Alexis Tsipras va-t-il rentrer dans l’histoire ? Il a hier à la surprise général convoqué les grecques aux urnes afin qu’ils se prononcent sur l’acceptation ou le refus des exigences des créanciers de la Grèce. Car la décision est lourde de conséquences : accepter, c’est maintenir la Grèce dans l’esclavage de la finance, refuser, c’est aller vers un futur qui s’avère bien incertain.

Pour ce référendum, Alexis Tsipras a obtenu l’aval du parlement, et appelle à voter contre les exigences financières. L’UE qui s’insurge de ce référendum a annoncé rompre les discussions avec le gouvernement grecque. C’est cela la conception démocratique des instances européennes, les peuples ne sont consultables que pour aller dans leur sens.

Tsipras vient de piéger l’Union Européenne ; en effet il y a fort à parier que le référendum confirme le rejet des exigences européennes. Quelles seront les options ensuite pour l’UE ? Rejeter la Grèce, c’est la jeter dans les bras de la Russie ; céder, c’est créer un précédent dans l’Union Européenne excessivement dangereux pour la Troïka en place.

Un beau coup de poker pour Tsipras, et un casse tête pour l’UE.

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8 commentaires

  1. Tchetnik says:

    Un futur qui s’avère certainement incertain, mais ^lus libre et plus digne. Le jeu en vaut la chandelle de cire.

    Tsipras entrera dans l’Histoire surtout s’il tient bon et va jusqu’au bout, histoire de mettre les donneurs de leçons de « démocrassie » eurolandais face à leurs propres contradictions et hypocrisies.

  2. zézé says:

    Puissiez-vous sortir de l’euro ! cette monnaie de singe ! cet attrape-mouches ! comment des gens soi-disant intelligents ont pu croire une seconde que tous les pays dit européens pouvaient avoir la même monnaie ? il faut bien remarquer que tous les pays européens ne vivent pas sur le même pied d’égalité ! la Grèce n’est pas la France et la France n’est pas l’Allemagne ! et pourquoi donc le seul pays qui n’est pas entré, est l’Angleterre ? tout en gardant ses privilèges : monnaie, et d’autres choses qui je l’avoue me sont ignorées ?
    Tant mieux pour EUX si la Grèce a l’intelligence de sortir de ce bourbier européen ! cela donnera peut-être des idées à d’autres pays qui eux ne voulaient pas et en sont les prisonniers ! frontières, lois, monnaie, et j’en passe !!!!!

    • Pierre says:

      Il n’y a pas « Que » la Grande-Bretagne à ne pas faire partie de la zone Euro, et bien loin de cela.
      À savoir que les pays de l’Union Européenne qui n’en font pas partie sont :
      La Grande-Bretagne
      Le Danemark
      La Suède
      La Pologne
      La Hongrie
      La Slovénie
      La Tchèkie
      La Roumanie
      La Bulgarie
      Les pays qui ne sont pas dans l’Union Européenne sont :
      La Croatie, qui du coup tire son épingle du jeu,
      La Norvège, riche de son pétrole, et L’Islande qui en dépend,
      et bien sûr les « Pique-merrons »,
      La Suisse qui a déjà les banques les coffres et les « comptes en Suisse ».
      Les pays hors zone Euro représente donc une forte proportion de L’Europe.
      Un « Grexit » serait probablement le prélude à la sortie du Portugal, puis de l’Espagne, sans parler des Pays Baltes qui économiquement n’ont rien à y faire.
      Ne resteraient plus que l’Allemagne, les Pays Bas, le Luxembourg, la Belgique, L’Italie et la France.
      Avons nous réellement un quelconque intérêt à y rester ? Lorsque l’on constate que tant de pays Européens se passent fort bien de l’Euro, il est clair que, quoi qu’en disent tous nos politiciens véreux, c’est Non.
      Nous voyons donc bien là que l’avenir de l’Euro se jouera largement à l’issue du référendum Grec…

  3. LANKOUDU says:

    Beau pied de nez de la GRECE à l’UE et ses bras cassés qui vivent (avec les banques ) aux crochets des con -tribuables

    Bravo aux GRECS !!

  4. J’éspère que les grecs vont tenir le coup et bien voter. L’UE leur met la pression, depuis ce week end il n’y a plus de billets de banques dans les distribiteurs, l’UE a une drôle de notion de la démocratie, c’est vraiment des ordures.

    http://www.zerohedge.com/news/2015-06-28/ignoring-tsipras-plea-calm-greeks-storm-atms-stores-gas-stations

    • Pierre says:

      Merci Nico pour ce lien, voilà bien l’illustration du chantage exercé par les banquiers sur le peuple Grec

  5. Vieux Jo says:

    La Grèce a le soutien de la Russie. Déjà bien avant l’arrivée de Tsipras. L’ours est à la manœuvre du fond de sa tanière. Le sirtaki auquel nous assistons depuis plusieurs mois n’est fait que pour gagner du temps et sortir de cette foutue « communauté » européenne qui le refuse évidemment.

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