Le site québécois Pour une école libre revient sur le cas de la famille Wunderlich, famille allemande en proie au totalitarisme démocratique parce qu’elle défend l’école à la maison dans un pays européen qui l’interdit. 

Les parents Wunderlich ont une longue histoire derrière eux. Depuis des années, ils se battent pour ce qu’ils estiment être leur droit le plus strict : faire l’école à la maison, éduquer ainsi complètement leurs enfants, en accord avec leurs opinions chrétiennes. Hier, ils ont poussé leurs arguments jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme. Entre un pays, l’Allemagne, qui refuse depuis un siècle une telle liberté et une Cour qui a déjà statué négativement, il y a dix ans, sur une affaire semblable, l’espoir est maigre. Mais il faut qu’un réel débat naisse de la contradiction de la nation allemande pourtant signataire des fameux droits de l’homme qui protègent le droit premier des parents. Une jolie preuve que ceux-ci sont plus que jamais sans Dieu, et même contre Dieu.

 

Quatre enfants arrachés à leurs parents

Souvenez-vous, c’était un matin d’août 2013, la maison des Wunderlich se retrouve très violemment investie par deux douzaines de policiers et de travailleurs sociaux. Les quatre enfants, dont la plus jeune a quatre ans, sont arrachés à leurs parents — on refuse même à la mère le droit de leur dire au revoir. (Voir Police allemande enlève les enfants d’une famille instruits à la maison) Si au bout d’un mois ils étaient parvenus à les récupérer, ils n’avaient pu retrouver l’exercice de leurs droits parentaux qu’après une longue et difficile procédure de plus de trois ans. Pendant des années auparavant, ils avaient vécu à l’étranger pour bénéficier de ce droit de l’enseignement à domicile. Mais soit le père ne parvenait pas à trouver du travail, soit le pays d’accueil les expulsait, comme en 2008, aux États-Unis, où l’administration Obama avait fait appel de la décision d’un juge du Tennessee qui avait accordé l’asile à la famille… L’Allemagne avait pris soin, dès leur retour, de retirer les passeports des enfants, pour que la famille ne puisse plus « s’échapper » — le mot est terrible, mais justifié. Et une action en justice avait été immédiatement introduite contre les parents pour « mise en danger des enfants ».

 

L’école à la maison : rigoureusement interdite en Allemagne

« Je souhaite sincèrement que la Cour européenne des droits de l’homme réaffirme le fait que l’État n’a pas le droit d’enlever des enfants de leur famille tout simplement parce qu’ils sont scolarisés à la maison. Nous avons choisi d’éduquer nos enfants à la maison, parce que nous croyons que c’est le meilleur environnement pour eux pour apprendre et prospérer », a déclaré hier Dirk Wunderlich, le père de la famille. D’ailleurs, les enfants Wunderlich ne souffraient d’aucune lacune : les autorités avaient même déclaré que leur niveau de scolarité était supérieur à la moyenne… Mais c’est le moindre des soucis d’une administration vautour, bien qu’elle ose se prévaloir des « intérêts de l’enfant ». Car depuis 1918, la fréquentation d’une école est strictement obligatoire — l’Allemagne, avec la Turquie, est l’un des rares pays européens à interdire absolument le préceptorat ou l’éducation à domicile. Amendes et emprisonnements, tels sont les risques à courir. Une manière officielle de décourager les sociétés parallèles ou religieuses, les groupements minoritaires… Argument qui, non seulement ne tient pas la route, mais témoignerait d’un totalitarisme fou contraire au pluralisme professé. Sachant que l’instruction à domicile est interdite en Allemagne, les parents Wunderlich ont sollicité un entretien auprès de l’autorité scolaire pour obtenir leur accord. Le bureau de l’aide sociale, de la protection de la jeunesse et de l’assistance aux familles (Jugendamt) a refusé de recevoir la famille et a immédiatement introduit une action en justice contre les parents pour « mise en danger des enfants ». Peu après, sur décision de justice, les parents se sont vu retirer leurs droits parentaux. 

 

La Cour européenne des droits de l’homme au soutien de l’Allemagne

Seulement, l’Allemagne est aussi signataire d’un certain nombre d’accords relatifs aux droits de l’homme, en particulier l’article 2 du Protocole 1 à la Convention européenne des droits de l’homme qui considère que « les parents ont un droit préalable en ce qui concerne l’orientation de l’éducation de leurs enfants ». C’est, entre autres, en vertu de celui-ci que la famille Wunderlich avait saisi la Cour européenne des droits de l’homme le 14 avril 2015. Le conseiller principal sur l’affaire Wunderlich, Robert Clarke, d’ADF International parle de violation : « Le droit des parents à diriger l’éducation de leurs enfants est un droit fondamental protégé dans l’ensemble des principaux traités relatifs aux droits de l’homme. L’Allemagne s’est inscrite à ces traités et continue d’ignorer ses obligations avec des conséquences dévastatrices ». Comme nous l’avons dit précédemment, l’Allemagne, avec la Turquie, est l’un des rares pays européens à interdire absolument le préceptorat ou l’éducation à domicile. Cette interdiction absolue a été précédemment admise par la CEDH notamment dans la décision Konrad c. Allemagne du 11 septembre 2006 (n° 35504/03), introduite par une famille chrétienne voulant élever ses enfants à la maison. La Cour avait alors posé une interprétation très étatiste du droit à l’éducation en jugeant « conforme à sa propre jurisprudence sur l’importance du pluralisme [!!!] pour la démocratie » le fait d’imposer une scolarisation collective et d’interdire l’éducation à domicile en raison de « l’intérêt général de la société d’éviter l’émergence de sociétés parallèles basées sur des convictions philosophiques différentes, et [de] l’importance d’intégrer les minorités dans la société. » La Cour européenne avait alors confirmé les arguments de la Cour constitutionnelle allemande, en statuant qu’il n’y avait aucun droit à l’éducation en milieu familial — les droits de l’homme ne sont pas jamais « valables » pour tout le monde. Pourtant, les faits de la présente affaire sont plus graves que dans l’affaire Konrad, car les enfants ont été physiquement retirés de la garde de leurs parents.

 

Pour l’avenir de l’éducation en Europe

Le « Centre européen pour le droit et la justice » qui avait été autorisé à soumettre des observations écrites la Cour en décembre, sous l’égide de son directeur Gregor Puppinck, s’est concentré sur le caractère disproportionné de la saisie physique des enfants et du retrait de leur garde aux parents, en rappelant l’esprit de la Convention européenne. Convention qui instaure « la garantie des personnes et des familles contre l’État », à rebours des régimes totalitaires qui ont sévi dans la première moitié du XXe siècle et préconisaient l’inverse. « L’essentiel est de réaffirmer le principe libéral et le droit naturel de la primauté de la famille sur l’État, en particulier dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement ». S’il ne faut pas attendre de renversement majeur de la politique allemande par la Cour, on peut espérer une amorce de débat, voire un début de remise en cause — elle serait plus que justifiée et cruciale pour l’avenir de l’éducation en Europe.

 

Immigration, vivre-ensemble et perte de libertés 

Nous craignons, cependant, que l’immigration massive que connaît l’Europe actuellement et les difficultés d’intégration de ces immigrants poussent les politiciens et les juges à sacrifier la liberté éducative de parents exemplaires. L’immigration de masse extra-européenne limitera ainsi un peu plus la liberté des parents autochtones. Rappelons que la même logique a conduit à empêcher toute exemption au cours d’Éthique et de culture religieuse au Québec afin d’assurer le vivre-ensemble et de lutter contre l’intégrisme. Comme le disait en 2009 la ministre de l’Éducation de l’époque, Mme Courchesne, « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d’orteils ». 

 

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16 commentaires

  1. LANKOU RU says:

    la « cour européenne des droits de l’homme »: FOUTAISE . cette mafia gauchiste doit être dissoute avec l’éclatement de l’UE !

  2. balaninu says:

    Exactement ! c’est une gabegie ! c’est un vrai nid de frelons … asiatiques (je n’ai rien contre les asiatiques) mais pour être plus sérieux… ils ne jugent les autres que d’après eux ! donc pour éviter l’intégrisme ? quel intégrisme ? où ? c’est eux avec leurs façons d’agir ! les enfants sont bien mieux instruits et ne subissent évidemment pas ce système totalitaire qui est de leur inculquer toutes ces saletés maçonniques !

  3. MCF68 says:

    Des fois c’est les parents qui sont cons.

    • Oh, la belle perche; je ne résiste pas !
      Oui, il y a des fois des parents qui sont cons. Vous, c’est toujours !
      Vous en avez le droit ? Eux oui; eux surtout, eux seulement !
      Affichez un peu votre connerie : Vous allez voter Macon ? Pardon, Macron ?
      Excusez-moi; c’était trop tentant !
      Vous ne voyez pas l’énormité du scandale ? Pauvre type !

      • MCF68 says:

        les bourgeois c’est comme les cochons plus çà devient vieux plus çà devient…. bête. (Jacques Brel)

    • Sancenay says:

      ah ça, c’est de la rhétorique universitaire du meilleur niveau de ce que peut produire la rééducation nationale,ça valait bien le coup de faire la révolution pour en arriver là !
      Tristes tropiques !

      • MCF68 says:

        Une de mes grandes qualités c’est de m’adapter à mon auditoire. Je ne suis pas responsable si celui ci tire vers le bas.

        • Sancenay says:

          irresponsable, c’est vous qui le dites, pas d’objection.

          • MCF68 says:

            Pourquoi changer les mots de mon commentaire ? Vous êtes à court d’arguments ?

  4. phebus says:

    Curieuse interprétation de la Cour Européenne sur le droit des parents. Comme dit plus haut, ces juges prononcent leur sentence en fonction d’une orientation politique, de gauche si possible. Il y a encore du Kafka dans l’administration de nos pays. Pauvres parents, je serais hors de moi à leur place. Je les rejoint en pensée.

  5. L’ingérence de l’Etat dans la Famille, ou l’ingérence d’un Etat dans un pays tout autre, c’est la tyrannie du plus fort qui écrase le plus faible. Et puis c’est toujours au nom d’une sensiblerie exacerbée, l’argument funeste de la mise en danger des enfants, que l’on justifie le pire !

    • MCF68 says:

      Dura lex sed lex.

      • Vous vous réduisez à un cortex.
        Aucune compassion, aucun sentiment humain. Donc aucune intelligence vraie. L’indifférence totale et permanente. L’antichambre de l’enfer où vous retrouverez l’autre neurone superbe, l’éblouissant et vil Lucifer.

        • MCF68 says:

          Si vous voulez je développe. Une loi existe. En démocratie vous avez 2 choix. Vous la respecter ou vous ne la respecter pas. Si vous ne la respectez pas, vous vous exposez à des sanctions.
          Maintenant si vous estimez que c’est une loi injuste, vous pouvez vous mobiliser, faire signer des pétitions, créer un mouvement ou parti politique, et quand vous serez au pouvoir vous l’abrogerez.
          Cette loi existe deouis 1918. Aucun parti politique n’a juger bon de l’abroger. Il n’y a pas de manifestations massives de citoyens allemands réclamant son abrogation.
          Si cela continue à défriser la famille Wunderlich ils sont également libres de quitter l’Allemagne.

          • L’Allemagne n’est pas une démocratie mais un régime de collaboration avec l’occupant, et ce depuis 1949.

            • MCF68 says:

              Je ne suis pas sûr que vous soyez bien familier avec le concept de démocratie.

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