un entrefilet pour informer de la réussite du pèlerinage jubilaire du Puy qui rassemblé 4000 personnes pour de magnifiques cérémonies sous la présidence de Mgr Fellay.

    • Octave says:

      @hincmar
      Si vous désirez trouver un reportage sur le pèlerinage du Puy, vous le trouverez sur le site de la portelatine. org.
      Tous les sites de réinformation ne peuvent pas donner toutes les actualités comme le Figaro ou l’Obs.
      J’admire cette presse de réinformation qui nous permet de comprendre l’actualité malgré tous les lavages de cerveau qui nous viennent de tous côtés.

  7. gigibobo says:

    Cet avis est intéressant. Cependant, nous reconnaissons que le Pape est Pape (à la différence des sédévacantistes)et qu’à ce titre il est le chef de l’Eglise.
    Or un chef peut vouloir parler à son subordonné et le subordonné ne peut pas refuser la discussion. Le chef peut prendre une décision à l’égard de son subordonné et le subordonné ne peut pas s’opposer à cette décision. C’est au subordonné à rester fidèle à lui-même dans la nouvelle situation engendrée par le chef. Ce n’est certes pas facile et il faut implorer la Grâce de Dieu…

    • Patricia says:

      Oui, mais si c’est un mauvais chef sans conscience… Alors : qu’est-ce qu’on fait?
      On attend qu’il termine son jeu de massacre sans rien faire… il me semble là qu’il s’agit de fatalisme, non?! Si le Bon-Dieu nous a donner une conscience, c’est pour s’en servir.
      A un moment donné, il faut bien poser une action sinon, c’est être complice d’actions destructrices et négatives, me semble-t’il…(?!?)
      Tout au moins on a le droit et le devoir de dire NON, en regard à la Tradition transmise de génération en génération qui a su traverser le tamis du temps.
      Je ne pensais pas le dire un jour mais sans haine dans le cœur, je suis obligée d’admettre que je n’aime pas cet homme qui nous fait beaucoup de mal… avec son syncrétisme et le fait qu’il favorise cette invasion d’adeptes de l’islam conquérante et totalitaire.
      De plus, il est en excellent termes avec tous « ces puissants » qui passent leur temps à faire de la communication (lui aussi d’ailleurs) : à nous manipuler pour instaurer un ordre nouveau que les gens du Peuple des Pays d’Europe ne veulent pas.
      Pour résumer : quand il y a un capitaine de bateau qui mène le navire sur les récifs… il me semble que l’équipage ou tout au moins les responsables sont en droit de le dénoncer et de faire en sorte qu’il cesse de nuire à chacun et à tous… sinon, il n’y aura plus rien qu’une coquille vide.
      J’essaie de voir les choses comme elles sont ; on nous ment et nous manipule tout le temps. Et, me semble-t’il satan est le Père du mensonge.
      Pour ce qui me concerne, je cherche La Vérité.
      La prière sous-tend l’action juste et les fruits de l’action sont au Bon-Dieu… mais, il faut agir sinon c’est encourager et accepter le mal et la destruction.
      Pour conclure : l’Eglise va mal et s’occupe des autres, de tous les autres en délaissant les siens… Est-ce qu’un père délaisserait son enfant pour favoriser les enfants des autres?
      Ce ne serait pas un père.
      Voilà où je suis rendue pour le moment dans mon observation de l’état lamentable des gens de l’Eglise qui sont censé protéger et conduire ceux dont ils ont reçu la garde par notre Seigneur Jésus-Christ…
      Croyez-vous que les autres chefs spirituels s’occuperaient de nous au dépend de leurs fidèles… je ne le pense pas.

      • fatigara says:

        Cher Madame Patricia,
        La suite que vous donnez à mon intervention me laisse dans l’étonnement émerveillé car vous êtes une des rares personnes à poser (ou vous poser) les questions qui conduisent à la conclusion essentielle mais inquiétante et à laquelle il est souhaitable que le plus grand nombre possible aboutisse rapidement, c’est mon unique raison d’intervenir.
        D’abord, je réponds à votre questionnement sur la certitude de mes informations.
        Par la simple raison ou logique on peut conclure :
        • qu’en se réclamant d’être avant tout l’évêque de Rome, en habitant en dehors du Vatican et en s’entourant d’une commission d’évêque, le pape réduit progressivement la papauté à une fonction représentative comme l’est celle de nos rois. Et cela rabaisse l’Eglise catholique au même niveau que les autres Eglises chrétiennes, ce qui certainement facilite des rapprochements (notamment avec les protestants et les orthodoxes) mais ouvre la porte au syncrétisme,
        • qu’en confiant aux évêques l’interprétation et la mise en application de Amoris Laetitia dans leurs évêchés spécifiques, il se décharge de sa responsabilité sur ces évêques et crée autant d’Eglises catholiques qu’il n’y a d’évêchés.
        Quant à des informations plus médiatiques je me permets de vous citer trois sources parmi tant d’autres dont MPI qui est riche en documentation dont la crédibilité peut aisément se vérifier par recoupement (ce qui évidement prend un peu de temps) :
        http://www.medias-presse.info/un-prochain-synode-des-eveques-sur-la-paix-mondiale-une-idee-du-pape-francois/53674
        http://www.medias-presse.info/si-les-volontes-personnelles-du-pape-francois-en-matiere-de-synodalite-venaient-a-devenir-institutionnelles-nous-en-arriverions-alors-a-un-schisme-de-droit/45811
        http://leblogdejeannesmits.blogspot.be/2016/04/Hans-Kung-Amoris-laetitia-pape-Francois-infaillibilite-liberte.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:+blogspot/jeannesmits+%28Le+blog+de+Jeanne+Smits%29
        Pour le reste, toutes vos réflexions sont correctement établies et témoignent que vous êtes toute proche de la réalité, de la raison et de la vérité dont beaucoup font délibérément abstraction ou négation parce qu’elles ne les arrangent pas. La religion nouvelle dont vous parlez est effectivement celle du Nouvel Ordre Mondial.Vous êtes sur la bonne voie, continuez ainsi : « Cherchez et vous trouverez ! ». Si vous arrêtez de chercher, vous ne trouverez pas. Et vous ne pourrez croire que ce que vous aurez trouvé de vous-même.
        Pour vous répondre plus complètement, il me faudrait plusieurs pages. A défaut d’avoir votre adresse e.mail, je vais tenter de le faire brièvement en un ou plusieurs messages en espérant que MPI daignera me supporter.
        La problématique des conséquences néfastes d’Amoris Laetitia est déjà dépassée par celle des moyens qu’il faudra trouver pour y remédier. Mais on ne saurait évidemment pas y satisfaire réalistement sans d’abord commencer par distinguer les causes et les conséquences qui sont autant celles de la grande apostasie. Or, cet examen fait apparaître un obstacle inquiétant. Le philosophe Robert Spaemann (conseiller de Jean-Paul II et ami de Benoît XVI), très lucide, conclut : « Dans l’hypothèse où le pape n’est pas disposé à apporter des corrections, il appartiendra à un pontificat ultérieur de remettre officiellement de l’ordre ». (http://leblogdejeannesmits.blogspot.be/2016/04/le-philosophe-robert-spaemann). C’est une conclusion irréfutable et incontestable qui semble déjà présumer de la suite. Certainement, le pape François aura un successeur. Mais les conditions actuelles qui vont encore prévaloir et dégénérer pendant plus d’un an pourront-elles permettre l’élection d’un bon successeur ? Et, le cas échéant, pourra-t-il encore disposer d’une autorité suffisante pour faire valoir les corrections et restrictions qui s’imposent à la mise en pratique d’Amoris Laetitia ? Lui sera-t-il possible d’éradiquer les conséquences néfastes qui auront eu le temps de s’enraciner rapidement dans un monde qui, lui aussi, aura eu le temps d’accentuer son déclin presque en phase terminale ? Pourra-t-il le faire avec autant de zèle, de rapidité et d’efficacité que son prédécesseur a montré pour réaliser le contraire ? Il semble que ce ne sera pas possible car il y a bien longtemps qu’on n’écoute plus le pape hormis lorsqu’il veut bien dire ce qu’on voulait lui faire dire. Et pourtant, cela devra se faire car l’Eglise qui est déjà presque à son extrémité ne peut plus connaître un pontificat de plus semblable à celui du pape François, sans quoi, il n’en restera plus rien.
        Lorsqu’il s’en ira en 2017/2018, le pape François laissera derrière lui une Eglise ruinée par le compromis, le chaos et l’anarchie, impossible à restaurer par de simples moyens humains.
        Nous sommes donc devant une terrible inconnue dont Robert Spaeman connaît probablement l’issue mais n’en dira rien parce qu’on ne voudra rien en croire.
        Pressée de questions sur le troisième secret de Fatima, sœur Lucie qui était tenue au silence mais brûlait du désir de nous en instruire, avait trouvé la parade pour tout nous en dire sans désobéir à son autorité : « C’est dans l’évangile et dans l’apocalypse, lisez-les ! ». Elle a même indiqué un jour les chapitres VIII à XIII de l’Apocalypse.
        http://edifice.over-blog.com/pages/Fatima_Le_troisieme_secret_Le_vrai-3288131.html
        Bien à vous et à votre disposition, si je vous suis utile.
        Sincères chrétiennes salutations.

      • Patricia,
        « Alors : qu’est-ce qu’on fait?
        On attend qu’il termine son jeu de massacre sans rien faire… il me semble là qu’il s’agit de fatalisme, non?! »
        Non il ne faut pas attendre sans rien faire, il faut résister par la prière et les sacrements, dénoncer les erreurs du pape (en se gardant bien de le juger au for interne) et de Vatican II et tâcher de convertir les âmes que le Bon Dieu met sur notre route etc… En tant que simple fidèles c’est tout ce que nous pouvons et devons faire.
        Mais il faut aussi être réaliste (non fataliste) et accepter le fait que nous soyons parvenue à la fin des temps car tous les signes formels sont là. L’Église est le corps mystique du Christ, Elle va donc suivre le même destin que Son divin Époux : mourir dans l’opprobre afin de ressusciter glorieusement lors du second Avènement de NSJC. Il ne faut pas s’en scandaliser comme l’ont fait 11 Apôtres sur 12 mais accepter humblement le choix du Saint Esprit de faire mourir Son Église, afin de la rendre co-Rédemptrice, en restant au pied de la Croix aux cotés de Notre-Dame et de Saint Jean. Il est illusoire d’espérer une solution historique à la crise de l’Église (comme un retour de Rome à la Tradition) alors que le dénouement ne peut être qu’eschatologique.
        Dieu vous garde.

        « L’Antéchrist-personne devant clore notre fin des temps sera-t-il…le dernier pape LÉGITIME de l’Église catholique ? »
        http://eglise-la-crise.fr/images/pdf.L/AntechristSeraLeDernierPapeLEGITIME.pdf

        • Efgy says:

          « L’Antéchrist-personne devant clore notre fin des temps sera-t-il…le dernier pape LÉGITIME de l’Église catholique ? »

          Arrière, oiseau de malheur !
          Le Christ est la Tête de l’Eglise, et en tant que tel, Il protègera son Eglise.
          « Et Moi, j’ai prié pour que ta foi ne défaille pas » (NS à Pierre)

          • Sylvain says:

            A moins d’être sédévacantiste, vous êtes bien obligé d’admettre que la foi des papes depuis Vatican II A DÉFAILLI. Le verset que vous citez n’est en rien une promesse, il veut seulement dire ce qu’il veut dire. La promesse de NSJC envers Son Eglise est que les portes de l’enfer ne prévaudrons pas contre Elle, donc qu’Elle reste Sainte. Mais peut-être accepterez-vous mieux cette vérité si elle vient de Notre-Dame de La Salette : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist. … Rome païenne disparaîtra ».
            Le but de mon message n’est pas de décourager mes frères catholique mais qu’ils remplace leurs espoirs humains par une véritable espérance chrétienne en accord avec les temps que nous vivons. C’est grâce aux prières des justes que NSJC écourtera les persécutions de l’Antéchrist, sinon PERSONNE ne serait sauvé ! Alors priez dans le bon sens : pour le retour du Roi des rois.

    • Patricia says:

      A Gigibobo.
      Surtout faites les choses en conscience comme vous devez les faire pour vous et votre Salut.
      Je vous ai dit ce que je pensais à titre personnel pour le moment, de cet homme et de ces agissements… mais je ne veux pas vous influencer ni vous embêter non plus.
      Chacun avance à son rythme et selon son histoire de vie et aussi selon sa personnalité profonde.
      Je ne me vis pas comme « sédévacantiste » ou non…
      je dis simplement les choses comme je les vois et c’est ainsi que j’avance pas à pas dans mes conclusions ; par étapes… et le Bon-Dieu fait le reste à travers des lectures, des rencontres, des réflexions, etc.
      Bonne continuation.

  8. Chouanne says:

    Mgr Lefebvre avait parfaitement analysé la situation de l’Église conciliaire, or aujourd’hui elle est pire encore que de son temps. Donc la question d’un ralliement ne devrait même pas se poser. A moins qu’on veuille faire disparaître l’œuvre pour laquelle Mgr Lefebvre a donné la fin de sa vie, et faire disparaître en même temps le dernier témoignage vivant de l’Église tel que les apôtres l’ont transmise au cours de 2000 ans.

    Lorsque Mgr Fellay dit dans ces derniers sermons, que l’Église est l’Église et qu’il faut s’en rapprocher pour ne pas risquer de s’en éloigner, il fait comme si la FSSPX n’était pas elle vraiment de l’Église et comme s’il ne jugeait l’Église que comme l’Église physique qu’on voit à Rome, alors qu’il faut au contraire regarder bien plus haut l’Église dans sa communion des saints et sa foi de toujours, immuable, ancrée dans la Tradition.

  9. fatigara says:

    Cher Madame Patricia,
    La suite que vous donnez à mon intervention me laisse dans l’étonnement émerveillé car vous êtes une des rares personnes à poser (ou vous poser) les questions qui conduisent à la conclusion essentielle mais inquiétante et à laquelle il est souhaitable que le plus grand nombre possible aboutisse rapidement, c’est mon unique raison d’intervenir.
    D’abord, je réponds à votre questionnement sur la certitude de mes informations.
    Par la simple raison ou logique on peut conclure :
    • qu’en se réclamant d’être avant tout l’évêque de Rome, en habitant en dehors du Vatican et en s’entourant d’une commission d’évêque, le pape réduit progressivement la papauté à une fonction représentative comme l’est celle de nos rois. Et cela rabaisse l’Eglise catholique au même niveau que les autres Eglises chrétiennes, ce qui certainement facilite des rapprochements (notamment avec les protestants et les orthodoxes) mais ouvre la porte au syncrétisme,
    • qu’en confiant aux évêques l’interprétation et la mise en application de Amoris Laetitia dans leurs évêchés spécifiques, il se décharge de sa responsabilité sur ces évêques et crée autant d’Eglises catholiques qu’il n’y a d’évêchés.
    Quant à des informations plus médiatiques je me permets de vous citer trois sources parmi tant d’autres dont MPI qui est riche en documentation dont la crédibilité peut aisément se vérifier par recoupement (ce qui évidement prend un peu de temps) :
    http://www.medias-presse.info/un-prochain-synode-des-eveques-sur-la-paix-mondiale-une-idee-du-pape-francois/53674
    http://www.medias-presse.info/si-les-volontes-personnelles-du-pape-francois-en-matiere-de-synodalite-venaient-a-devenir-institutionnelles-nous-en-arriverions-alors-a-un-schisme-de-droit/45811
    http://leblogdejeannesmits.blogspot.be/2016/04/Hans-Kung-Amoris-laetitia-pape-Francois-infaillibilite-liberte.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:+blogspot/jeannesmits+%28Le+blog+de+Jeanne+Smits%29
    Pour le reste, toutes vos réflexions sont correctement établies et témoignent que vous êtes toute proche de la réalité, de la raison et de la vérité dont beaucoup font délibérément abstraction ou négation parce qu’elles ne les arrangent pas. La religion nouvelle dont vous parlez est effectivement celle du Nouvel Ordre Mondial.Vous êtes sur la bonne voie, continuez ainsi : « Cherchez et vous trouverez ! ». Si vous arrêtez de chercher, vous ne trouverez pas. Et vous ne pourrez croire que ce que vous aurez trouvé de vous-même.
    Pour vous répondre plus complètement, il me faudrait plusieurs pages. A défaut d’avoir votre adresse e.mail, je vais tenter de le faire brièvement en un ou plusieurs messages en espérant que MPI daignera me supporter.

  10. fatigara says:

    A Madame Patricia,
    La suite que vous donnez à mon intervention me laisse dans l’étonnement émerveillé car vous êtes une des rares personnes à poser (ou vous poser) les questions qui conduisent à la conclusion essentielle mais inquiétante et à laquelle il est souhaitable que le plus grand nombre possible aboutisse rapidement, c’est mon unique raison d’intervenir.
    D’abord, je réponds à votre questionnement sur la certitude de mes informations.
    Par la simple raison ou logique on peut conclure :
    • qu’en se réclamant d’être avant tout l’évêque de Rome, en habitant en dehors du Vatican et en s’entourant d’une commission d’évêque, le pape réduit progressivement la papauté à une fonction représentative comme l’est celle de nos rois. Et cela rabaisse l’Eglise catholique au même niveau que les autres Eglises chrétiennes, ce qui certainement facilite des rapprochements (notamment avec les protestants et les orthodoxes) mais ouvre la porte au syncrétisme,
    • qu’en confiant aux évêques l’interprétation et la mise en application de Amoris Laetitia dans leurs évêchés spécifiques, il se décharge de sa responsabilité sur ces évêques et crée autant d’Eglises catholiques qu’il n’y a d’évêchés. Les évêques eux-mêmes lui en font reproche.
    Quant à des informations plus médiatiques je me permets de vous citer trois sources parmi tant d’autres dont MPI qui est riche en documentation dont la crédibilité peut aisément se vérifier par recoupement (ce qui évidement prend un peu de temps) :
    http://www.medias-presse.info/un-prochain-synode-des-eveques-sur-la-paix-mondiale-une-idee-du-pape-francois/53674
    http://www.medias-presse.info/le-pape-francois-repond-a-hans-kung-voie-libre-a-la-discussion-sur-le-dogme-de-linfaillibilite/53562
    http://www.medias-presse.info/si-les-volontes-personnelles-du-pape-francois-en-matiere-de-synodalite-venaient-a-devenir-institutionnelles-nous-en-arriverions-alors-a-un-schisme-de-droit/45811
    http://leblogdejeannesmits.blogspot.be/2016/04/Hans-Kung-Amoris-laetitia-pape-Francois-infaillibilite-liberte.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:+blogspot/jeannesmits+%28Le+blog+de+Jeanne+Smits%29
    Pour le reste, toutes vos réflexions sont correctement établies et témoignent que vous vous approchez de la conclusion essentielle mais inquiétante. La religion nouvelle dont vous parlez est effectivement celle du Nouvel Ordre Mondial.
    Pour vous répondre plus complètement, il me faudrait plusieurs pages. A défaut d’avoir votre adresse e.mail, je vais tenter de le faire brièvement en un ou plusieurs messages en espérant que MPI daignera me supporter.
    La problématique des conséquences néfastes d’Amoris Laetitia est déjà dépassée par celle des moyens qu’il faudra trouver pour y remédier. Mais on ne saurait évidemment pas y satisfaire réalistement sans d’abord commencer par distinguer les causes et les conséquences qui sont autant celles de la grande apostasie. Or, cet examen fait apparaître un obstacle inquiétant. Le philosophe Robert Spaemann (conseiller de Jean-Paul II et ami de Benoît XVI), très lucide, conclut : « Dans l’hypothèse où le pape n’est pas disposé à apporter des corrections, il appartiendra à un pontificat ultérieur de remettre officiellement de l’ordre ». (http://leblogdejeannesmits.blogspot.be/2016/04/le-philosophe-robert-spaemann). C’est une conclusion irréfutable et incontestable qui semble déjà présumer de la suite. Certainement, le pape François aura un successeur. Mais les conditions actuelles qui vont encore prévaloir et dégénérer pendant plus d’un an pourront-elles permettre l’élection d’un bon successeur ? Et, le cas échéant, pourra-t-il encore disposer d’une autorité suffisante pour faire valoir les corrections et restrictions qui s’imposent à la mise en pratique d’Amoris Laetitia ? Lui sera-t-il possible d’éradiquer les conséquences néfastes qui auront eu le temps de s’enraciner rapidement dans un monde qui, lui aussi, aura eu le temps d’accentuer son déclin presque en phase terminale ? Pourra-t-il le faire avec autant de zèle, de rapidité et d’efficacité que son prédécesseur a montré pour réaliser le contraire ? Il semble que ce ne sera pas possible car il y a bien longtemps qu’on n’écoute plus le pape hormis lorsqu’il veut bien dire ce qu’on voulait lui faire dire. Et pourtant, cela devra se faire car l’Eglise qui est déjà presque à son extrémité ne peut plus connaître un pontificat de plus semblable à celui du pape François, sans quoi, il n’en restera plus rien.
    Lorsqu’il s’en ira en 2017/2018, le pape François laissera derrière lui une Eglise ruinée par le compromis, le chaos et l’anarchie, impossible à restaurer par de simples moyens humains.
    Nous sommes donc devant une terrible inconnue dont Robert Spaeman connaît probablement l’issue mais n’en dira rien parce qu’on ne voudra rien en croire.
    Pressée de questions sur le troisième secret de Fatima, sœur Lucie qui était tenue au silence mais brûlait du désir de nous en instruire, avait trouvé la parade pour tout nous en dire sans désobéir à son autorité : « C’est dans l’évangile et dans l’apocalypse, lisez-les ! ». Elle a même indiqué un jour les chapitres VIII à XIII de l’Apocalypse.
    http://edifice.over-blog.com/pages/Fatima_Le_troisieme_secret_Le_vrai-3288131.html
    Bien à vous et à votre disposition, si je vous suis utile.
    Sincères chrétiennes salutations.

  11. fatigara says:

    A Monsieur Sylvain,
    Merci pour votre suivi. Vous êtes de la trempe que j’apprécie beaucoup parce que vous allez à l’essentiel sans faire abstraction ou négation de la réalité, de la raison et de la vérité, ni d’ailleurs de l’instruction. Bien évidemment, d’emblée, je me range à votre vision de la réalité contemporaine. La référence que vous citez dans votre message à Madame Patricia est parfaitement explicite et crédible. Et je suppose donc que votre désir d’intervenant est aussi de ne pas discourir en vain et sans fin alors que, pour nous, le compte à rebours est presque à son extrémité.
    Daignez comprendre que je ne pouvais pas prétendre (à Madame Patricia) que ce que j’ai trouvé est la Vérité, mais tout simplement que les résultats ou conclusions de mes recherches sont difficiles à supporter. Elles sont en fait tellement édifiantes que bien peu de gens sont disposés à les recevoir comme Vérité, à les croire et à les vivre en conséquence. Il suffit de relire le dernier message de Akita (1973 – manifestation mariale reconnue en 1983) pour comprendre. Qui voudra bien y croire fermement ? Le grand nombre des baptisés catholiques réfute de tels messages qu’il assimile à des allégations relevant de la démagogie ou d’une quelconque pathologie mais certainement pas de la Vérité. Je suppose que vous en avez fait l’expérience avec les personnes de votre propre entourage. Je ne fais donc que proposer à la raison des personnes des constatations et réflexions qui m’apparaissent comme autant d’éléments indubitables et probants démontrant que nous sommes en train de vivre, depuis 1917, l’actualisation des chapitres XII et XIII de l’Apocalypse (http://otremolet.free.fr/otbiblio/bible/) comme aussi les annonces rapportées par les voyants de La Salette, Fatima et Akita, et la célèbre prophétie des papes de Saint Malachie, laquelle semble résister à toutes les critiques qu’on lui oppose. « Si vous ne vous convertissez pas, …. ». Qui oserait affirmer que le monde s’est converti ou va se convertir ?
    Selon tous ces éléments, il semble manifeste que le pape François (dont la légitimité suscite des controverses) est, par son comportement, ses propos, ses initiatives, ses innovations en matière de doctrine et de liturgie, ses dérives et ses bavures, le faux prophète décrit en Apoc. 13:11-17, et Pierre le romain cité par la prophétie de St-Malachie, Et bien sûr, l’émergence du faux prophète antichrist est le signe certain de la proximité de la fin des temps (dont il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas du tout de la fin du monde mais bien de la fin d’un monde), ce qui nous laisse donc peu de temps devant nous (2017/2018) avant que ne surgissent les événements de la grande théophanie annoncée par plusieurs prophéties et qui doit instaurer le triomphe universel du Seigneur Christ Jésus, Roi de l’univers, purifier l’humanité de tout ce qui entrave son règne et restaurer sa véritable Sainte Eglise qui se trouve à son extrémité et qui ne saurait plus se relever par ses propres forces humaines. C’est cette certitude qui doit fonder notre vive espérance et qui peut nous garder dans une foi indéfectible et inébranlable. Il est fort probable que ceux qui n’y croient pas vont être égarés, ébranlés dans leur foi au risque de la perdre. Finalement, tout cela relève de la simple logique et de la simple raison dans la suite de la grande apostasie qui s’est installée depuis des dizaines d’années et qui forcément devait atteindre un jour un point de non retour, un dénouement apocalyptique.
    C’est ce que je crois évidement de plus en plus au vu de l’évolution de l’actualité dans l’Eglise, et que j’ai tenté de proposer à la raison des personnes mais c’est à chaque personne que revient le devoir d’examiner si cela est conforme à la Vérité. Je vois régulièrement parmi les fidèles de la FSSPX des dissidences entre les personnes qui croient et celles qui ne croient pas que le pape François est le faux prophète. Pour ceux qui le croient, il est clair que la FSSPX ne doit pas se rallier à Rome, il est trop tard et ce serait faire le jeu de l’antéchrist. La Vérité de la fin des temps est bien sûr exprimée dans l’Apocalypse et s’impose à tout croyant mais c’est la reconnaissance de son actualisation qui pose problème et ne parvient pas à s’imposer comme vérité. C’est de cette actualisation qu’il faut convaincre les gens. Il faut se mettre à leur place, ce qui arrive est assez incroyable mais va s’imposer de plus en plus à la raison des âmes sincères. Certainement, les événements vont s’accélérer et se précipiter, le pape sait bien qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps.
    Heureux de vous avoir croisé en chemin. Merci à M.P.I. Il me semble en avoir dit en suffisance sur ce blog et devoir m’en retirer.
    Sincères chrétiennes salutations.

    • Merci beaucoup fatigara, votre message me fait chaud au cœur.
      Rassurez-vous, je comprend très bien votre pudeur à annoncer ces choses qui au premier abord scandalisent notre foi. Mais au premier abord seulement. Il faut déjà différencier ce qui est de l’ordre du probable, voir très probable, comme par exemple François qui serait « Petrus Romanus », le Faux Prophète/Antéchrist faisant adorer la Bête (sur ce sujet nous serons vite fixé car les 3 ans 1/2 de François approchent), de ce qui est certitude de Foi et donc Vérité. La Passion de l’Église est une certitude de Foi. Tous les Pères de l’Église l’ont expliquée, c’est seulement la forme de cette Passion qu’ils n’ont pas, et on les comprend, anticipée. Je crois en l’Église crucifiée autant que je crois en Jésus-Christ crucifié. C’est d’ailleurs pour moi la seule manière de garder la Foi.

      « c’est la reconnaissance de son actualisation qui pose problème et ne parvient pas à s’imposer comme vérité » Ce n’est pas parce qu’une vérité n’est pas reconnue par la majorité qu’elle n’est pas vérité, je ne vous apprend rien. « C’est de cette actualisation qu’il faut convaincre les gens. » Nous sommes bien d’accord et c’est ce que j’essaye de faire à mon tout tout tout petit niveau et à ma manière, comme vous le faites à votre manière. On a tous un petit rôle à jouer en cette fin des temps et ma réponse à votre message était surtout un encouragement. Écoutez Notre Seigneur dénoncer cette attitude à Sa manière divine, qui tranche un peu avec les nôtres :

      « Il disait encore aux foules:  » Quand vous voyez un nuage s’élever au couchant, vous dites aussitôt:  » La pluie vient,  » et cela arrive ainsi. Et quand (vous voyez) souffler le vent du midi, vous dites:  » Il fera chaud,  » et cela arrive. Hypocrites, vous savez reconnaître l’aspect de la terre et du ciel; comment ne reconnaissez-vous pas ce temps-ci? » (Luc XII, 54-56)
      En union de prières, cher frère en Christ.

  12. Jean Monnaie says:

    Sans l’Eglise du Vatican, pas de FSSPX. Il faut que les gens de la FSSPX se rentrent aussi cela dans la tête et ils ne doivent pas se gouverner par eux-mêmes comme je crois Catherine de Sienne le disait dans ses prophéties pour ce qui semble notre temps. Or, les sacrements valides de la FSSPX le sont que grâce à l’Eglise du Vatican. Je ne sais pas exactement les tenants et aboutissants de cette paix canonique mais sans doute il serait possible à la FSSPX de continuer à célébrer la messe de Saint Pie V et de maintenir les exorcismes et autres rites cultuels particulièrement importants après cela ? Je n’en sais rien.

    En revanche, ce qui est certain, c’est que le combat se mène au sein de la FSSPX et au sein de l’Eglise du Vatican. Si tous les bons prêtres étaient à la FSSPX, il n’y en aurait plus à l’Eglise du Vatican et la FSSPX n’aurait donc plus aucune valeur puisque elle serait reconnue par une Eglise sans valeur. (On peut multiplier 10 par 0, ça vaut toujours 0) Et donc, heureusement que tous les bons prêtres ne sont pas à la FSSPX et également tous les fidèles. Les fidèles qui ne vont plus qu’à la messe de la FSSPX sont en train d’abandonner la vraie Eglise du Christ, même si la messe de la FSSPX est valide. Mais il faut bien aussi des fidèles ayant les connaissances de ce qui passe dans l’Eglise du Vatican issus notamment de la FSSPX pour que les choses changent aussi dans les paroisses du Vatican… Si tous les fidèles qui ont compris le problème avec Vatican 2 désertent les églises du Vatican, ils n’aident pas spécialement leur cause, même si pour eux la messe est plus facile, plus belle, plus respectable à suivre au sein de la FSSPX. Et dans l’Eglise de toujours, il y a toujours des prêches très bons qui y sont donnés, selon les dimanche, les prêtres et d’autres facteurs, tout comme dans la FSSPX tout n’est pas toujours non plus parfait. Bref, les fidèles devraient quand même s’interroger s’ils ne sont pas en train de remplacer la vraie Eglise du Vatican qui endure une épreuve particulièrement rude par la FSSPX, et cela n’est pas tolérable sur le long terme, même si l’Eglise du Vatican doit revenir à ses fondamentaux comme ici beaucoup le savent sans doute bien mieux que moi.

  13. Jean Monnaie says:

    En plus d’aller, pendant qu’ils le peuvent encore, dans la vraie Eglise du Vatican, les fidèles doivent absolument se masser à la Basilique du Sacré Coeur à Montmartre pour se consacrer précisément au Sacré Coeur de Notre Seigneur Jésus Christ.

    Je rappelle que dans la Basilique elle-même est rapportée la demande de Notre Seigneur à Marguerite-Marie Alacoque et qu’à défaut que celle-ci soit réalisée par la France et l’état républicain qui la gouverne, chacun doit s’y consacrer soi-même.

    C’est URGENT et des cars entiers devraient s’y rendre, le plus rapidement possible. Il est particulièrement regrettable pour ma part qu’aucun article ne soit consacré à cette question, fondamentale selon moi.

    Les prières en question :

    Prière de Sainte Marguerite-Marie au Sacré-Coeur de Jésus :

    Père éternel, je vous offre le Coeur de Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé, comme il s’est offert lui-même en sacrifice pour moi.
    Recevez cette offrande que je vous fais, comme aussi tous les désirs, tous les sentiments, toutes les affections, tous les mouvements, tous les actes de ce Sacré-Coeur.
    Ils sont miens, puisqu’il s’est immolé lui-même pour moi, et je veux à l’avenir ne désirer que lui seul.
    Recevez-les en satisfaction pour mes péchés, et en action de grâces pour vos bienfaits.
    Recevez-les et accordez-moi par ses mérites, toutes les grâces qui me sont nécessaires, et surtout la grâce de la persévérance finale.
    Recevez-les comme autant d’actes d’amour, d’adoration, de louanges que j’offre à votre divine majesté, puisque c’est par le Coeur de Jésus que vous pouvez être dignement honoré et glorifié.
    Ainsi soit-il.

    CONSECRATION
    PERSONNELLE AU CŒUR
    DOULOUREUX ET IMMACULE DE
    MARIE
    Sainte Mère de Dieu, je me consacre,
    je me donne entièrement, et je me confie
    pour toujours à votre Cœur Douloureux
    et Immaculé, en réparation des très
    graves offenses qui lui sont faites
    aujourd’hui par les hommes. Je vous
    demande que sous sa protection et son
    aide, mon cœur soit éclairé, purifié et
    dirigé dans l’amour et la reconnaissance
    à l’égard de votre Divin Fils. Faites donc
    que mon cœur ne soit plus un cœur égaré,
    mais que rendu fidèle, il soit conduit par
    la vraie science de Dieu, et embrasé au
    feu de cet amour si pur de votre Cœur
    Immaculé, pour ainsi être déterminé
    jusqu’au dernier soupir, et à travers les
    maux de cette vie, à aimer et à servir
    fidèlement votre Divin Fils.
    Ainsi soit-il.
    Cœur Immaculé de Marie,
    priez pour nous maintenant et à l’heure
    de notre mort ! (3 fois).

    Et pour ceux qui s’intéressent à la grande crise que l’Eglise traverse et qui voudraient éventuellement lutter, l’Abbé Laffite dit des choses particulièrement intéressantes (selon moi) : https://www.youtube.com/watch?v=7FJJZ7fgo9A
    Il est URGENT également d’en prendre connaissance.

    • Jean Monnaie,
      voici ma réponse à votre commentaire plus haut :
      Les ennemis de l’Église ne désirent bien-sûr pas le retour du Christ mais l’avènement de l’Antéchrist, n’inversez pas les rôles ! Et de plus en plus de gens considère François comme étant l’Antéchrist. Et même si François ne l’est pas, nous somme en droit d’appeler au retour de NS. D’ailleurs, nous le faisons à chaque fois que nous prions le « Notre Père » : QUE VOTRE RÈGNE ARRIVE !
      Ensuite, vous attendez « Pierre II le Romain » soit « Pétrus Romanus » de la prophétie de St Malachie mais si cette prophétie est vraie, François EST Pierre le Romain ! Ou alors la prophétie est fausse, au choix. Et vous conviendrez que François n’est pas un restaurateur mais plutôt un destructeur, si ce n’est LE destructeur ! De plus, comment pouvez-vous croire en une restauration toute humaine de l’Église alors que c’est justement le Christ qui doit La restaurer, ou plutôt La ressusciter car il est de Foi qu’Elle doit mourir tout de bon comme le Christ est réellement mort sur la Croix (c’est une nécessité théologique incontestable), par son second Avènement ?

      Dernière chose, Si nous pouvons assister au messes de Saint Pie V, alors c’est un devoir d’y assister ! Non pas parce qu’elles nous plaisent mais parce que c’est la volonté de Dieu.

      • Jean Monnaie says:

        Les Rose-Croix à ma connaissance attendent le retour du Christ également, car ils ne croient pas qu’il vaincra sur l’antéchrist et en tant que Satanistes veulent casser le plus de choses possible et attendent son retour. D’autres effectivement attendent seulement l’antéchrist.
        Toutefois, ce n’est pas parce que la majorité des gens pensent que François est l’antéchrist qu’ils ont raison et on voit avec la « démocratie » où c’est le plus grand nombre d’ânes qui chaque année ont leur candidat qui est élu. François n’est pas l’antéchrist et celui-ci viendra encore bien après d’après les apparitions mariales. François est certainement davantage le Pape que Saint Pie X a vu dans une de ses visions
        Nous sommes en droit d’appeler au retour de N-S évidemment, mais ce n’est pas pour autant qu’il nous faut le précipiter et de toute façon nous ne pouvons obtenir que selon sa volonté. Vu que le monde ne tient que par la prière, je doute au contraire que même si nous souhaitons au fond de notre âme le retour de N-S celui-ci arrive plus vite, car nos prières ralentissent la venue de certaines catastrophes, tout comme il est dit qu’à cause des justes Il écourtera certains temps.
        Les prophéties ne sont pas toujours exactes comme à la Salette par exemple, où la Sainte Vierge a dit qu’il ne se passerait pas deux fois 50 ans avant que toutes ces choses arrivent (Marseille engloutie sous les eaux). Or, ce temps a été largement dépassé. (Bien sûr, on peut voir comme un clin d’oeil qu’à la date anniversaire de son apparition à la Salette en 2000, Marseille fut effectivement inondée https://www.youtube.com/watch?v=fIbTiryfp54). François n’est pas Pierre II le Romain, et il suffit par ailleurs de juger un arbre à ses fruits pour voir qu’il n’est pas celui qui va restaurer l’Eglise.
        Par ailleurs, je n’ai nullement dit que la restauration serait faite par les hommes et valide comme vous qu’elle sera entièrement surnaturelle. Il est dit que N-S la fera seule en utilisant très peu d’homme seulement et qu’avant cela des millions de personnes devront périr en châtiment avec les guerres pour faire en sorte que ceux qui restent se convertissent. A nous, il nous est demandé de prier le Rosaire et la dévotion à la Sainte Vierge.

        Pour la messe de Saint Pie V, je suis autant d’accord avec vous qu’il est aussi de notre devoir de ne pas laisser l’église sans fidèle chaque dimanche dans bon nombre de paroisses (au point que les prêtres font des messes tournantes dans une différente chaque semaine pour les faire vivre) ou uniquement avec des personnes âgées. Je me permets de m’interroger seulement si cela n’accélère pas la diminution de foi chez les jeunes qui ne voient une église fréquenté uniquement par ces derniers tandis que « ceux qui savent » où se trouve la messe de Saint Pie V restent entre eux… Si les fidèles de la FSSPX ne se mélangent pas à ceux du Vatican, ils gardent leur bonne pratique pour eux et n’aident pas à la restauration de l’église en tissant des liens et en transmettant, mais ce n’est que mon modeste avis.

  14. fatigara says:

    A Monsieur Sylvain,
    Tout autant merci pour votre belle réponse qui, dans notre conception des choses, est effectivement réconfortante et encourageante. Nous sommes certainement plusieurs millions à croire et attendre les mêmes choses, mais tellement disséminés dans le monde entier qu’on s’en retrouve souvent bien seul dans son coin sans guère d’autre possibilité que les moyens informatiques pour nous aider les uns les autres à réaliser que nous ne rêvons pas.
    C’est assez cocasse ! C’est l’Eglise catholique elle-même qui nous donne tous les moyens de reconnaître la « proximité de sa venue », la fin des temps antichrétiens, et c’est elle-même qui en fait délibérément abstraction. C’est évidement le signe certain, la confirmation d’une grande apostasie qui, comme vous le soulignez en retranscrivant l’évangile, rend aveugle et empêche de voir les signes des temps.
    Pourtant, l’article 675 du cathéchisme de l’Eglise catholique est suffisament explicite. Et « La Bible de Jérusalem » (14ème édition – 1994) fait mention dans ses commentaires en Mathieu 24/3 – renvoi G) que : « Les chrétiens ont adopté le mot grec Parousie comme terme technique pour signifier la venue glorieuse du Christ. Il n’est pas lié nécessairement à son dernier avènement et peut désigner aussi la manifestation puissante par laquelle il viendra établir son règne messianique (L’Eglise) sur les ruines du Judaïsme. En ce passage, Mathieu nous averti clairement qu’il joint les deux thèmes (avènement et fin du monde). Ainsi donc, elle nous parle bien d’une possible manifestation puissante du Christ (théophanie – non pas forcément le retour du Christ) sans qu’il ne s’agisse de la fin du monde.
    Et, comme en Luc, Mt 24:32 stipule bien qu’on pourra reconnaître la proximité de sa venue ou époque :  » Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l’été est proche. Ainsi vous, lorsque vous verrez tout cela, comprenez qu’Il est proche, aux portes » mais sans pouvoir en connaître la date de ce jour et l’heure Mt 24:36 « Quant à la date de ce jour, et à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Père, seul ». Mais depuis des dizaines d’années, malgré l’accumulation des signes, les ecclésiastiques (en nombre majoritaire) ne cessent d’étendre la notion de « date de ce jour et l’heure » à la notion de « proximité de sa venue » pour éviter d’avoir à se prononcer sur cette époque. C’est une abstraction ou réduction délibérée de la vérité de l’Evangile. Il est pourtant évident que ces deux passages qui se suivent presque ne se répètent pas et donnent des précisions différentes :
    • Mt 24 :32 donne des précisions sur l’époque, la proximité,
    • Mt 24 :36 donne des précisions sur la date du jour et l’heure. Comment peut-on remettre en cause une telle précision qui s’applique, non pas à une époque, mais uniquement et spécifiquement à une date précise et une heure précise ? Il semble que cette ignorance de la date et de l’heure est d’abord bien logique (si on la connaissait, que ferait-on ?) mais vise aussi à mettre en garde contre certains faux prophètes ou fausses prophéties qui, à de nombreuses reprises, ont annoncé une date et une heure depuis 1843 (une cinquantaine de fois dont quarante depuis 1975) (Témoins de Jéhovah, prophétie des Mayas-2012.12.22, …) en trompant ainsi sur l’époque, sur la proximité. Consulter : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pr%C3%A9dictions_de_la_fin_du_monde). Dans un sens, le verset 36 confirme le verset 32 : le fait que des faux prophètes annoncent une fausse date est aussi un signe de la proximité ou de l’époque.
    On peut néanmoins espérer que beaucoup de prêtres vont se poser des questions et approfondir. D’ailleurs, ils sont 300 évêques et 60.000 prêtres à avoir adhérer au Mouvement Sacerdotal Marial qui s’est répandu dans l’Eglise à partir de 1973 et qui n’a fait que nous instruire de l’apostasie, de la fin des temps, de l’apocalypse et des grands événements qui doivent surgir. Mais difficile d’en trouver un dans une paroisse. Il y a quelques mois, j’ai quand même entendu un prêtre de paroisse dire dans un sermon afférent à la fin des temps : « Saint Jean lui-même s’est trompé sur l’époque. De faux prophètes ont annoncé de fausses dates. Et, il y en a qui croient que cela n’arrivera jamais ! » Une rapide allusion à ce que nous vivons ?
    Merci, Monsieur Sylvain, de daigner partager vos convictions en communion de cœur, d’âme et d’esprit qui fait l’unité. Je sais maintenant que je n’ai rien à vous apprendre. Si je me suis un peu étendu, ce n’est que pour ceux que cela pourrait intéresser.
    Au plaisir de vous lire. En union de prière dans les doux cœurs de Jésus et Marie.

    • fatigara,

      J’ai volontairement évité de parler du Millénium dans mon dernier message car le sujet est fort controversé et j’estime ne pas en savoir encore assez sur ce sujet mais j’avais bien compris votre allusion à celui-ci.

      C’est assez cocasse, dites-vous ? Oh que oui, mais accrochez-vous, il y a encore plus cocasse ! Certains disent que le Millénium a été condamné par l’Église en citant l’article 676 du catéchisme de l’Église catholique que voici :

      676 Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (cf. DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé,  » intrinsèquement perverse  » (cf. Pie XI, enc.  » Divini Redemptoris  » condamnant le  » faux mysticisme  » de cette  » contrefaçon de la rédemption des humbles  » ; GS 20-21).

      Or, si l’on sait lire, cet article ne condamne pas le Millénium en lui-même mais la « falsification du Royaume à venir…surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé ». Autrement dit, l’Église condamne le fameux « Nouvel Ordre Mondial », cher au franc-maçons, qui prétend apporter la paix universelle à l’humanité en se passant de Dieu, en s’appuyant sur les seules vertus morales de l’homme alors que le Christ nous a bien dit : « sans Moi, vous ne pouvez RIEN faire ». Mais que fait l’Église depuis au moins 70 ans, si ce n’est promouvoir, mieux que les franc-macs eux-mêmes, cette « falsification du Royaume à venir » basé sur les seules vertus morales de l’homme, en faisant abstraction du péché originel qui rend impossible cette paix universelle ? Il suffit pour s’en convaincre de lire les scandaleux messages radiophoniques de Noël du pourtant très saint pape… Pie XII, faisant la promotion de l’ONU, organe mondialiste par excellence ! Oh Mystère d’iniquité insondable ! En fait, la clef de la compréhension de la « crise d l’Église » se trouve dans l’histoire de l’Église et des papes depuis le concordat de 1801, jusqu’à nos funestes jours. Vatican II est en réalité l’aboutissement des conséquences des erreurs en politique (le rejet de l’Ordre Sacral Très Chrétien institué par Dieu Lui-même lors de la théophanie de la Noël 496 = se passer du Christ en politique, lui substituer l’Homme ne peut qu’aboutir à l’Antéchrist) des papes post-concordataires et de ceux modernes qui les ont suivi en droite ligne. Vatican II n’est donc pas l’évènement déclencheur et LA cause majeure des effets désastreux que l’on constate. Il s’agit d’une progression sur une ligne de temps de plusieurs générations de papes et de toute une série d’actes pontificaux posés tout de suite après la « grande Révolution » par Pie VII, puis Benoit XV, Pie XII et les papes modernes, actes qui, pris dans leur ensemble, montrent une homogénéité de pensée stupéfiante et ininterrompue jusqu’au pape François. Tous les discours pontificaux sont là pour bien le montrer. Les archives de l’Histoire des papes et de l’Église sont sans ambiguïté : l’action des papes en politique fut le moyen pour le mystère d’iniquité de déplacer les repères et les principes multiséculaires de l’Église, d’abord en matière de mœurs « politiques » et à l’insu de la clairvoyance des papes, pour finir par déplacer les cadres traditionnels de la foi de ces mêmes papes, foi et mœurs étant intimement liés, tant il est vrai que l’on finit toujours par penser comme on vit. Il ne faut pas croire, évidemment, les papes FORMELLEMENT coupables ou conscients de mener l’Église à Sa fin. Mais à une permission jamais donnée jusque-là à Satan : «Voici l’Heure et la Puissance des Ténèbres » signifie bien que Satan a « son » heure et qu’il se voit crédité de la puissance nécessaire à un moment de l’Histoire du monde et de l’Église, pour cribler l’Église, c’est à dire l’ « obstacle » qui retient son suppôt, l’Antéchrist, et la détruire depuis l’intérieur. Mais depuis l’intérieur… des têtes pontificales. Et ce, dès 1789, date des plus symboliques qui fut en réalité le coup d’envoi occulte du plan de destruction de l’Église, sous les dehors de l’aboutissement victorieux de la Révolution. Il suffit de lire les discours des papes et de prendre connaissance des principes qui furent les leurs (?) en matière politique, pour comprendre l’origine des effets qui se récapitulent dans l’esprit et la foi de François aujourd’hui.

      « Dieu a voulu le faible Pierre plutôt que le brave Clovis comme le chef de la lignée des papes. Divin choix, en vérité. Le fameux propos du Roi Très Chrétien : « Si j’avais été là avec mes Francs, le Seigneur n’aurait pas été crucifié ! » lui aurait valu le même blâme de Jésus, dont fut accablé Pierre, pour la même raison : « Arrière Satan, tes vues ne sont pas celles de Dieu ! »). Il faut reconnaitre l’Église comme notre Mère et tous nos papes comme nos Saints Pères, mais ne pas prendre part aux péchés dont ils « furent faits » (St Paul) à partir du concordat de 1801, funeste et « scandaleux » reniement en matière politique, qui mis l’Église en état de péché matériel quant aux mœurs, avec pour conséquences de mettre toute la catholicité sous l’autorité indue de la République maçonnique, que le concordat stipulait ainsi, de fait, comme signataire légitime. Alors que seul un état catholique pouvait, en droit, prétendre à un tel accord qui engageait toute l’Église dans la future « liberté religieuse », liberté de la Vérité à laquelle seule la religion catholique pouvait prétendre, en tant que la seule vraie religion qui ait eu le droit d’être reconnue et cautionnée par l’état. Reconnaitre les autres religions comme « vraies » et « moyens de salut » en 1962, avec DHP, fut l’acte qui mis cette fois, comme sa suite logique, l’Église en état de péché matériel quant à la foi. Ainsi par 2 fois, dans les 2 domaines bénéficiant de l’infaillibilité divine, la contradiction s’immisce dans l’Église par … nos papes. Et il faut y voir dès cette époque la main de Dieu de permettre que Satan étende ses ailes, jusqu’à notre génération, quelques 200 ans plus loin : la génération de son triomphe et le triomphe de « sa » génération. Mais le concordat, ainsi que le « ralliement », ainsi que la « promotion de l’ONU », ainsi encore que « l’aggiornamento », n’étaient que séductions et tromperies pour amener la contradiction dans les principes de l’Église. La contradiction dans les Principes (le Principe fonde l’Être), pour une Personne morale, telle que l’Église catholique chargée de transmettre la vérité, ne signifie pas autre chose, pour cette Personne morale, autrement indéfectible, que … la mort. Si le dialogue de Léon XIII est vrai et que Satan a obtenu permission de « détruire l’Église », il n’y avait qu’un moyen de le faire, c’était de l’atteindre mortellement dans les Principes qui fondent Ses constitutions. Et quand ces Principes sont le Christ lui-même, ces constitutions font de cette Personne morale une institution divine, indéfectible quant aux mœurs et à la foi. C’est sataniquement obliger de nouveau le Christ à revivre Sa passion, dans Son Corps mystique cette fois. Pour détruire, donc, le principe de Vérité qui fonde l’Église et sachant que l’essence de la vérité est la non-contradiction, il était nécessaire à Satan, pour arriver à sa fin, d’introduire dans l’Église une contradiction et que cette contradiction soit promulguée dans le cadre de l’infaillibilité et pas seulement par des papes et des évêques en tant que personnes privées. C’est ce qui fut permit et accompli, d’abord quant aux mœurs catholiques, ensuite quant à la foi catholique. De la même manière que Jésus suspendit sa volonté propre de se soustraire à la Passion, pour la soumettre à la volonté de Son Père, NS accepte que Satan détruise l’Église, en acceptant de lui retirer Son assistance divine à Elle promise, jusqu’au temps marqué. C’est ainsi que le Christ fut sacrifié, et ainsi que l’Église est sacrifiée. Sans aucun péché formel de la part de ces 2 « Personnes » divines, dont Ste Jeanne d’Arc avait reçu la révélation que les deux « étaient tout un ».  » (commentaire de JSI sur ce blog : https://legrandreveil.wordpress.com/2015/12/04/voici-venue-lheure-du-jugement/ )

      Pour en revenir au Millénium, il n’a donc pas été condamné par l’Église et nous avons parfaitement le droit d’y croire en privé. Mais ce Millénium ne pourra advenir qu’après la chute de l’Antéchrist que NS détruira d’un simple « souffle de Sa bouche » en un instant lors de Son second Avènement, la Parousie. Donc que l’on attende le Millénium ou directement la Jérusalem Céleste n’est décisif à mon sens puisque dans les 2 cas on attend la destruction de Babylone et la Parousie.

      Je trouve la note de bas de page que vous citez de la bible de 1994 assez confuse. Personnellement je m’
      en tiens à la bible Crampon et au catéchisme de St Pie X.

      Désolé pour le long message, je me suis un peu lâché, j’en avais envie. 😉

      UDP

      eglise-la-crise.fr

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