Qui, en France, connaît Adrien Arcand ? Très peu de monde.

Né en 1899 à Montréal, Adrien Arcand est décédé en 1967. Il a été un brillant journaliste (notamment au Montreal Star et à La Presse), a fondé le Syndicat Catholique des Journalistes de Montréal, premier syndicat de journalistes au Québec, a lancé plusieurs hebdomadaires à succès, puis est devenu un homme politique canadien redouté.

En 1933, il fonde le Parti national social chrétien, ainsi qu’un journal ayant pour devise  » Le Canada aux Canadiens « . Le 30 mai 1940, alors qu’il est innocent de tout crime, Adrien Arcand est arrêté et interné jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale au camp concentrationnaire canadien de Fredericton, avec plusieurs cadres de son mouvement politique. Un internement de plusieurs années sans la moindre inculpation, sans procès, sans condamnation, uniquement parce que l’on prétendait qu’Adrien Arcand et ses amis présentaient  » un risque pour le Canada « . Durant sa captivité, Adrien Arcand contracta une affection rénale dont il ne se remit jamais complètement. Après la guerre, ni lui ni les autres membres de son partis emprisonnés injustement ne reçurent jamais la moindre  » réparation « .

En 1949, puis en 1953, Adrien Arcand se présente aux élections et reçoit même le soutien de l’Union Nationale de Maurice Duplessis, au pouvoir à Québec.

Fidèle serviteur de Dieu et de la Patrie, Adrien Arcand reçut autrefois le soutien d’un clergé lucide et courageux. Le Catéchisme national du mouvement d’Adrien Arcand avait reçu l’imprimatur du Cardinal Rodrigue Villeneuve, archevêque de Québec.

De France, Mgr Jouin, directeur de la Ligue Franc-Catholique et de la Revue internationale des sociétés secrètes, adressa ses encouragements à Adrien Arcand. Il dit notamment à son sujet que  » la dynamique et courageuse campagne du Canadien Adrien Arcand contre les forces du mal pourrait servir d’exemple à nos groupes similaires en France « .

SERVIAM – La Pensée politique d’Adrien Arcand, Anthologie élaborée par Paul Beaumont, préface de M. l’abbé Olivier Rioult, essai de Joseph Mérel, biographie par Rémi Tremblay, éditions Reconquista Press, 320 pages, 20 euros

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