sénat-paradis-fiscal

Yvan Stefanovitch, journaliste, est l’auteur de nombreux ouvrages qui dénoncent les usages abusifs de l’argent public.

A un an de la présidentielle de 2017, à un moment où les électeurs sont devenus complètement désabusés par le comportement des politiques, qu’en est-il des privilèges et super-privilèges des hôtes du palais du Luxembourg ?

Bernard Saugey, haut dignitaire de la GLNF (Grande Loge nationale française) n’occupe pas aujourd’hui son poste consensuel de premier questeur du Sénat par hasard. Ce personnage  peu connu du grand public, sorte de ministre des Finances de la Haute Assemblée, a été élu à l’issue d’une élection primaire au sein de l’UMP. Bernard Saugey est le président d’honneur de la fraternelle maçonnique regroupant environ 400 députés, sénateurs, leurs collaborateurs et fonctionnaires des deux assemblées. Franc-maçon le plus connu de Grenoble, le premier questeur du Sénat aime le secret et se déclare « très heureux que le budget de la Haute Assemblée fût opaque, sans quoi les gens pourraient se livrer à des remarques idiotes « …

Il fallait donc investiguer. C’est ce qu’a fait Yvan Stefanovitch. Voici une enquête courageuse sur certaines pratiques en vigueur au sein de la Haute Assemblée. Cette enquête commence par mettre en évidence que le Sénat fait tout pour dissimuler la présence réelle ou l’absence d’un sénateur dans l’Hémicycle ou en commission. Différents subterfuges existent pour venir compliquer ce constat qui devrait être tout simple.

Ce livre révèle l’identité des 14 sénateurs sanctionnés financièrement au dernier trimestre 2015 pour absentéisme. Ils devaient subir une retenue financière de 2.130 euros sur leur indemnité parlementaire en fonction du nouvel article 23 bis du règlement du Sénat. Or, quatre de ces 14 sénateurs ont révélé ne pas avoir subi cette retenue. Bienvenue dans un monde trouble ou la tricherie règne en maître !

Les multiples révélations de cet ouvrage ne vont pas freiner la perte de confiance des électeurs envers les élus de la République.

Le Sénat, un paradis fiscal pour des parlementaires fantômes, Yvan Stefanovitch, éditions du Rocher, 252 pages, 18,90 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

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6 commentaires

  1. vaxelaire says:

    Pourquoi voulez vous que l ‘on soit étonné ,ses pourris nous ponctionnent jus-qu ‘a plus soif ,mais que nous ,on racle les fond de tiroir pour finir les fins de mois ,ils en on rien a foutre ,du moment qu ‘ils vivent comme des rois

  2. delor says:

    Tout le temps que l’on répètera aux Françaises et aux Français que les impôts qu’ils paient deviennent de « l’argent public », ils resteront inertes comme hypnotisés. Puisqu’il s’agit « d’argent public » il leur paraît normal que « les pouvoirs publics » l’utilisent à leur guise. A partir du moment où l’on commencera à leur dire que leurs impôts sont et restent de « l’argent du peuple », ils vont commencer à réfléchir parce qu’ils comprendront qu’il s’agit encore et toujours de leur argent et que celui-ci doit être utilisé en leur nom, pour leur compte (comme les jugements des tribunaux qui sont rendus « au nom du peuple français ») et dans leurs intérêts. D’ailleurs, il faudrait que sur les mandats de paiement émis par les « élus du peuple », figure la mention « au nom du peuple français ». Cela fera réfléchir les ordonnateurs publics qui les émettent, et réagir les contribuables qui sont les vrais payeurs.

  3. On se garde bien de faire le nettoyage par le haut, ces hauts fonctionnaires ont la vie belle, ils font comme ils veulent, s’octroient des augmentations de salaire, cumulent les retraites. Ils travaillent tellement ces chers petits malheureux. Voilà une priorité sur les réformes, c’est bien dans ce milieu de la royauté républicaine. Chacun garde jalousement ses privilèges!

  4. Eric says:

    Dans une France démocratique il y aurait un Parlement démocratique (dans une république le Parlement est oligarchique), c’est-à-dire un Parlement dont les membres impermanents seraient tirés au sort en fonction des carences législatives. Par exemple, en cas de carence législative dans le domaine de l’agriculture quelques dizaines d’agriculteurs seraient tirés au sort parmi tous les agriculteurs de France et ces tirés au sort auraient pour mission de rédiger un projet de loi qui devrait ensuite être approuvé par la majorité des Français lors d’une votation pour devenir une loi.

    • lefebvre erick says:

      votation à la manière suisse ,je partage entièrement votre façon de voir qui correspond a ma façon d’appréhender la démocratie, mais je dois être un vieux dinosaure et cette façon de voir n’a plus court de nos jours. Autres considérations, plus terre à terre celle là ,nos parlementaires ont à notre insu voté des lois pour se protéger de la vindicte populaire et surtout de s’isoler de toutes responsabilités concerna

  5. Grangeon says:

    il serait souhaitable que la une des journaux soient obligés de vous publier. De meme que le titre de ce livre.

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