Une base française ainsi qu’un camp de l’ONU à Tombouctou, dans le nord du Mali, ont été la cible samedi d’une « importante attaque complexe » avec tirs de mortier et utilisation d’un « véhicule suicide ». Un casque bleu de l’Onu a été tué et plusieurs autres blessés. D’après le gouvernement malien, dix soldats français ont été blessés, alors que Paris n’a pas encore donné de précisions.

« Des terroristes portant des casques bleus et circulant à bord de deux véhicules chargés d’explosifs, l’un aux couleurs de l’armée malienne, l’autre portant les lettres ‘UN’ (ndlr, pour Onu), ont tenté de s’infiltrer dans ces camps », a précisé le gouvernement malien dans un communiqué. « La situation est à présent sous contrôle », ajoute Bamako. « Les combats ont pris fin vers 18H30 », plus de quatre heures après leur début, selon Bamako.

« C’est la première fois qu’il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou », a relevé une source sécuritaire étrangère. « C’est une attaque qu’on n’avait jamais connue », a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

Pendant ce temps l’armée française revenait de son coup en Syrie…

les chefs d’Etat major des armées française, américaine et britannique étant ce samedi, jour de l’attaque, entièrement préoccupés par les retombées de l’attaque de la Syrie la nuit précédente, le groupe qui a attaqué la base française ne pouvait pas choisir de moment plus propice pour réussir un grand coup. Ce qui n’a pas du tout été le cas de l’agression contre la Syrie par le trio de va-t-en-guerre qui n’a finalement réussi qu’à envoyer un pétard mouillé contre la Syrie et donner un signal fort en direction des djihadistes pour les encourager à continuer à se battre contre les pays anti-terroristes…

Il reste 4000 soldats français stationnés au Mali, auxquels s’ajoutent les casques bleus de la Minusma, la force de l’ONU. La Minusma comptait à fin mars 11.800 militaires et 1700 policiers au Mali.

Pendant que des terroristes islamiques tentaient d’assassiner les soldats français qui au Mali luttent contre le terrorisme islamique dont les premiers groupes en provenance de Libye sont venus y faire souche suite à l’agression de la Libye par Sarkozy, Emmanuel Macron tartarinait suite à l’agression de la Syrie quelques heures plus tôt. La Syrie qui, avec la Russie, est le pays qui lutte le plus efficacement contre le terrorisme islamique au Moyen-Orient.

Derrière le faux prétexte d’attaque chimique le complexe militaro-industriel 

Voilà un étrange paradoxe penserez-vous: La France attaque la Syrie anti-terroriste et se fait attaquer par des terroristes au Mali? Pas tant que cela si on cherche au-delà des apparences et des prétextes, les raisons réelles de ce bombardement de la Syrie, hier.

La France comme la Grande-Bretagne sont derrière les États-unis et la Russie les plus gros marchands d’armes du monde. Or la victoire des Russes en Syrie leur a offert une vitrine extraordinaire de l’efficacité des armes russes. Face à cela la défaite du trio France, Royaume-uni et USA sur le même théâtre de guerre leur est désastreuse sur le plan du commerce des armes. Il leur faut donc démontrer que leurs armes sont de taille à se mesurer aux armes russes. Quant à la guerre que mène la France au Sahel, jusqu’à présent elle n’a pas fait autant d’éclats que nous pourrions le souhaiter.

La guerre en Libye fut un succès pour le commerce des armes françaises

D’ailleurs c’est le seul avantage que la France avait retiré de sa guerre contre la Libye. Si sur tous les autres plans la guerre en Libye a été désastreuse pour la France et pour la paix, en revanche le fait que la France quasiment seule ait fait la guerre contre la Libye a été une démonstration grandeur nature des capacités de l’armée française, et les retombées ont été avantageuses du côté du commerce des armes et de la crédibilité stratégique de l’armée française.

Ce résultat en terme de gros sous pour l’industrie militaire a été concluant. Car ce fut un test grandeur nature qui a coûté en réalité très cher à la population française, puisque depuis, cette guerre a déstabilisé la Libye, ce pays riche et stable politiquement qui servait de tampon à l’immigration d’Afrique vers l’Union européenne. La chute du régime et le chaos qui s’en est suivi a ouvert les vannes à l’immigration musulmane de masse et au terrorisme islamique en France notamment. En effet les terroristes islamiques qui ont servi de piétaille aux pays occidentaux et notamment à la France, contre le pouvoir établi en Libye se sont trouvés désœuvrés après la fin de cette guerre libyenne et se sont répandus en Afrique vers le Mali et les pays alentours où, maintenant nos soldats se font tuer… mais M. Macron a préféré, hier, en remettre une couche !

C’est ainsi, tant que des pays comme les USA , la France et la Grande-Bretagne mettront les intérêts de leurs complexes militaro-industriels avant les intérêts de leur population, jamais ils ne se battront pour la paix.

Bon, d’accord, du côté d’Emmanuel Macron comme de Donald Trump et de Teresa May, l’enjeu de cette guéguerre n’était pas uniquement en faveur du complexe militaro-industriel, il y avait aussi les contestations internes desquelles il fallait détourner le regard des actualités… mais ces raisons circonstancielles tombaient à pic pour une tentative de pub en faveur des marchands d’arme qui commencent à s’impatienter…

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Un commentaire

  1. Yseult says:

    Analyse amplement confirmée à propos du retard que les pays occidentaux sont en train de prendre à propos de la crédibilité de leurs armes:
    «Actuellement, en 2018, nous voyons que la situation militaro-technologique a radicalement changé en faveur de la Russie», a souligné le diplomate. «Nous avons une réponse digne à toute tentative de pression forcée de la part des États-Unis»

    «Tôt ou tard, nos collègues américains devront négocier avec nous. Et il serait sans doute plus utile pour eux de le faire plus tôt que tard, puisque le poids militaro-technologique des États-Unis dans la répartition mondiale des forces diminue constamment», a conclu le directeur du département de non-prolifération et de contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères, Vladimir Ermakov.
    https://fr.sputniknews.com/international/201804151035956494-moscou-usa-pression-reponse/

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