truvada

Le Truvada est un traitement préventif qui, pris au moment des rapports sexuels, permet de diminuer de près de 86 % le risque d’être infecté par le virus du VIH. La France est le premier pays à expérimenter ce produit. Il sera remboursé à 100% à partir de 2016 et coûtera au contribuable la modique somme de 160 millions d’euros par an soit 520 euros pour 30 comprimés. Ce produit joue d’une certaine manière le rôle de préservatif. On sait que ce dernier n’élimine pas tous les risques de transmission de diverses maladies. Il en est de même du Truvada avec un taux d’échec de 16 % pour le sida ; ce qui vaut pour les usagers à jouer à la roulette russe.

Par ailleurs, il est exclu de donner à toute la population ce médicament. Il y aura un « ciblage » très difficile à faire sur les sujets « à risque » par des groupes médicaux spécialisés avec bien sûr un suivi régulier mensuel. Le produit est de plus à prendre 15 jours avant et après un rapport possiblement infectant.

En pratique le Truvada donne une impression de fausse sécurité, d’où l’abandon de l’usage du préservatif par un patient sur deux. Or ce médicament ne protège absolument pas de la syphilis, de la gonorrhée, de l’herpès, des chlamydiae etc. Il en résulte que les usagers sont beaucoup plus nombreux à attraper d’autres maladies sexuellement transmissibles.

De plus les oublis de la prise du médicament sont très fréquents. Or cela concerne 48 % des personnes qui sont suivies. À Tours, il a été mis au point un pilulier connecté à Internet. Si l’intéressé oublie de prendre son comprimé, des alertes SMS lui sont envoyées. S’il ne répond pas pour une raison ou une autre, l’équipe soignante reçoit un message internet. Comme il est exclu d’envoyer du personnel dans les ruelles du vieux Tours à la recherche de l’intéressé, faute de mieux, ce pilulier connecté permettra de juger de l’observance du traitement. Et après ? Tout au plus cela permettra de faire des statistiques.

Par ailleurs le Truvada n’est pas un bonbon ; il a des complications graves notamment l’insuffisance rénale.

Si on additionne tous ces inconvénients force est de reconnaître que « les infectiologues « espèrent » infléchir la courbe des nouvelles infections » comme le titre Le Quotidien du Médecin du 3 décembre. Espérons que l’ensemble de l’expérience et ses conséquences ont été « budgétisés » comme on dit.

Dr Jean-Pierre Dickès

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13 commentaires

  1. « Il y aura un « ciblage » très difficile à faire »

    Et, bien sûr, pour ce « ciblage », on ne parle pas de ‘discrimination ». Tout bénef!

  2. jean-pierre Dickès says:

    Pour autant de ce qui a pu être donné comme explication, il va falloir embaucher tout un personnel chargé de surveiller la bonne utilisation du produit. A ce jour ce corps sanitaire n’existe pas. Il faudra le former un minimum. L’ensemble, à ma connaissance n’a pas été budgétisé. De plus la prise du médicament n’est pas souple. Quant au ciblage des utilisateurs, vous avez raison, on se demande comment le faire. Comme un nouveau cas de sida est imputable aux homosexuels où va-t-on les chercher. Dans les bistrots, les boîtes de nuit ? Mais il y a pire encore ! Il faut savoir que selon le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), tenez-vous bien, entre 35 et 49 % des migrants sont infectés par le VIH après leur arrivée en France. (Référence: Fréquence Médecine du 1er décembre.). Vous avez bien lu. Près d’un immigrant sur deux attrape le sida en arrivant chez nous. Le contribuable va donc subir la triple peine : payer les traitements de ces gens immigrés qui auraient mieux fait de rester chez eux, payer aux autres les traitement préventif par Truvada ; payer des agents de santé chargés de les débusquer alors qu’is sont dispersés dans tout le pays. Comme disait De Gaulle « c’est grand, c’est généreux la France ».

  3. Aurelien says:

    Je me permets d’intervenir en tant que spécialiste du VIH… Le truvada dans un premier temps n’a pas tant de complications graves et encore moins l insuffisance rénale… Evidemment le rein est suivi comme pour tout médicament mais ni plus ni moins que ceux qui prennent un doliprane tous les jours, la pilule ou encore des médicaments pour une maladie chronique.

    Secondement je vous apprendrai que traité un patient séropositif coute 1500E par mois… Le truvada n’est pas une mauvaise chie dans le cas de couple serodiscordant. D ailleurs vous omettez (volontairement) que le médicament ne sera pas distribué au tout venant mais bien a ces couples. Evitant ainsi dans le futur de devoir traiter les 2…

    Tout ça mis a part, ce médicament est une bonne chose pour les couples serodiscordants il l’est moins s’il était a tout le monde. NE mélangez pas tout
    Le produit est de plus à prendre 15 jours avant et après un rapport possiblement infectant.Je ne sais pas quels sont les recommandations officielle mais dans la réalité vu la biodisponibilité et son pharmacometabolisme, le médicament peut être pris 24h avant… et non 15jours.

    Enfin votre commentaire est pitoyable, parler des migrants en relation avec le VIH et manipuler ainsi les chiffres je rigole doucement.

    • Je ne suis pas médecin mais philologue, et en tant que tel je conclus qu’Aurélien n’est pas médecin, puisqu’aucun médecin francophone ne commet les fautes de français qu’on observe chez lui.

    • Aurélien, il y a mauvaise compréhension de votre part (ce qui est un peu gênant pour un spécialiste du VIH auto-proclamé).
      Le Truvada préventif (PrEP – Pre Exposition Prophylaxy) n’est en principe pas indiqué pour les couples sérodiscordants. Dans de tels couples, la protection du partenaire séronégatif est assurée par la TasP (Treatment as Prevention), qui consiste justement à traiter le partenaire séropositif, lequel devient alors non contaminant.
      La PrEP est au contraire indiquée aux personnes qui ont des relations sexuelles « à risque », c’est-à-dire sans préservatif, avec des partenaires de statut sérologique inconnu appartenant à une catégorie à forte prévalence de VIH (principalement MSM et personnes issues d’Afrique subsaharienne).
      C’est un choix rentable pour la société, puisque cela revient à moins cher que de soigner à vie une telle personne qui deviendrait séropositive.

      • phallo93 says:

        a la limite quand on n’a pas les info on reste dans le mutisme c’est mieux que de dire de la merde !

    • jean-pierre Dickès says:

      En tant que « spécialiste » du HIV devriez savoir qu’une autre génération de ce type de produits est en préparation et qui doit être mis incessamment sur le marché. Il a été mis au point par le labo Gilead et se nome Genvoya. Pourquoi faut-il un nouvelle génération de ce type de produit. Je vous donne la réponse du labo publiée le14 décembre par le Quotidien du Médecin : « Genvoya est mois agressifs sur la densité minérale osseuse et les reins ». C’est qu’effectivement le Truvada n’a pas comme vous le dite une simple action sur le rein comparable à celle du Doliprane (paracetamol).
      Le journal ajoute que les personnes atteintes du sida pout pour 15 % d’entre eux une atteinte rénale pour 1 % de la population générale.Le Truvada aggrave cette situation d’où la recherche d’autres molécules et l’orientation vers d’autres molécules.
      Comme a dit un intervenant, vous devez effectivement être un spécialiste du HIV auto- proclamé.

  4. jean-pierre Dickès says:

    Il est paru une page entière sur le sujet dans le Quotidien du médecin. Je n’invente rien. Je ne pouvais pas me lancer dans des détails qui dépassent les limites d’un article de cette nature ( prix, usage dans les couples, délais de prise etc). Par exemple le délai de 15 jours, je ne l’ai pas sucé de mon pouce. Ainsi que l’accent sur les questions rénales. Mais surtout la question de savoir à qui il faut donner ce médicament et effectivement la nécessité d’un suivi ciblé. C’est un des problème majeurs qui a tempéré l’enthousiasme pour ce produit ; ainsi que le sentiment de sécurité qui fait oublier que le truvada n’empêche pas d’attraper d’autres maladies sexuellement transmissibles ; ce qui se traduit par l’abandon du préservatif et l’augmentation du nombre de personnes attrapant ces maladies.
    En ce qui concerne les migrants, l’info est parue un peu partout notamment dans le Figaro. Entre un tiers et la moitié des migrants attrapent le sida chez nous. Ils auraient mieux fait de rester chez eux. Par décret préfectoral bien que n’étant pas pharmacien,en tant que médecin humanitaire je suis autorisé à gérer la pharmacie de la Croix Rouge de Boulogne sur mer qui est à 20 km des camps de Calais et intervient auprès des migrants. La quasi totalité sont des noirs d’Afrique centrale qui viennent pour des motifs « économiques » comme on dit pudiquement. C’est à dire pour profiter des avantages qu’ils trouvent dans les pays occidentaux et qu’ils n’ont pas chez eux.
    Leur présence crée une insécurité qui est littéralement en train de détruire les commerces de la ville notamment de Calais.

    • jean-pierre Dickès says:

      Toujours pour Aurélien « spécialiste du VIH ». Dans Allo Docteur du 1er décembre
      Journée mondiale contre le sida
      « VIH : plus d’un tiers des migrants infectés après leur arrivée en France
      par Audrey Vaugrente
      35 à 49 % des migrants séropositifs sont infectés par le VIH après être arrivés en France. C’est la conclusion d’une étude menée auprès de 880 personnes originaires d’Afrique.etc »
      Telle est la conclusion de la journée mondiale contre le sida. Cela fait « rigoler » Aurélien parce que je « manipule les chiffres ». Moi (et eux), cela ne les fait pas rigoler.

    • Honvault says:

      Lesalut 15 jours sont faux le truvada se prend 24h à 2h avant un rapport à risque puis 1 comprimés 24h après et un autre 48h après
      Ou alors il es recommandé de l’utiliser en continu comme la pilule!!!! Il a une toxicité très faible

  5. Encore une fois vous ne comprenez rien au sujet, et ne savez pas lire une publication scientifique/médicale correctement.
    Vous sous-entendez que 35 à 49% des personnes qui migrent en France deviennent séropositives suite à leur migration. C’est bien sûr complètement faux. Ce que dit le BEH de l’InVS, c’est que parmi les migrants qui sont dépistés séropositifs en France (ce qui constitue bien sûr une très faible minorité de la totalité des migrants qui arrivent), alors 35 à 49% d’entre eux ont été contaminés après leur arrivée en France. Les 51 à 65 autres % ont été contaminés avant leur venue.

  6. Honvault says:

    A savoir que non la France n’est pas le premier pays à tester la prep!!! San Francisco grâce à se médicaments qui coûte cher n’a pas enregistré de nouveaux cas de VIH , je n’ai sans doute pas besoin de vous rappeler le prix du traitement qui lui es à vie !!

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