police-vietnam

Dans la province vietnamienne de Lao Cai, au moins 30 agents du gouvernement ont pris d’assaut une maison faisant office d’église, frappant les fidèles et empêchant la célébration de la messe.
L’opération de police a eu lieu il y a deux jours dans le district de Mung Khuong. Le Père Van Thanh Nguyn officiait quand la police lui a ordonné de suspendre la célébration. Les agents ont expulsé les fidèles du lieu de culte, les battant et arrêtant deux personnes, dont un jeune de 14 ans.

Trn T.T, témoin, raconte : «Parmi les policiers qui ont pris d’assaut la place, il y avait Nguyn QUC Huong, vice-président du district, et deux vice-présidents d’organisations gouvernementales« . Selon Phan T.L, qui été aussi présent, c’était Huong « qui a ordonné à la police de venir à l’église. »

Les agents ont menacé les paroissiens et ont ordonné au Père Van Thành de se rendre au siège de la police pour y être « interrogé ».

Les autorités communistes de Lao Cai ont multiplié les menaces et les violences contre la minorité chrétienne. Elles ne permettent pas l’enregistrement de lieux de culte, considérant illégale toute célébration chrétienne qui a lieu. Certains paroissiens racontent que plusieurs fois, il a été demandé aux autorités locales la possibilité de construire une petite église, mais que cela a toujours été refusé. Par conséquent, ils louent des maisons pour y célébrer la messe.

La police affirme que le prêtre n’a pas le droit de célébrer une messe ni les paroissiens celui d’y participer. Quand elle trouve un lieu où se célèbre le culte, la police accuse le prêtre de troubler l’ordre public. 

Malgré ces persécutions, les fidèles des zones montagneuses du nord ne se résignent pas : «Nous espérons que le gouvernement va finir par accepter que nous ayons une église. Chaque jour, nous célébrons la messe et prions pour nos familles et la société « .

« Je suis catholique. Je l’ai signalé aux autorités, et j’ai dit que je voulais faire don de ma propriété pour la construction de l’église. On ne me le permet pas « , raconte Tm TT.

 

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5 commentaires

  1. Quéniart says:

    par contre si cela avait été 1 synagogue l’état accepterait de suite

  2. David Corbusier says:

    Voici un superbe texte d’un ami qui a quitté la FSSPX, il y a plusieurs années.
    À Méditer.
    La FSSPX est-elle en train de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre L’épreuve des faits?
    Dans la foulée de la démission de l’abbé Roy, et de la cinquantaine d’autres prêtres (et même un évêque, Mgr Williamson) qui se sont séparés de la FSSPX ces dernières années au motif que la direction actuelle s’éloigne trop de l’idéologie de Mgr Lefebvre, on a le droit de se demander s’ils ont raison.

    Pour y voir plus clair, il suffit de poser à Mgr Fellay, actuel directeur de la FSSPX, les mêmes questions qu’on a posé déjà à Mgr Lefebvre, et de comparer les réponses.

    Une difficulté surgit immédiatement, c’est que Mgr Lefebvre avait toujours deux réponses contradictoires pour chacune des questions, dépendamment s’il répondait en s’adressant aux fidèles, ou s’il s’adressait au Vatican.

    Devant les fidèles, il enseigne que Jean-Paul II est un hérétique, Vatican II est l’oeuvre du démon, et “nous n’avons rien à négocier avec le diable”.

    Mais devant Jean-Paul II, le discours est exactement le contraire. Voici en appui, trois documents, qui correspondent à une triple profession de foi envers Jean-Paul II, et bien sûr, un appui sans équivoque à Vatican II.

    1ère profession de foi à Jean-Paul II :

    Séminaire international Saint-Pie X, le 8 mars 1980.

    Très Saint-Père,

    Afin de mettre fin à des doutes qui se répandent actuellement soit à Rome, soit dans certains milieux traditionalistes d’Europe et même d’Amérique concernant mon attitude et ma pensée vis-à-vis du Pape, du Concile et de la Messe du Novus Ordo, et craignant que ces doutes ne parviennent jusqu’à Votre Sainteté, je me permets d’affirmer à nouveau ce que j’ai toujours exprimé :

    1. Que je n’ai aucune hésitation sur la légitimité et la validité de Votre élection et qu’en conséquence je ne puis tolérer que l’on n’adresse pas à Dieu les prières prescrites par la Sainte Église pour Votre Sainteté. J’ai dû déjà sévir et continue de le faire vis-à-vis de quelques séminaristes et quelques prêtres qui se sont laissés influencer par quelques ecclésiastiques étrangers à la Fraternité.

    2. Que je sois pleinement d’accord avec le jugement que Votre Sainteté a porté sur le Concile Vatican II, le 6 novembre 1978 à la réunion du Sacré Collège : “Que le Concile doit être compris à la lumière de toute la Tradition et sur la base du Magistère constant de la Sainte Église”.

    3. Quant à la Messe du Novus Ordo, malgré toutes les réserves qu’on doit faire à son égard, je n’ai jamais affirmé qu’elle soit de soi invalide ou hérétique.

    Je rends grâce à Dieu et à Votre Sainteté, si ces claires déclarations pouvaient hâter le libre usage de la liturgie traditionnelle et la reconnaissance par l’Église de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ainsi que de tous ceux qui, souscrivant à ces déclarations, se sont efforcés de sauver l’Église en perpétuant la Tradition.

    Que Votre Sainteté daigne agréer mes sentiments de profond et filial respect in Xto et Maria.

    Marcel Lefebvre
    Ancien Archevêque-Évêque de Tulle.

    (“Comunione e Liberazione” – 30 jours: “Deux lettres pour une histoire à écrire” (année II, n°7, juillet 1988, p.16))

    2e profession de foi à Jean-Paul II :
    Écône, le 4 avril 1981.

    Éminence,

    Monsieur l’Abbé du Chalard m’a bien remis votre lettre du 19 février 1981, dont j’ai pris connaissance.

    Voici les réponses aux quatre demandes que votre lettre exprime :

    1. Si certaines de mes paroles ou certains de mes actes ont déplu au Saint-Siège, je le regrette vivement.

    2. Je réaffirme au sujet du Concile que je souscris à la parole du Saint-Père demandant qu’on le reçoive “à la lumière de la Tradition et du Magistère constant de l’Église”.

    3. Quant à la Réforme liturgique, j’ai signé moi-même le décret conciliaire et je n’ai jamais affirmé que les applications étaient de soi invalides et hérétiques.

    4. L’envoi du Délégué Pontifical facilitera la solution des problèmes et en même temps la normalisation de nos activités.

    Espérant qu’on voudra bien ne pas mettre en doute notre attachement à l’Église catholique et romaine, et au successeur de Pierre ; souhaitant que nos réponses soient jugées suffisantes pour l’envoi du Délégué Pontifical qui sera le bienvenu dans nos maisons, je vous prie, Éminence, d’agréer mes sentiments respectueux et cordialement dévoués in Xto et Maria.

    Marcel Lefebvre.

    Si le Saint-Père désire me recevoir, je demeure toujours à son entière disposition.

    (“Comunione e Liberazione” – 30 jours: “Deux lettres pour une histoire à écrire” (année II, n°7, juillet 1988, p.16))

    3e profession de foi à Jean-Paul II :

    “Moi, Marcel Lefebvre, archevêque émérite de Tulle, ainsi que les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X par moi fondée :

    1. Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Église catholique et au Pontife romain, son pasteur suprême, vicaire du Christ, successeur du bienheureux Pierre dans sa primauté et chef du corps des Évêques.

    2. Nous déclarons accepter la doctrine contenue dans le numéro 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II sur le Magistère ecclésiastique et l’adhésion qui lui est due.

    3. À propos de certains points enseignés par le Concile Vatican II ou concernant les réformes postérieures de la liturgie et du droit, et qui nous paraissent difficilement conciliables avec la Tradition, nous nous engageons à avoir une attitude positive d’étude et de communication avec le Siège apostolique, en évitant toute polémique.

    4. Nous déclarons, en outre, reconnaître la validité du Sacrifice de la Messe et des sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Église et selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel et des Rituels des sacrements promulgués par les Papes Paul VI et Jean-Paul II.

    5. Enfin, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Église et les lois ecclésiastiques, spécialement celles contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le Pape Jean-Paul II, restant sauve la discipline spéciale concédée à la Fraternité par une loi particulière.”

    (Termes de l’accord du protocole 5 mai 1988 souscrits par Mgr Lefebvre tels qu’ils sont reproduits par l’Obsservatore Romano du 17 juin 1988 (page 1))

    Il est bon ici de rappeler que Mgr Lefebvre a pris activement part aux travaux du Concile Vatican II et qu’il a signé la déclaration finale, qu’on sait être clairement hérétique.

    Officiellement, devant les fidèles, il se serait rétracté quelques jours plus tard… pour appuyer de nouveau le Concile les années suivantes, comme en témoigne ces documents. Sa rétractation semble hypocrite et purement opportuniste, sans intentions véritables.

    Ce double discours est un des signes sensibles de la fausse vertu d’un faux pasteur.

    « Quelque adroite que soit la dissimulation, quelque imposante que soit la fausse piété, elle ne saurait longtemps contrefaire la véritable vertu; bientôt l’artifice paraît, et le masque tombe. La véritable piété, de même que la nature, a un caractère et des traits qu’on ne copie qu’imparfaitement. La fausse vertu aime le partage; elle sert Dieu avec ménagement et avec réserve. On veut plaire à Dieu, mais on ne veut pas déplaire au monde; ce sont deux maîtres bien opposés qu’elle prétend servir ensemble. La véritable vertu, au contraire, hait tout partage; elle sait qu’on ne saurait servir en même temps ces deux maîtres, et elle n’oublie jamais cet oracle: « Aut unum odio habebit et alterum diliget: ou il haira l’un et aimera l’autre, ou, il respectera celui-là et il méprisera celui-ci. »
    Bollandistes, tome 16

    Et cette histoire est d’autant plus compromettante qu’il est interdit pour un Catholique de reconnaître la validité d’un concile et de refuser de s’y conformer. Un concile ne peut pas ne pas être catholique s’il est fait dans l’Église, parce qu’il devient alors partie de l’enseignement du magistère infaillible de l’Église. Si un concile enseigne une hérésie, c’est que la secte qui l’a pondu n’est pas catholique, tout simplement. C’est là un des arguments par lequel l’anti-pape Jean XXIII (celui de 1410, faut-il préciser) fut dénoncé lors du Grand Schisme d’Occident.

    « Que celui qui ne reçoit pas les conciles œcuméniques comme les Évangiles soit maudit et excommunié. »
    Saint Théodore le Cénobiarque

    Notons, au passage, que Mgr Fellay, actuel supérieur de la FSSPX, joue exactement ce même jeu de la dualité de discours.

    Devant les fidèles, il prétend s’opposer à Vatican II, et “demeurer ferme” dans les négociations avec le Vatican. Mais dans les faits, il est agenouillé le front à terre devant le pontife romain. Je ne m’attarderai pas là-dessus, mais voici seulement quelques extraits d’une déclaration doctrinale de Mgr Fellay envers Benoit XVI en 2012. On note une réutilisation quasiment mot pour mot de certaines formules déjà utilisées par Mgr Lefebvre 30 ans plus tôt.

    Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Eglise catholique et au Pontife romain, son Pasteur suprême, Vicaire du Christ, successeur de Pierre et chef du Corps des évêques.

    Nous déclarons accepter les enseignements du Magistère de l’Eglise en matière de foi et de morale, en donnant à chaque affirmation doctrinale le degré d’adhésion requis, selon la doctrine contenue dans le nº 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II.

    […]

    L’entière Tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de la compréhension des enseignements du Concile Vatican II, lequel à son tour éclaire – c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement – certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement

    […]

    Nous déclarons reconnaître la validité du sacrifice de la Messe et des Sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel romain et des Rituels des Sacrements légitimement promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II.

    […]

    En suivant les critères énoncés ci-dessus (III, 5), ainsi que le canon 21 du Code, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Eglise et les lois ecclésiastiques, spécialement celles qui sont contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II (1983) et dans le code de droit canon des Eglises orientales promulgué par le même Pontife (1990), restant sauve la discipline à concéder à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par une loi particulière.

    (Déclaration doctrinale du 15 avril 2012, envoyée au cardinal Levada par Mgr Fellay (Publié sur LaSapiniere.info )

    Ce qui est vraiment très ironique, c’est que La Sapinière, qui a publié ce dernier document, et qui se définit comme une coalition des prêtres anti-ralliements, accuse Mgr Fellay de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre. Pourtant, comme je viens de l’exposer, le texte de Mgr Fellay reproduit presque mot pour mot les deux premiers paragraphes d’une lettre ayant exactement la même intention, signée par Mgr Lefebvre lui-même en 1988.

    Cette division supplémentaire dans les rangs traditionalistes, basée sur des faux arguments de surcroit, n’est qu’une conséquence logique, déjà prédite par Saint Robert Bellarmin, à l’effet que c’est un comportement typique des sectaires que de se diviser sous le prétexte d’être plus conformes à l’esprit du fondateur…

    Tout cela nous montre en fait que la FSSPX n’est pas en train de se corrompre. Elle l’était déjà dès sa fondation, car les intentions libérales de Mgr Lefebvre étaient viciées dès le tout premier jour. La tangente libérale qui prend de l’ampleur aujourd’hui n’est que le germe de la graine semée par la dialectique libérale traditionaliste menée par Mgr Lefebvre et ses maîtres illuministes.
    Voici un superbe texte d’un ami qui a quitté la FSSPX, il y a plusieurs années.
    À Méditer.
    La FSSPX est-elle en train de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre L’épreuve des faits?
    Dans la foulée de la démission de l’abbé Roy, et de la cinquantaine d’autres prêtres (et même un évêque, Mgr Williamson) qui se sont séparés de la FSSPX ces dernières années au motif que la direction actuelle s’éloigne trop de l’idéologie de Mgr Lefebvre, on a le droit de se demander s’ils ont raison.

    Pour y voir plus clair, il suffit de poser à Mgr Fellay, actuel directeur de la FSSPX, les mêmes questions qu’on a posé déjà à Mgr Lefebvre, et de comparer les réponses.

    Une difficulté surgit immédiatement, c’est que Mgr Lefebvre avait toujours deux réponses contradictoires pour chacune des questions, dépendamment s’il répondait en s’adressant aux fidèles, ou s’il s’adressait au Vatican.

    Devant les fidèles, il enseigne que Jean-Paul II est un hérétique, Vatican II est l’oeuvre du démon, et “nous n’avons rien à négocier avec le diable”.

    Mais devant Jean-Paul II, le discours est exactement le contraire. Voici en appui, trois documents, qui correspondent à une triple profession de foi envers Jean-Paul II, et bien sûr, un appui sans équivoque à Vatican II.

    1ère profession de foi à Jean-Paul II :

    Séminaire international Saint-Pie X, le 8 mars 1980.

    Très Saint-Père,

    Afin de mettre fin à des doutes qui se répandent actuellement soit à Rome, soit dans certains milieux traditionalistes d’Europe et même d’Amérique concernant mon attitude et ma pensée vis-à-vis du Pape, du Concile et de la Messe du Novus Ordo, et craignant que ces doutes ne parviennent jusqu’à Votre Sainteté, je me permets d’affirmer à nouveau ce que j’ai toujours exprimé :

    1. Que je n’ai aucune hésitation sur la légitimité et la validité de Votre élection et qu’en conséquence je ne puis tolérer que l’on n’adresse pas à Dieu les prières prescrites par la Sainte Église pour Votre Sainteté. J’ai dû déjà sévir et continue de le faire vis-à-vis de quelques séminaristes et quelques prêtres qui se sont laissés influencer par quelques ecclésiastiques étrangers à la Fraternité.

    2. Que je sois pleinement d’accord avec le jugement que Votre Sainteté a porté sur le Concile Vatican II, le 6 novembre 1978 à la réunion du Sacré Collège : “Que le Concile doit être compris à la lumière de toute la Tradition et sur la base du Magistère constant de la Sainte Église”.

    3. Quant à la Messe du Novus Ordo, malgré toutes les réserves qu’on doit faire à son égard, je n’ai jamais affirmé qu’elle soit de soi invalide ou hérétique.

    Je rends grâce à Dieu et à Votre Sainteté, si ces claires déclarations pouvaient hâter le libre usage de la liturgie traditionnelle et la reconnaissance par l’Église de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ainsi que de tous ceux qui, souscrivant à ces déclarations, se sont efforcés de sauver l’Église en perpétuant la Tradition.

    Que Votre Sainteté daigne agréer mes sentiments de profond et filial respect in Xto et Maria.

    Marcel Lefebvre
    Ancien Archevêque-Évêque de Tulle.

    (“Comunione e Liberazione” – 30 jours: “Deux lettres pour une histoire à écrire” (année II, n°7, juillet 1988, p.16))

    2e profession de foi à Jean-Paul II :
    Écône, le 4 avril 1981.

    Éminence,

    Monsieur l’Abbé du Chalard m’a bien remis votre lettre du 19 février 1981, dont j’ai pris connaissance.

    Voici les réponses aux quatre demandes que votre lettre exprime :

    1. Si certaines de mes paroles ou certains de mes actes ont déplu au Saint-Siège, je le regrette vivement.

    2. Je réaffirme au sujet du Concile que je souscris à la parole du Saint-Père demandant qu’on le reçoive “à la lumière de la Tradition et du Magistère constant de l’Église”.

    3. Quant à la Réforme liturgique, j’ai signé moi-même le décret conciliaire et je n’ai jamais affirmé que les applications étaient de soi invalides et hérétiques.

    4. L’envoi du Délégué Pontifical facilitera la solution des problèmes et en même temps la normalisation de nos activités.

    Espérant qu’on voudra bien ne pas mettre en doute notre attachement à l’Église catholique et romaine, et au successeur de Pierre ; souhaitant que nos réponses soient jugées suffisantes pour l’envoi du Délégué Pontifical qui sera le bienvenu dans nos maisons, je vous prie, Éminence, d’agréer mes sentiments respectueux et cordialement dévoués in Xto et Maria.

    Marcel Lefebvre.

    Si le Saint-Père désire me recevoir, je demeure toujours à son entière disposition.

    (“Comunione e Liberazione” – 30 jours: “Deux lettres pour une histoire à écrire” (année II, n°7, juillet 1988, p.16))

    3e profession de foi à Jean-Paul II :

    “Moi, Marcel Lefebvre, archevêque émérite de Tulle, ainsi que les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X par moi fondée :

    1. Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Église catholique et au Pontife romain, son pasteur suprême, vicaire du Christ, successeur du bienheureux Pierre dans sa primauté et chef du corps des Évêques.

    2. Nous déclarons accepter la doctrine contenue dans le numéro 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II sur le Magistère ecclésiastique et l’adhésion qui lui est due.

    3. À propos de certains points enseignés par le Concile Vatican II ou concernant les réformes postérieures de la liturgie et du droit, et qui nous paraissent difficilement conciliables avec la Tradition, nous nous engageons à avoir une attitude positive d’étude et de communication avec le Siège apostolique, en évitant toute polémique.

    4. Nous déclarons, en outre, reconnaître la validité du Sacrifice de la Messe et des sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Église et selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel et des Rituels des sacrements promulgués par les Papes Paul VI et Jean-Paul II.

    5. Enfin, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Église et les lois ecclésiastiques, spécialement celles contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le Pape Jean-Paul II, restant sauve la discipline spéciale concédée à la Fraternité par une loi particulière.”

    (Termes de l’accord du protocole 5 mai 1988 souscrits par Mgr Lefebvre tels qu’ils sont reproduits par l’Obsservatore Romano du 17 juin 1988 (page 1))

    Il est bon ici de rappeler que Mgr Lefebvre a pris activement part aux travaux du Concile Vatican II et qu’il a signé la déclaration finale, qu’on sait être clairement hérétique.

    Officiellement, devant les fidèles, il se serait rétracté quelques jours plus tard… pour appuyer de nouveau le Concile les années suivantes, comme en témoigne ces documents. Sa rétractation semble hypocrite et purement opportuniste, sans intentions véritables.

    Ce double discours est un des signes sensibles de la fausse vertu d’un faux pasteur.

    « Quelque adroite que soit la dissimulation, quelque imposante que soit la fausse piété, elle ne saurait longtemps contrefaire la véritable vertu; bientôt l’artifice paraît, et le masque tombe. La véritable piété, de même que la nature, a un caractère et des traits qu’on ne copie qu’imparfaitement. La fausse vertu aime le partage; elle sert Dieu avec ménagement et avec réserve. On veut plaire à Dieu, mais on ne veut pas déplaire au monde; ce sont deux maîtres bien opposés qu’elle prétend servir ensemble. La véritable vertu, au contraire, hait tout partage; elle sait qu’on ne saurait servir en même temps ces deux maîtres, et elle n’oublie jamais cet oracle: « Aut unum odio habebit et alterum diliget: ou il haira l’un et aimera l’autre, ou, il respectera celui-là et il méprisera celui-ci. »
    Bollandistes, tome 16

    Et cette histoire est d’autant plus compromettante qu’il est interdit pour un Catholique de reconnaître la validité d’un concile et de refuser de s’y conformer. Un concile ne peut pas ne pas être catholique s’il est fait dans l’Église, parce qu’il devient alors partie de l’enseignement du magistère infaillible de l’Église. Si un concile enseigne une hérésie, c’est que la secte qui l’a pondu n’est pas catholique, tout simplement. C’est là un des arguments par lequel l’anti-pape Jean XXIII (celui de 1410, faut-il préciser) fut dénoncé lors du Grand Schisme d’Occident.

    « Que celui qui ne reçoit pas les conciles œcuméniques comme les Évangiles soit maudit et excommunié. »
    Saint Théodore le Cénobiarque

    Notons, au passage, que Mgr Fellay, actuel supérieur de la FSSPX, joue exactement ce même jeu de la dualité de discours.

    Devant les fidèles, il prétend s’opposer à Vatican II, et “demeurer ferme” dans les négociations avec le Vatican. Mais dans les faits, il est agenouillé le front à terre devant le pontife romain. Je ne m’attarderai pas là-dessus, mais voici seulement quelques extraits d’une déclaration doctrinale de Mgr Fellay envers Benoit XVI en 2012. On note une réutilisation quasiment mot pour mot de certaines formules déjà utilisées par Mgr Lefebvre 30 ans plus tôt.

    Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Eglise catholique et au Pontife romain, son Pasteur suprême, Vicaire du Christ, successeur de Pierre et chef du Corps des évêques.

    Nous déclarons accepter les enseignements du Magistère de l’Eglise en matière de foi et de morale, en donnant à chaque affirmation doctrinale le degré d’adhésion requis, selon la doctrine contenue dans le nº 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II.

    […]

    L’entière Tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de la compréhension des enseignements du Concile Vatican II, lequel à son tour éclaire – c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement – certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement

    […]

    Nous déclarons reconnaître la validité du sacrifice de la Messe et des Sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel romain et des Rituels des Sacrements légitimement promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II.

    […]

    En suivant les critères énoncés ci-dessus (III, 5), ainsi que le canon 21 du Code, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Eglise et les lois ecclésiastiques, spécialement celles qui sont contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II (1983) et dans le code de droit canon des Eglises orientales promulgué par le même Pontife (1990), restant sauve la discipline à concéder à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par une loi particulière.

    (Déclaration doctrinale du 15 avril 2012, envoyée au cardinal Levada par Mgr Fellay (Publié sur LaSapiniere.info )

    Ce qui est vraiment très ironique, c’est que La Sapinière, qui a publié ce dernier document, et qui se définit comme une coalition des prêtres anti-ralliements, accuse Mgr Fellay de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre. Pourtant, comme je viens de l’exposer, le texte de Mgr Fellay reproduit presque mot pour mot les deux premiers paragraphes d’une lettre ayant exactement la même intention, signée par Mgr Lefebvre lui-même en 1988.

    Cette division supplémentaire dans les rangs traditionalistes, basée sur des faux arguments de surcroit, n’est qu’une conséquence logique, déjà prédite par Saint Robert Bellarmin, à l’effet que c’est un comportement typique des sectaires que de se diviser sous le prétexte d’être plus conformes à l’esprit du fondateur…

    Tout cela nous montre en fait que la FSSPX n’est pas en train de se corrompre. Elle l’était déjà dès sa fondation, car les intentions libérales de Mgr Lefebvre étaient viciées dès le tout premier jour. La tangente libérale qui prend de l’ampleur aujourd’hui n’est que le germe de la graine semée par la dialectique libérale traditionaliste menée par Mgr Lefebvre et ses maîtres illuministes.
    Voici un superbe texte d’un ami qui a quitté la FSSPX, il y a plusieurs années.
    À Méditer.
    La FSSPX est-elle en train de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre L’épreuve des faits?
    Dans la foulée de la démission de l’abbé Roy, et de la cinquantaine d’autres prêtres (et même un évêque, Mgr Williamson) qui se sont séparés de la FSSPX ces dernières années au motif que la direction actuelle s’éloigne trop de l’idéologie de Mgr Lefebvre, on a le droit de se demander s’ils ont raison.

    Pour y voir plus clair, il suffit de poser à Mgr Fellay, actuel directeur de la FSSPX, les mêmes questions qu’on a posé déjà à Mgr Lefebvre, et de comparer les réponses.

    Une difficulté surgit immédiatement, c’est que Mgr Lefebvre avait toujours deux réponses contradictoires pour chacune des questions, dépendamment s’il répondait en s’adressant aux fidèles, ou s’il s’adressait au Vatican.

    Devant les fidèles, il enseigne que Jean-Paul II est un hérétique, Vatican II est l’oeuvre du démon, et “nous n’avons rien à négocier avec le diable”.

    Mais devant Jean-Paul II, le discours est exactement le contraire. Voici en appui, trois documents, qui correspondent à une triple profession de foi envers Jean-Paul II, et bien sûr, un appui sans équivoque à Vatican II.

    1ère profession de foi à Jean-Paul II :

    Séminaire international Saint-Pie X, le 8 mars 1980.

    Très Saint-Père,

    Afin de mettre fin à des doutes qui se répandent actuellement soit à Rome, soit dans certains milieux traditionalistes d’Europe et même d’Amérique concernant mon attitude et ma pensée vis-à-vis du Pape, du Concile et de la Messe du Novus Ordo, et craignant que ces doutes ne parviennent jusqu’à Votre Sainteté, je me permets d’affirmer à nouveau ce que j’ai toujours exprimé :

    1. Que je n’ai aucune hésitation sur la légitimité et la validité de Votre élection et qu’en conséquence je ne puis tolérer que l’on n’adresse pas à Dieu les prières prescrites par la Sainte Église pour Votre Sainteté. J’ai dû déjà sévir et continue de le faire vis-à-vis de quelques séminaristes et quelques prêtres qui se sont laissés influencer par quelques ecclésiastiques étrangers à la Fraternité.

    2. Que je sois pleinement d’accord avec le jugement que Votre Sainteté a porté sur le Concile Vatican II, le 6 novembre 1978 à la réunion du Sacré Collège : “Que le Concile doit être compris à la lumière de toute la Tradition et sur la base du Magistère constant de la Sainte Église”.

    3. Quant à la Messe du Novus Ordo, malgré toutes les réserves qu’on doit faire à son égard, je n’ai jamais affirmé qu’elle soit de soi invalide ou hérétique.

    Je rends grâce à Dieu et à Votre Sainteté, si ces claires déclarations pouvaient hâter le libre usage de la liturgie traditionnelle et la reconnaissance par l’Église de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ainsi que de tous ceux qui, souscrivant à ces déclarations, se sont efforcés de sauver l’Église en perpétuant la Tradition.

    Que Votre Sainteté daigne agréer mes sentiments de profond et filial respect in Xto et Maria.

    Marcel Lefebvre
    Ancien Archevêque-Évêque de Tulle.

    (“Comunione e Liberazione” – 30 jours: “Deux lettres pour une histoire à écrire” (année II, n°7, juillet 1988, p.16))

    2e profession de foi à Jean-Paul II :
    Écône, le 4 avril 1981.

    Éminence,

    Monsieur l’Abbé du Chalard m’a bien remis votre lettre du 19 février 1981, dont j’ai pris connaissance.

    Voici les réponses aux quatre demandes que votre lettre exprime :

    1. Si certaines de mes paroles ou certains de mes actes ont déplu au Saint-Siège, je le regrette vivement.

    2. Je réaffirme au sujet du Concile que je souscris à la parole du Saint-Père demandant qu’on le reçoive “à la lumière de la Tradition et du Magistère constant de l’Église”.

    3. Quant à la Réforme liturgique, j’ai signé moi-même le décret conciliaire et je n’ai jamais affirmé que les applications étaient de soi invalides et hérétiques.

    4. L’envoi du Délégué Pontifical facilitera la solution des problèmes et en même temps la normalisation de nos activités.

    Espérant qu’on voudra bien ne pas mettre en doute notre attachement à l’Église catholique et romaine, et au successeur de Pierre ; souhaitant que nos réponses soient jugées suffisantes pour l’envoi du Délégué Pontifical qui sera le bienvenu dans nos maisons, je vous prie, Éminence, d’agréer mes sentiments respectueux et cordialement dévoués in Xto et Maria.

    Marcel Lefebvre.

    Si le Saint-Père désire me recevoir, je demeure toujours à son entière disposition.

    (“Comunione e Liberazione” – 30 jours: “Deux lettres pour une histoire à écrire” (année II, n°7, juillet 1988, p.16))

    3e profession de foi à Jean-Paul II :

    “Moi, Marcel Lefebvre, archevêque émérite de Tulle, ainsi que les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X par moi fondée :

    1. Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Église catholique et au Pontife romain, son pasteur suprême, vicaire du Christ, successeur du bienheureux Pierre dans sa primauté et chef du corps des Évêques.

    2. Nous déclarons accepter la doctrine contenue dans le numéro 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II sur le Magistère ecclésiastique et l’adhésion qui lui est due.

    3. À propos de certains points enseignés par le Concile Vatican II ou concernant les réformes postérieures de la liturgie et du droit, et qui nous paraissent difficilement conciliables avec la Tradition, nous nous engageons à avoir une attitude positive d’étude et de communication avec le Siège apostolique, en évitant toute polémique.

    4. Nous déclarons, en outre, reconnaître la validité du Sacrifice de la Messe et des sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Église et selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel et des Rituels des sacrements promulgués par les Papes Paul VI et Jean-Paul II.

    5. Enfin, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Église et les lois ecclésiastiques, spécialement celles contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le Pape Jean-Paul II, restant sauve la discipline spéciale concédée à la Fraternité par une loi particulière.”

    (Termes de l’accord du protocole 5 mai 1988 souscrits par Mgr Lefebvre tels qu’ils sont reproduits par l’Obsservatore Romano du 17 juin 1988 (page 1))

    Il est bon ici de rappeler que Mgr Lefebvre a pris activement part aux travaux du Concile Vatican II et qu’il a signé la déclaration finale, qu’on sait être clairement hérétique.

    Officiellement, devant les fidèles, il se serait rétracté quelques jours plus tard… pour appuyer de nouveau le Concile les années suivantes, comme en témoigne ces documents. Sa rétractation semble hypocrite et purement opportuniste, sans intentions véritables.

    Ce double discours est un des signes sensibles de la fausse vertu d’un faux pasteur.

    « Quelque adroite que soit la dissimulation, quelque imposante que soit la fausse piété, elle ne saurait longtemps contrefaire la véritable vertu; bientôt l’artifice paraît, et le masque tombe. La véritable piété, de même que la nature, a un caractère et des traits qu’on ne copie qu’imparfaitement. La fausse vertu aime le partage; elle sert Dieu avec ménagement et avec réserve. On veut plaire à Dieu, mais on ne veut pas déplaire au monde; ce sont deux maîtres bien opposés qu’elle prétend servir ensemble. La véritable vertu, au contraire, hait tout partage; elle sait qu’on ne saurait servir en même temps ces deux maîtres, et elle n’oublie jamais cet oracle: « Aut unum odio habebit et alterum diliget: ou il haira l’un et aimera l’autre, ou, il respectera celui-là et il méprisera celui-ci. »
    Bollandistes, tome 16

    Et cette histoire est d’autant plus compromettante qu’il est interdit pour un Catholique de reconnaître la validité d’un concile et de refuser de s’y conformer. Un concile ne peut pas ne pas être catholique s’il est fait dans l’Église, parce qu’il devient alors partie de l’enseignement du magistère infaillible de l’Église. Si un concile enseigne une hérésie, c’est que la secte qui l’a pondu n’est pas catholique, tout simplement. C’est là un des arguments par lequel l’anti-pape Jean XXIII (celui de 1410, faut-il préciser) fut dénoncé lors du Grand Schisme d’Occident.

    « Que celui qui ne reçoit pas les conciles œcuméniques comme les Évangiles soit maudit et excommunié. »
    Saint Théodore le Cénobiarque

    Notons, au passage, que Mgr Fellay, actuel supérieur de la FSSPX, joue exactement ce même jeu de la dualité de discours.

    Devant les fidèles, il prétend s’opposer à Vatican II, et “demeurer ferme” dans les négociations avec le Vatican. Mais dans les faits, il est agenouillé le front à terre devant le pontife romain. Je ne m’attarderai pas là-dessus, mais voici seulement quelques extraits d’une déclaration doctrinale de Mgr Fellay envers Benoit XVI en 2012. On note une réutilisation quasiment mot pour mot de certaines formules déjà utilisées par Mgr Lefebvre 30 ans plus tôt.

    Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Eglise catholique et au Pontife romain, son Pasteur suprême, Vicaire du Christ, successeur de Pierre et chef du Corps des évêques.

    Nous déclarons accepter les enseignements du Magistère de l’Eglise en matière de foi et de morale, en donnant à chaque affirmation doctrinale le degré d’adhésion requis, selon la doctrine contenue dans le nº 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II.

    […]

    L’entière Tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de la compréhension des enseignements du Concile Vatican II, lequel à son tour éclaire – c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement – certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement

    […]

    Nous déclarons reconnaître la validité du sacrifice de la Messe et des Sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel romain et des Rituels des Sacrements légitimement promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II.

    […]

    En suivant les critères énoncés ci-dessus (III, 5), ainsi que le canon 21 du Code, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Eglise et les lois ecclésiastiques, spécialement celles qui sont contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II (1983) et dans le code de droit canon des Eglises orientales promulgué par le même Pontife (1990), restant sauve la discipline à concéder à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par une loi particulière.

    (Déclaration doctrinale du 15 avril 2012, envoyée au cardinal Levada par Mgr Fellay (Publié sur LaSapiniere.info )

    Ce qui est vraiment très ironique, c’est que La Sapinière, qui a publié ce dernier document, et qui se définit comme une coalition des prêtres anti-ralliements, accuse Mgr Fellay de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre. Pourtant, comme je viens de l’exposer, le texte de Mgr Fellay reproduit presque mot pour mot les deux premiers paragraphes d’une lettre ayant exactement la même intention, signée par Mgr Lefebvre lui-même en 1988.

    Cette division supplémentaire dans les rangs traditionalistes, basée sur des faux arguments de surcroit, n’est qu’une conséquence logique, déjà prédite par Saint Robert Bellarmin, à l’effet que c’est un comportement typique des sectaires que de se diviser sous le prétexte d’être plus conformes à l’esprit du fondateur…

    Tout cela nous montre en fait que la FSSPX n’est pas en train de se corrompre. Elle l’était déjà dès sa fondation, car les intentions libérales de Mgr Lefebvre étaient viciées dès le tout premier jour. La tangente libérale qui prend de l’ampleur aujourd’hui n’est que le germe de la graine semée par la dialectique libérale traditionaliste menée par Mgr Lefebvre et ses maîtres illuministes.
    Voici un superbe texte d’un ami qui a quitté la FSSPX, il y a plusieurs années.
    À Méditer.
    La FSSPX est-elle en train de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre L’épreuve des faits?
    Dans la foulée de la démission de l’abbé Roy, et de la cinquantaine d’autres prêtres (et même un évêque, Mgr Williamson) qui se sont séparés de la FSSPX ces dernières années au motif que la direction actuelle s’éloigne trop de l’idéologie de Mgr Lefebvre, on a le droit de se demander s’ils ont raison.

    Pour y voir plus clair, il suffit de poser à Mgr Fellay, actuel directeur de la FSSPX, les mêmes questions qu’on a posé déjà à Mgr Lefebvre, et de comparer les réponses.

    Une difficulté surgit immédiatement, c’est que Mgr Lefebvre avait toujours deux réponses contradictoires pour chacune des questions, dépendamment s’il répondait en s’adressant aux fidèles, ou s’il s’adressait au Vatican.

    Devant les fidèles, il enseigne que Jean-Paul II est un hérétique, Vatican II est l’oeuvre du démon, et “nous n’avons rien à négocier avec le diable”.

    Mais devant Jean-Paul II, le discours est exactement le contraire. Voici en appui, trois documents, qui correspondent à une triple profession de foi envers Jean-Paul II, et bien sûr, un appui sans équivoque à Vatican II.

    1ère profession de foi à Jean-Paul II :

    Séminaire international Saint-Pie X, le 8 mars 1980.

    Très Saint-Père,

    Afin de mettre fin à des doutes qui se répandent actuellement soit à Rome, soit dans certains milieux traditionalistes d’Europe et même d’Amérique concernant mon attitude et ma pensée vis-à-vis du Pape, du Concile et de la Messe du Novus Ordo, et craignant que ces doutes ne parviennent jusqu’à Votre Sainteté, je me permets d’affirmer à nouveau ce que j’ai toujours exprimé :

    1. Que je n’ai aucune hésitation sur la légitimité et la validité de Votre élection et qu’en conséquence je ne puis tolérer que l’on n’adresse pas à Dieu les prières prescrites par la Sainte Église pour Votre Sainteté. J’ai dû déjà sévir et continue de le faire vis-à-vis de quelques séminaristes et quelques prêtres qui se sont laissés influencer par quelques ecclésiastiques étrangers à la Fraternité.

    2. Que je sois pleinement d’accord avec le jugement que Votre Sainteté a porté sur le Concile Vatican II, le 6 novembre 1978 à la réunion du Sacré Collège : “Que le Concile doit être compris à la lumière de toute la Tradition et sur la base du Magistère constant de la Sainte Église”.

    3. Quant à la Messe du Novus Ordo, malgré toutes les réserves qu’on doit faire à son égard, je n’ai jamais affirmé qu’elle soit de soi invalide ou hérétique.

    Je rends grâce à Dieu et à Votre Sainteté, si ces claires déclarations pouvaient hâter le libre usage de la liturgie traditionnelle et la reconnaissance par l’Église de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ainsi que de tous ceux qui, souscrivant à ces déclarations, se sont efforcés de sauver l’Église en perpétuant la Tradition.

    Que Votre Sainteté daigne agréer mes sentiments de profond et filial respect in Xto et Maria.

    Marcel Lefebvre
    Ancien Archevêque-Évêque de Tulle.

    (“Comunione e Liberazione” – 30 jours: “Deux lettres pour une histoire à écrire” (année II, n°7, juillet 1988, p.16))

    2e profession de foi à Jean-Paul II :
    Écône, le 4 avril 1981.

    Éminence,

    Monsieur l’Abbé du Chalard m’a bien remis votre lettre du 19 février 1981, dont j’ai pris connaissance.

    Voici les réponses aux quatre demandes que votre lettre exprime :

    1. Si certaines de mes paroles ou certains de mes actes ont déplu au Saint-Siège, je le regrette vivement.

    2. Je réaffirme au sujet du Concile que je souscris à la parole du Saint-Père demandant qu’on le reçoive “à la lumière de la Tradition et du Magistère constant de l’Église”.

    3. Quant à la Réforme liturgique, j’ai signé moi-même le décret conciliaire et je n’ai jamais affirmé que les applications étaient de soi invalides et hérétiques.

    4. L’envoi du Délégué Pontifical facilitera la solution des problèmes et en même temps la normalisation de nos activités.

    Espérant qu’on voudra bien ne pas mettre en doute notre attachement à l’Église catholique et romaine, et au successeur de Pierre ; souhaitant que nos réponses soient jugées suffisantes pour l’envoi du Délégué Pontifical qui sera le bienvenu dans nos maisons, je vous prie, Éminence, d’agréer mes sentiments respectueux et cordialement dévoués in Xto et Maria.

    Marcel Lefebvre.

    Si le Saint-Père désire me recevoir, je demeure toujours à son entière disposition.

    (“Comunione e Liberazione” – 30 jours: “Deux lettres pour une histoire à écrire” (année II, n°7, juillet 1988, p.16))

    3e profession de foi à Jean-Paul II :

    “Moi, Marcel Lefebvre, archevêque émérite de Tulle, ainsi que les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X par moi fondée :

    1. Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Église catholique et au Pontife romain, son pasteur suprême, vicaire du Christ, successeur du bienheureux Pierre dans sa primauté et chef du corps des Évêques.

    2. Nous déclarons accepter la doctrine contenue dans le numéro 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II sur le Magistère ecclésiastique et l’adhésion qui lui est due.

    3. À propos de certains points enseignés par le Concile Vatican II ou concernant les réformes postérieures de la liturgie et du droit, et qui nous paraissent difficilement conciliables avec la Tradition, nous nous engageons à avoir une attitude positive d’étude et de communication avec le Siège apostolique, en évitant toute polémique.

    4. Nous déclarons, en outre, reconnaître la validité du Sacrifice de la Messe et des sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Église et selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel et des Rituels des sacrements promulgués par les Papes Paul VI et Jean-Paul II.

    5. Enfin, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Église et les lois ecclésiastiques, spécialement celles contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le Pape Jean-Paul II, restant sauve la discipline spéciale concédée à la Fraternité par une loi particulière.”

    (Termes de l’accord du protocole 5 mai 1988 souscrits par Mgr Lefebvre tels qu’ils sont reproduits par l’Obsservatore Romano du 17 juin 1988 (page 1))

    Il est bon ici de rappeler que Mgr Lefebvre a pris activement part aux travaux du Concile Vatican II et qu’il a signé la déclaration finale, qu’on sait être clairement hérétique.

    Officiellement, devant les fidèles, il se serait rétracté quelques jours plus tard… pour appuyer de nouveau le Concile les années suivantes, comme en témoigne ces documents. Sa rétractation semble hypocrite et purement opportuniste, sans intentions véritables.

    Ce double discours est un des signes sensibles de la fausse vertu d’un faux pasteur.

    « Quelque adroite que soit la dissimulation, quelque imposante que soit la fausse piété, elle ne saurait longtemps contrefaire la véritable vertu; bientôt l’artifice paraît, et le masque tombe. La véritable piété, de même que la nature, a un caractère et des traits qu’on ne copie qu’imparfaitement. La fausse vertu aime le partage; elle sert Dieu avec ménagement et avec réserve. On veut plaire à Dieu, mais on ne veut pas déplaire au monde; ce sont deux maîtres bien opposés qu’elle prétend servir ensemble. La véritable vertu, au contraire, hait tout partage; elle sait qu’on ne saurait servir en même temps ces deux maîtres, et elle n’oublie jamais cet oracle: « Aut unum odio habebit et alterum diliget: ou il haira l’un et aimera l’autre, ou, il respectera celui-là et il méprisera celui-ci. »
    Bollandistes, tome 16

    Et cette histoire est d’autant plus compromettante qu’il est interdit pour un Catholique de reconnaître la validité d’un concile et de refuser de s’y conformer. Un concile ne peut pas ne pas être catholique s’il est fait dans l’Église, parce qu’il devient alors partie de l’enseignement du magistère infaillible de l’Église. Si un concile enseigne une hérésie, c’est que la secte qui l’a pondu n’est pas catholique, tout simplement. C’est là un des arguments par lequel l’anti-pape Jean XXIII (celui de 1410, faut-il préciser) fut dénoncé lors du Grand Schisme d’Occident.

    « Que celui qui ne reçoit pas les conciles œcuméniques comme les Évangiles soit maudit et excommunié. »
    Saint Théodore le Cénobiarque

    Notons, au passage, que Mgr Fellay, actuel supérieur de la FSSPX, joue exactement ce même jeu de la dualité de discours.

    Devant les fidèles, il prétend s’opposer à Vatican II, et “demeurer ferme” dans les négociations avec le Vatican. Mais dans les faits, il est agenouillé le front à terre devant le pontife romain. Je ne m’attarderai pas là-dessus, mais voici seulement quelques extraits d’une déclaration doctrinale de Mgr Fellay envers Benoit XVI en 2012. On note une réutilisation quasiment mot pour mot de certaines formules déjà utilisées par Mgr Lefebvre 30 ans plus tôt.

    Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Eglise catholique et au Pontife romain, son Pasteur suprême, Vicaire du Christ, successeur de Pierre et chef du Corps des évêques.

    Nous déclarons accepter les enseignements du Magistère de l’Eglise en matière de foi et de morale, en donnant à chaque affirmation doctrinale le degré d’adhésion requis, selon la doctrine contenue dans le nº 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II.

    […]

    L’entière Tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de la compréhension des enseignements du Concile Vatican II, lequel à son tour éclaire – c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement – certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement

    […]

    Nous déclarons reconnaître la validité du sacrifice de la Messe et des Sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel romain et des Rituels des Sacrements légitimement promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II.

    […]

    En suivant les critères énoncés ci-dessus (III, 5), ainsi que le canon 21 du Code, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Eglise et les lois ecclésiastiques, spécialement celles qui sont contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II (1983) et dans le code de droit canon des Eglises orientales promulgué par le même Pontife (1990), restant sauve la discipline à concéder à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par une loi particulière.

    (Déclaration doctrinale du 15 avril 2012, envoyée au cardinal Levada par Mgr Fellay (Publié sur LaSapiniere.info )

    Ce qui est vraiment très ironique, c’est que La Sapinière, qui a publié ce dernier document, et qui se définit comme une coalition des prêtres anti-ralliements, accuse Mgr Fellay de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre. Pourtant, comme je viens de l’exposer, le texte de Mgr Fellay reproduit presque mot pour mot les deux premiers paragraphes d’une lettre ayant exactement la même intention, signée par Mgr Lefebvre lui-même en 1988.

    Cette division supplémentaire dans les rangs traditionalistes, basée sur des faux arguments de surcroit, n’est qu’une conséquence logique, déjà prédite par Saint Robert Bellarmin, à l’effet que c’est un comportement typique des sectaires que de se diviser sous le prétexte d’être plus conformes à l’esprit du fondateur…

    Tout cela nous montre en fait que la FSSPX n’est pas en train de se corrompre. Elle l’était déjà dès sa fondation, car les intentions libérales de Mgr Lefebvre étaient viciées dès le tout premier jour. La tangente libérale qui prend de l’ampleur aujourd’hui n’est que le germe de la graine semée par la dialectique libérale traditionaliste menée par Mgr Lefebvre et ses maîtres illuministes.

    • emilie says:

      Vous essayez de prouvez quoi exactement en relevant que les passages qui vous intéressent ?
      Allez sur les sites pour lire les documents officiels et ne répandez pas la calomnie.
      Mgr Lefebvre a sauvé le sacerdoce et la messe traditionnelle, n’essayez pas de le salir, vous ne lui arrivez pas à la cheville.
      Il est bon de laisser les spécialistes régler les problèmes qui les concerne et rassurez vous la VERITE s’imposera bientôt.

  3. pamino says:

    En tant qu’observateur minutieux et par principe un peu méfiant des dires de Mgr Fellay, je conseille à ceux qui comprennent l’anglais parlé par un Suisse intelligent, modeste et plutôt francophone de regarder les trois vidéos d’un interview de lui récemment fait à Menzingen par le correspondent anglais d’un site important catholique des États-Unis. Ce dernier intervient assez rarement et toujours dans le seul but de clarifier ce que dit l’interviewé. Voir
    ‹http://www.ncregister.com/blog/edward-pentin/video-sspxs-bishop-fellay-speaks-exclusively-to-the-register/›.

  4. Sancenay says:

    Ah, je croyais que le sujet était de s’atteler à la défense de nos frères vietnamiens persécutés. Mais apparemment il y aurait en France plus persécutés qu’eux ?
    Certes , il n’est pas rare, pour peu que nous appliquions la doctrine sociale de l’Eglise que nous soyons persécutés les uns ou les autres, ici où là . Mais nous ne le sommes pas encore au point de nos frères vietnamiens,y compris sur le plan liturgique, même si cela peut venir. Alors, arrêtons de nous gratter stérilement le nombril. Prions et agissons pour eux d’abord! Aidons-les, le Ciel nous aidera!

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