Twitter a annoncé jeudi que les demandes des gouvernements pour obtenir des informations sur ses utilisateurs ont augmenté de 46% en six mois, les autorités américaines étant largement en tête de ces requêtes. Les gouvernements ont soumis un total de 2.058 demandes d’informations sur des comptes Twitter pendant la première moitié de l’année, explique le réseau social dans son cinquième rapport sur le sujet.

Quelques 54 pays l’ont sollicité, mais les Etats-Unis sont en tête avec 1.257 demandes. Le Japon est deuxième avec 192 requêtes. En revanche, alors que 309 demandes de suppression étaient recensées en France au cours du second semestre 2013, Twitter n’en relève plus « que » 108 pour ces six premiers mois. La quasi-totalité est d’origine administrative ; en fait, il n’y en a qu’une qui provient d’un tribunal. Ces 108 requêtes ont visé 112 comptes et ont débouché sur la suppression de 30 messages. Aucun compte n’a été fermé dans ce cadre. Du côté des demandes d’information sur les utilisateurs, les autorités françaises se sont intéressées à 51 comptes, mais à peine 8 % des requêtes ont effectivement été satisfaites. En comparaison, 102 comptes étaient visés entre juillet et décembre 2013 et 23 % des sollicitations avaient été satisfaites.

Twitter dit également regretter que la loi lui interdise de révéler la teneur des informations réclamées par les autorités. Le réseau social a assuré qu’il examinait les recours juridiques à leur disposition pour offrir plus de transparence à leurs utilisateurs.

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Achetez vos livres sur MPI
Vous faites travailler ainsi des libraires français et soutenez MPI
PORT à 1 cts A PARTIR DE 64 € D'ACHAT !

Retrouvez votre librairie sur livres-et-idees.com
avec plus de 10.000 références !

La compagnie des ombres par Michel De Jaeghere

14,90 €
Ajouter au panier
Le passé ne meurt pas par Jean de Viguerie

19,00 €
Ajouter au panier
Une élite sataniste dirige le monde par Laurent Glauzy

23,00 €
Ajouter au panier

Cliquez ici pour voir votre panier et passer votre commande

4 commentaires

  1. Serviam says:

    Voici une lettre, trouvée sur internet il y a quelques temps (en français mais aussi en anglais), d’une personne s’adressant à la CNIL, au sujet de Twitter. Toujours intéressant à lire et pas complètement hors-sujet vs l’article 😉

    « Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés
    8, rue Vivienne
    CS 30223
    75083 Paris cedex 02

    Objet : Questions à la CNIL à propos de l’accord Twitter-Library of Congress et l’archivage des « tweets » publics

    Le 10 mai 2014

    Madame, Monsieur,

    Je tenais beaucoup depuis un certain temps à avoir l’avis de la CNIL sur le sujet qui suit, aussi je me permets de vous contacter.

    J’ai été un utilisateur de Twitter pendant presque un an environ (avril 2013 – mars 2014), ayant jusqu’à trois comptes, puis deux seulement vers juillet (2013 donc). Tous mes comptes sont aujourd’hui supprimés ; J’ai fait une demande de copie intégrale à Twitter Inc. de deux de mes comptes, copie qui m’est bien parvenue, sur 2 CDs.

    Tous mes tweets et comptes ont toujours été publics.

    J’ai appris à un moment, il y a déjà quelques mois (fin 2013 peut-être), que Twitter avait passé un accord, un « deal » (mot utilisé par beaucoup des médias internet qui ont évoqué le sujet, voir ici par ex : http://www.numerama.com/magazine/15507-les-messages-sur-twitter-seront-archives-par-la-bibliotheque-du-congres.html) – passé plus ou moins officieusement dès avril 2010, puis signé et officialisé le 7 décembre 2011 – avec la Library of Congress américaine, située à Washington : Cet accord consiste en ce que Twitter autorise la Bibliothèque du Congrès, plus grande bibliothèque du monde, à archiver, conserver, tous les tweets publics ayant jamais été émis, depuis le tout premier en mars 2006 (tweet du créateur et Président de Twitter Jack Dorsey).

    Cet accord a été passé, selon Twitter et la Bibliothèque, pour offrir grosso modo, aux chercheurs, analystes, sociologues etc., le moyen d’étudier, à partir de cette gigantesque base de données que sont les centaines de milliards de tweets (300 milliards en 2014), les différentes « tendances » de la société dans les domaines sociaux et sociétaux, culturels, économiques, politiques, historiques etc. etc.

    Nous sommes nombreux à y avoir immédiatement vu un risque colossal pour la sécurité et la confidentialité des utilisateurs Twitter (et même de leurs relations qui n’ont jamais été sur ce réseau).
    En effet, cet archivage systématique à la Bibliothèque (directement à partir des serveurs de Twitter) signifie bien évidemment que tous nos tweets publics sont archivés, stockés, enregistrés, conservés, à vie (et même après notre mort !), à perpétuité. Maintenant imaginons la situation suivante : Le ou les pays dans lesquels vivent les utilisateurs de Twitter qui ont émis des tweets deviennent des pays à caractère totalitaire, dictatorial, violent, doctrinal à la doctrine unique, violemment répressifs ou menaçants envers les éventuels opposants, dissidents ; dissidents, qui auront, avant (ou pendant, ces régimes autoritaires), éventuellement émis des tweets publics plus ou moins hostiles au régime autoritaire et persécuteur en place : Ces pays et régimes, avec cette base de donnée gigantesque de la Bibliothèque n’auront plus qu’à accéder à cette base de donnée (moyennant peut-être quelques pourparlers avec les Etats-Unis pour en obtenir la possibilité, nous savons que tous les arrangements sont possibles en politique) pour, très facilement, se procurer tout ce qui serait susceptible de les intéresser et aider pour réprimer ou ficher les auteurs – et/ou leurs descendants, proches, relations etc. ! – de tweets dissidents, « subversifs ».

    Et par ailleurs, quid du droit à l’oubli (même s’il n’existe pas encore réellement d’ailleurs !), avec cet archivage ad vitam aeternam ?

    Et personnellement, je ne vois pas comment je pourrais moi aller effacer mes tweets archivés à la Bibliothèque du Congrès ! Ils y sont « bien au chaud », « sauvegardés », « en sécurité », et pour longtemps !

    Face à ces dangers potentiels énormes, – potentiels seulement peut-être mais pas du tout inenvisageables, au moins en théorie -, personnellement je me contrefiche du but de « l’analyse des tendances de la société et du monde » pour certains chercheurs, analystes et sociologues en tous genres ! Je ne l’ai jamais demandé et je ne veux pas que mes tweets soient archivés dans le cadre de ce « projet », décidé unilatéralement sans l’accord des utilisateurs ! (Un «don » de Twitter à la Bibliothèque.) Et Twitter n’a d’ailleurs pas été conçu pour cela !
    Et je ne suis donc tout simplement pas du tout d’accord avec le fait que mes tweets soient conservés à la Bibliothèque !

    J’ai donc quelques questions à vous soumettre :

    1) Quand donc les utilisateurs Twitter lambda comme moi ont donné leur accord à ce « deal » ? Et comment ?
    2) Est-ce que cet archivage est intégralement conforme avec le droit français et le droit européen ?
    2) Pourra-t-on à un moment supprimer nos tweets de la Bibliothèque, et si oui, quand et comment ? Et sans bien sûr qu’ils ne soient préalablement précautionneusement sauvegardés, transférés, et stockés ailleurs ! Non ! Eliminés pour tout le monde !
    3) Quelle est la position de la CNIL sur ce « deal » ?
    4) La CNIL envisage-t-elle de lutter contre cet accord ou, du moins, d’obtenir pour les ressortissants français la possibilité de supprimer leurs tweets de la Bibliothèque ?
    5) Sinon, peut-on porter plainte auprès d’un autre organisme que la CNIL, avec quand même un minimum de chances de résultat ?
    6) Faut-il solliciter un organe de l’Union Européenne ?

    Je vous remercie très sincèrement par avance pour vos réponses claires, détaillées, et concrètes !
    Meilleures salutations. »

  2. Pingback: Les gouvernements ne lâchent pas Twitter - France Info - Mes Actus

  3. champar says:

    La naïveté règne en matière électronique …

    Les réseaux sociaux sont gérés pas des entreprises américaines qui n’appliquent pas le droit français donc toutes les données sont conservées à la discrétion des gérants de ces réseaux sans vrai recours possible. Ce qui m’étonne le plus c’est les 1257 demandes du gouvernement américain (comme s’il avait besoin de cela pour avoir l’information !)

    Quant au gouvernement français quoi d’étonnant, il n’y a jamais eu respect de la loi en la matière mais là il est forcé de passer par une société étrangère qui lui donnera les informations qu’elle voudra bien lui donner après copie de la demande au gouvernement américain.
    Rappelez-vous en ce qui concerne le gouvernement français, le nouveau gouvernement enlève les écoutes téléphoniques du précédent (écoutes qui n’avaient jamais été installées, enfin officiellement …)

    Il faut prendre l’habitude de cet espionnage systématique qui ne joue d’ailleurs pas uniquement sur les communications privées car même le gouvernement allemand a été espionné par les américains (et en plus cela a été découvert : pourraient mieux faire les amerlocks).

    Donc si vous avez des informations que vous jugez vraiment très confidentielles, éviter les transmissions électroniques : téléphone, internet) !

  4. Pingback: Les gouvernements demandent de plus en plus d’informations sur les utilisateurs de Twitter… » LMPT Collectif Oise

Laisser un commentaire

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com